Dissay-sous-Courcillon

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Dissay-sous-Courcillon
Moulin et château de Courcillon
Moulin et château de Courcillon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Canton Château-du-Loir
Intercommunalité Communauté de communes de Loir et Bercé
Maire
Mandat
Jacques Lauze
2014-2020
Code postal 72500
Code commune 72115
Démographie
Population
municipale
976 hab. (2012)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 39′ 55″ N 0° 28′ 24″ E / 47.665278, 0.47333347° 39′ 55″ Nord 0° 28′ 24″ Est / 47.665278, 0.473333
Altitude Min. 43 m – Max. 132 m
Superficie 34,92 km2
Localisation

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Dissay-sous-Courcillon est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 976 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Dissay-sous-Courcillon est une commune du sud de la Sarthe, située à 35 km au nord de Tours et 45 km au sud du Mans au confluent du Long et du Gravot.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Dissay-sous-Courcillon
Montabon, Château-du-Loir Vouvray-sur-Loir Marçon, Beaumont-sur-Dême
Nogent-sur-Loir Dissay-sous-Courcillon Épeigné-sur-Dême (Indre-et-Loire)
Saint-Pierre-de-Chevillé Saint-Christophe-sur-le-Nais (Indre-et-Loire) Villebourg (Indre-et-Loire)

Histoire[modifier | modifier le code]

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La plus ancienne présence de vie attestée sur le territoire de la commune est symbolisée par l'existence de trois menhirs appelés Haute-Crane, de Pierre Evouze (ou Serpinière) et Pierre Levée. Ces menhirs témoignent probablement d'une présence de vie sédentaire au Néolithique sur le territoire de Dissay et plus largement de la vallée du Loir.

Ces trois monuments mégalithes se regroupent sur une partie du territoire de la commune appelée La lande de Moirons. Ce plateau domine le Loir et s'étend sur les communes de Marçon et de Beaumont-sur Dême. On retrouve encore aujourd'hui dans plusieurs endroits du plateau, de nombreuses roches de tailles considérables géologiquement semblables aux trois mégalithes connus. Ce lieu avait été réputé autrefois par les individus locaux pour son isolement et son caractère magique où le culte druidique aurait été pratiqué... Dans son Dictionnaire topographique et historique de la Sarthe Jean-Rémy Pesche décrit (aux dires des habitants) la lande des Moirons et la particularité du lieu: " (...) le lieu terrible du pays : les chasseurs s'y perdent, les passagers y sont arrêtés, et, de nos jours même, plusieurs crimes y ont été commis; c'est un vrai labyrinthe dans lequel on ne rencontre que de rares habitations".

La famille des de Courcillon est attestée dès le VIIe siècle en tant que puissante famille sous une orthographe se rapprochant de "Cuercelone". Appelé au Xe siècle "Disiacum ultra fluvium Ledum", puis Dicé dans une mention en 1330. Le terme Dissay proviendrait du nom gallo-romain Dissius. L'appellation même du village Dissay sous Courcillon tendrait à signifier la soumission hiérarchique ou bien géographique du lieu Dissay au pouvoir de la famille de Courcillon représenté par le château.

Il est dit qu'à Bannes, au IXe siècle, une assemblée de Louis le Pieux se tient à Bannes pour résoudre les litiges de l'évêque du Mans et l'abbaye se Saint-Calais.

Le château de Courcillon est bâti au XIe siècle sur le coteau de la rive du Long en surplomb du hameau, la forteresse en mauvais état et restauré au XIVe siècle Selon une ancienne tradition, un des vassaux de Courcillon devait, dans l'année, présenter au seigneur du château un roitelet, dans une cage placée dans une charette tirée par quatre bœufs, qu'on faisait entrer dans la cour du château. Une autre tradition se déroulait à la seigneurie de Vernay. Les seigneurs faisaient sauter le Gravot à tous les hommes mariés de la paroisse de Dissay-sous-Courcillon dans l'année, ceci avait lieu le lundi de Pentecôte dans le Pré-du-Saut. Le meunier du moulin Couard était tenu de fournir un bateau pour repêcher ceux qui n'avaient pas sauté la rivière. En 1089, Guillaume de Courcillon offre au prieuré de Dissay la chapelle Saint-Jean au bas des terrasses du château.

