Saint-Christophe-sur-le-Nais

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Saint-Christophe-sur-le-Nais
Saint-Christophe-sur-le-Nais
Le chapelle Saint-Gilles.
Blason de Saint-Christophe-sur-le-Nais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Intercommunalité Communauté de communes de Gâtine et Choisilles - Pays de Racan
Maire
Mandat
Catherine Lemaire
2020-2026
Code postal 37370
Code commune 37213
Démographie
Gentilé Christophoriens
Population
municipale
1 105 hab. (2019 en augmentation de 0,91 % par rapport à 2013)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 01″ nord, 0° 28′ 36″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 127 m
Superficie 18,27 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Saint-Paterne-Racan
(banlieue)
Aire d'attraction Tours
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Château-Renault
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Saint-Christophe-sur-le-Nais
Liens
Site web site de la commune

Saint-Christophe-sur-le-Nais est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants sont appelés les Christophoriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et caractéristiques[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2. carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

La commune de Saint-Christophe-sur-le-Nais est située à l'extrême nord du département d'Indre-et-Loire, à une trentaine de kilomètres de Tours, en limite avec celui de la Sarthe.

La voie ferrée Caen-Le Mans-Tours assure un trafic de marchandises régulier et quelques trains de voyageurs font une halte à la gare de Saint-Paterne-Racan, commune voisine, située à deux kilomètres au sud-est. Pour les voyageurs, un réseau de cars réguliers (TER et Fil Vert) assurent des transports quotidiens vers Tours.

La commune s'étend sur 1 827 ha. On trouve 133 ha de prés, 1 600 ha de terres agricoles utilisées dont 1 409 ha de terres labourables et 70 ha de vergers.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique de Saint-Christophe-sur-le-Nais.

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 12,03 km, comprend un cours d'eau notable, l'Escotais (4,94 km), et quatre petits cours d'eau pour certains temporaires [1],[2].

L'Escotais, d'une longueur totale de 23,6 km, prend sa source dans la commune de Neuillé-Pont-Pierre et se jette dans le Loir à Dissay-sous-Courcillon (Sarthe) après avoir traversé 4 communes[3]. La station hydrométrique de Saint-Paterne-Racan permet de caractériser les paramètres hydrométriques de l'Escotais. Le débit mensuel moyen (calculé sur 51 ans pour cette station) varie de 0,09 m3/s au mois d'août à 0,63 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 18 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 1,93 m ce même jour [4],[5]. Ce cours d'eau est classé dans la liste 2 [Note 1] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Du fait de ce classement, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [6]. Sur le plan piscicole, l'Escotais est classé en première catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de salmonidés (truite, omble chevalier, ombre commun, huchon) [7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Christophe-sur-le-Nais est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee [Note 2],[8],[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Paterne-Racan, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[11] et 2 792 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue [12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tours dont elle est une commune de la couronne [Note 3]. Cette aire, qui regroupe 162 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants [14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,2 %), zones agricoles hétérogènes (19,3 %), prairies (6,9 %), forêts (6,6 %), cultures permanentes (6 %), zones urbanisées (4,9 %) [16]. La commune de Saint-Christophe-sur-le-Nais fait partie du terroir viticole de l'appellation d'origine contrôlée Coteau-du-Loir, reconnue par décret en 1948 [17],[18],[19]. La flore de la commune de Saint-Christophe-sur-le-Nais est référencée par le Conservatoire Botanique du Bassin Parisien, un service scientifique du Muséum National d'Histoire Naturelle [20]. Les données naturalistes sur la faune et la flore de la commune sont enregistrées par la Société d'Etudes, de Protection et d'Aménagement de la Nature en Touraine (SEPANT) et sont consultables sur la plateforme collaborative Obs'37 [21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui) [22].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Saint-Christophe-sur-le-Nais est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[23]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[24].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Christophe-sur-le-Nais.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[25]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 528 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 526 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 91 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[26],[27].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1991 et 1992 et par des mouvements de terrain en 1995 et 1999[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Même si des indices archéologiques témoignent d'une présence humaine ancienne (ateliers lithiques et habitats de la fin du Paléolithique et du Néolithique, activités métallurgiques de l'époque gallo-romaine), le village de Saint-Christophe n'apparaît véritablement dans l'histoire qu'autour de l'an mil, au moment où les seigneurs d'Alluye(s) en Perche-Gouët, alliés des comtes d'Anjou, établissent au-dessus de la vallée de l'Escotais une place forte autour de laquelle ils constituent peu à peu une châtellenie [28],[29].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

