Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap

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Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap
Image illustrative de l'article Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap
Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap à Trois-Rivières, Québec. La statue qui aurait ouvert les yeux en 1888.
Présentation
Culte Catholique romain
Type Basilique mineure
Sanctuaire national
Rattachement Diocèse de Trois-Rivières
Début de la construction 1659
Royal Standard of King Louis XIV.svg Nouvelle-France
Fin des travaux 1965
Architecte Adrien Dufresne
Site web sanctuaire-ndc.ca
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région administrative Mauricie
Ville Trois-Rivières
Coordonnées 46° 22′ 08″ nord, 72° 29′ 52″ ouest

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Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap

Le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap est un lieu de rassemblement spirituel situé au Cap-de-la-Madeleine, un secteur de Trois-Rivières au Québec. Dressé sur le bord du fleuve Saint-Laurent, il est dédié à la Vierge Marie et accueille chaque année plus de 500 000 pèlerins et visiteurs en provenance de tous horizons. Son plus volumineux bâtiment est élevé au rang de basilique mineure en 1964. Le site a été désigné comme l'un des cinq sanctuaires nationaux du Canada par la Conférence des évêques catholiques du Canada. C'est le deuxième plus vaste et important sanctuaire marial dédié à la Vierge Marie en Amérique du Nord après celui de Notre-Dame de Guadalupe au Mexique.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'appellation Notre-Dame-du-Cap se rapporte à une statue de la Vierge actuellement située dans le vieux temple. Une profonde dévotion mariale existe à Cap-de-la-Madeleine depuis 1694 avec l'institution de la Confrérie du Rosaire sous la gouverne du père Paul Vachon[1]. À la suite de la mort du père Vachon en 1729, il y a une baisse de dévotion qui s’échelonne sur une période de 115 ans, jusqu'à ce que la dévotion à Marie soit reconstituée en vertu des travaux du frère Luc Désilets en 1867. Après avoir vu un cochon tenant un chapelet dans sa bouche, frère Désilets décide alors de se consacrer à la Sainte Vierge et de rétablir sa dévotion[1].

La chapelle d'origine date de 1717 (les travaux se déploient sur 3 ans jusqu'en 1720) ; la permission de construire est obtenue en 1714.

Le miracle du pont de glace[modifier | modifier le code]

Pendant le renouveau de la dévotion mariale de frère Désilets, le nombre de personnes qui fréquentent l'église paroissiale commence à augmenter, jusqu'à ce que l'église ne soit plus assez grande pour tous les contenir.

En 1878, il est décrété par Mgr Louis-François Richer Laflèche qu'une plus grande église est nécessaire et qu'elle sera construite avec des pierres se trouvant de l'autre côté du fleuve Saint-Laurent, qui est à distance d'environ deux kilomètres du littoral de Cap-de-la-Madeleine. La décision est prise de traverser les pierres d'une rive à l'autre sur des traîneaux une fois qu'il sera gelé en hiver. Malheureusement, l'hiver 1878-1879 est exceptionnellement doux et le Saint-Laurent ne gèle pas comme prévu. Cela semble entraver les plans pour la construction de la nouvelle église[1].

La basilique du XXe siècle.

Frère Désilets charge sa congrégation de prier le chapelet afin d'obtenir de la glace pour traverser la rivière, il promet également à Marie que si elle intercède il lui consacrera la vieille église (alors dédiée à Marie-Madeleine). En mars 1879, des morceaux de glace flottent en aval du lac Saint-Pierre, formant un «pont» sur le fleuve Saint-Laurent, et ce miracle est attribué à l'intercession de la Bienheureuse Mère[1]. Ce pont est immédiatement surnommé le « Pont des Chapelets » en raison à sa connexion avec la prière du même nom. Pendant plusieurs jours, les paroissiens versent de l'eau sur les morceaux de glace afin d'épaissir la glace et former un chemin, qu'ils utilisent ensuite pour transporter les pierres à travers le fleuve. Frère Désilets confirme sa promesse et rebaptise l'ancienne église.

