Benoît Lacroix

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Benoît Lacroix
Description de cette image, également commentée ci-après
Benoît Lacroix en 2012.
Nom de naissance Joachim Lacroix
Naissance
Saint-Michel-de-Bellechasse, Canada
Décès (à 100 ans)[1]
Canada
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Mouvement Dominicain
Genres

Benoît Lacroix, né Joseph Joachim François-Xavier Lacroix[2],[3],[4],[5],[6] le à Saint-Michel-de-Bellechasse (Québec) et mort à Montréal le à l'âge de 100 ans[1],[7], fils de Caïus Lacroix, cultivateur, et de Rose-Anna Blais, est un prêtre dominicain, théologien, philosophe, médiéviste et professeur québécois. Il est aussi connu pour son analyse de l'œuvre du poète et écrivain québécois Hector de Saint-Denys Garneau[8].

Parcours[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille de cinq enfants, il fait son cours classique au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière où il obtient en 1936 un baccalauréat ès arts ; la même année, il entre au Noviciat des Dominicains à Saint-Hyacinthe. Ordonné prêtre chez les dominicains (O.P.) le , il obtient une licence en théologie du Collège des Dominicains à Ottawa en 1941, un doctoral en sciences médiévales de l'Institut d'études médiévales de Toronto en 1951, puis il fait ses études post-doctorales à l’École pratique des hautes études à Paris en 1952-1953 et à l’université Harvard, Cambridge en 1959-1960, grâce à une Bourse Guggenheim. Il enseigne à l’Institut d’études médiévales de l’Université de Montréal (1945-1985), dirige cet Institut (1963-1969) et il est professeur invité aux universités de Kyoto (Japon), de Butare (Rwanda) et de Caen (France). Il célèbre 75 ans de vie religieuse[9] en 2012[10],[11],[12].

Après son entrée chez les Dominicains, Benoît Lacroix souhaite partir en mission et faire ses études de liturgie en Europe. Mais la Deuxième Guerre mondiale en Europe met un frein à cette ambition. Il se rend plutôt à l’Institut pontifical d'études médiévales de Toronto. Et c’est là qu’il bénéficie du mentorat d’Étienne Gilson, qui l'oriente vers l’historiographie. Sa thèse porte sur « Les Débuts de l'historiographie chrétienne ». Un autre maître le marque, Henri-Irénée Marrou, qui préface son recueil « L’Histoire dans l'antiquité (1951) », un florilège suivi d'une étude des grands historiens grecs et latins, Polybe et Lucien, surtout[11].

Il quitte l’Université en 1981, « non pour prendre une retraite bien méritée mais, nous dit-il, pour travailler plus librement dans « l’université élargie de tous ceux qui cherchent autrement et ailleurs », comme auteur, animateur, prédicateur, communicateur, professeur invité, consultant. Plus qu’auparavant, peut-être, il est devenu une figure familière dans le panorama religieux et intellectuel du Québec », raconte le professeur Pietro Boglioni[13].

Le fonds d’archives de Benoît Lacroix (CLG61)[14] est conservé au centre BAnQ Vieux-Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Figure marquante de la culture québécoise[modifier | modifier le code]

« Parmi les intellectuels qui ont marqué la culture québécoise ces dernières décennies, le père Lacroix occupe une place privilégiée, souligne le sociologue Alfred Dumais en 2010. C’est une figure largement connue du public : il a écrit plusieurs ouvrages, il est un habitué des médias, on a même fait un film sur lui.» Au cours de ses longues années d’études Benoît Lacroix fait des rencontres importantes et développe des amitiés véritables dans les milieux intellectuels et artistiques. « La liste est impressionnante, note Dumais. On retrouve, entre autres, Étienne Gilson, Jacques Maritain, l’Abbé Pierre dont il dit : « … à cause de son franc-parler il réussira à éviter la canonisation » (p. 160), Pierre Elliott Trudeau, au chevet duquel il a été appelé au moment de sa mort (p. 219), monseigneur Félix-Antoine Savard, le père Georges-Henri Lévesque, Luc Lacourcière, Fernand Dumont, Gilles Vigneault»[15].

