Bahar Kimyongür

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Bahar Kimyongür
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Université libre de Bruxelles (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités

Bahar Kimyongür, né le à Berchem-Sainte-Agathe, est un journaliste belge issu d'une famille arabe originaire de Turquie et aux racines syriennes.

Depuis la sortie en 2011 de son livre Syriana, la conquête continue aux Éditions Investig'action et Couleur Livres, il est régulièrement consulté par les médias internationaux sur le conflit syrien, la politique turque et le terrorisme djihadiste. Il collabore depuis 2013 avec plusieurs ONG basées à Genève dans le cadre du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

Opposant de longue date au gouvernement turc, il est recherché par le régime de Recep Tayyip Erdogan, qui l'ajoute en février 2018 sur sa liste de « terroristes les plus recherchés ».

Il soutient également le régime de Bachar el-Assad lors de la guerre civile syrienne et relaye des théories du complot du régime syrien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Bruxelles en 1974, Bahar Kimyongur est issu d'une famille de la minorité arabe alaouite de Turquie, originaire d'Antioche et aux racines syriennes[1]. Son père est né à Samandağ (province du Hatay)[2]. Il s'est établi en Belgique en 1963 pour travailler comme mineur dans les charbonnages de Houdeng à La Louvière. Sa mère était une travailleuse saisonnière des plantations de coton de la plaine de Çukurova. Bahar Kimyongür est diplômé depuis 1996 en histoire de l'art et archéologie à l'Université libre de Bruxelles (ULB)[3].

Aux élections régionales bruxelloises de juin 1995, il figure en 4e position sur la liste du Parti du travail de Belgique, une organisation marxiste-léniniste. Aux élections régionales bruxelloises de juin 1999, il est à nouveau candidat sur cette liste, en 69e position.

A partir de 1999[4], Bahar Kimyongür est propulsé à l'avant-scène médiatique à la suite des poursuites judiciaires dont il fait l'objet, étant l'un des premiers justiciables poursuivis en vertu de la législation anti-terroriste. Il a en effet été inculpé pour terrorisme après avoir traduit du turc vers le français un communiqué publié par le DHKP-C, un groupe armé classé comme terroriste par l’État turc et par l'Union européenne[3].

Auteur de Syriana, la conquête continue publié en 2011, il est observateur du conflit syrien, notamment pour la télévision publique belge (RTBF)[5].

Militantisme[modifier | modifier le code]

Opposant au gouvernement turc[modifier | modifier le code]

Militant des droits de l'homme et d'une double culture turc et francophone[6], Bahar Kimyongür utilise régulièrement les réseaux sociaux pour médiatiser en français les dérives autoritaires du gouvernement turc, et les cas de plusieurs prisonniers politiques, notamment :

En septembre 2020, l'écrivain Valérie Manteau publie une tribune dans laquelle elle rend hommage aux grévistes de la faim morts dans les geôles turques Helin Bölek, Ibrahim, et Gökçek Ebru Timtik, et remercie Bahar Kimyongür pour son travail d’information[11].

Droits humains[modifier | modifier le code]

Lors de son adolescence, Bahar Kimyongür s'engage auprès d'Amnesty international[3].

Originaire de la province turque de Hatay, frontalière de la Syrie, Bahar Kimyongür, qui connaît bien la région, a apporté son aide à plusieurs familles dont les enfants étaient partis faire le djihad en Syrie pendant la guerre civile[12].

Il joue un rôle actif dans la libération en 2015 d'Assia, une fillette française de trois ans que le père radicalisé avait emmené en Syrie rejoindre le Front Al-Nostra[13]. La mère de l'enfant lui rend hommage dans son livre « Assia, Mama est là » parue en avril 2015, dans lequel elle décrit son rôle de conseil et d'intermédiaire avec les autorités, pour aller chercher sa fille dans le sud de la Turquie[14].

En juin 2018, il est victime d'une attaque au couteau par un pro-Erdogan, alors qu'il accompagnait Cahit Zoral, un autre activiste d'origine turque en sit-in devant le Conseil du Contentieux des Étrangers à Schaerbeek pour demander sa régularisation[15]. Selon le Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association (CLEA)[Note 1] ainsi que 141 cosignataires d'un texte publié par Le Soir, Bahar Kimyongür a dénoncé pendant des années « la situation effroyable qui règne en Turquie – la violation répétée des droits de l’Homme, la justice « aux ordres » et la répression accablant ce pays. Sans scrupule aucun, violant les libertés constitutionnelles propres à tout Etat civilisé, le régime d’Ankara a ainsi continûment exercé des pressions sur les autorités belges pour qu’elles obligent ce militant des droits humains à faire profil bas, à se taire, à renoncer »[16].

Positionnement sur la guerre civile en Syrie[modifier | modifier le code]

Soutien au régime de Bachar el-Assad et à l'intervention russe[modifier | modifier le code]

Selon la journaliste indépendante Laura-Maï Gaveriaux, Bahar Kimyongür « fait montre d'une expression publique soutenue ressemblant fort à de la propagande pro-Assad, pro-chiite, etc », il a un « tropisme iranien tendance Gardiens de la révolution », et un « passé lié à un groupuscule terroriste d'extrême gauche ». Elle affirme que l'intérêt de ce « genre de profils » est « de laisser s'installer l'idée que la Turquie non seulement est liée à Daech, mais qu'elle le commandite »[17]. Le magazine Marianne qualifie Bahar Kimyongür de « pro-Assad »[5].

