Hector de Saint-Denys Garneau

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Hector de Saint-Denys Garneau
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Hector de Saint-Denys Garneau (Montréal, - Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, ) est un poète essayiste canadien précurseur de la renaissance littéraire au Québec[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Montréal, Hector de Saint-Denys Garneau est issu d'une famille aisée et d'une lignée d'intellectuels[2],[3]. Fils de Paul Garneau et d'Hermine Prévost, il est également l'arrière-petit-fils de l'historien François-Xavier Garneau, le petit-fils du poète Alfred Garneau, le neveu de l'historien Hector Garneau et le cousin de l'écrivaine Anne Hébert[2]. Il passe une partie de sa vie à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, au manoir Juchereau-Duchesnay[4].

La famille s'installe à Westmount, à Montréal, en 1923[5]. Il poursuit ses études classiques dans différentes institutions montréalaises (Collège Sainte-Marie, Collège Loyola et Collège Jean-de-Brébeuf)[1],[6]. Pendant trois ans, il fréquente l'École des Beaux-Arts de Montréal pour se former à la peinture, c'est là qu'il rencontre entre autres Jean Paul Lemieux et Paul-Émile Borduas[3]. Il est atteint d'une lésion au cœur qui le force finalement à abandonner ses études en 1934 après une série d'interruptions[7].

Saint-Denys Garneau remporte un premier prix littéraire à l'âge de quatorze ans pour son poème Le Dinosaure[8]. C'est en 1927 qu'il commence la rédaction de son Journal, qui s'étendra jusqu'en 1939[9]. En 1934, il participe à la fondation de la revue La Relève avec Jean Le Moyne, Robert Charbonneau, Robert Élie et Paul Beaulieu[10]. Il correspond également avec ses amis Claude Hurtubise, François Rinfret, André Laurendeau, Maurice Hébert et sa fille, l'écrivaine Anne Hébert[11]. Il publie régulièrement des poèmes et articles dans différentes revues, La Revue scientifique et artistique, La Relève, Les Idées, Le Canada, L'Action nationale, La Renaissance et Nous, puis à compte d’auteur un livre intitulé Regards et Jeux dans l'espace, le seul livre paru de son vivant[Note 1],[12].

Il meurt en 1943 à l'âge de 31 ans, à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, près de Québec[13]. Son décès est causé par une crise cardiaque survenue le 24 octobre à la nuit tombante, à la suite d'un effort intense, d'une remontée de la Jacques-Cartier à contre-courant avec son canot lesté par une tente[14].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Regards et Jeux dans l'espace[modifier | modifier le code]

Regards et Jeux dans l'espace, fac-simile

Regards et Jeux dans l'espace paraît en mars 1937 et reçoit un accueil plutôt froid de la critique, ce qui bouleverse profondément l'auteur[15],[16]. de Saint-Denys Garneau a construit le livre selon un plan très minutieux : la disposition des titres et des sections n’y déterminent aucunement la disposition des poèmes. En outre, on doit constamment sortir du texte et de sa compréhension et sauter à la table des matières pour connaître les titres, les numéros ou l'ordre des poèmes, puisque dans le texte certains sont titrés, d'autres pas[17]. Ces choix ne sont pas arbitraires, la table des matières de l'édition originale ayant été méticuleusement préparée par de Saint-Denys Garneau[18],[19],[Note 2].

Regards et Jeux dans l'espace est composé de vingt-huit poèmes et divisé en sept sections, unifiées, lorsqu'on ajoute « Accompagnement », non numéroté, à la fin de la septième section, intitulé « Sans Titre »[20]. Comme le souligne Romain Légaré : « le livre est soutenu, telle une nécessité vitale, par une loi indéfectible, celle de l’unité des contraires »[21],[22].

