Blépharospasme

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Blépharospasme

Classification et ressources externes

Description de cette image, également commentée ci-après

Muscle orbicularis oculi gauche vu de derrière.

CIM-10 G24.5
CIM-9 333.81
DiseasesDB 15748
eMedicine oph/202 
MeSH D001764
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Le blépharospasme (du grec ancien βλέφαρον / blépharon, paupière et σπασμός / spasmos, spasme) est un symptôme qui se manifeste par des contractions répétées et involontaires des muscles des paupières ce qui entraîne la fermeture des paupières de façon répétitive et incontrôlée. Par extension, ce terme définit aussi ce même phénomène lorsqu'il touche la région périorbitaire.

Formes cliniques[modifier | modifier le code]

  • Forme bénigne, spontanément résolutive mais récidivante par périodes.
  • Le syndrome de Meige (ou syndrome de Brueghel) qui est caractérisé par la présence de spasmes au niveau du muscle orbiculaire (blépharospasme), au niveau de la mandibule et des muscles du cou. C'est une maladie neurologique qui entre dans le cadre des dystonies faciales. Il est plus fréquent chez les femmes que chez les hommes et apparaît en général autour de l'âge de 60 ans.

Causes[modifier | modifier le code]

Les causes du blépharospasme sont multiples, il semble cependant que les troubles du sommeil soit l'une des principales origines du symptôme[1].

Le stress est également évoqué comme à l'origine de crise de spasmophilie, incluant le blépharospasme.
À côté de ces cas bénins, dont les troubles régressent spontanément, même sans traitement, on doit signaler des causes plus rares, qui sont des complications de maladies : maladie de Wilson, spasme d'une hémiface, ou une névralgie du trijumeau. Une kératite aiguë peut en être à l'origine.

Si le trouble s'accompagne de larmoiement et de photophobie il s'agit de la triade classique du glaucome chez l'enfant, en outre cette pathologie peut aussi s'accompagner d'une hyperhémie conjonctivale, de buphtalmie, de flou cornéen et/ou de douleur oculaire. C'est une urgence ophtalmologique.

Une exposition au sulfure d'hydrogène (H2S) et selon le taux de concentration et le temps de l'exposition engendre aussi ce type d'affection, elle disparait progressivement et ne laisse généralement pas de séquelles[2].

Traitement[modifier | modifier le code]

Une supplémentation en magnésium est souvent proposée, sans qu'on en connaisse le mode de fonctionnement.
Divers autres traitements peuvent être proposés : sédatifs légers (extraits de valériane, de millepertuis, d'aubépine…), myorelaxants, anxiolytiques, aspirine, voire abstention thérapeutique.
L'absorption de café aurait aussi un effet bénéfique pour arrêter ou éviter les crises.[réf. nécessaire]
Les cas rebelles à ces thérapeutiques se verront proposer, si le trouble entraîne un handicap sévère, des injections de toxine botulique. Dans les cas chroniques invalidants, comme dans le syndrome de Meige, et qui résistent au traitement médical on pourra poser l'indication d'une intervention chirurgicale (blépharoplastie ou tarsoplastie).

Errance médicale[modifier | modifier le code]

Certaines personnes atteintes de blépharospasme expriment leur désarroi quant à la lenteur de la pose du diagnostic[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Sommeil et médecine générale - Paupière et fatigue », sur www.sommeil-mg.net (consulté le 14 septembre 2015)
  2. (en) (Ahlborg, 1951 ; Luck & Kaye, 1989) Concise International Chemical Assessment Document 53 « Hydrogen sulfide: Human health aspects » //§9.1 Oculare effects, #2 "Keratoconjunctivitis… " Genève, 2003, 41 p. page 15 [PDF]
  3. « Blog de partages d'expériences »

Liens externes[modifier | modifier le code]