Lupersat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Lupersat
Lupersat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Canton Aubusson
Intercommunalité Communauté de communes Marche et Combraille en Aquitaine
Maire
Mandat
Marie-Thérèse Agabriel
2014-2020
Code postal 23190
Code commune 23113
Démographie
Population
municipale
312 hab. (2016 en diminution de 5,45 % par rapport à 2011)
Densité 9,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 59′ 10″ nord, 2° 21′ 24″ est
Altitude Min. 461 m
Max. 706 m
Superficie 32,64 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Creuse

Voir sur la carte administrative de la Creuse
City locator 14.svg
Lupersat

Géolocalisation sur la carte : Creuse

Voir sur la carte topographique de la Creuse
City locator 14.svg
Lupersat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lupersat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lupersat

Lupersat est une commune française située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine.

Les habitants s'appellent les Lupersatois et les Lupersatoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Lupersat – on disait autrefois Lupersac — est située dans la partie est du département de la Creuse. Le bourg de Lupersat se trouve à 5 km du chef-lieu de canton Bellegarde-en-Marche, à 17km de la sous-préfecture Aubusson, et à 56 km de la préfecture Guéret.

La superficie de la commune est de 3 264 hectares. Elle est traversée par le méridien de Paris. Elle affecte dans son ensemble la forme d’un ovale assez régulier. Le bourg est situé à peu près au centre de la commune, avec de nombreux hameaux dispersés tout autour (une cinquantaine).

Relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est granitique et accidenté, avec de nombreuses collines qui portent le plus souvent le nom de « puy », comme le Puy du Bey, le Puy de Chaud ou le Puy d’Erouletas, point culminant à 706 mètres d’altitude.

Lupersat est arrosée par de nombreux cours d’eau. Le plus important est la Tardes qui traverse la commune sur 3 km à l’ouest et reçoit les ruisseaux du Monteil et de Chez-Latour, eux-mêmes alimentés par les étangs qu’ils traversent.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type continental, avec des étés plutôt chauds et orageux et des hivers froids. Les vents dominants viennent de l’ouest.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le nom de Lupersat viendrait de Lupercus, un dieu antique, protecteur des troupeaux contre les loups et célébré à Rome le 13 mars lors des lupercales.

Au moment de la conquête romaine, la région était couverte de forêts comme la plus grande partie du pays. Ces forêts étaient probablement habitées par des hordes de loups, ce qui a pu éveiller l’attention des soldats de Jules César qui donnèrent ce nom à ce lieu.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

D’après la tradition populaire, la région aurait été évangélisée par un compagnon de saint Martial, premier évangélisateur de la Gaule centrale. On raconte que les restes de saint Oradoux (ou saint Adorateur) ont été déposés dans l’église de l’époque en 407. Ce saint aurait subi le martyre dans les environs du hameau de Gioux ou existe une petite fontaine en son honneur. C'est également en son honneur que la fête du village a lieu en juin. L'église actuelle, principal et plus ancien monument de Lupersat, date du XIe siècle. Dans son ensemble, elle est de style roman de proportions grandioses, et fut construite à l'emplacement d'un édifice datant du Ve siècle.

En 1250, il existait au petit village de la Ribière une communauté de l’ordre de Saint-Benoît, dont on ignore les dates de fondation et de disparition.

En 1283, l’évêque de Limoges éleva l’église de Lupersat au rang d’archiprêtré preuve de son importance dans la région.

L’invasion anglaise du XIVe siècle a laissé des traces : la tradition parle d’une bataille livrée sur le Puy du Bey contre les troupes du Prince Noir avant ou après la ruine du château-fort de Sermur.

Renaissance[modifier | modifier le code]

En août 1511, la foudre tombée sur le clocher provoqua un violent incendie qui consumât une grande partie de l’église et détruisit plusieurs maisons du bourg. Les ossements de saint Oradoux furent la proie des flammes : le peu qui en resta fut placé dans un petit coffret. Les habitants du bourg, généralement peu fortunés furent cruellement éprouvés par ce désastre. La restauration de l’église fut lente.Une ancienne tradition signale l’existence d’une communauté religieuse, d’une certaine importance, établie dans l’enceinte du bourg tout près de l’église. Cette communauté pourrait être à l’origine d’une société de prêtres communalistes qui y ont subsisté pendant plusieurs siècles jusqu’à la Révolution. On voyait encore au début du XXe siècle, au sud du bourg, quelques ruines des maisons qu’ils occupaient.

Sur la butte dite du Coudert (en fait, Coudert de Saint-Allon) a existé pendant longtemps une chapelle dite de Saint-Allon. Les deux tilleuls qui y existent toujours se trouvaient en face du portail, à une courte distance. Cette chapelle était entourée d’un petit cimetière où étaient inhumés les morts de quelques villages qui en dépendaient, comme Boueix, Cornemule, la Caborne, Genétines haute et basse. Elle fut détruite en 1744 et ses pierres servirent à la construction de maisons d’habitation. Des pierres tombales gisaient encore sur le sol en 1846.