L'historienne Dominique Marquis, pour sa part, signale que Benoît Lacroix ajoute « une touche toute personnelle » à l'univers religieux des dominicains « dominé par la raison et le savoir » ; ainsi, écrit-elle, « (le père Lacroix) met souvent en relation le père Régis[16], son premier maître, et Caïus Lacroix, son père. Ses racines spirituelles et humaines sont doubles : dans le Moyen Âge et dans les textes des classiques chrétiens par l’enseignement dominicain et dans le sol de Saint-Michel-de-Bellechasse par la « sagesse » de son père. Cette manière tout à fait unique, et propre au père Lacroix, d’aborder la spiritualité favorise la réflexion»[17].

Maintenant et le père Bradet[modifier | modifier le code]

Les premiers textes de Benoît Lacroix s’intéressent à la littérature, à l’art et à l’histoire et il publie ses premiers textes dans La Revue Dominicaine, rappelle l’historien Guy Laperrière[11]. Il se lie d’amitié avec des écrivains, Robert Élie et Jean Le Moyne entre autres, et aussi Jacques Brault, avec qui il publie en 1971 une édition critique des Œuvres de Saint-Denys Garneau.

Si La Revue Dominicaine était, à l’époque, un « lieu tout naturel d’écriture » pour un membre l’Ordre de Saint-Dominique, il n’est pas étonnant de retrouver Benoît Lacroix, en 1962, aux côtés du père Henri-Marie Bradet, fondateur du mensuel qui succédait à La Revue Dominicaine : Maintenant. « Il vivra de près la crise de l’été 1965, quand Bradet sera relevé de ses fonctions par ses supérieurs », écrit Guy Laperrière, un limogeage qui deviendra « l’affaire Bradet » dans l’opinion publique québécoise. Benoît Lacroix écrit d'ailleurs la préface d’un ouvrage de Denyse Boucher St-Pierre en 1973 à la mémoire du père Bradet[18] ; il y rappelle les débuts, « les premières mises en page de la revue Maintenant au sous-sol désacralisé du 2715 Chemin Sainte-Catherine »[19], et le changement tragique de vie vécu par le père Bradet :

« Quand il est assigné à Maintenant les interrogateurs changent. Au lieu de ses paroissiens[20] fortunés et accueillants tous rangés par rues et quartiers numérotés, voici la grande forêt québécoise qui s'ouvre au monde. Des jeunes, des moins jeunes, agnostiques, athées, prêtres en difficulté, couples, tous viennent se faire écouter » (p. 11 de la préface). Voilà bien, on s'en doute, souligne Guy Laperrière, les visiteurs assez réguliers de Lacroix aussi... Et en conclusion de sa préface, Benoît Lacroix fait une allusion à son départ forcé et à la portée de son action : « À sa manière qui ne pouvait qu'être la sienne, le directeur-fondateur de Maintenant fut un des Pères douloureux de notre Révolution tranquille, écrit-il (p. 14)[11]. »

Centre d'études des religions populaires[modifier | modifier le code]

Il fonde, en 1968, le Centre d'études des religions populaires. De 1968 à 1971, le Centre publie douze « Cahiers d'études des religions populaires » et il organise, de 1970 à 1982, onze colloques universitaires sur les formes de la religion populaire chez les catholiques francophones au Québec, en Ontario et en Acadie[21],[22],[23],[24].

L’âge d’or de la coopération franco-québécoise en éducation[modifier | modifier le code]

De 1973 à 1976, Benoît Lacroix occupe la chaire d’études québécoises à l’Université de Caen[25], un enseignement assumé quelques années auparavant par le sociologue Jean-Charles Falardeau[26],[27]. Cette chaire, à l’instar de celles de Strasbourg, Poitiers, Aix-en-Provence et Bordeaux, ainsi que les échanges universitaires structurés alors établis entre le Québec et la France, s’inscrivent dans cette époque qu’on a appelée « l’âge d’or de la coopération » franco-québécoise en éducation, formellement inauguré avec les deux accords clés signés par les gouvernements québécois et français en 1965 et 1967 et qui va jusqu’à la fin des années 1970. Ainsi, « chaque année, plusieurs centaines de professeurs, chercheurs et étudiants bénéficient d’un séjour outre-Atlantique pour enseigner et mener des recherches conjointes. Entre 1965 et 1982, plus de 5 000 universitaires prennent part à ces échanges »[28].