La nouvelle église est livrée au culte le 3 octobre 1880, encore inachevée.

Le prodige des yeux[modifier | modifier le code]

Le 22 juin 1888, le père Frédéric Jansoone préside solennellement la cérémonie de la consécration face à plus de 5 000 paroissiens fidèles. Le soir même, le père Frédéric, le frère Désilets et un autre homme prient la Vierge Marie dans la nouvelle église. Ils sont alors témoins de ce qui sera appelé le « prodige des yeux ». D'après les affirmations corroborés par les trois hommes présents sur place, la statue de la Vierge, dont les yeux sont coutumièrement baissés, aurait regardé droit devant elle pendant plusieurs minutes.

La chapelle tout juste restaurée semble avoir été le lieu d'une apparition mariale : la statue de la vierge aurait ouvert les yeux devant le père Frédéric Jansoone et les fidèles présents dans la chapelle[2].

Site[modifier | modifier le code]

Circa 1920, photographie par Edgar Gariépy.

Chapelle votive[modifier | modifier le code]

Le site prend forme en 1659 avec la construction d’une chapelle en bois, mandaté par le gouverneur Pierre Boucher. Dix ans plus tôt, les Jésuites reçoivent une seigneurie au Cap-des-Trois-Rivières afin d'y aménager une mission pour les Amérindiens et de les éloigner des dangers que représente le bourg de Trois-Rivières, en particulier l’accès facile à l’eau-de-vie. Le Cap-des-Trois-Rivières est postérieurement rebaptisé Cap-de-la-Madeleine.

La chapelle faite de bois devient l’église de la nouvelle paroisse Saint-Marie-Madeleine en 1661 et le culte à la Vierge Marie émerge.

Les Récollets prennent ensuite la relève des Jésuites et en 1685 le père Paul Vachon est curé de la paroisse. Il est alors question de construire une chapelle votive en pierre à la place du petit oratoire.

L'ancienne église du sanctuaire que l'on désigne en 1714 sous le nom de l'église de Notre-Dame-du-Cap, remontant au Régime français est édifée entre 1717 et 1720 et a été conservée. C'est dans cette chapelle que les événements miraculeux se sont en partie produits. Conservée dans son intégrité, il s'agit d'un monument majeur du patrimoine religieux québécois.

Le pont des Chapelets[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont des Chapelets.

Le « pont des Chapelets » est édifié en 1924 pour commémorer le miracle du pont de glace ; 19 hommes ayant traversé sur ce pont assistent à son inauguration.

Chemin de croix[modifier | modifier le code]

Pont des Chapelets, le 24 mars 1924.

La basilique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Basilique Notre-Dame-du-Cap.

La basilique actuelle est construite à partir de 1955 et consacrée en 1964 : la construction dure neuf ans. Elle mesure 258 pieds de haut du sol à la croix qui orne le toit, 125 pieds de haut du plancher au haut du dôme à l'intérieur. Une statue de 24 pieds de Marie orne sa façade. Neuf années sont nécessaire pour que tous les vitraux (faits à la main) soient installés dans la basilique.

Les jardins[modifier | modifier le code]

Pèlerinage[modifier | modifier le code]

Les jardins.

À partir du début du XXe siècle, de nombreux pèlerinages commencent à cheminer vers le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap[3], principalement en provenance du Canada et des États-Unis[4].

Les participants au pèlerinage dédié à Marie-Reine-du-Canada, créé en 2003, parcourent notamment 100 km à pied en trois jours de Saint-Joseph-de-Lanoraie (Lanoraie), en passant par Maskinongé et Trois-Rivières, à chaque fête du Travail.

Les pèlerins dévoués à Marie-Reine-de-la-Paix convergent quant à eux chaque année à partir de plusieurs points au Québec, en arrivant le 15 août lors la fête de l'Assomption.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]