Dissay-sous-Courcillon

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Dissay-sous-Courcillon
Moulin et château de Courcillon.
Moulin et château de Courcillon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Canton Château-du-Loir
Intercommunalité communauté de communes Loir-Lucé-Bercé
Maire
Mandat
Jacques Lauze
2014-2020
Code postal 72500
Code commune 72115
Démographie
Population
municipale
956 hab. (2014)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 39′ 55″ nord, 0° 28′ 24″ est
Altitude Min. 43 m – Max. 132 m
Superficie 34,92 km2
Localisation

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Dissay-sous-Courcillon est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 956 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Dissay-sous-Courcillon est une commune du sud de la Sarthe, située à 35 km au nord de Tours et 45 km au sud du Mans au confluent du Long et du Gravot.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Dissay-sous-Courcillon
Montabon, Château-du-Loir Vouvray-sur-Loir Marçon, Beaumont-sur-Dême
Nogent-sur-Loir Dissay-sous-Courcillon Épeigné-sur-Dême (Indre-et-Loire)
Saint-Pierre-de-Chevillé Saint-Christophe-sur-le-Nais (Indre-et-Loire) Villebourg (Indre-et-Loire)

Histoire[modifier | modifier le code]

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Etymologie[modifier | modifier le code]

Le terme Dissay proviendrait du nom gallo-romain Dissius. L'appellation même du village Dissay sous Courcillon tendrait à signifier la soumission hiérarchique ou bien géographique du lieu Dissay au pouvoir de la famille de Courcillon représenté par le château.

Dans un document de l'évêché du Mans, une propriété épiscopale et mentionnée en tant que "villam, quam Disiacum nominant ultra fluvium Ledum" (Une villa nommé Disiacum située au-delà du fleuve Loir). On retrouve ensuite Dicé en 1330.

La famille des de Courcillon est attestée dès le VIIe siècle en tant que puissante famille sous une orthographe se rapprochant de "Cuercelone".

Historique[modifier | modifier le code]

La plus ancienne présence de vie attestée sur le territoire de la commune est symbolisée par l'existence de trois menhirs appelés Haute-Crane, de Pierre Evouze (ou Serpinière) et Pierre Levée. Ces menhirs témoignent probablement d'une présence de vie sédentaire au Néolithique sur le territoire de Dissay et plus largement de la vallée du Loir. Ces trois monuments mégalithes se regroupent sur une partie du territoire de la commune appelée La lande de Moirons. Ce plateau domine le Loir et s'étend sur les communes de Marçon et de Beaumont-sur Dême. On retrouve encore aujourd'hui dans plusieurs endroits du plateau, de nombreuses roches de tailles considérables géologiquement semblables aux trois mégalithes connus.

L'aménagement de l'autoroute A28 sur la commune de Dissay au début des années a permis la mise au jour de vestiges archéologiques de l'époque Gauloise datant de La Tène moyenne ou finale (entre -300 av. J-C jusqu'à la conquête romaine)[1].

Le château de Courcillon est bâti au XIe siècle sur le coteau de la rive du Long en surplomb du hameau, la forteresse en mauvais état et restauré au XIVe siècle. Le village est construit autour de l'ensemble religieux que constitue l'église et le prieuré. L'église révèle une composition surprenante. La partie la plus ancienne et la plus remarquable est le chœur roman du XIIe siècle. Le reste de l'édifice est constitué de deux corps de nefs de datation différentes. L'existence d'une propriété religieuse est prouvée depuis le Xe siècle (voir la section étymologie). Le bâtiment actuel est une composition de différentes époques du XIIe, XVIIe et XXe siècles.

On peut encore observer en plusieurs points du territoire, des édifices remarquables datant d'entre le XVe et le XVIIIe siècle.

Par décret du 18 août 1807, Dissay qui comptait 1 314 habitants absorbe la commune de Bannes d'environ 450 habitants.