« La faction solitaire de Saint-Denys Garneau est sans doute la seule façon de se tenir droit entre ciel et terre, la seule façon de supporter le poids du temps, d'être ce chemin que nous sommes entre le début de la fin. »

— Yvon Rivard, 1996[Note 3]

On a longtemps confondu le « je » des différents locuteurs (vivants, objets et 'autres') dans ce livre avec celui, plus effacé, du poète lui-même[23],[24],[25]. Les poèmes sont toutefois mystère suffisant[Note 4],[Note 5]. Sur la forme inédite de cette poésie, François Hébert écrit :

« Dans un discours tout ce qu’il y a de plus dépouillé, de plus simple en surface, mais aux registres extrêmement variés, pour peu qu’on y prête l'oreille, Garneau a incrusté mille et une surprises [... ]: rimes ou assonances et renvois inattendus ('chaise', double contraction phonétique et sémantique d’un 'malaise' et d'une 'chose'), syntaxe heurtée ('vivre et l’art'), gambades phonétiques (de 'je' à 'jeu', de 'moi' à 'joie' en passant par 'pas'), brisures et bonds sémantiques (du 'corps' à 'l'âme', de 'soi' au 'monde'). [...] Le vers est le plus souvent impair. Et irrégulier, fantasque même, [...] avec ses écarts, ses variations, ses arabesques. [...] Bizarrement disposés sur la page (en escalier, irrégulièrement espacés), les vers abondent en rimes imprévues, en allitérations astucieuses, placées comme au hasard [...] »[26],[27].

Alain Grandbois en résume l’essentiel : « La poésie de Garneau [...] me semble fournir l'expression la plus parfaite de la plus étonnante liberté. Elle dénoue les chaînes, s’évade et rejoint l'affranchissement total. » [28]. Même si de Saint-Denys Garneau lui-même fut déçu de son accueil, Regards et Jeux dans l'espace est aujourd'hui considéré comme l'un des plus importants livres de la poésie québécoise[Note 6],[29].

Prose et Lettres[modifier | modifier le code]

Pour Michel Biron, « de Saint-Denys Garneau se révèle un épistolier remarquable, tant par la qualité que par la quantité de lettres écrites en une douzaine d'années à peine »[30]. Il a vécu intensément, surtout dans la période qui va de 1934 à 1938, durant laquelle il s'est lancé à corps perdu dans l'écriture. L'influence de ses courtes études en philosophie se fait ressentir dans ses articles et essais (Œuvres en prose), dans son Journal (1929-1939) et dans ses nombreuses Lettres[31],[32],[33],[34],[35],[36].

« […] inégalée jusqu’ici, l’expérience intellectuelle de Garneau devrait avoir un sens particulier pour nous et comporter un enseignement précieux, car elle fut très profonde et poussée très loin. »

— Jean Le Moyne[37]

Selon François Hébert, de Saint-Denys Garneau « a su dire l'essentiel en peu de mots, avec une terrifiante et admirable authenticité », puis, « le taire, pour nous laisser le retrouver »[31],[Note 7].

Journal (1929–1939)[modifier | modifier le code]

Entre 1929 et 1939, de Saint-Denys Garneau tient son « journal » formé d'environ sept cahiers. Selon François Dumont : « La diffusion du journal souleva jusqu'en 2012 divers obstacles, notamment la censure et la volonté des amis d’élaguer et de classer les textes selon leurs principes esthétiques », alors que de Saint-Denys Garneau lui-même aurait d'emblée recherché un désordre dans ses texte[34]. Il ajoute que : « La diversité des genres pratiqués et la dimension littéraire de plusieurs d’entre eux font que le mot "journal" ne rend pas compte de sa nature particulière »[34]. En tentant de caractériser les formes que de Saint-Denys Garneau a expérimentées dans les cahiers qui nous sont parvenus — de l’examen de conscience à la fiction, en passant par la lettre, les méditations sur l’art, et le poème : « Il ressort de cet examen que Garneau a progressivement mis en relation le discours réflexif avec les ouvertures qu’offraient la poésie et la fiction : une dynamique se développe entre le bilan et l’esquisse, pour aboutir à une forme d’écriture qui intègre divers aspects du journal »[34].