Institut québécois de recherche sur la culture[modifier | modifier le code]

De 1980 à 1986, Benoît Lacroix se joint au comité scientifique de l’Institut québécois de recherche sur la culture (IQRC)[29], organisme créé en 1979, dirigé par le sociologue Fernand Dumont et placé sous la juridiction ministérielle de Camille Laurin, alors ministre d’État au développement culturel et scientifique du Québec[30].

Dès le début de 1980, le père Lacroix fait ainsi partie du comité scientifique de l’IQRC et assume notamment la direction d’un groupe (composé de Lucille Côté, Hélène Dionne, Michèle Trudel-Drouin, Danielle Nepveu et Louise Rondeau) chargé d'un vaste programme de recherche sur la religion populaire[31].

Les pères Benoît Lacroix et Jean-Paul Montminy, O.P.[32],[33] se voient confier la responsabilité d’organiser en 1982 un colloque international sur l’étude de la religion populaire ; ils sont assistés d’un comité formé de Fernand Dumont, Pierre Savard et Jean Simard[31].

En 1984, il publie, avec Jean Simard, « Religion populaire, religion de clercs? »[34], puis en 1985, l’IQRC publie l’ouvrage rédigé par le père Lacroix et Madeleine Grammond « Religion populaire au Québec. Typographie des sources : Bibliographie sélective (1900-1980) »[35]. Pour donner suite à ce livre, Benoît Lacroix publie en 1986 chez Bellarmin « La religion de mon père »[36]. Il participe également à d’autres initiatives de l’IQRC, notamment le concours Mémoire d’une époque et le projet d’anthropologie religieuse. Le père Benoît participe à plusieurs émissions de radio et de télévision sur ces questions et il fait paraître en traduction espagnole : « Tipologia en la religiosidad popular en Canada », La Antigua (Universidad Santa Maria la Antigua, Panama)[31].

Poésie et spiritualité[modifier | modifier le code]

De 1987 à 2010, Benoît Lacroix écrit et publie dans Le Devoir plusieurs essais qui s'expriment en des termes poétiques et spirituels, souvent reliés au printemps et à la fête de Pâques[37].

Humaniste et médiéviste[modifier | modifier le code]

Dans le bilan de l’œuvre et de la carrière de Benoît Lacroix qu’elle dresse lors de l’attribution du Prix Léon-Gérin 1981, Élaine Émond écrit notamment ceci :

Le père Benoît Lacroix dans la bibliothèque du Couvent Saint-Albert-le-Grand, maison-mère des Dominicains, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Montréal, le 13 août 2014.

« Théologien, spécialiste des religions populaires, écrivain, historien de la littérature et prêtre dominicain, Benoît Lacroix est, comme l'écrit Jacques Grand'Maison en 1981, « l'un des meilleurs témoins, au Québec, à titre de médiéviste et d'historien, de la tradition intellectuelle qui a façonné la pensée occidentale ».

Pour comprendre Benoît Lacroix, il faut avoir à l'esprit l'hypothèse selon laquelle la culture populaire des Canadiens français serait héritée directement du Moyen Âge et que les francophones du Québec auraient, en quelque sorte, escamoté la période de la Renaissance. Cela permet d'envisager l'histoire québécoise sous un jour nouveau.

Ce savant sait en outre comment éveiller l'intérêt pour les traditions et les religions populaires. Dès 1950, les qualités de médiéviste et de chercheur en traditions populaires se manifestent dans le premier ouvrage de Benoît Lacroix : « Pourquoi aimer le Moyen Âge ». Elles transparaissent ensuite tout au long de son œuvre et sont encore affirmées en 1986 dans « La religion de mon père » et, en 2001, dans « La foi de ma mère » (...)[38]. »

Bonté divine[modifier | modifier le code]

La journaliste Josée Blanchette a publié un long reportage sur Benoît Lacroix et le couvent Saint-Albert-le-Grand des Dominicains[39], chemin de la Côte-Sainte-Catherine à Montréal, qu’elle a intitulé « Bonté divine. 24 heures au couvent des dominicains ». (« J'ai une tendance à m'entendre très vite avec les femmes », est un des charismes que s'attribue le père Lacroix, signale l'historien Guy Laperrière[11]).
En introduction, elle écrit :

« Je me suis infiltrée à force de pots de confitures à la rhubarbe et de visites inopinées au fil des ans. J’avais émis le souhait d’y séjourner une semaine comme écrivaine en résidence ; ils m’ont accordé 24 heures, un miracle. Ou du moins une première dans leur histoire.

