Champagnat (Creuse)

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Champagnat
Champagnat (Creuse)
Le bourg de Champagnat.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Canton Aubusson
Intercommunalité Communauté de communes Marche et Combraille en Aquitaine
Maire
Mandat
Christian Échevarne
2014-2020
Code postal 23190
Code commune 23048
Démographie
Gentilé Champagnatois, Champagnatoises
Population
municipale
465 hab. (2016 en augmentation de 4,73 % par rapport à 2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 07″ nord, 2° 16′ 58″ est
Altitude Min. 436 m
Max. 663 m
Superficie 28,82 km2
Localisation

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Champagnat

Champagnat est une commune française située dans le département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

L'étang de la Naute à Champagnat.

La commune de Champagnat est située sur le trajet du méridien de Paris. Dans la moitié orientale du département de la Creuse, aux confins de la Haute Marche, de la Combraille et du Franc-Alleu, elle s'étend sur 28,82 km2. Elle est baignée par la Tardes qui borde la commune en deux endroits séparés : au sud-est sur un kilomètre et demi et au nord-est sur un kilomètre. Elle est également arrosée par ses affluents la Voueize et le ruisseau de Peyrudettes.

L'altitude minimale 436 mètres se trouve localisée à l'extrême nord-est, près du lieu-dit chez Chavet, là où la Tardes quitte la commune et entre sur celle de Saint-Domet. L'altitude maximale avec 663 mètres est située au sud-est, en limite de la commune de Bosroger.

À l'intersection des routes départementales (RD) 9 et 40, le bourg de Champagnat est situé, en distances orthodromiques, onze kilomètres au nord-est d'Aubusson et dix-sept kilomètres à l'ouest d'Auzances.

Le territoire communal est également desservi par les RD 19, 24, 40A et 993.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Champagnat et des communes avoisinantes.

Champagnat est limitrophe de dix autres communes, dont La Chaussade au sud-ouest, sur moins de 200 mètres, et Saint-Maixant à l'ouest sur 400 mètres.

Au sud, son territoire est distant de 200 mètres de celui de Bellegarde-en-Marche.

Communes limitrophes de Champagnat
Peyrat-la-Nonière,
Puy-Malsignat
Saint-Domet La Serre-Bussière-Vieille
Saint-Maixant Champagnat Mainsat
Bosroger,
La Chaussade
Saint-Silvain-Bellegarde Lupersat

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Champagniac[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur la route de Chénérailles, quelques kilomètres après le hameau de Montelladonne, se dresse une pierre levée (menhir ?), dite pierre de sainte Valérie, où la légende situe un miracle de la sainte limougeaude. Au hameau de la Chaize, au-dessus du village subsistent les restes d'un château féodal, bordé par les bois de Champagnat. Dans ces mêmes bois, surplombant toute la vallée, s'élèvent les restes d'une tour (de guet ?) d'où l'on obtient un point de vue de 15 à 20 km à la ronde.

Du Moyen Âge, l'église a conservé des restes de mâchicoulis, éléments des fortifications de l'édifice en ces temps troublés. Non loin de là se trouve un des rares calvaires creusois, daté de 1524, en granit du pays, représentant six personnages sur ses deux faces. On aperçoit encore quelques restes de peintures sur la pierre.

Le territoire communal a vu l'édification de plusieurs châteaux. Celui de Peyrudette (en direction de Bellegarde-en-Marche) a été la résidence de la famille de Saint-Julien, de 1380 jusqu'au . Le château de Fournoux (propriété privée en direction de Mainsat) a connu la présence du philosophe et académicien Jean Guitton qui y a passé son enfance.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
    Pierre Tabard    
mars 2001 En cours Christian Échevarne[2] DVG Retraité de l'enseignement

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2016, la commune comptait 465 habitants[Note 1], en augmentation de 4,73 % par rapport à 2011 (Creuse : -2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6501 3321 4991 8711 9801 9631 9521 9191 966
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8741 7551 6691 6821 6161 5681 6201 6241 600
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6101 6411 4481 146994980940813732
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
658604494482438423418438460
2016 - - - - - - - -
465--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La commune est le berceau de la famille maternelle du philosophe Jean Guitton (1901-1999) et de son frère Henri (1904-1992). La famille Bertrand y possédait en effet la propriété de Fournoux[précision nécessaire]. Jean Guitton s'est d'ailleurs retiré dans une maison des environs, modeste chaumière baptisée « La Pensée », au village du Deveix où il est maintenant enterré. En 1973, il a offert à la commune trois tableaux : l'Accord, l'Enfant et la Lettre, formant un triptyque inscrit au titre des monuments historiques depuis 2010[12].

Elle est également celui de la famille de l'entrepreneur en bâtiment Philippe Fougerolle (1806-1883) et le village de naissance de François Denhaut (1877-1952), inventeur de l'hydravion à coque.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Champagniac » sur Géoportail (consulté le 25 août 2018).
  2. Source : préfecture de la Creuse
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. Église Saint-Martial, Clochers de France, consulté le 25 août 2018.
  8. « groupe sculpté (petite nature) : Vierge de Pitié », notice no PM23000050, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 25 août 2018.
  9. Véronique Notin et Jean-Marc Ferrer, L'art de l'émail à Limoges, Limoges, Culture et patrimoine en Limousin, , p. 17
  10. « Menhir dit La Pierre Femme », notice no PA00100036, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 25 août 2018.
  11. « Château de Peyrudette », notice no PA00100035, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 25 août 2018.
  12. « 3 tableaux en triptyque et leurs cadres : l'Accord, l'Enfant, la Lettre », notice no PM23001045, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 25 août 2018.