Viviers-le-Gras

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Viviers-le-Gras
Viviers-le-Gras
La fontaine publique.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau[1]
Canton Darney
Intercommunalité Vosges Côté Sud-Ouest
Maire
Mandat
Bruno Belgeri
2014-2020
Code postal 88260
Code commune 88517
Démographie
Gentilé Vivarois, Vivaroises
Population
municipale
198 hab. (2016 en augmentation de 8,2 % par rapport à 2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 33″ nord, 5° 56′ 27″ est
Altitude 36 m
Min. 293 m
Max. 455 m
Superficie 9,04 km2
Localisation

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Viviers-le-Gras est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Vivarois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à 9 km au sud de Contrexéville par le col du Haut de Salin (403 m). Le Gras désigne aussi l'affluent droit de la Saône qui y prend sa source.

Communes limitrophes de Viviers-le-Gras
Dombrot-le-Sec Lignéville
Viviers-le-Gras Provenchères-lès-Darney
Gignéville Bleurville

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[2] :

  • ruisseau du Gras, ruisseau le Zouneau, ruisseau le Sicherey.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Viviers : du latin vivarium (« vivier »).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Lors de la guerre de Trente Ans, les Suédois, venus par l’Alsace en 1635, assiégèrent le village voisin de Saint-Baslemont, incendièrent Nonville et pillèrent Bleurville[3]. Les Vivarois s’enfuirent et vécurent plus d’un an dans les forêts avoisinantes, sous les roches. En 1637, les Suédois détruisirent le village avant de repartir. Le village fut reconstruit dans la vallée.
  • Une épidémie de peste s’est déclarée en France en 1720. La maladie s’étendit dans tout l’arrondissement de Mirecourt et atteignit Viviers où l’on déplora de nombreux décès. Par crainte de la contagion les habitants de Viviers enterrèrent leurs morts en dehors du cimetière, à côté de la forêt, cet endroit prit le nom de Champ des morts.
  • Lors de l'épidémie de choléra qui ravagea la France au milieu du XIXe siècle, on dénombra 32 victimes à Viviers pour la seule année 1854.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Élophe.
Le patrimoine religieux 
L'église[4] comporte une partie romane du XIIe siècle (le clocher) et le reste de style gothique flamboyant de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle. Le trésor sacré a été saisi au dépouillement de l'an II et comportait principalement des vases d'argent. Elle a été édifiée en l'honneur de saint Élophe, patron de la paroisse. À l’extérieur de l'église, au-dessus de la porte latérale, un cadran solaire a été tracé à une hauteur d'environ trois mètres.On peut remarquer l'inscription de la date : 1687, et des lettres : P.A.R.I.M.
En 1936, l'abbé Cascaret, curé de la paroisse, fit transporter deux statues, provenant de la cour du presbytère, de chaque côté de la porte latérale de l'église. L'une, en pierre dure, représente la Vierge et date du XIVe siècle ; la seconde représente saint Élophe, elle fut sculptée en 1600. En 1983, on déplora la disparition de la statue de la Vierge ; par mesure de sécurité, on décida d'installer l'autre statue à l'intérieur de l'église[5].
La chapelle est la réplique de celle du Haut du Roc. La première messe fut célébrée le dimanche 3 juin 1966 par l'abbé Daval. Cette chapelle fut construite à côté de magnifiques fontaines datant du XVIIIe siècle.
Le moulin du bas[6] 
Au début du XXe siècle, son propriétaire, M. Rouvenach, entreprit des transformations dont il pensait faire profiter son fils, mais seulement la guerre de 1914-1918 allait en décider autrement. Son fils ayant été tué au combat, il décida de mettre en gérance son moulin pendant plusieurs années, après quoi il le vendit.
Le moulin du Haut 
Son dernier propriétaire fut Ernest Rodier. Comme il n'avait pas de descendance masculine pour reprendre la meunerie, il ne fit pas de modernisations à son moulin et arrêta à sa retraite en avril 1908. Après son décès, sa veuve quitta le moulin pour vivre dans le village. Le moulin inhabité se détériora et s'effondra petit à petit. En face, un bâtiment qui avait été construit plus tard pour servir aux animaux a été racheté par M. Ribière, qui l'a entièrement aménagé en une magnifique demeure.
Fermes et maisons d'ouvriers 
Datées de 1714, de 1779 ou du XIXe siècle, 26 maisons figurent dans la base Mérimée du ministère de la Culture, enquête thématique régionale (architecture rurale de Lorraine : Vôge méridionale)[7].
Monument aux morts[8] 
Conflits commémorés 1870-1871 et 1914-1918.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1935 1939 André Garnier   Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier
  mars 1988 André Garnier   Député (1951-1956)
mars 1988 janvier 2008 Gabriel Perrin   Scieur de bois (1926-2008)
Décédé au cours de mandat
mars 2008 avril 2014 Jean-François Durand    
avril 2014 En cours Bruno Belgeri    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté de communes des Vosges côté Sud-Ouest.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Un plan local d'urbanisme intercommunal a été mis en œuvre[9].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Carrière de grès ornemental du « Haron »[10].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2016, la commune comptait 198 habitants[Note 1], en augmentation de 8,2 % par rapport à 2011 (Vosges : -2,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
383430440466466480473457356
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
344335335302287270261246247
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
234208194187183166174200227
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 - -
203192200185167183198--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignement[15] :

  • école maternelle[16] ;
  • école primaire de Provenchères-lès-Darney ;
  • collèges de Contrexéville et Vittel ;
  • lycées de Contrexéville.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels de santé à Contrexéville et Vittel[17].

Cultes[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]