Qu’une femme dorme entre les murs du couvent des frères dominicains Saint-Albert-le-Grand, c’est un peu comme faire entrer le loup dans la bergerie ou la bergère dans l’aumônerie. Mais il en faudrait davantage pour démonter ces 34 frères de 30 à 97 ans, qui vivent en communauté depuis 1873 au Canada et depuis 1960 sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine à Montréal.

Le père Benoît Lacroix, mon vieil ami nonagénaire, supervisait mon séjour d’un point de vue moral. Grand apôtre de la liberté et de la pensée pluraliste, le patriarche des dominicains s’amusait d’avance à l’idée de voir une athée confirmée partager leur quotidien et rencontrer ses frères de l’ordre prêcheur (o. p.) (...)[40]. »

Il meurt le 2 mars 2016 à la suite d'une pneumonie.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Religions populaires[modifier | modifier le code]

  • Benoît Lacroix et Pietro Boglioni, Les religions populaires. Colloque 1970, (1972), Québec, Les Presses de l’Université Laval, , 154 p., PDF (lire en ligne)
  • Pietro Boglioni et Benoit Lacroix, Les pèlerinages au Québec, Québec, Les Presse de l'Université Laval, , 160 p.
  • Benoît Lacroix, La Religion de mon père, Montréal, Bellarmin, , 306 p. (ISBN 9782890075948)
  • Benoît Lacroix, La foi de ma mère, Montréal, Bellarmin, , 558 p. (ISBN 9782890078925)
  • Benoit Lacroix et Madeleine Grammont, Religion populaire au Québec. Typologie des sources : bibliographie sélective (1900-1980), Québec, Éditions de l’Institut québécois de recherche sur la culture (IQRC), , 175 p.
    En collaboration avec Lucille Côté. Préface de Jean Simard.
  • Benoit Lacroix et Jean Simard[43],[44], Religion populaire, religion de clercs?, Québec, Éditions de l’Institut québécois de recherche sur la culture (IQRC), , 444 p. (ISBN 978-2892240382)

Spiritualité[modifier | modifier le code]

  • Sainte Thérèse de Lisieux et l'histoire de son âme, (sous le pseudonyme Michel de Ladurantaye), Ottawa, Montréal, éd. du Lévrier, 1947, 155 p.
    Ce pseudonyme, formé du nom des deux paroisses voisines de son enfance, Benoît Lacroix l'utilisera encore dans La Revue dominicaine, notamment, « pour protéger l'image de savant que lui conféraient ses études doctorales à l'Institut pontifical de Toronto! », écrit l'historien Guy Laperrière dans sa biographie du père Lacroix[11].
  • Compagnon de Dieu, Montréal, éd. du Lévrier, 1961, 365 p.
  • Le Rwanda : mille heures au pays des mille collines, Montréal, éd. du Lévrier, 1966, 96 p.
  • Folklore de la mer et religion, coll. « Connaissance », Montréal, Leméac, 1980, 119 p.
  • Célébration des saisons, Québec, coédition Anne Sigier et Centre Alpec, 1981, 140 p.
  • Paroles à des religieuses, Montréal, Fides, 1985, 254 p.
  • Musée des religions de Nicolet, en collaboration avec Michel Lessard, Catherine Elbaz, Anne MacLaren et Jean Sunard, Montréal, septembre 1986, 431 p.
  • Nous sommes un peuple en marche, carnet d'Avent 1986, Québec, Vie liturgique, 1986, 64 pages
  • Dieu qui nous appelle à vivre, carnet du Carême 1988, Québec, Vie liturgique, 1988, 64 p.
  • Silence, accompagné d'un dessin de Chantal Lévesque, Montréal, éd. du Silence, 1989
  • Dieu fait les premiers pas, carnet du Carême 1991, Québec, Vie liturgique, 1991, 64 p.
  • Jeunes et croyants, Montréal, éd. Paulines et Médiaspaul, 1991, 93 p.
  • Célébration des âges et des saisons, Québec, éd. Anne Sigier, 1993, 149 p.
  • Amour, Montréal, éd. du Silence, 1995
  • Rumeurs à l'aube, Fides, 2015, 278 p.