Le village possédait autrefois deux autres églises et deux chapelles, une église à Bannes dédiée à la Vierge (disparue), une autre située au hameau de la Côtière (ce lieu aurait été celui du bourg originel de Dissay-sous-Courcillon) également disparue. La seigneurie de Vernay possédait une chapelle dédiée à sainte Barbe et, celle de Sainte-Catherine qui subsistait encore au début du XIXe siècle au lieu portant le même nom.

On peut encore observer en plusieurs points du territoire, des édifices remarquables datant d'entre le XVème et le XVIIIème siècle.

En 1702, Pierre II de Perrien de Crenan meurt sans héritier et lègue aux plus pauvres de la paroisse 6 000 livres.

Par décret du 18 août 1807, Dissay qui comptait 1 314 habitants absorbe la commune de Bannes d'environ 450 habitants.

Quarante-sept hommes de Dissay-sous-Courcillon périrent lors des combats de la Première Guerre mondiale. Le monument aux morts de la commune fut érigé en présence du commandant de la IVe légion.

En 1897, la brigade des sapeurs-pompiers de Dissay-sous-Courcillon fut formée.

Résistance[modifier | modifier le code]

Le 23 mars 1943, trois hommes des services secrets britanniques sont parachutés sur la lande des Moirons. Un d'entre eux est blessé et est recueilli par le châtelain de Courcillon qui prévient le Docteur Goude de Château-du-Loir. Dans la nuit du 16 au 17, des armes sont parachutés sur la lande suivant le message codés : « le rouge-gorge a chanté ». De nouveaux parachutages d'armes ont lieu dans la nuit du 12 au 13 juillet, le 12 août et le dernier du 8 au 9 septembre 1943. Trois autres hommes des services sercrets sont parachutés le 3 septembre et recueillis par le Docteur Goude. Monsieur Branchu, de Chahaignes, aida le groupe à cacher des armes. Parmi les résistants du groupe, les Morand, ils réussirent à cacher l'agent secret canadien Gabriel Chartrand et le sergent américain David Butcher. Son avion B17 n°42-3235 forteresse Lakanuki a été abattu le 4 juillet 1943 à Poillé, neuf soldats américains furent tués. David Butcher décède en 2004.

Parmi les membres des parachutages de 1943, sont arrêtés le matin du 9 septembre morts en déportation :

  • le Docteur Goude,
  • Monsieur et Madame de Monéris,
  • Mademoiselle David agent de liaison,
  • Marcel Morand,
  • Marcel Tavaux,
  • Madame Maux,
  • Monsieur Branchu,
  • Louis Guy.

Des parachutages d'armes reprennent en 1944 toujours sur les Moirons. Ces parachutages ont lieu en mai, juin, juillet et août 1944. D'autres officiers américains et britanniques sont parachutés. Le dernier parachutage a lieu le 9 août 1944. Dissay-sous-Courcillon est libéré le 11 août 1944 par les américains arrivés du Lude et de Château-du-Loir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 Gérard Chasseguet   Député honoraire
mars 2008 Guy Hennequin   Lieutenant honoraire, médaillé militaire
mars 2014 Gérard Chasseguet UMP-RPR Député honoraire
en cours Jacques Lauze[1]   Retraité de l'Éducation nationale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 976 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Dissay-sous-Courcillon a compté jusqu'à 1 739 habitants en 1821.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 091 1 141 1 314 1 739 1 603 1 582 1 477 1 454 1 454
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 430 1 407 1 412 1 389 1 383 1 360 1 375 1 346 1 290
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 293 1 302 1 226 1 126 1 095 1 128 1 077 1 091 1 133
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 066 1 029 949 952 910 900 972 992 976
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

  • Polypack
  • Lafarge Béton

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Manoirs[modifier | modifier le code]

  • Manoir de Bonlieu construit à l'emplacement de l'abbaye.
  • Manoir de la Joliverie construit en 1834.
  • Maison de la Cour de justice construit vers 1480.

