Juvancourt

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Icône de paronymie Cet article possède des paronymes, voir Juvincourt et Jumencourt.

Juvancourt
Juvancourt
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Bar-sur-Aube
Canton Bar-sur-Aube
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Bar-sur-Aube
Maire
Mandat
Olivier Henquinbrant
2014-2020
Code postal 10310
Code commune 10182
Démographie
Gentilé Juvancourtois
Population
municipale
121 hab. (2016 en diminution de 11,68 % par rapport à 2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 56″ nord, 4° 47′ 59″ est
Altitude Min. 199 m
Max. 349 m
Superficie 8,29 km2
Localisation

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Juvancourt est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est. Il s'agit d'une commune rurale au cœur de la champagne-Ardenne et au porte du vignoble champenois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Longchamp-sur-Aujon Maranville Rose des vents
Ville-sous-la-Ferté N Cirfontaines-en-Azois
O    Juvancourt    E
S
Laferté-sur-Aube

La commune de Juvancourt est entourée par les communes de Ville-sous-la-Ferté, Laferté-sur-Aube, Longchamp-sur-Aujon et Maranville.

Juvancourt est situéE à 25 km au nord-ouest de Chaumont et à 57 km de la ville de Troyes, la préfecture de l'Aube. La commune est située dans le département de l'Aube en Champagne-Ardenne mais est limitrophe du département de la Haute-Marne.

L’accès à la commune se fait par la D 55 depuis la D 396 ou depuis Ville-sous-la-Ferté. La commune se situe à 1 km de la sortie 23, ville sous la Ferté, Bar-sur-Aube, de l’autoroute A5.

Territoire Communal[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une commune rurale de 8,29 km2 essentiellement recouverte par la forêt ainsi que par des prairies et des cultures.

Les rivières Maze et Aube coulent sur le territoire communal. La Maze est un des affluents de l'Aube et se jette dans celle-ci sur la commune.

Le Mont Perton est le point culminant de la commune situé à 349 m. L'altimétrie la plus basse est 199 m au niveau des deux rivières. Le village est situé à 210 m d'altitude en moyenne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

D’après le dictionnaire des noms de lieux de France Larousse, le nom de Juvancourt vient de Juvinius cortem "Domaine de Juvinius" en latin.

On peut retrouver le nom de "Juvancourt" au cours du temps avec différentes orthographes jusqu’à l'obtention du nom actuel.

Année Nom du village
1115 Juvencurt
1135 Juvencort
1147 Jovencort
1196 Juveincur, Juveincurt
1222 Juvancourt, Juvencourt, Jovencort, Giuvancort
1230 Givencuria
1237 Juvencuria
1250 Givancort
1581 Juvancuria
1679 Juvencour
1674 Juvancour
1705 Juvancourt

Les premières apparitions du nom de "Juvancourt" ont lieu dans la charte de l'abbaye de Clairvaux au sujet d'un procès entre les moines et Charles de Coligny, seigneur de Andelot, Dinteville et Juvancourtr au sujet de droits de pâturage. "L'abbaye de Clairvaux avait reçu en don, lors de sa fondation en 1115, les pâtures de Geoffray Felona qu'il avait à Juvancourt." Ce document nom daté n'est pas antérieur au 25 juin 1115[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Puits et Lavoirs[modifier | modifier le code]

  • 1813 : Travaux de réparation de la fontaine lavoir,
  • 1860 : Construction de deux lavoirs et de trois puits et démolition de l'ancien lavoir.
  • 1873 : Construction d'un puits public rue de Maranville.

École[modifier | modifier le code]

  • 1824 : Acquisition d'une dépendance pour y loger l'instituteur,
  • 1829 : Réparation de la maison école,
  • 1836 : Acquisition d'une maison et dépendance pour réunir l'école et le presbytère, puis une salle pour le conseil municipal,
  • 1838 : Vente de l'ancienne maison école,
  • 1844 : Acquisition d'un bâtiment destiné à servir de chambre à four à l’instituteur et au desservant,
  • 1887-89 : reconstruction de la maison d'école mixte avec mairie et logement pour l’instituteur.

Aujourd'hui il n'y a plus d'école sur la commune, l'ancienne école a été transformée en logement communal.

Police et Pompiers[modifier | modifier le code]

Pompiers de Juvancourt[modifier | modifier le code]

  • 1846 : Transformation de la salle du conseil en remise pour la pompe à incendie,
  • 21 octobre 1934 : Acquisition d'une moto-pompe et prise en charge par Robert Maurize, adjudant de la compagnie,
  • 20 juillet 1938 : Un tarif d'entraide est établi : taxe d'amortissement de 25 francs de l'heure et indemnité de 4 francs de l'heure aux pompiers.

Plus récemment la dissolution des pompiers de Juvancourt a eu lieu ainsi que le regroupement avec les pompiers de Villes sous la Ferté.

Forces de l’ordre[modifier | modifier le code]

  • 1769 : Entretien d'un milicien par la commune
  • 1833 : Un garde champêtre exerce à la Juvancourt

Économie[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle l'économie de la commune dépendait essentiellement de l'abbaye de Clairvaux. Celle-ci accordait des droits de pâturage et usages a certains habitants de la commune. On cultivait à Juvancourt froment, seigle, orge et avoine.

Une grande partie de l'économie communale dépendait également de l'exploitation forestière. En 1745 un délit est constaté, des habitants de Juvancourt exploitant du bois sur domaine de Clairvaux.