« J’aurais voulu dire : Je ne suis pas une personne qui vous parle, pas une personne cet être désordonné, dispersé, sans centre réel. Mais j’espère que vous n’auriez pas tort en croyant que vous pouvez encore vous adresser au centre à un point, une petite flamme peut-être qui persiste, reste de ce qui fut ravagé [...], où persiste peut-être le lieu d’une espérance possible de n'être pas rejeté de l’Être. »

— Journal, 21 janvier 1939

On remarque une unité dans la diversité des formes empruntées par de Saint-Denys Garneau : « Au bout de son cheminement, de Saint-Denys Garneau arrive à se dégager des conventions littéraires pour trouver une forme totalisante (mais toujours fragmentaire) par laquelle poésie et fiction sont liées à l’existence ». Dumont note que tout en illustrant « des dimensions de l’écriture du cahier qui transforment les visées habituelles du journal intime […] », les cahiers relèvent « d’une forme erratique et heuristique qui est sans doute plus proche de l’essai tel que l’entendait Montaigne que de ce que le mot "essai" a fini par désigner aujourd’hui »[34].

Œuvre picturale[modifier | modifier le code]

L'éducation en arts visuels de Saint-Denys Garneau se fait lorsqu'il fréquente l'École des Beaux-Arts entre 1924 et 1927, mais également par une formation personnelle[3]. Il est principalement connu pour ses paysages, mais il a aussi réalisé des portraits et des nus, travaillant à la fois l’huile, le fusain et l’aquarelle. Selon Gisèle Huot : « S'il n'a pas eu le temps de développer un style propre contrairement aux autres peintres de sa connaissance, son œuvre picturale n'est pas sans mérite.»[3]. Ces œuvres jettent un éclairage particulier sur ses poèmes, et inversement. D'après ses lettres, son activité de peintre occupait une grande partie de sa vie intellectuelle et créatrice; il n'a exposé que trois fois de son vivant[38].

Postérité[modifier | modifier le code]

Durant la seule période 1937–1993, la production littéraire québécoise dédiée à de Saint-Denys Garneau se chiffre à 625 titres, selon les calculs de Sylvain Gagner : « soit, en moyenne 10,9 nouvelles entrées par an, ce qui est considérable. La production atteint presque une publication par mois (0,9 en fait). Cet énorme corpus critique constitue probablement l’un des plus volumineux pour un auteur québécois. »[39]. de Saint-Denys Garneau est également lu en France, en Belgique, en Suisse, au Luxembourg, mais aussi dans les pays non francophones où il a été traduit[Note 8],[40]. Il est également reconnu par ses pairs comme une figure incontournable de la poésie québécoise. L'écrivain Gilles Marcotte et le poète Gaston Miron le considéraient comme « le plus grand poète québécois »[41]. L'écrivain Jacques Brault affirme que : « Nous ne savons rien des dernières années de Saint-Denys Garneau dans une solitude qu’il semble avoir âprement défendue comme le donne à penser sa dernière lettre laconique à ses amis. Qui pourrait affirmer qu'il n'y a pas atteint […] à cette tranquillité de l’âme, à cet abandon de soi qui s'ouvre fugacement dans quelques poèmes? » [24].

Des fonds d'archives consacrés à l'auteur sont conservés au Centre d'archives de Montréal et à la Bibliothèque et Archives Canada[42],[43].

Prix et honneurs[modifier | modifier le code]