Révolution[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution de 1789, le territoire de la paroisse de Lupersat comptait un assez grand nombre de familles nobles ou se disant telles. Certains propriétaires, même modestes, accolaient souvent à leur nom patronymique la particule « de » suivie du nom de leur ferme. C'est ainsi, qu'en 1618, on trouve un de Laroche, sieur de Fumade, un de Beaufort, sieur du Montel ou un de Saint-Julien, sieur de la Chezotte. Sur le territoire de la paroisse, ont existé plusieurs châteaux qui ont progressivement perdu leur image aristocratique avec l'extinction des familles. On peut citer les châteaux de Maison-Neuve, près du bourg, qui a longtemps servi de presbytère, du Montel-Sugnet, de la Chezotte, de Lavaud-Graton, et de Saint-Martin. Celui de Saint-Martin avait une chapelle qui a été démolie au début du XIXe siècle. Les réformes profondes amenées par la Révolution furent accueillies avec faveur par les habitants et le curé-archiprêtre de Lupersat prononça le serment exigé par le décret du 12 juillet 1790.Toutes les fêtes civiques y furent célébrées. Un arbre de la Liberté y fut élevé. Au moment des guerres révolutionnaires , (1re coalition de 1792 à 1997 et deuxième coalition de 1798 à 1801) Lupersat contribua à l'aide demandée : d'abord, deux hommes furent tués à l'ennemi, fils de Léonard Deneufville, puis le montant de la vente des objets qui garnissaient l'église (637F) fut offert à la Nation, enfin, les cloches furent descendues et acheminées vers Aubusson, où elles furent fondues et converties en balles et en boulets. L'église devint alors un atelier de salpêtre.

Seconde partie du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Des travaux importants ont eu lieu : ouverture de plusieurs chemins vicinaux pour faciliter les communications, amélioration de la place centrale qui a été débarrassée d'une maison et d'arbres qui l'encombraient,entre 1887 et 1888, construction de la maison commune qui comprit la mairie et le groupe scolaire. En 1890 et 1891, le cimetière qui entourait l'église est déplacé à l'extérieur du bourg. La plupart des maisons subissent des améliorations, sont restaurées ou rebâties.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2012 en cours Marie-Thérèse Agabriel SE Retraitée Fonction publique
mars 1971 mars 2012 Michel Moreigne PS Conseiller général
Sénateur
1959 1971 Fernand Mazeron    
1945 1959 Gabriel Parry    
1945 1959 Alphonse Bellegy    
1935 1944 Gabriel Parry    
1925 1935 Jean Lenoir    
1884 1925 François Félix Mazet    
1871 1884 Jules Mourellon    
1870 1871 Pierre Michel Lenoir    
1865 1870 Charles Petit    
1858 1865 Raoul de la Celle    
1837 1858 Gilbert Parry    
1835 1837 Michel Bittard Ducluzeau    
1832 1835 Philippe Blanc    
1831 1832 Charles Degeorge    
1816 1830 Michel Bittard Ducluzeau    
1799 1816 Gaspard Alexandre Mourellon    
1794 1799 Jean Degeorge    
1793 1794 Etienne Morellon    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2].

En 2016, la commune comptait 312 habitants[Note 1], en diminution de 5,45 % par rapport à 2011 (Creuse : -2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7401 5171 5641 8762 3202 1272 1842 2462 127
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9571 8351 8181 7191 7001 6221 5691 5331 537
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5901 5291 520968954884814773629
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
569505413401375354334331330
2016 - - - - - - - -
312--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Oradour de Lupersat.

Église romane du XIe siècle, de grandes dimensions avec nef et collatéraux. Elle mesure 30 m de long sur 20 m de large. Elle a trois nefs, un transept et une abside. C'est une des plus vastes du département. La nef principale est séparée des bas-côtés par deux rangées de piliers d'une architecture lourde mais imposante. Le transept se termine par deux chapelles latérales.

La tour du clocher est placée sur le transept. Elle est carrée et surmontée d'une charpente octogonale en forme de dôme, se terminant par une flèche aiguë s'élevant à 33 m. Cette tour fut renversée par la foudre en 1511 et tomba en partie sur la branche gauche du transept, la chapelle Saint Jean. D'importants travaux de reconstruction furent nécessaires. Une avancée en saillie, qui existe encore, était munie de créneaux et de mâchicoulis, pour défendre la fenêtre du pignon, vraisemblablement pour faire de l'église un refuge contre les attaques possibles des huguenots.

À l'extérieur porte et clocher à bulbe du XVIIIe siècle, pignon ouest de droite à portail. Le chœur rectangulaire à chevet est percé de quatre fenêtres hautes, les chapiteaux sont sculptés ou ornementés, retable du XVIIe siècle. L'église est classée "monument historique".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Mourellon, instituteur à Lupersat puis à Chénérailles, né le 13/11/1863, décédé après 1914. Il est l'auteur d'une monographie scolaire, écrite en 1914, dans la Collection de la Société nationale de "L'Histoire à l'école".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :