Château de La Rochepot

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Château de La Rochepot
Image illustrative de l'article Château de La Rochepot
Période ou style Style néogothique-bourguignon
Type Château fort
Début construction XIIe siècle
Fin construction XIXe siècle
Propriétaire initial Le seigneur Régnier Pot
Propriétaire actuel Descendants de Sadi Carnot (famille Carnot)
Protection  Inscrit MH (2013)
Logo monument historique Classé MH (2014)
Site web chateau-de-la-rochepot.comVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées 46° 57′ 33″ nord, 4° 40′ 52″ est
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Duché de Bourgogne
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Commune La Rochepot

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne

(Voir situation sur carte : Bourgogne)
Château de La Rochepot

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de La Rochepot

Le château de La Rochepot est un château fort de style néogothique-bourguignon du XIIe siècle, remanié au XVe siècle, entièrement restauré au XIXe siècle, avec tuile vernissée de Bourgogne à La Rochepot en Côte-d'Or en Bourgogne-Franche-Comté.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1180, le château fort de La Rochepot est construit sur les ruines du château incendié du XIe siècle du seigneur de Montagu Alexandre de Bourgogne (1170-1205) (fils du duc Hugues III de Bourgogne) dont des ruines subsistent dans la forêt alentour.

En 1403 de retour de croisades, le seigneur Régnier Pot (chambellan du duc Philippe II de Bourgogne et chevalier de la Toison d'Or) achète le château, alors nommé « Château de La Roche Nolay » et lui donne son nom puis le transmet à son fils le seigneur Jacques Pot qui le transmet à son tour à son fils au seigneur Philippe Pot.

Lorsque le propriétaire du château fort devient le seigneur Régnier Pot, ses alentours sont plantées de vignes de cépage Pinot noir en exécution de l’ordonnance de Philippe II Le Hardi rendue en 1395.

Au XVIe siècle le maréchal de France Anne de Montmorency (qui possède plus de 130 châteaux) devient propriétaire de ce château.

Au XVIIe siècle le cardinal de Retz Jean-François Paul de Gondi hérite du château puis le revend en 1644 au chevalier et premier président du Parlement de Bourgogne Pierre Legoux de la Berchère.

Joseph Blancheton en est le dernier seigneur. Il achète le château en 1740[1]. Il crée de nouveaux appartements et remet en état la chapelle.

En 1789 à la révolution française le château renommé « Château de La Roche Fidèle », est déclaré bien national. Le 7 messidor an VII () par le citoyen Belorgey. Il le démolit en grande partie. Privé de son donjon, le domaine passe de main en main.

En 1893 Cécile Carnot (épouse du président de la République Sadi Carnot) achète les ruines et les offre à son fils aîné, le colonel d’infanterie Sadi Carnot (1865-1948) qui entreprend durant 26 ans une importante restauration historique méticuleuse dans l’esprit du XVe siècle .

En 2013, certaines parties du château sont inscrites au titre des monuments historiques et, en 2014, le château, les dépendances, le vignoble et le parc sont classés[2].

Le château est, à ce jour, toujours la propriété des descendants de la famille Carnot et est ouvert au public.

La restauration du château[modifier | modifier le code]

L'architecte est Charles Suisse, architecte en chef des monuments historiques de Dijon. La décoration de la grosse tour, commencée en 1897, est inspirée des tapisseries et pavements de la fin du moyen-âge. L'étude de la restauration du corps de logis s'achève en 1904. Le gros œuvre est presque achevé lorsque Charles Suisse meurt, en 1906. Il est remplace par ses associés Forey et Prost. Les travaux sont arrêtés durant la guerre et ne reprennent qu'en 1921 pour se terminer en 1927[3].

Charles Suisse a retrouvé l'état original du château, en s inspirant du château de Châteauneuf-en-Auxois (lucarnes, décors sculptés) d'une époque voisine. Xavier Schanosky (1867-1916) réalisa des sculptures imitant les artistes bourguignons du xve siècle.  Les peintures murales mettent en valeur le bâtiment. Pour Laurent Saracco[1] "ces décors ne sont nullement une copie mais bien des compositions originales. "

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Laurent Saccaro, « La château de La Rochepot de la forteresse gothique au château néo-gothique », Chastels et maisons fortes en Bourgogne ; actes des journées de castellologie de Bourgogne 1999-2007,‎ , p. 117-134
  2. « Château de La Rochepot », notice no PA21000074, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Laurent Saccaro indique que le coût des travaux, de 1897 à 1927 s'est élevé à 3 099 460 francs.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]