Quarante-sept hommes de Dissay-sous-Courcillon périrent lors des combats de la Première Guerre mondiale. Le monument aux morts de la commune fut érigé en présence du commandant de la IVe légion.

Résistance[modifier | modifier le code]

Le 23 mars 1943, trois hommes des services secrets britanniques sont parachutés sur la lande des Moirons. Un d'entre eux est blessé et est recueilli par le châtelain de Courcillon qui prévient le docteur Goude de Château-du-Loir. Dans la nuit du 16 au 17, des armes sont parachutés sur la lande suivant le message codés : « le rouge-gorge a chanté ». De nouveaux parachutages d'armes ont lieu dans la nuit du 12 au 13 juillet, le 12 août et le dernier du 8 au 9 septembre 1943. Trois autres hommes des services secrets sont parachutés le 3 septembre et recueillis par le docteur Goude. Monsieur Branchu, de Chahaignes, aida le groupe à cacher des armes. Parmi les résistants du groupe, les Morand, ils réussirent à cacher l'agent secret canadien Gabriel Chartrand et le sergent américain David Butcher. Son avion B17 n°42-3235 forteresse Lakanuki a été abattu le 4 juillet 1943 à Poillé, neuf soldats américains furent tués. David Butcher décède en 2004. Renée Danielo participe également à des opérations de Résistance à Dissay en cachant un poste émetteur ainsi que les armes parachutées[2].

Parmi les membres des parachutages de 1943, sont arrêtés le matin du 9 septembre morts en déportation :

  • le docteur Goude,
  • Monsieur et madame de Monéris,
  • Mademoiselle David agent de liaison,
  • Marcel Morand,
  • Marcel Tavaux,
  • Madame Maux,
  • Monsieur Branchu,
  • Louis Guy.

Des parachutages d'armes reprennent en 1944 toujours sur les Moirons. Ces parachutages ont lieu en mai, juin, juillet et août 1944. D'autres officiers américains et britanniques sont parachutés. Le dernier parachutage a lieu le 9 août 1944. Dissay-sous-Courcillon est libéré le 11 août 1944 par les Américains arrivés du Lude et de Château-du-Loir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 Gérard Chasseguet   Député honoraire
mars 2008 Guy Hennequin   Lieutenant honoraire, médaillé militaire
mars 2014 Gérard Chasseguet UMP-RPR Député honoraire
en cours Jacques Lauze[3]   Retraité de l'Éducation nationale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 956 habitants, en diminution de -4,4 % par rapport à 2009 (Sarthe : 1,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %) Dissay-sous-Courcillon a compté jusqu'à 1 739 habitants en 1821.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 091 1 141 1 314 1 739 1 603 1 582 1 477 1 454 1 454
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 430 1 407 1 412 1 389 1 383 1 360 1 375 1 346 1 290
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 293 1 302 1 226 1 126 1 095 1 128 1 077 1 091 1 133
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 066 1 029 949 952 910 900 992 960 956
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

  • Polypack ;
  • Lafarge Béton.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

  • Château de Courcillon des XIe, XIVe, XIIe et XIXe siècles qui jusqu'au XIXe siècle conservait ses quatre rondes et grosses tours ses murs d'enceinte contreforts fossés et pont-levis. Dans la cour, un escalier mène au souterrain qui dessert les différentes tours. La salle des gardes conserve ses poutres et solives et sa cheminée du XVe siècle. Au cours du XIVe siècle les seigneurs de Bueil restaurent le château. Ces éléments défensifs furent démolis vers 1840. Le premier seigneur de Courcillon est Hato de Curcellon en 1071. Louis XI y serait resté plusieurs mois.
  • Vestiges du château de Vernay du XIIIe siècle. Première mention en 1250, une grande partie démolie en 1804. La famille de Rancher est propriétaire du château du XVIe au XVIIIe siècle. M. Graslin, consul de France en Espagne rachète la demeure au début du XIXe siècle.
Seigneurie de Vernay.
  • Manoir de Bonlieu construit à l'emplacement de l'abbaye.
  • Manoir de la Joliverie construit en 1834.
  • Maison de la Cour de justice construit vers 1480.