De cette forteresse, sans doute sommaire, bâtie à l'origine en bois sur une motte féodale entourée de douves, dépendait une petite église dédiée à saint Christophe. C'est cette église primitive, confiée, à partir de 1069, à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, qui est à l'origine du nom de la commune. Malgré l'adjonction d'un donjon en pierre (au cours du XIe ou au début du XIIe siècle), la place forte de Saint-Christophe perd rapidement son intérêt stratégique. Très tôt déserté par les d'Alluye(s), le château ne subit pas d'extensions nouvelles et tombe même peu à peu en ruine (il retrouve seulement un rôle militaire pendant la guerre de Cent Ans aux mains des Anglais qui finiront de le détruire). Éloignés de leur terre, les seigneurs de Saint-Christophe (qui sont aussi barons de Chasteaux-en-Anjou = Château-la-Vallière, avec Vaujours) laissent la gestion du domaine à des officiers seigneuriaux et à des fermiers, même par la suite, à l'époque des Bueil et des La Baume Le Blanc de La Vallière [29].
Au cours des XIe-XIIIe siècles, la paroisse se met en place et le bourg s'agrandit sous la double protection du pouvoir seigneurial et des moines de Saint-Florent. Grâce à d'importants défrichements une grande partie du terroir est mise en valeur (dès cette époque la vigne et les pommiers sont plantés). C'est également à cette date qu'apparaît une importante foire aux chevaux organisée chaque année à proximité de la chapelle Saint Gilles (construite au début du XIIe siècle), où se rencontrent dès marchands venus de tout le royaume et même d'Espagne et d'Italie [29].

Au XIIIe siècle, Saint-Christophe devient la "première baronnie de Touraine" (ce titre est disputé par Preuilly), ce qui permet aux seigneurs de faire clore le bourg. Celui-ci est désormais protégé par des murs et des fossés percés par trois portes. De nombreux aménagements souterrains complètent ce système défensif [29].

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

En 1667, la baronnie de Saint-Christophe est unie à celle de Château-la-Vallière pour constituer le duché-pairie de La Vallière érigé par Louis XIV en faveur de sa favorite, Louise de La Vallière, dame de Vaujours et de Chasteaux [30],[31]. À cette date, Saint-Christophe est présenté comme une "petite ville fermée de murailles et dans une belle situation où il y a de très belles maisons". Celles-ci témoignent bien de la prospérité de Saint-Christophe au cours de l'Ancien Régime, d'ailleurs confirmée par d'autres éléments. Très tôt, le clocher de l'église est orné d'une horloge. La population, qui compte en moyenne à cette époque 1500 habitants, comprend un nombre important de marchands, d'artisans et de notables (nobles, sieurs, bourgeois, officiers royaux et seigneuriaux). Le bourg accueille autour de ses halles un marché hebdomadaire (le mardi) et plusieurs foires annuelles (l'une d'elles se tient toujours à Saint-Gilles). Non loin des halles, un "palais" constitue le siège du tribunal seigneurial (Saint-Christophe est le chef-lieu d'une justice qui s'étend en tout ou partie sur une dizaine de paroisses). L'activité des habitants n'est pas exclusivement agricole. Une part importante de la population participe à l'activité textile. Celle-ci est plus particulièrement spécialisée dans la fabrication de draps, de droguets et d'étamines (ces dernières étant, pour partie, exportées vers l'Espagne, le Portugal et l'Italie pour les soutanes des prêtres). La ville abrite également des tanneries et une manufacture de faïence [29].

Carte de Cassini, XVIIIe siècle.

Période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Cette prospérité perdure malgré la Révolution. Pendant une courte période, Saint-Christophe se nomme Valriant et se trouve placé à la tête d'un canton composé de cinq communes. Une justice de paix remplace le tribunal seigneurial pendant quelques années. La croissance démographique se poursuit (la commune compte plus de 1700 habitants en 1804), l'artisanat textile (la commune produit désormais des étoffes de laine, de coton et de toile destinées en grande partie à la marine), le travail du cuir et les grandes foires se maintiennent un temps [29].

Arrivée du chemin de fer[modifier | modifier le code]

Si des difficultés apparaissent dès la première moitié du XIXe siècle, le déclin s'amorce véritablement autour des années 1850 avec l'accélération de la révolution industrielle. Après l'ouverture de la ligne de chemin de fer Tours-Le Mans en 1858, la municipalité, malgré des démarches répétées, ne parvient pas à obtenir la construction d'une "halte" dans la commune, mesure qui aurait pu favoriser le maintien de l'activité économique. Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, les foires s'éteignent une à une (les deux dernières disparaissent en 1914) et le marché du mardi est supprimé. Beaucoup d'artisans et petits commerçants ferment boutiques et l'activité textile disparaît complètement. Seul le travail du cuir se maintient encore quelques années (la dernière tannerie ferme ses portes en 1960 [29]).

