Cabariot

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Cabariot
Cabariot
L'église Saint-Clément.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Tonnay-Charente
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rochefort Océan
Maire
Mandat
Claude Champagne
2014-2020
Code postal 17430
Code commune 17075
Démographie
Gentilé Cabariotais
Population
municipale
1 324 hab. (2016 en diminution de 0,45 % par rapport à 2011)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 36″ nord, 0° 51′ 21″ ouest
Altitude Min. 1 m
Max. 27 m
Superficie 15,12 km2
Localisation

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Cabariot est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Cabariotais et les Cabariotaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Cabariot est une commune rurale située entièrement sur la rive droite de la Charente, en amont de Tonnay-Charente.

Sur un plan plus général, la commune de Cabariot est située dans la partie Sud-Ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est distante d'une quinzaine de kilomètres à vol d'oiseau, faisant partie du « Midi atlantique »[2].

Cadre géographique[modifier | modifier le code]

La commune a la particularité d'occuper un lieu de confluence où la Boutonne mêle ses eaux avec le fleuve Charente au site de Carillon. La Boutonne est le principal affluent rive droite de la Charente. Elle est traversée par un pont qui permet à la route départementale 124 de franchir la rivière, tout près de son confluent avec le fleuve.

Le barrage de Carillon : une structure métallique sur la rivière Boutonne.
Le barrage de Carillon.

Le barrage de Carillon à travées mobiles est situé sur la Boutonne à environ 1 000 m de son confluent et permet de réguler son débit dans la dernière partie de son cours qui subit les marées remontant la Charente. Les deux cours d'eau y sont navigables, dont la partie aval de la Boutonne uniquement à marée haute depuis le barrage de Carillon jusqu'au lieu de confluence.

La chaussée de l'autoroute A837, vue depuis un pont qui la surplombe. En arrière-plan, la barrière de péage de Cabariot.
L'autoroute A837 à Cabariot.

Outre sa vocation agricole, Cabariot est un lieu de passage important puisque la commune est traversée à la fois par la RD 137 (ex RN 137), l'autoroute A837, dite des Oiseaux, dont la gare de péage située sur la commune est représentée sur le logo du village et également par la voie ferrée de la ligne Nantes-Bordeaux.

Le pont de la Cèpe.

Dans le passé, une halte existait d'ailleurs sur cette ligne au PK 218,700, dont l'emplacement, un quai envahi par des herbes sauvages et quelques tilleuls sont encore visibles actuellement au bout du chemin les Petits Gatis situé le long de la voie ferrée. Un vieux panneau de signalisation sur le passage à niveau indique cet endroit oublié. Une bifurcation, au lieu-dit la Vinçonnerie en direction de Bourcefranc-le-Chapus située en amont de cette ancienne halte, existait à une époque sur cette ligne au PK 218,370 depuis Nantes et enjambait la Charente avec le pont de la Cèpe. Cette ligne à voie unique desservait Echillais, Saint-Agnant, Trizay, Saint-Just, Marennes et Bourcefranc-Le-Chapus en longeant sur une grande partie le canal de la Charente à la Seudre. L'embarcadère pour l'île d'Oléron se trouvait à proximité de la gare.

Dans les années 1960, on pouvait partir de la gare de Paris-Austerlitz et aller jusqu'au Chapus en passant par La Rochelle, Rochefort, Marennes, et enfin Le Chapus qui était le terminus de cette ligne, sans descendre du train. Cette voie ferrée (1889/1980) non rentable a été tout d'abord fermée au trafic, puis abandonnée et enfin déferrée comme beaucoup hélas, à cause du développement de l'automobile. Le tracé de cette voie ferrée a été transformé en piste cyclable (qui joint sans discontinuer Cabariot à la rive du canal de la Seudre à la Charente à l'ouest de Saint-Agnant). Cette piste cyclable s'arrête au lieu-dit Bellevue comme on peut le voir sur la carte détaillée.

C'est en 1964 que fut mis en service le pont Saint-Clément, sur la Charente, en amont de Tonnay-Charente sur la RD 137, car le pont suspendu construit en 1842 était devenu inadapté aux besoins de la circulation contemporaine. Après une rénovation complète par le Conseil général, celui-ci sert maintenant pour le passage des cyclistes et piétons.