En 1770 la surface des vignes était de 63.5 arpents. La viticulture primait au début du XXe siècle, la vigne bordait toute la zone boisée. Elle fut détruite par un hiver très rigoureux et jamais replantée.

L'activité dominante aujourd'hui est l'agriculture. En 1984 la commune comptait 6 exploitations agricoles et la population bovine était de 250 bêtes. En 1988, la superficie cadastrée est de 829Ha dont 430 de forêt et 380 cultivés[1].

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts est élevé le 10 octobre 1921.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

En 1634, l'église était en mauvais état et manquait d'ornements, à cause de l'insuffisance de revenus. Un conseil de fabrique voit le jour le 1er novembre 1811, et constate le mauvais état de l'église que certains documents désignent chapelle. L'ancienne église possédait une seule nef, était basse et de petites dimensions et semble avoir été partiellement enterrée compte tenu de la déclivité naturelle du terrain, ce qui maintenait une humidité permanente. Devant tous ces inconvénients, la paroisse et la municipalité décident la construction d'un nouveau bâtiment plus important fin 1838.

L'église actuelle, sous vocable de Saint-Antoine est une reconstruction du milieu du XIXe siècle. Elle est imitée de celle de Saint-Philippe-de-Roule à Paris. La construction commence en 1839. La tradition voulant que le grand autel se trouve au levant et le grand portail au couchant, survint une polémique, certaines personnes désirant un grand escalier en fer à cheval au couchant mais interdisant le passage des convois. L’évêque de Troyes ayant accepté les plans, l'église actuelle est orientée à l'opposé ce qui en fait une particularité assez rare pour l'époque.

Le 3 juin 1877, à la suite d'une sonnerie maladroite l'unique cloche est fêlée, le 3 juillet 1879 elle s'écrase au sol et se brise, les débris pesaient 436 kg. Cette cloche du XIVe siècle mesurait 0,80 m de haut avec une circonférence de 3 m. Le 5 octobre 1879, le conseil de fabrique abandonne les débris à la commune sous réserve que ceux-ci puissent servir pour une autre sonnerie. La commune décide de faire fondre 4 cloches à ses frais :

  • 1re cloche : Eugénie Catherine Thérèse de 327 kg
  • 2e cloche : Claudine Alix de 327 kg
  • 3e cloche : Théodule Pégalie de 242 kg
  • 4e cloche : Charlotte Louise de 131 kg diminué par un travail de retouches à 126 kg pour une tonalité en ré dièse

Ces quatre cloches ont été bénites le 18 décembre 1879 par Pierre Quellard curé doyen de l'église Saint-Pierre de Bar-sur-Aube[1].

Calvaires et croix[modifier | modifier le code]

Liste des différents calvaires et croix situés sur la commune :

  • Croix de bois : située au bord de la D 55 en direction du rond-point
  • Croix Mémorial :
  • Croix de Champagne : sur le chapiteau corinthien cette croix de 1811 à double face est en pierre, son socle est vraisemblablement plus ancien que la croix
  • Croix Remenant : sur la D 55, face à l'église
  • Croix Modot : en direction du terrain d'aviation
  • Carrefour des Trois Tilleuls : d’après les cartes d'état-major une croix existait à cet endroit et au carrefour suivant se situait la croix des Chênes.

Cimetière[modifier | modifier le code]

Une ordonnance de levée d'une somme de 130 livres accède à une requête concernant le cimetière le 16 septembre 1778. La création d'un mur autour du cimetière et de l'église a lieu en 1924 et 1925.

Depuis un deuxième cimetière existe sur la route du terrain d'aviation derrière le château d'eau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'adresse de la mairie est 3 rue de la Mairie 10310 Juvancourt.

Horaire d'ouverture :

  • Lundi 10 h - 12 h
  • Jeudi 10 h - 12 h
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2001 Serge Deloisy    
mars 2001 2014 Yvonne Boucque[2]    
mars 2014 En cours Olivier Henquinbrant DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et Société[modifier | modifier le code]

Les habitants de Juvancourt sont appelés les Juvancourtois et les Juvancourtoises.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2016, la commune comptait 121 habitants[Note 1], en diminution de 11,68 % par rapport à 2011 (Aube : +1,62 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
259311313358354340362375328
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
329332297310293238224215217
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
220211216190180179177178153
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
151167153165148161163126121
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il n'existe plus d'école sur la commune.

Aujourd'hui la commune dépend du regroupement scolaire situé à Clairvaux et aux Forges Saint Bernard.

Le collège et le lycée les plus proches sont situés à Bar-sur-Aube, il s'agit de l’établissement scolaire Gaston-Bachelard.

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas d'établissement de santé sur la commune.

L’hôpital le plus proche est situé à Bar-sur-Aube.

Économie[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2007 le nombre de logements de la commune a été estimé à 91. 73 de ces logements sont des résidences principales, il y a également 10 résidences secondaires ou occasionnelles et 8 logements vacants[7].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sur la commune[modifier | modifier le code]

L'aérodrome de Juvancourt est un aérodrome civil, situé sur le Mont Perton.

  • Lavoir et ruines du moulin sur la Maze :

Situé à l'entrée du village, il offre un cadre magnifique et calme au bord de l'eau.

  • "Bâtard" d'eau situé sur la rivière Aube :

Situé sur l'aube à la limite avec ville sous la Ferté, il est l'endroit idéal pour la pêche.

  • Église Saint Antoine :

Église datant du XIXe siècle.

À proximité de la commune[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Clementine Vande Maele, King's College London, European Commission.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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