Bieujac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Bieujac
Bieujac
La mairie (sept. 2009).
Image illustrative de l’article Bieujac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Gironde
Maire
Mandat
Frédéric Birac
2020-2026
Code postal 33210
Code commune 33050
Démographie
Gentilé Bieujacais
Population
municipale
639 hab. (2019 en augmentation de 21,02 % par rapport à 2013)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 25″ nord, 0° 09′ 14″ ouest
Altitude Min. 13 m
Max. 58 m
Superficie 6,97 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bordeaux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Sud-Gironde
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Bieujac
Géolocalisation sur la carte : Gironde
Voir sur la carte topographique de la Gironde
City locator 14.svg
Bieujac
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bieujac
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bieujac
Liens
Site web www.bieujac.fr

Bieujac (Viaujac en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Bieujacais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Dans le vignoble des Graves sur le Beuve, un affluent de la rive gauche de la Garonne dont elle est séparée par le territoire communal de Castets et Castillon, la commune de Bieujac se situe, à 58 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département et à 9,5 km à l'est de Langon, chef-lieu d'arrondissement et anciennement de canton[2].

Les communes limitrophes en sont Castets et Castillon au nord-est (anciennement Castets-en-Dorthe et Castillon-de-Castets), Savignac au sud-est, Brannens au sud, Auros à l'extrême sud-ouest sur moins de 100 mètres, Saint-Pardon-de-Conques à l'ouest, et Saint-Loubert au nord-ouest.

La route départementale 123 qui traverse le village mène vers le nord à Castets et Castillon et vers le sud à Cazats et au-delà à Bazas. La route départementale 225 mène vers l'est à Pondaurat et vers l'ouest à la D124 qui conduit à Langon.
Le sud du territoire communal est traversé d'est en ouest par l'autoroute A62. L'accès le plus proche en est Sortie 4 La Réole distant de 12 km vers l'est-sud-est.
L'accès Sortie Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 15 km vers le sud-ouest.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 5,5 km vers le nord, de Caudrot sur la ligne Bordeaux - Sète du TER Nouvelle-Aquitaine. La gare de Langon, distante de 9,5 km vers l'ouest, présente cependant plus de trafic.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 12,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 837 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Sauternes », sur la commune de Sauternes, mise en service en 1896[9] et qui se trouve à 15 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,4 °C et la hauteur de précipitations de 825,2 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bordeaux-Mérignac », sur la commune de Mérignac, mise en service en 1920 et à 51 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 13,3 °C pour la période 1971-2000[13], à 13,8 °C pour 1981-2010[14], puis à 14,2 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bieujac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (68,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (31,6 %), terres arables (26,9 %), zones agricoles hétérogènes (26 %), cultures permanentes (8 %), prairies (7,5 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

À la Révolution, la paroisse Notre-Dame de Bieujac, annexe de Saint-Sulpice de Brannens, forme la commune de Bieujac[22].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1800 Pierre Descay    
1800 1808 Arnaud Chabannes    
1808 1816 Pierre Descay    
1816 1830 Arnaud Chabannes    
1830 1848 Jean Boyancé    
1848 1870 Charles Rossignol    
1870 1874 Jean Faugas    
1874 1876 Charles Rossignol    
1876 1892 Jean Saint-Blancard    
1892 1893 Jean-Septième Bentéjac    
1893 1896 Jean Laurens    
1896 1897 Alban Rossignol    
1897 1912 Paul-Joseph Debayle    
1912 1934 Louis Duzan    
1934 1938 Charles-Jean Chevassier    
1938 1942 Pierre-Léon Laffargue    
1942 1944 Pierre-Léon Laffargue    
1944 1948 Charles-Jean Chevassier    
1948 1965 Jean-Maurice Dumeau    
1965 1983 Paul-Pierre-Martin Bentéjac    
1983 2008 Michel Lacaze    
mars 2008 mai 2020 Jean-Claude Duménil[23]   Retraité
mai 2020 En cours Frédéric Birac   Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Communauté de communes[modifier | modifier le code]

Le , la communauté de communes du Pays de Langon ayant été supprimée, la commune de Bieujac s'est retrouvée intégrée à la communauté de communes du Sud Gironde siégeant à Mazères.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].

En 2019, la commune comptait 639 habitants[Note 7], en augmentation de 21,02 % par rapport à 2013 (Gironde : +7,85 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750347517434503504502521504
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
539527509451506503542517520
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
512509511413393412416375377
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
341344280297384416447463494
2014 2019 - - - - - - -
548639-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 1er juillet 2011.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 47,2 km pour Bordeaux et 7,6 km pour Langon. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 1er juillet 2011.
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Sauternes - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Bieujac et Sauternes », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Sauternes - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Bieujac et Mérignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. Historique des communes, p. 6, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 26 avril 2013.
  23. Commune de Bieujac sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 1er juillet 2011.
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  28. Paroisse de Bieujac - Notre-Dame sur le site Secteur pastoral du Langonnais de l'Église catholique en Gironde