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À la suite d'une délibération municipale du , la commune prend officiellement le nom de Saint-Christophe-sur-le-Nais. La population se stabilise autour de 950 habitants jusqu'en 1980 pour atteindre le millier à l'aube du XXIe siècle, grâce à de nombreuses constructions. La seconde moitié du XXe siècle est marquée par de profondes mutations dans l'agriculture. La vigne et l'élevage laissent la place à la céréaliculture intensive et à l'arboriculture, très présente dans la commune. Une foire-exposition fruitière est instaurée en 1946 et une coopérative fruitière est créée en 1968. À la même époque, une usine de trieuses-calibreuses s'installe dans la commune, s'ajoutant aux deux entreprises textiles. Mais la crise de la fin du XXe s. amène certaines d'entre elles à cesser leurs activités [29].

À l'heure actuelle, les principales sources d'emplois communales sont la coopérative fruitière, la maison de retraite et une petite usine de sous-vêtements féminins. Dans le contexte de mondialisation et de forte concurrence étrangère, le secteur arboricole connaît de profondes difficultés [29].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[32]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1965 Georges Girard    
1965 octobre 1970 Gaston Boulesteix    
novembre 1970 mars 2001 Jean Poussin DVD Conseiller général du Canton de Neuvy-le-Roi (1973-1992)
mars 2001 mars 2008 Monique Royer PS  
mars 2008 mars 2014 Jean Poussin DVD  
mars 2014 En cours Catherine Lemaire SE Salariée du secteur médical

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[34].