  • 1926 - Premier Prix du Concours littéraire de la maison Henry Morgan[44]
  • 1928 - Prix du Poetry Group de la Canadian Authors Association[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1938, une année après la parution de Regards et Jeux dans l'espace, il envoie un exemplaire à son nouveau correspondant Jean Bélanger (voir lettre à Jean Bélanger, Lettres, op. cit infra, 2020, p. 670 (ISBN 978-2-7606-4226-3 et 2-7606-4226-7), (OCLC 1141740650), et dans son journal, Garneau écrit : « ...cela me permet de communiquer par des points où, tout à coup, j’ai été réel. [...] Mais cela suppose déjà qu’il y a une certaine réalité dans mon livre, une réalité valable, authentique. Que, donc, j'ai été, que j’ai eu quelque chose à dire. », Hector de Saint-Denys Garneau, Journal (1929-1939), op. cit infra, 2012, p. 518 (ISBN 978-2-89518-423-2 et 2-89518-423-2)
  2. C’est lors d’une conférence que Marina Zito en donne l’illustration la plus frappante : « La notion de marge dans l’œuvre de Saint-Denys Garneau », Communication de Marina Zito, Istituto Universitario Orientale de Naples, au colloque Le Canada : ses marges et ses frontières, au Centre culturel d’Escaldes (Principauté d’Andorre), 14 juin 1995. Voir Zito, Marina, « L’architecture de Regards et jeux dans l’espace », dans Paul Bélanger (dir.), Saint-Denys Garneau: La clef de lumière, Montréal, Éditions du Noroît, 2004, coll. « Chemins de traverse », p. 107-123 (ISBN 978-2-89018-510-4 et 2-89018-510-9)
  3. De Saint-Denys Garneau, Hector et Hébert, François (éditeur), Regards et jeux dans l'espace, CEC, (ISBN 2-7617-1301-X et 978-2-7617-1301-6, OCLC 35926460), p. 6. Yvon Rivard constate : « Saint-Denys Gameau est mort à l'âge de trente et un ans, en 1943. Il a connu depuis sa mort un long purgatoire dont il émerge lentement depuis quelques années [...] la plupart des écrivains québécois préféraient au mauvais pauvre de Saint-Denys Garneau des œuvres de révolte, de libération, d'affirmation. [...] On comprend que plusieurs se soient détournés de ce poète qui a refusé tous les subterfuges et toutes les consolations que lui offraient la littérature, la religion ou le pays. Saint-Denys Gameau n'écrit pas pour affirmer sa singularité, il écrit pour essayer de trouver une réponse à la seule question qui importe [...] Quand il cesse d'écrire, ce n'est pas par révolte ou par déception, c'est que le silence lui est apparu comme la seule façon d'être [...] En 1993, a eu lieu a l'université McGill une journée d'hommage à Saint-Denys Gameau pour célébrer le cinquantenaire de sa mort, Fernand Ouellette et Gaston Miron, à qui j'avais demandé de participer à cette journée, ont décliné l'invitation à peu près pour les mêmes raisons : jadis, nous ne voulions pas nous reconnaître en Saint-Denys Gameau, nous lui préférions [...] tout autre écrivain qui nous promettait la libération. Mais aujourd'hui, me dit Miron, je reconnais que Saint-Denys Garneau est notre plus grand poète. » Rivard, Yvon, « L'héritage de la pauvreté », Littératures, Montréal, Université McGill, n° 77, 1998, p. 205-219: p. 214-215
  4. Pour un survol des jugements extra-littéraires sur le « personnage » de Saint-Denys Garneau, voir Gagner, Sylvain, Les figures du poète Saint-Denys Garneau dans le discours critique de 1937 à 1993, Études françaises, Université de Montréal, 1996, 409 p. Voir également Jean-Louis Major : « Petit exercice à propos du mythe de Saint-Denys Garneau », dans Saint-Denys Garneau, Le Jeu en étoile. Études et essais, Ottawa, Éditions de l’Université d’Ottawa, 1978, 189 p. (DLC 80455487, OCLC 564889817) p. 83-113, et le témoignage d’un ami des dernières années, Louis Rochette, « De Saint-Denys Garneau, joyeux compagnon », dans Mémorial : Inédits de De Saint-Denys Garneau de parents et d'amis, Fondation De Saint-Denys-Garneau, 1996, p. 63-65 (ISBN 2-89018-364-5 et 978-2-89018-364-3), (OCLC 50738397)