Histoire et philosophie[modifier | modifier le code]

  • L’historien au Moyen Âge, Paris : Librairie J. Vrin ; Montréal : Institut d'études médiévales, 1971, 301 p.
  • Orose et ses idées, Paris : Librairie J. Vrin ; Montréal : Institut d'études médiévales, 1965, 235 p.
    L'ouvrage favori de Benoît Lacroix « est sans doute « Orose et ses idées (1965), le cadeau de ses 50 ans », estime l'historien Guy Laperrière. « Orose, prêtre espagnol contemporain de saint Augustin, a écrit une « Historia adversus Paganos » à la suite de la chute de Rome devant Alaric en 410. Et Lacroix de méditer avec lui sur la fragilité des civilisations... Malgré tout, Orose est encore bien oublié, mais il semble qu'on recommence à l'étudier »[11].
  • « Pourquoi aimer le Moyen Âge ? », Montréal, L'Œuvre des tracts, 367, 1950, 15 p.
  • Les débuts de l'historiographie médiévale, thèse de doctorat (sciences médiévales), Pontifical Institute of Mediaeval Studies, Toronto, 1951, 274 p. dactylo. Prix de la Province de Québec, 1952
  • Les débuts de l'historiographie chrétienne: ses origines, son esprit, ses méthodes, Institute of Mediaeval Studies of Toronto, 1950, 274 p.
  • L’histoire dans l'Antiquité, florilège suivi d'une étude, préface de Henri-Irénée Marrou, Paris : Librairie J. Vrin ; Montréal : Institut d'études médiévales, 1951, 252 p.
  • Lionel Groulx, coll. « Classiques canadiens », Montréal et Paris, Fides, 1967, 96 p.
  • Benoît Lacroix, « Lionel Groulx cet inconnu ? », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 32, no 3,‎ , p. 325-346 (lire en ligne)

Poésie et littérature[modifier | modifier le code]