Moulins[modifier | modifier le code]

  • Moulin de Vernay probablement du Moyen Âge. Agrandi en 1870. Doté dans les années 1920 d'une unité de production électrique.
  • Moulin du Prieuré construit en 1844 sur un site occupé dès 1817 par un moulin. L'emplacement même du moulin remonte à une originé très ancienne (probablement à l'implantation du prieuré).
  • Moulin de Courcillon construit en 1827 et agrandi en 1855. Le site du moulin est occupé dès 1817 et au regard de son implantation directe en contrebas du château, l'implantation est ancienne.
  • Moulin de Longèvre, dépendant autrefois de l'abbaye de Bonlieu.
  • Moulin de Couard.
  • Moulin Saint-Jacques aujourd'hui en ruine. Ancienne usine à coton au XXe et XIXe siècle.
  • Moulin de Bannes.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de Bonlieu fondée par Guillaume des Roches en 1219 où il fut inhumé. L'abbaye fut démolie durant la Révolution.
  • Prieuré du XIIe siècle, inscrit au titre des monuments historiques en 1984[8]. Dès le IXe siècle, les évêques du Mans possèdent déjà une maison épiscopale Villam quam Disiacum nominant ultra fluvium Ledum dedit. Prieuré-cure dépendant de Beaulieu, les curés de Dissay sont des chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin. Le prieuré doit vraisemblablement sa construction aux seigneurs de Courcillon. L'un d'eux fit don de la chapelle Saint-Jean bâtie sous le château de Courcillon, en redevance : Les prieurs doivent donner tous les ans aux seigneurs de Courcillon et de présenter la veille de la Saint-Jean, douze chandelles de cire ou faire chaque semaine trois messes basses. Le premier prieur connu est Fr. Jean de Feninen 1404. Après la séparation de l'Église et de l'État, le prieuré est repris par la commune et le revient en 1926 à M. Paillier puis à M. Prouty, américain.
  • Église du XIIe siècle dédiée à saint Jean, vers 971, l'ancienne église est donnée par Sigefroy à Foulques, comte d'Anjou, en remerciement de l'aide pour l'acquisition de l'évêché du Mans. L'église Saint-Jean est à l'origine celle du prieuré dépendant de l'abbaye de Beaulieu au Mans. Les ouvertures datent du XIIe au XXe siècle. La nef datant des XIIIe et XIVe siècles est entièrement refaite au début du XXe siècle. Le chœur remarquable en pierre de taille est la partie la plus ancienne de l'église du XIIe siècle. L'église est partiellement inscrite au titre des monuments historiques en 1927[9].

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Courses de trotteurs tous les ans au manoir de Bonlieu.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Elan sportif Dissayens.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, superficie : répertoire géographique des communes[13].
  1. Sandrine Barbeau, Commune de Dissay-sous-Courcillon (sarthe), Beauregard : A 28 Section Le Mans - Tours : rapport de diagnostic, Inrap GO, coll. « A 28 », (lire en ligne)
  2. « Hommage à une femme résistante », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).
  3. « Les nouveaux maires et adjoints élus », Le Maine libre, (consulté le 5 avril 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Prieuré (ancien) », notice no PA00109739, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Église », notice no PA00109735, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Menhir dit de la Pierre levée », notice no PA00109738, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Menhir », notice no PA00109738, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Menhir », notice no PA00109737, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Site de l'IGN.
  • Julien-Rémy Pesche, Dictionnaire statistique et historique de la Sarthe, Tome second, CHE-LUD, 1830-1831.
  • Le Patrimoine des communes de la Sarthe, Éditions Flohic

Liens externes[modifier | modifier le code]

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