  5. Il serait naïf de penser que la publication de Regards et Jeux dans l'espace modifie l’humeur de Garneau : « être dont l’inconstance est légendaire » et, cela, « peu importe le contexte », Michel Biron, op. cit, 2015, p. 318. Il n'y a pas un mot dans son journal des aléas de sa 'plaquette de poèmes' — déjà absorbé dans le paysage d’Oka (où il séjourne du 21 mars jusqu’au début de mai 1937), deux importants essais (Propos sur l’habitation du paysage et Paysage d’Oka) et sa toile Ciel en automne [cat. n°30] sur le point d’être exposée au Musée des beaux-arts de Montréal : ni la critique hostile ni les résultats de la vente de son livre ne touchent Hector de Saint-Denys Garneau (Idem).
  6. Huot, Giselle, « L’aventure artistique du peintre de Saint-Denys Garneau », Mens : revue d'histoire intellectuelle de l’Amérique française, vol. 4, no 2,‎ , p. 255 (ISSN 1492-8647 et 1927-9299, DOI 10.7202/1024597ar, lire en ligne, consulté le ). Il est à noter que de Saint-Denys Garneau était très critique de sa propre œuvre : « [Ainsi] aucun autre poète, que je sache, ne s’est retourné si violemment contre sa poésie pour la dénoncer comme une imposture : "Qu’y a-t-il de nécessaire dans tout ce que j’ai écrit?", se demande Garneau (Journal, op. cit infra 2012, p. 551); [et voici] les raisons [qu’il] allègue pour écarter la plupart de ses poèmes — il en retient moins de dix entre tous ceux qu’il a écrits — : « Pompage illégitime, verbeux et la plupart du temps mensonger, hasardeux. La première partie de mon livre n’a en moi aucune réalité véritable : c’est une flatterie en portrait. […] Un romantisme tragique qui ne peut que tromper, qui le voulait peut-être. […] illisible […] un délayage infâme […] exploitation d’une petite sensation. Dans tout cela, je me parais des plumes du paon, à quoi je n’avais aucun droit; je donnais le change en revêtant d’un aspect brillant un vide absolu. » (Ibid., p. 551-554) [...] On aimerait que certains critiques se soient souvenus de cette page ». Melançon, Robert, « Poésie et vérité », Études françaises, vol. 48, n° 2, 2012, p. 13-14 (ISSN 0014-2085 et 1492-1405), DOI:10.7202/1013331ar, (consulté le 10 décembre 2020)
  7. Selon Robert Melançon : « Garneau s’est expliqué à lui-même les raisons qui l’ont amené à se détourner de la poésie. […] Dans une longue entrée du Journal datée du Mardi gras 1938, Garneau se livre à une critique radicale de ses poèmes. C’est une page extraordinaire, dont je ne connais aucun équivalent […]. » Melançon, Robert, « Poésie et vérité », Études françaises, vol. 48, n° 2, 2012, p. 13 (ISSN 0014-2085 et 1492-1405), DOI:10.7202/1013331ar, (consulté le 10 décembre 2020). Voir l’article d’Yvon Rivard, « Qui a tué Saint-Denys-Garneau? », Liberté, Vol. 24, n° 1 (139), janvier/février 1982, p. 73-85 (ISSN 1923-0915), https://id.erudit.org/iderudit/29991ac)
  8. Alors « que la lecture des poètes francophones du Québec en anglais est rare, […] » remarque E. D. Blodgett, « Saint-Denys Garneau continue à être un des poètes les plus fréquemment traduits. » Blodgett, Edward D., « De la difficulté de traduire Saint-Denys Garneau en anglais » Études françaises, vol. 48, n°2, 2012, p. 111 et 114 (ISSN 0014-2085 et 1492-1405, DOI 10.7202/1013337ar). Voir E. D. Blodgett, Five-Part Invention : A History of Literary History in Canada, Toronto, University of Toronto Press, 2003, p. 81-85, et Thomas D. Ryan, «The Textual Presence of the Translator: A Comparative nalysis of F. R. Scott’s and John Glassco’s Translations of Saint-Denys Garneau », Montréal, Université Concordia, 2003, p. 16. On note aussi que« de Saint-Denys Garneau est de loin le plus traduit en espagnol. » Stratford, Madeleine, op. cit 2015, p. 153. Pour plus d’information bibliographique, consulter les bases de données TEPOQAL I et II Voir également l’article pionnier d’Eva Kushner : « Poésie et idéologie : un tournant de la littérature québécoise contemporaine », Cahiers roumains d’études littéraires, vol. 7, n° 1, 1979, p. 67-83: 69-72