Cabariot est également un lieu de résidence pour les personnes travaillant à Tonnay-Charente, Rochefort, voire La Rochelle ou Saintes. La commune se transforme progressivement en commune résidentielle faisant partie de la deuxième couronne de Rochefort, étant située dans son aire urbaine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cabariot[3]
Tonnay-Charente Lussant
Saint-Hippolyte Cabariot[3] Champdolent
La Vallée Bords

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 22 novembre 1829, pendant la Restauration, une ordonnance royale regroupe les deux communes de Saint-Clément et Candé, et la commune garda le nom de Saint-Clément. Par la suite, c’est le petit village de Cabariot, mieux situé géographiquement au sein de la commune, qui est choisi comme chef-lieu. Une mairie et une école publique y sont construites.

En 1902, la commune change de nom, et c'est à partir de cette date qu'elle porte le nom de Cabariot.

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Cabariot (un bâtiment blanc sans étage, assez simple), avec, à sa gauche, le monument aux morts de la commune.
La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 En cours Claude Champagne UMP puis LR Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2016, la commune comptait 1 324 habitants[Note 2], en diminution de 0,45 % par rapport à 2011 (Charente-Maritime : +2,64 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
345260256455801799837791869
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
882911902846798817873861878
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
814837785699682680711701689
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
8728819218941 0871 0801 1431 2771 317
2016 - - - - - - - -
1 324--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (28,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,4 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,4 % d'hommes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 13,5 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 25,5 %, plus de 60 ans = 22,3 %) ;
  • 49,6 % de femmes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 11 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 22,5 %, plus de 60 ans = 27,5 %).
Pyramide des âges à Cabariot en 2007 en pourcentage[8]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90  ans ou +
1,8 
7,5 
75 à 89 ans
10,9 
14,0 
60 à 74 ans
14,8 
25,5 
45 à 59 ans
22,5 
18,9 
30 à 44 ans
20,0 
13,5 
15 à 29 ans
11,0 
19,8 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[9]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Commerces et équipements[modifier | modifier le code]

Vue de l'étang des Moulins de Giroins, entouré par un petit chemin, et au bord duquel se trouvent des arbres et de l'herbe.
Le plan d'eau des Moulins de Giroins, prisé des pêcheurs et des promeneurs.
  • Le village possède un foyer rural (salle des fêtes), une épicerie-papeterie, une boulangerie, et un hôtel-restaurant Le Chalet.
  • Une aire de jeux et de promenades a été aménagée en contrebas du village à proximité du stade avec sentier pédestre autour de l'étang des Moulins de Giroins.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église Saint-Clément édifiée au XIe siècle, fut reconstruite en partie au XVe siècle. Elle appartient à deux époques bien distinctes : la nef est d'origine romane, le chœur est ogival. La façade est de pur style roman, le portail est remarquable par sa voussure polylobée.

Le tympan du portail gauche offre une sculpture très intéressante qui date de 1146. Le pourtour extérieur du chœur est jalonné de modillons à têtes frisées.

  • La fontaine de la Briouzière, petite fontaine carrée, couverte, derrière laquelle passe un ruisseau dans la partie sud du village de Cabariot, a été restaurée en 2004.
  • Le village de Candé surplombe la Charente et sa vallée. Il doit sa création à son ancien port, par lequel transitaient les produits locaux, et était un lieu de passage entre les deux rives du fleuve au moyen d'une embarcation appelée localement une grave.
  • Le cimetière de ce petit village possède des tombes anciennes. Jusqu'en 2015, une cloche, vestige d'une ancienne église aujourd'hui disparue, s'y trouvait également.
  • La Charente, la Boutonne avec ses quelques carrelets proche du confluent et 18 km de fossés humides servant à l'évacuation des marais sont des lieux de pêche et de loisirs. 50 km de chemins ruraux et quelques sentiers pédestres permettent de faire d'agréables promenades et se détendre en écoutant et découvrant cette nature sauvage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Guy Branger, homme politique, est né à Cabariot en 1935.
  • Alain Prévost, qui interprétait « Passe-Temps » dans le jeu télévisé Fort Boyard, a habité le village où il tenait l'hôtel-restaurant "Le Chalet", rue des Gabarres de 1991 à 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Cabariot comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Sud-Ouest français et parfois le Grand Ouest français.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p.21
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « Évolution et structure de la population à Cabariot en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 décembre 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 décembre 2010)