En 2019, la commune comptait 1 105 habitants[Note 4], en augmentation de 0,91 % par rapport à 2013 (Indre-et-Loire : +1,64 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6071 7341 5601 3911 5221 5151 5041 5221 392
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2321 2341 1271 0791 1201 1081 1111 1411 103
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0541 0911 065933910907891912916
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
9711 0229328779259651 0671 0891 087
2015 2019 - - - - - - -
1 1271 105-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les églises priorale et paroissiale Saint-Christophe[37],[38]. Les deux édifices sont accolés et communiquent entre eux par une ouverture pratiquée en 1700. Le prieuré bénédictin date du XIe siècle et a été remanié au XIVe siècle [31]. L'église date du XVIe siècle [39]. L'ensemble est protégé depuis 1942 par un classement au titre des Monuments Historiques [40].
  • Chapelle Saint-Gilles, fondée en 1122 par Geoffroy d'Alluye [31],[41],[42]
  • Château de Gênes, 17e siècle [31],[43]
  • Manoir du Bas Sion, 18e siècle, 19e siècle [44],[30]
  • Manoir de Vaudésir
  • motte féodale et ruine du donjon des d'Alluye(s) [45],[46]
  • Fuie de la Forêt, fuie seigneuriale en tuffeau dépendant du fief de Racan, 687 boulins [47],[48]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hughes II d'Alluye (ca 980-après 1025), seigneur de Saint-Christophe, fit vraisemblablement édifier le donjon de Saint-Christophe [31],[49]
  • Hughes III d'Alluye (vivant en 1065 et en 1082), seigneur de Saint-Christophe, fonda l'église priorale de Saint-Christophe [31],[49]
  • Geoffroy d'Alluye, seigneur de Saint-Christophe, fonda en 1122 la chapelles Saint-Gilles à Saint-Christophe-sur-le-Nais [31],[49]
  • Jean II d'Alluye (ca 1180-1248), croisé en Terre Sainte, seigneur de Saint-Christophe [30],[31],[50]
  • Moïse Firmin Balzac (1863-1956), architecte, né et décédé à Saint-Christophe-sur-le-Nais [51]
  • Adrienne-Emilie-Félicité de la Baume Le Blanc (1740-1812), duchesse de Châtillon, dernier seigneur de Saint-Christophe [30]
  • Jean VII de Beuil (ca 1563-1638), donateur représenté sur le tableau du retable de la Résurrection du Christ de l'église de Saint-Christophe [38]
  • René de Beuil (1626-1640), donateur représenté sur le tableau du retable de la Résurrection du Christ de l'église de Saint-Christophe [38]
  • Raymond Bigot (1872-1953), sculpteur français, auteur des bustes en bronze de Fulgence Raymond et de Raphaël Blanchard : fondus sous le régime de Vichy [52],[53],[54]
  • Raphaël Blanchard (1857-1919), médecin et zoologiste français, né à Saint-Christophe-sur-le-Nais [30],[55],[56]
  • Médéric Bruno (1887-1958), sculpteur tourangeau, réalisa la statue du monument aux morts de Saint-Christophe-sur-le-Nais [57]
  • Antoine Charpentier (ca 1615-1671), sculpteur, auteur du Retable de La Délivrance de Saint-Pierre de l'église de Saint-Christophe-sur-le-Nais [38],[58]
  • Georges Delpérier (1865-1936), sculpteur français, réalisa le buste en bronze d'Eugène Hilarion: fondu en 1942 sous le régime de Vichy [59]
  • Félix Desmousseaux de Givré (1882-1915), avocat, écrivain, habita Saint-Christophe-sur-le nais aux alentours de 1906 [60],[61]
  • Isabelle Destriché (1823-1910), écrivain régionaliste, née à Saint-Christophe-sur-le-Nais [62],[63],[64]
  • Gilles Douté (1750-1813), premier vétérinaire de Touraine, né à Saint-Christophe-sur-le-Nais [65],[66],[67]
  • Jules Egal (1851-1910), compositeur, instituteur à Saint-Christophe-sur-le-Nais de 1882 à 1910 [68],[69]
  • Pierre Epron (1688-1761), fonda la première faïencerie de Touraine à Saint-Christophe-sur-le-Nais [30],[31],[70]
  • Jean-Prosper Florence, verrier à Tours, auteur de deux vitraux (1900 et 1902) de l'église de Saint-Christophe-sur-le-Nais [71],[72]
  • Yves Gauffreteau (1905-1999), popotier de la croisière jaune, se retira au Bas Sion à Saint-Christophe-sur-le-Nais en 1962[30],[73]
  • Eugène Hillarion (1841-1919), peintre amateur, bienfaiteur de la commune, né à Saint-Christophe-sur-le-Nais où il créa une manufacture de boutons [56],[74]
  • Edouard Labbé (1827-1894), médecin des Hôpitaux de Paris, né à Saint-Christophe-sur-le Nais [75]
  • Etienne Lobin, verrier, auteur de trois vitraux (1911) de l'église de Saint-Christophe-sur-le-Nais [76],[77],[78],[79]
  • Elisabeth Le Port (1919-1943), résistante, institutrice à Saint-Christophe-sur-le-Nais de 1939 à 1942 [30]
  • Antoine Emile Mançais (1833-1868), chirurgien-major de la marine pendant la guerre de Crimée, né et décédé à Saint-Christophe-sur-le-Nais [80]
  • Daphné du Maurier (1907-1989), écrivain, dans les années 1950-1960 séjourna à l'hôtel des Glycines de Saint-Christophe à la recherche de ses ancêtres souffleurs de verre [30],[81]
  • Jules Pierre Rambur (1801-1870), médecin et entomologiste français, habita à Saint-Christophe-sur-le-Nais aux alentours de 1851
  • Fulgence Raymond (1844-1910), neurologue français, né à Saint-Christophe-sur-le-Nais [30],[56],[82],[83]
  • Sante Vallar (1893-1951), mosaïste Art Déco, réalisa le socle du buste en bronze d'Eugène Hillarion : fondu sous le régime de Vichy [59],[84]
  • Louise de la Vallière (1644-1710), maîtresse de Louis XIV : il érigea en sa faveur les baronnies de Chasteaux en Anjou (Château-la-Vallière) et de Saint-Christophe en duché-pairie [30],[31]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Christophe-sur-le-Nais

Les armes de Saint-Christophe-sur-le-Nais se blasonnent ainsi :

D'azur à Saint Christophe d'or [85].


Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Christophe-sur-le-Nais se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Saint-Cyr-sur-Loire.

L'école primaire accueille les élèves de la commune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le classement en liste 2 au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le ).
  2. « Carte hydrologique de Saint-Christophe-sur-le-Nais », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le ).
  3. « Fiche Sandre - l'Escotais », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le ).
  4. « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le ).
  5. « Station hydrométrique M1354020, l'Escotais à Saint-Paterne-Racan », sur le site de la banque Hydro (consulté le ).
  6. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 2 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le ).
  7. (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Unité urbaine 2020 de Saint-Paterne-Racan », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  12. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  13. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  17. « CAHIER DES CHARGES DE L'APPELLATION D'ORIGINE CONTRÔLÉE COTEAUX DU LOIR », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
  18. « Délimitation parcellaire AOC Coteau-du-Loir, Saint-Christophe-sur-le-Nais », sur collectifgatineracan.org, (consulté le )
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