  • Saint-Denys Garneau, coll. « Classiques canadiens », Montréal, Fides, 1956, 95 p., nouvelles éditions 1967 et 1969, 96 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Zone Nouvelles - ICI.Radio-Canada.ca, « Le père Benoît Lacroix s'éteint à 100 ans | ICI.Radio-Canada.ca », sur Radio-Canada.ca (consulté le 2 mars 2016).
  2. « Le nom de Benoît lui sera attribué à son entrée chez les dominicains, en souvenir de Benoît XI, un pape dominicain du Moyen Âge », précise Pietro Boglioni dans sa biographie du père Lacroix (voir la note suivante).
  3. Boglioni 2007, p. 88.
  4. Fonds d’archives Benoît Lacroix.
  5. « Benoît Lacroix, O.P. », sur La fondation du patrimoine laurentien (consulté le 3 août 2014).
  6. Les précisions sur le nom à la naissance et sur la profession du père sont tirées de l'acte de baptême (baptême 24, feuillet 16, registre de la paroisse de St-Michel-de-Bellechasse pour 1915).
  7. Daphné Cameron, « Le père Benoit Lacroix s’est éteint cette nuit à l’âge de 100 ans », La Presse,‎ (lire en ligne).
  8. Garneau, Saint-Denys, 1912-1943, Montréal : Presses de l’Université de Montréal, 1971, « Œuvres » / texte établi, annoté et présenté par Jacques Brault et Benoît Lacroix.
  9. Amélie Daoust-Boisvert, « Point chaud - Tout est à repenser : « Les étudiants sont là pour nous le dire, à leur manière », dit le père Benoît Lacroix, qui vient de célébrer 75 ans de vie religieuse », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  10. « Père Benoît Lacroix », sur Le vieil âge et le rire (consulté le 2 août 2014).
  11. a, b, c, d, e, f et g Guy Laperrière.
  12. « Benoît Lacroix », sur Communauté chrétienne Saint-Albert-Le-Grand à Montréal (consulté le 2 août 2014).
  13. Boglioni 2007, p. 89.
  14. « Fonds d’archives Benoît Lacroix (CLG61) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). », sur Pistard - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (consulté le 20 janvier 2017)
  15. Alfred Dumais, Département de sociologie de l’Université Laval, « Compte rendu. Benoît Lacroix, La mer récompense le fleuve. Parcours de Benoît Lacroix. Conversations avec Simone Saumur-Lambert et Pierrot Lambert, Montréal, Éditions Fides, 2009, 311 p. », Recherches sociographiques, vol. 51, nos 1-2,‎ , p. 297-289 (lire en ligne).
  16. Il s'agit ici du père Louis-Marie Régis, o.p., fondateur en 1942 de l'Institut d'études médiévales de l'Université de Montréal, qu'il dirige jusqu'en 1952.
  17. Dominique Maltais, Département d'histoire (UQAM), « Ouvrage recensé : Simone Saumur Lambert et Pierrot Lambert, La mer récompense le fleuve. Parcours de Benoît Lacroix, Montréal, Fides, 2009, 309p. », Études d'histoire religieuse, vol. 77,‎ , p. 132-134 (lire en ligne).
  18. Boucher St-Pierre 1973.
  19. Adresse civique du Couvent Saint-Albert-le-Grand des dominicains à Montréal.
  20. Le père Bradet avait été curé de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce avant sa nomination à Maintenant.
  21. FCERP.
  22. Colloque 1970
    Textes et commentaires du 1er colloque international des religions populaires le 4 octobre 1970 à Saint-Gervais de Bellechasse, Québec.
    .
  23. Pèlerinages
    Compte-rendu de Georges Cerbelaud Salagnac (Acad. des sciences d’Outre-Mer) sur Persée : Ce livre contient les actes d’un colloque du Centre d’études des religions populaires qui s’est tenu à l’Université du Québec à Trois-Rivières, le 2 octobre 1976, sur les pèlerinages au Québec. Ces actes sont au nombre de huit, qui se présentent comme autant de chapitres, avec le défaut inhérent à ce genre d’ouvrage. En effet, pour traiter de son sujet chaque auteur a évidemment son optique particulière, de sorte que l’ensemble ne répond pas toujours à un plan rigoureux. En fait, l’objet du colloque était surtout d’étudier le pèlerinage en tant que tel, phénomène de religion populaire, s’opposant parfois plus ou moins à la religion institutionnelle ou officielle, mais assurant un contact direct des fidèles avec le sacré. En tout cas, le fait pèlerinage en ce dernier quart du XXe siècle est plus vivace que jamais, avec ses manifestations locales dûment observées selon des rites quasi immuables. Aussi peut-on s’étonner, avec Benoît Lacroix, de l’Université de Montréal, en sa présentation de l’ouvrage, qu’au Québec (comme ailleurs!) « en pleine crise de désaffection religieuse, le pèlerinage ait pu, malgré toutes les ironies et tous les doutes que l’on devine, demeurer le rite par excellence du peuple qui, s’il désertait les églises, n’a jamais pourtant abandonné ses trois grands lieux de prière populaire ». Après un premier chapitre d’exposition générale par M. Pierre Boglioni, également de l’Université de Montréal, les autres chapitres étudient donc, à la lumière de ces prémices, les pèlerinages tels qu’on peut les voir à Notre-Dame du Cap, à côté de Trois-Rivières, à Sainte-Anne-de-Beaupré, en aval de Québec, à l’Oratoire Saint-Joseph, à Montréal. Malgré quelques imperfections mineures, ce livre est une heureuse contribution à l’histoire de la religion catholique dans la province de Québec