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Saint-Denys Garneau, Hector de », sur www.litterature.org (consulté le )
  2. a et b « Garneau, Hector de Saint-Denys », sur l'Encyclopédie Canadienne (consulté le )
  3. a b c et d « L'aventure artistique du peintre de Saint-Denys Garneau », Mens, vol. 4, no 2,‎ , p. 215 (lire en ligne)
  4. « Dans la maison du poète », sur ULaval Nouvelles, (consulté le )
  5. « Domaine de Fossambault, lieu de résidence de la famille Garneau »
  6. « Garneau, Hector de Saint-Denys | l'Encyclopédie Canadienne », sur www.thecanadianencyclopedia.ca (consulté le )
  7. « Saint-Denys Garneau. L'art et l'être. », p. 1
  8. André Brochu, « « De Saint-Denys» vivant », La sociabilité littéraire, vol. 27, no 2,‎ , p. 344 (lire en ligne)
  9. Martin Lagacé, Saint-Denys Garneau: l'art et l'être, Mémoire de maitrise, Université Laval, 2013, p.1 Consulter en ligne: https://www.collectionscanada.gc.ca/obj/thesescanada/vol2/QQLA/TC-QQLA-29624.pdf
  10. Melançon, Benoît et Popovic, Pierre (directeurs), « Saint-Denys Garneau et La Relève », Actes du colloque tenu à Montréal le 12 novembre 1993, Montréal, Fides / CÉTUQ, coll. « Nouvelles études québécoises », 1995, 133 p. (ISBN 2762117461 et 9782762117462).
  11. Michel Biron, « L’impudeur épistolaire. Sur quelques lettres inédites de Saint-Denys Garneau », Études françaises, vol. 48, no 2,‎ (lire en ligne)
  12. Evelyne Gagnon, « Du non-soi au non-poème. Saint-Denys Garneau ou le trou noir de l'énonciation », Postures, no 6,‎ , p. 1
  13. « Garneau, Hector de Saint-Denys | l'Encyclopédie Canadienne », sur www.thecanadianencyclopedia.ca (consulté le )
  14. Biron, Michel, De Saint-Denys Garneau : biographie, Boréal, 2015, 451 p. (ISBN 978-2-7646-2400-5 et 2-7646-2400-X), (OCLC 913612483), p. 409-410.
  15. « De Saint-Denys Garneau, le poète qui a mené le Québec à la modernité littéraire », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
  16. Denys Gagnon, « Hector de Saint-Denys Garneau. Regards et jeux dans l'espace », Le polar scandinave, vol. 8, no 4,‎ , p. 28 (lire en ligne)
  17. Thibodeau, Serge Patrice, L'appel des mots : lecture de Saint-Denys-Garneau : essai, L'Hexagone, (ISBN 2-89006-485-9 et 978-2-89006-485-0, OCLC 30918755), p. 62-63
  18. Biron, Michel, De Saint-Denys Garneau : biographie, Boréal, (ISBN 978-2-7646-2400-5 et 2-7646-2400-X, OCLC 913612483, lire en ligne), p. 295
  19. Ouellet, Pierre, « Le jeu du regard dans l’espace poétique de Saint-Denys Garneau », Voix et Images, vol. 20, no 1,‎ , p. 58 (ISSN 0318-9201 et 1705-933X, DOI 10.7202/201138ar, lire en ligne, consulté le )
  20. Thibodeau, Serge Patrice, L'appel des mots : lecture de Saint-Denys-Garneau : essai, L'Hexagone, (ISBN 2-89006-485-9 et 978-2-89006-485-0, OCLC 30918755, lire en ligne), p. 64
  21. Légaré, Romain, L'aventure poétique et spirituelle de Saint-Denys Garneau, Fides, , 190 p., p. 59 et 86. Comparer à Lambert, Vincent, « Le consentement à l’image : Saint-Denys Garneau, octobre 1935 », Voix et Images, vol 39, n°2, 2014, p. 117 et 125 (ISSN 0318-9201 et 1705-933X, DOI 10.7202/1025192ar)
  22. Blais, Jacques, « Saint-Denys Garneau et le jeu des variantes », Études françaises, vol. 20, no 3,‎ , p. 46 (ISSN 0014-2085 et 1492-1405, DOI 10.7202/036839ar, lire en ligne, consulté le )
  23. Mainguy, Thomas, « Saint-Denys Garneau : le jeu de l’ironie », Études françaises, vol. 48, no 2,‎ , p. 45 (ISSN 0014-2085 et 1492-1405, DOI 10.7202/1013333ar, lire en ligne, consulté le )
  24. a et b Sur le difficile effort d’impersonnalisation de Garneau, voir Robert Melançon, « Notes de relecture de Saint-Denys Garneau », dans Paul Bélanger (dir.), Saint-Denys Garneau : La clef de lumière, Montréal, Éditions du Noroît, coll. « Chemins de traverse », 2004, p. 56 (ISBN 978-2-89018-510-4 et 2-89018-510-9)
  25. Comparer Popovic, Pierre, « Le différent des discours dans Regards et Jeux dans l’espace », Voix et Images, Montréal, vol. 12, n°1, 34, automne 1986, p. 87-104 (DOI 10.7202/200608ar)
  26. De Saint-Denys Garneau, Hector et Hébert, François (éditeur), Regards et jeux dans l'espace, CEC, (ISBN 2-7617-1301-X et 978-2-7617-1301-6, OCLC 35926460), p. 144-145
  27. Sur l’inapparente complexité structurale des poèmes, voir l’article de Jacques Blais, op. cit., p. 29-50 (ISSN 0014-2085 et 1492-1405, DOI 10.7202/036839ar) et Stratford, Madeleine, « Saint-Denys Garneau dans le prisme de ses traducteurs hispano-américains », TTR (Association canadienne de traductologie), vol. 28, nos 1-2,‎ 1er semestre–2e semestre 2015, p. 153–179 (ISSN 0835-8443 et 1708-2188, DOI 10.7202/1041655ar, lire en ligne)
