Waldersbach

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Waldersbach
Vue d'ensemble du village.
Vue d'ensemble du village.
Blason de Waldersbach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Molsheim
Canton Mutzig
Intercommunalité C.C. de la Vallée de la Bruche
Maire
Mandat
Pierre Reymann
2014-2020
Code postal 67130
Code commune 67513
Démographie
Gentilé Waldersbachois
Population
municipale
142 hab. (2014)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 55″ nord, 7° 12′ 51″ est
Altitude Min. 464 m – Max. 925 m
Superficie 3,37 km2
Localisation

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Waldersbach est une commune française, située à 500 m d'altitude dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Du au , la commune a été dénommée Ban-de-la-Roche à la suite de la fusion-association avec les communes de Belmont, Bellefosse puis, le , avec la commune de Fouday.

Géographie[modifier | modifier le code]

Waldersbach est un village de montagne et même si le village est bien orienté, la fraîcheur venant des forêts situées au-dessus « descend » dès que le soleil cesse de chauffer. Le réseau hydraulique est assez important et, à la hauteur de Waldersbach, un certain nombre de ruisseaux se déversent dans la Schirgoutte ou Chirgoutte qui prend source sous le col de la Charbonnière : la Goutte du Moulin, en provenance de Bellefosse, la Bellegoutte, et la Grande Goutte qui prend sa source en dessous du col de la Perheux. La Schirgoutte descend ensuite se jeter dans la Bruche à Fouday une centaine de mètres plus bas. Le réseau hydraulique est donc lié au massif du Champ du feu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Waldersbach faisait partie de l'ancienne seigneurie du Ban de la Roche. On y trouve un musée à la mémoire de Jean-Frédéric Oberlin, pasteur, pédagogue, animateur rural, défenseur des Droits de l'Homme.

Le développement du Ban de la Roche a lieu tout d'abord au XVIe siècle sous l'influence du seigneur comte Palatin Georges-Jean de Veldenz. Il obtient l'autorisation d'exploiter des mines et achète le Ban de la Roche en 1584. Suivra une période plus sombre avec des procès en sorcellerie en 1620-1621, puis la guerre de Trente Ans. En 1655 sept familles sont recensées à Waldersbach. Les XVIIIe et XIXe siècles seront une période plus favorable avec le développement du textile: une filature est créée à Waldersbach sous l'impulsion de Jean George Reber, et une rubannerie à Fouday sous l'impulsion de Jean-Luc et Daniel Legrand.

De 1750 à 1754 puis de 1760 à 1767 Jean Georges Stuber est pasteur à Waldersbach. Il élabore de nouvelles méthodes pédagogiques et s'efforce particulièrement d'apprendre à lire aux paroissiens. Avant de partir, il se préoccupe de trouver un digne successeur en la personne de Jean-Frédéric Oberlin qui lui succède en 1767 alors âgé de 27 ans. Il restera à Waldersbach jusqu'à sa mort en 1826 à l'âge de 86 ans. Au cours de toutes ces années il dépensera efficacement beaucoup d'énergie pour améliorer le réseau routier, l'agriculture, l'hygiène, l'habitat, l'instruction. Le musée Jean-Frédéric-Oberlin met en valeur sa vie et son œuvre.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Waldersbach

Les armes de Waldersbach se blasonnent ainsi :
« D’azur à l’église d’argent, essorée de gueules, sur une terrasse de sinople ; au chef cousu de gueules chargé de trois rocs d’échiquier d’argent. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1940 la commune bénéficiait d'une agence postale ou d'un correspondant rural, le cachet à date était de forme hexagonale tireté.

La mairie-école.


Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Pierre Reymann[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 142 habitants, en augmentation de 0 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
342 343 364 438 576 514 500 507 498
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
445 475 450 464 443 392 384 348 342
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
327 321 320 261 233 206 189 184 168
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
158 155 579 585 632 139 137 149 142
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église protestante de Waldersbach.
Le presbytère construit par le pasteur Oberlin.
Article détaillé : Musée Jean-Frédéric-Oberlin.
Waldersbach allée des fiançés.
Waldersbach en automne.
Waldersbach sous la neige.
  • Allée Oberlin ou allée des Fiançés[7] : en montant à pied à droite du cimetière pour aller au col de la Perheux, on passe par une magnifique allée bordée de vieux arbres. Les couples mariés à Waldersbach plantaient un arbre le long de cette allée.
  • De nombreux chemins permettent de rejoindre des villages à pied dans une ambiance calme et des paysages variés quelle que soit la saison :
vers Fouday et donc la gare SNCF la plus proche ;
vers Solbach ;
vers le col de la Perheux puis Rothau ou Wildersbach (vallée de la Rothaine) ;
vers Belmont et le Champ du Feu ;
vers Bellefosse puis Colroy-la-Roche ou vers Blancherupt.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Frédéric Oberlin, pasteur du Ban-de-la-Roche, vécut à Waldersbach pendant 59 ans et y mourut en 1826. Il repose dans le petit cimetière de Fouday, près de l'église. Son rayonnement et la présence du musée dans le village engendrent un tourisme de mémoire dans la région. Alors que le pasteur est enterré au cimetière de Fouday, sa femme, Madeleine Salomé Oberlin, née Witter, morte à l'âge de 36 ans après la naissance de leur neuvième enfant, est inhumée à Waldersbach, comme en témoigne une plaque commémorative apposée sur un mur de l'église.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelage avec Woolstock.

Comme sept autres communes du Ban de la Roche (Bellefosse, Belmont, Fouday, Neuviller-la-Roche, Rothau, Solbach et Wildersbach), Waldersbach est jumelée depuis le avec Woolstock, une petite localité américaine de l'Iowa qui a accueilli au XIXe siècle des immigrants en provenance du Ban de la Roche.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denis Leypold, Le Ban de la Roche au temps des seigneurs de Rathsamhausen et de Veldenz (1489-1630), Librairie Oberlin, Strasbourg, 1989, 119 p.
  • Jean Georges Stuber, Histoire de la paroisse de Waldersbach, Annales du Ban de la Roche, 1774.
  • « Waldersbach », in La Haute Vallée de la Bruche, Patrimoine d’Alsace, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Éditions Lieux Dits, Lyon, 2005, p. 69-73 (ISBN 978-2-914528-13-9)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]