    .
  24. Clercs
    Compte-rendu de Paule Lerou sur Persée : Depuis 1970, des chercheurs des universités et instituts francophones du Québec ont organisé une série de colloques sur le thème des « religions populaires ». Le XIe et dernier colloque s'est tenu en 1982. Patronné conjointement par l'Université Laval et l'Institut québécois de Recherches sur la culture, il a été organisé par un comité formé de Jean-Paul Montminy et Jean Simard (Université Laval), de Pierre Savard (Université d'Ottawa) et de Benoît Lacroix. Les Actes ont été publiés, en 1984, par Benoît Lacroix et Jean Simard, sous le titre : Religion populaire, religion de clercs? Ce colloque a été marqué de deux caractères essentiels : 1. L'interdisciplinarité. Vingt-cinq spécialistes des sciences religieuses de formations diverses (historiens, ethnologues, sociologues essentiellement) y ont apporté leur contribution ; une conférence publique sous la forme d'un dialogue entre Jean Delumeau (France) et Natalie Z. Davis (États-Unis), une projection de films et une exposition, due à Jean Simard, sur le thème « Imagerie et ethnologie », ont complété les travaux. 2. L'importance accordée aux recherches sur le terrain, qui ont alimenté la plupart des contributions, très concrètes, cherchant à raconter des « phénomènes ». Les organisateurs et les participants ont « accordé davantage aux faits et aux expériences qu'à la discussion théorique...
    .
  25. Université de Montréal. Nos pionnières et nos pionniers, Benoît Lacroix, o.p..
  26. Fonds Jean-Charles Falardeau, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
  27. Benoît Lacroix, « Imaginaire, merveilleux et sacré avec Jean-Charles Falardeau », Imaginaire social et représentations collectives, I. Mélanges offerts à Jean-Charles Falardeau, Département de sociologie, Faculté des sciences sociales, Université Laval, vol. 23, nos 1-2,‎ , p. 109-124 (lire en ligne [PDF])
    Dans cet article publié en 1982 à propos de Jean-Charles Falardeau, le père Benoît écrit : « Notre propos exact est de considérer tour à tour l'imaginaire, le merveilleux et le sacré pour mieux entrevoir, si possible, et toujours en compagnie de Falardeau, l'accès aux mystères qui définissent le sacré judéo-chrétien dans lequel la majorité de nos compatriotes canadiens-français ont vécu jusqu'à la limite de la pensée magique ».
    .
  28. Samy Mesli (UQAM), « La coopération franco-québécoise en éducation 1960-1980 : l’âge d’or », Mémoires vives, no 22,‎ (lire en ligne).
  29. L’Institut québécois de recherche sur la culture créé en 1979 est, en 1994, intégré à l’Institut national de la recherche scientifique. INRS-Urbanisation, Culture et Société.
  30. « Rapports annuels de l’Institut québécois de recherche sur la culture », sur Ariane. Université Laval (consulté le 14 août 2014).
  31. a, b et c Rapports annuels IQRC.
  32. Sociologue et doyen de la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval de 1988 à 1993.
  33. « Compte rendu : Edmond de Nevers, L’avenir du peuple canadien Français (1964) », sur Les classiques des sciences sociales.
  34. Clercs.
  35. RPQ.
  36. La religion de mon père.
  37. Quelques-uns des titres parus durant cette période :
    • Benoît Lacroix, « Mille étincelles », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
    • Benoît Lacroix, « Sacré printemps! », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
    • Benoît Lacroix, « Extase blanche! », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
    • Benoît Lacroix, « En attendant les roses », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
    • Benoît Lacroix, « La pâque des outardes », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
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    • Benoît Lacroix, « Terre! Terre! », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
    • Benoît Lacroix, « Pâques - Corps de lumière », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
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    • Benoît Lacroix, « Quand deux vieux causent », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
      La lecture du texte intégral de cet article est réservée aux abonnés du Devoir
      .
  38. Élaine Hémond, « Lacroix, Benoît, Prix Léon-Gérin 1981, Catégorie : Scientifique, Théologien », sur Les prix du Québec (consulté le 3 août 2014).
  39. Couvent Saint-Albert-le-Grand.
  40. Josée Blanchette, « Bonté divine. 24 heures au couvent des dominicain », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  41. Lauréat 1981.
  42. [1]
  43. « Fonds Jean Simard », sur Archives Canada.
  44. « Simard, Jean, ethnologue et historien, né à Québec », sur Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord, Éditions Fides, 1989.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Source partielle de cette sélection : site de la Fondation du patrimoine canadien[b 1]

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]