Moulins[modifier | modifier le code]

  • Moulin de Vernay probablement du Moyen Âge. Agrandi en 1870. Doté dans les années 1920 d'une unité de production électrique.
  • Moulin du Prieuré construit en 1844 sur un site occupé dès 1817 par un moulin. L'emplacement même du moulin remonte à une originé très ancienne (probablement à l'implantation du prieuré).
  • Moulin de Courcillon construit en 1827 et agrandi en 1855. Le site du moulin est occupé dès 1817 et au regard de son implantation directe en contrebas du château, l'implantation est ancienne.
  • Moulin de Longèvre, dépendant autrefois de l'abbaye de Bonlieu.
  • Moulin de Couard.
  • Moulin Saint-Jacques aujourd'hui en ruine. Ancienne usine à coton au XXème et XIXème siècle.
  • Moulin de Bannes.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de Bonlieu fondée par Guillaume des Roches en 1219 où il fut inhumé. L'abbaye fut démolie durant la Révolution.
  • Prieuré du XIIe siècle. Dès le IXe siècle, les évêques du Mans possède déjà une maison épiscopale Villam quam Disiacum nominant ultra fluvium Ledum dedit. Prieuré-cure dépendant de Beaulieu, les curés de Dissay étaient des chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin. Le prieuré dut vraisemblablement sa construction aux seigneurs de Courcillon. L'un d'eux fit don de la chapelle Saint-Jean bâtie sous le château de Courcillon, en redevance les prieurs devaient donner tous les ans aux seigneurs de Courcillon et de présenter la veille de la Saint-Jean douze chandelles de cire ou faire chaque semaine trois messes basses. Le premier prieur connu est Fr. Jean de Feninen 1404. Après la séparation de l'Église et de l'État, le prieuré est repris par la commune et le revient en 1926 à M. Paillier puis à M. Prouty, américain.
  • Église du XIIe siècle dédiée à saint Jean, vers 971, l'ancienne église est donnée par Sigefroy à Foulques, comte d'Anjou, en remerciement de l'aide pour l'acquisition de l'évêché du Mans. L'église Saint-Jean est à l'origine celle du prieuré dépendant de l'abbaye de Beaulieu au Mans. Les ouvertures datent du XIIe au XXe siècle. La nef datant des XIIIe et XIVe siècles et entièrement refaite au début du XXe. Le chœur remarquable en pierre de taille est la partie la plus ancienne de l'église du XIIe siècle.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Courcillon des XIe, XIVe siècle XIIe et XIXe siècles qui jusqu'au XIXe siècle conservait ses quatre rondes et grosses tours ses murs d'enceinte contreforts fossés et pont-levis. Dans la cour, un escalier mène au souterrain qui dessert aux différentes tours. La salle des gardes conserve ses poutres et solives et sa cheminée du XVe siècle. Au cours du XIVe siècle les seigneurs de Bueil restaurent le château. Ces éléments défensifs furent démolis vers 1840. Le premier seigneur de Courcillon est Hato de Curcellon en 1071. Louis XI y serait resté plusieurs mois.
  • Vestiges du château de Vernay du XIIIe siècle. Première mention en 1250, une grande partie démolie en 1804. La famille de Rancher est propriétaire du château du XVIe au XVIIIe siècle. M. Graslin, consul de France en Espagne rachète la demeure au début du XIXe siècle.
Seigneurie de Vernay
  • Menhir la Pierre Levée.
  • Menhir la Pierre Vouze.
  • Menhir la Haute Crâne.
  • Moulin et ancienne commune de Bannes.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Courses de trotteurs tous les ans au manoir de Bonlieu.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Elan sportif Dissayens.

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2012.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[4].
  1. « Les nouveaux maires et adjoints élus », Le Maine libre,‎ (consulté le 5 avril 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  4. Site de l'IGN.
  • Julien-Rémy Pesche, Dictionnaire statistique et historique de la Sarthe, Tome second, CHE-LUD, 1830-1831.
  • Le Patrimoine des communes de la Sarthe, Éditions Flohic

Liens externes[modifier | modifier le code]

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