  28. Grandbois, Alain, Notre Temps, 17 mai 1947, cité dans De Saint-Denys Garneau, Hector et Hébert, François (éditeur), Regards et jeux dans l'espace, CEC, 1996, p. 151.
  29. Regards et Jeux dans l'espace n’est « jamais présenté par Garneau comme un "recueil" mais bien comme un livre unifié. » Biron, op. cit., 2015 (ISBN 978-2-7646-2400-5 et 2-7646-2400-X), (OCLC 913612483), p. 301; De Saint-Denys Garneau, Hector et Biron, Michel (éditeur), Montréal, Presses de l'Université de Montréal, septembre 2020, 920 p. (ISBN 978-2-7606-4226-3 et 2-7606-4226-7), (OCLC 1141740650), dos de couverture
  30. Biron, Michel, « L’impudeur épistolaire : sur quelques lettres inédites de Saint-Denys Garneau », Études françaises, vol. 48, no 2,‎ , p. 66 (ISSN 0014-2085 et 1492-1405, DOI 10.7202/1013335ar, lire en ligne, consulté le )
  31. a et b de Saint-Denys Garneau, Hector et Hébert, François (éditeur), Regards et jeux dans l'espace, CEC, (ISBN 2-7617-1301-X et 978-2-7617-1301-6, OCLC 35926460), p. 9-10
  32. de Saint-Denys Garneau, Hector, et Huot, Giselle (éditrice), Œuvres en prose, édition critique établie par Giselle Huot, Montréal, Fides, 1995, 1183 p. (ISBN 2-7621-1694-5). Cet ouvrage, « [c]ulturellement inestimable », épuisé dès sa parution, mais non réimprimé par Fides, contient tous les articles et essais de Saint-Denys Garneau. Il ne doit pas être confondu avec la Thèse du même nom (Huot, Édition Critique des Œuvres en Prose d'Hector de Saint-Denys Garneau [Thèse], op. cit, 1998), qui est son complément.
  33. de Saint-Denys Garneau, Hector et Dumont, Francois (éditeur), Journal (1929-1939), Québec, Nota bene, coll. « Cahiers du Centre Hector-De Saint-Denys-Garneau », n°5, 2012, 613 p. (ISBN 978-2-89518-423-2 et 2-89518-423-2)
  34. a b c d et e Dumont, François, « Pratiques du cahier chez Saint-Denys Garneau », Études françaises, vol. 48, no 2,‎ , p. 50 (ISSN 0014-2085 et 1492-1405, DOI 10.7202/1013334ar, lire en ligne)
  35. Voir Hébert, Pierre et Baszczynski, Marilyn, Le « Journal » de Saint-Denys Garneau et ses structures actantielles, « Le journal intime au Québec, structure, évolution », Montréal, Fides, 1988, 212 p., p. 133-156, et Massoutre, Guylaine, « Les remous de Pont-Rouge », dans Paul Bélanger (dir.), Saint-Denys Garneau : La clef de lumière, op. cit., 2004, p. 15-23
  36. de Saint-Denys Garneau, Hector et Biron, Michel (éditeur), Lettres, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, coll. « bnm* », , 920 p. (ISBN 978-2-7606-4226-3 et 2-7606-4226-7, OCLC 1141740650), p. 24-25
  37. Le Moyne, Jean, « Le témoignage de Saint-Denys Garneau », Notre Temps, Montréal, vol. 2, no 31,‎ , p. 3.
  38. France Gascon, « Hector de Saint-Denys Garneau (1912-1943) : peintures », sur www.saintdenysgarneau.com (consulté le )
  39. Gagner, Sylvain, Les figures du poète Saint-Denys Garneau dans le discours critique de 1937 à 1993, op. cit, 1996, p. 25. On peut prendre connaissance de la riche tradition critique des études garnéliennes dans une « Bibliographie sélective » de Dumont, Francois (avec Andrée-Anne Giguère), Saint-Denys-Garneau en revue, Québec et Montréal, Presses de l’Université du Québec / Voix et images, coll. « De vives voix », 2010, 184 p.
  40. Huot, Giselle et Lacroix, Benoît, Mémorial : inédits de De Saint-Denys Garneau de parents et d'amis, Fondation De Saint-Denys-Garneau, (ISBN 2-89018-364-5 et 978-2-89018-364-3, OCLC 50738397, lire en ligne), p. 8.
  41. cité dans Huot, « L’aventure artistique du peintre de Saint-Denys Garneau », op. cit, 2004, p. 255 (ISSN 1492-8647 et 1927-9299, DOI 10.7202/1024597ar). Comparer à Miron, Gaston, Les livres à lire, « Maclean », Montréal, vol. 7, n° 5, mai 1967, p. 82 et Miron, Gaston, Observations complémentaires, Colloque « Aspects de Saint-Denys Garneau », Université de Montréal, 19 octobre 1968. Popovic, Pierre, Entretiens avec Gilles Marcotte : de la littérature avant toute chose, Liber, (ISBN 2-921569-35-3 et 978-2-921569-35-4, OCLC 35971359, lire en ligne), p. 55.
  42. Fonds Hector de Saint-Denys-Garneau (MSS200) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  43. Fonds d'archives Hector de Saint-Denys Garneau, Bibliothèque et Archives Canada.
  44. Gisèle Huot, Étude critiques des œuvres en prose d'Hector de Saint-Denys Garneau, Thèse, Université Laval, 1998, p.40

