Brannens (Gironde)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Brannens
Brannens (Gironde)
L'hôtel de ville (sept. 2009).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Intercommunalité Communauté de communes du Réolais en Sud Gironde
Maire
Mandat
Yannick Duffau
2020-2026
Code postal 33124
Code commune 33072
Démographie
Gentilé Brannensois
Population
municipale
241 hab. (2019 en augmentation de 9,05 % par rapport à 2013)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 18″ nord, 0° 09′ 06″ ouest
Altitude Min. 15 m
Max. 65 m
Superficie 6,04 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bordeaux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Réolais et des Bastides
Législatives Douzième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Brannens
Géolocalisation sur la carte : Gironde
Voir sur la carte topographique de la Gironde
City locator 14.svg
Brannens
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Brannens
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Brannens

Brannens (Branens en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Brannens, arrosée par le Beuve, se situe dans l'est du département, au sud (rive gauche) de la Garonne, à 55 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 9,5 km à l'est-sud-est de Langon, chef-lieu d'arrondissement, et à 3 km au nord d'Auros, chef-lieu de canton[1].

Les communes limitrophes sont Bieujac au nord, Savignac à l'est et Auros au sud et à l'ouest.

Communes limitrophes de Brannens
Bieujac
Brannens Savignac
Auros

La commune est traversée, en dehors du bourg proprement dit, par la route départementale D116, qui relie Langon à l'ouest-nord-ouest à Savignac à l'est et permet de rejoindre la route départementale D12 (La Réole-Bazas via Auros). L'est du territoire communal est traversé par la route départementale D15 qui relie Castets et Castillon au nord à Auros au sud.
L'autoroute la plus proche est l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) dont les accès Sortie 3 Langon et Sortie 4 La Réole sont tous deux distants de 11 km par la route, le premier vers l'ouest, le second vers l'est. Cette autoroute traverse d'ailleurs le nord du territoire communal.
L'accès Sortie Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 14 km vers le sud-ouest.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 8,5 km par la route vers le nord, de Caudrot sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Aquitaine. Cependant, la gare de Langon, distante de 10 km vers l'ouest-nord-ouest, présente plus d'opportunités de liaisons.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 12,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 8,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 845 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Sauternes », sur la commune de Sauternes, mise en service en 1896[8] et qui se trouve à 15 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,4 °C et la hauteur de précipitations de 825,2 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bordeaux-Mérignac », sur la commune de Mérignac, mise en service en 1920 et à 53 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 13,3 °C pour la période 1971-2000[12], à 13,8 °C pour 1981-2010[13], puis à 14,2 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Brannens est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[15],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,5 %), forêts (34 %), zones agricoles hétérogènes (12,9 %), prairies (4,5 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette très ancienne paroisse qui existait dès le XIe siècle est devenue une petite seigneurie détachée de la baronnie d'Auros au début du XVIe siècle. Après avoir appartenu à la famille d'Alis, elle a été achetée par les chartreux de Bordeaux[21].

À la Révolution, la paroisse Saint-Sulpice de Brannens forme la commune de Brannens[22].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 septembre 2011[Note 7] Jean-Michel Duffau    
octobre 2011 mars 2016 Claude Courrèges[23]   Agriculteur retraité
avril 2016 En cours Yannick Duffau SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Communauté de communes[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2014, la Communauté de communes du Pays d'Auros ayant été supprimée, la commune de Brannens s'est retrouvée intégrée à la Communauté de communes du Réolais en Sud Gironde siégeant à La Réole.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25]. En 2019, la commune comptait 241 habitants[Note 8], en augmentation de 9,05 % par rapport à 2013 (Gironde : +7,85 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
260236248255240254236258248
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
241245266247274274252273279
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
262267262213230201202189192
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
205178162176193173212219221
2018 2019 - - - - - - -
242241-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Sulpice est un édifice de style roman construit aux XIe et XIIe siècles avec sa nef prolongée d'un chœur plus étroit et terminée par une abside semi-circulaire. Un bas-côté a été ajouté au nord de la nef au XVIe siècle. Il y a eu deux campagnes de consolidation de l'église dans la période médiévale, comme témoigne le petit appareillage cubique du bas de la nef. Celui-ci remonte au XIe siècle, tandis que les autres éléments romans ont été élevés au cours du XIIe siècle.

Dans la nef, des départs de colonnes montrent que l'on avait eu l'intention de la voûter en pierre ; on y renonça.

L'arc triomphal, en plein-cintre, retombe sur deux chapiteaux historiés : au nord, deux animaux bicorporés ; au sud, le Christ, assis dans une mandorle tenue par deux personnages nus, tient le Livre de la main gauche et bénit de la droite.

Le chœur, voûté en berceau-brisé n'a pas de fenêtre ; il y en a trois dans l'abside, voûtée en cul-de-four.

Au XVIe siècle, l'église a été agrandie avec l'ouverture d'un bas-côté nord et la création d'un long porche devant le portail sur la nef sud.

Le portail s'ouvre dans un avant-corps saillant, avec une voussure faite de trois rouleaux en plein-cintre ; le premier rouleau retombe sur des colonnes et des chapiteaux aux motifs végétaux, les deux autres retombent sur des pieds-droits.

L'entrée est surmontée d'un linteau monolithe sculpté, orné d'un motif appelé ondes ou flots, sous lequel court celui d'un cordon festonné.

Au-dessus, le tympan porte une plaque moderne où est gravé le mot PAX.

Un clocher-mur, percé de deux baies surmonte l'arc triomphal. Une petite tourelle permet d'accéder aux cloches.

La cloche est une des plus anciennes de la Gironde. Elle est en bronze, date de 1511, et est classée à l'inventaire des monuments historiques depuis 1903[29].

L'inscription sur la cloche, en lettres gothiques majuscules : « POUR SAINT SULPICE DE BRANNENS JESUS AN 1511 »

Lors de la célébration des 400 ans de la cloche en 1911, l'historien Jean-Auguste Brutails a fait publié son discours.

La commune de Brannens a fait restaurer l'église en 1988.

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Jean-Michel Duffau est décédé en septembre 2011.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 49 km pour Bordeaux, 8,4 km pour Langon et 3 km pour Auros. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 29 juin 2011.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Sauternes - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Brannens et Sauternes », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Sauternes - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Brannens et Mérignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. Généalogie bazadaise, consulté le 11 août 2010.
  22. Historique des communes, p. 9, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 3 avril 2013.
  23. Commune de Brannens sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 29 juin 2011.
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  28. L'église Saint-Sulpice de Brannens - Fiche d'information disponible à l'entrée de l'église.
  29. « Classement MH de la cloche », notice no PM33000409, base Palissy, ministère français de la Culture, consulté le 11 août 2010.