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Éditions de l'œuvre[modifier | modifier le code]

  • Œuvres, Texte établi, annoté et présenté par Jacques Brault et Benoît Lacroix, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, 1971, 1320 p.
  • Œuvres en prose, Édition critique établie par Giselle Huot, Montréal, Fides, 1995, 1183 p. (ISBN 2-7621-1694-5)
  • Poèmes et Proses (1925-1940), Avec des inédits (textes et illustrations), Choix et présentation de Giselle Huot, Montréal, Éditions de l’Outarde (épuisée), 2001, 413 p. (ISBN 2-9805221-1-2)
  • Nus et autres dessins inédits, conception et texte de Giselle Huot, catalogue de l'exposition, Montréal, Bibliothèque Saint-Sulpice, 2004, 30 p.
  • Regards et jeux dans l'espace, Montréal, Fides, 2013, 222 p. (ISBN 9782762135688)
  • De Saint-Denys Garneau: Lettres, Édition préparée, présentée et annotée par Michel Biron, Les Presses de l’Université de Montréal, coll. bnm*, 2020, 919 p. (ISBN 9782760642263)
  • Journal 1929-1939, Québec, Éditions Nota bene, coll. «Cahiers du Centre Hector De Saint-Denys Garneau», 2012, 615 p. (ISBN 9782895184232)
  • Journal, Texte conforme à l'édition critique établie par Giselle Huot, coll. « Littérature », Bibliothèque québécoise, 2020, 479 p. (ISBN 9782894061275)

Ouvrages et articles[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]