Bahar Kimyongür soutient le régime de Bachar el-Assad et l'intervention militaire de la Russie lors de la guerre civile syrienne[18]. Il déclare en 2015 sur Le Drapeau rouge, que le régime d'Assad est le « gouvernement légitime » de la Syrie, que « la Russie défend les intérêts du peuple syrien » et que l'alliance militaire entre l'armée syrienne et la Russie « est la seule qui puisse sauver la Syrie »[19].

Pour l'association Souria Houria, « groupe de soutien à la révolution du peuple syrien »[20], Bahar Kimyongür est un « shabbiha médiatique » faisant partie de la « collabosphère propagandiste », soutien d'Assad[21].

Néanmoins, le point de vue développé par Bahar Kimyongür dans son livre Syriana, la conquête continue est plus nuancé[22]. Il y documente un grand nombre de crime commis par le régime Assad, considère qu'aucune circonstance, pas même l'état de guerre civile, ne peut être considérée comme atténuante, et que chaque échelon militaire devra rendre des comptes au peuple syrien[22]. Il y défend en outre le droit des peuples à choisir leurs dirigeants et renverser un pouvoir qui les opprime[22]. Mais il considère tout intervention étrangère comme néfaste car confiscatoire de la volonté du peuple qui ne peut émerger que d'un dialogue intérieur[22].

Condamnation des interventions occidentales[modifier | modifier le code]

Bahar Kimyongür est signataire d'un « appel à faire cesser l’agression contre la Syrie et à refuser la participation de la France à celle-ci »[23].

Il est porte-parole du Comité contre l’ingérence en Syrie (CIS), dans le cadre duquel il qualifie les États-Unis de « pourvoyeur de terroristes et fauteur de guerre en Syrie »[24]. En juin 2013, le CIS organise une manifestation devant l'ambassade d’Israël à Bruxelles pour protester contre deux bombardements israéliens sur les forces militaires du régime syrien près de Damas. À cette occasion Bahar Kimyongür déclare qu'ils s'opposent à « l'ingérence militaire d'Israël en Syrie » mais qu'ils reprochent également « aux dirigeants européens de vouloir armer les rebelles et de contribuer ainsi à l'intensification de la guerre » en Syrie. Selon la Rtbf, la semaine précédant cette manifestation, l'Union européenne a levé son embargo, « autorisant ainsi chacun des pays membres, selon leur appréciation souveraine » à fournir les rebelles syriens en armes[25]. En 2013, selon Le Vif, il est opposé à la « politique d'hostilité » de la Turquie « à l'égard de la Syrie de Bachar al-Assad » et il a manifesté contre la « mansuétude » d'Ankara à l'égard des Belges partis combattre en Syrie[1].

Condamnation des interventions turques en 2018[modifier | modifier le code]

En février 2018, Bahar Kimyongür condamne l'intervention militaire turque dans le nord de la Syrie dirigées contre les milices kurdes, et l'entente de Washington et Ankara au détriment des kurdes en pointe dans la lutte contre l'État islamique[26].

Relais de théories du complot[modifier | modifier le code]

Bahar Kimyongür est collaborateur au site de réinformation de Michel Collon[18], Investig’Action, qui co-édite l’un de ses livres sur la Syrie[27]. Selon Politis, Investig'Action et InfoSyrie.com, « déversent en continu un discours de soutien au régime de Bachar el-Assad » et reprennent les théories du complot du régime. Politis précise qu'elles sont relayées par « les réseaux conspirationnistes, dans la lignée du Réseau Voltaire fondé par Thierry Meyssan ou Investig'Action » où tout événement est en permanence remis en question[18].

Politis reproche en particulier à Bahar Kimyongür de mettre dos à dos le régime et l'opposition dans l'emploi de la violence à Deraa en 2011 en mettant en doute l'origine démocratique et pacifique du soulèvement, d'oublier les aspirations démocratiques du peuple syrien, de ne pas évoquer la nature du régime, d'occulter toute la masse de la population syrienne, et d'affirmer que, pour se rendre compte de la « réalité », « il suffirait de regarder la télévision gouvernementale syrienne »[18].

Selon Conspiracy Watch, après les bombardements de Barzé et de Him Shinshar en 2018, commis en représailles de l'attaque chimique de Douma, il abreuve les réseaux sociaux de documents censés prouver que les frappes occidentales en Syrie n’ont pas ciblé des sites liés aux armes chimiques illégales détenues par le régime syrien. Conspiracy Watch affirme qu'un tweet de Bahar Kimyongür déforme les propos d'un reportage de CBS News et détourne les conclusions d'un rapport de l'OIAC. Par ailleurs, depuis plusieurs années, Bahar Kimyongür promeut la thèse selon laquelle la Syrie et son dirigeant Bachar el-Assad sont victimes d’un complot international[27].

Procès[modifier | modifier le code]

En 1999, la police belge trouve des faux papiers d'identité et des armes dans un appartement qui semble être une base arrière du DHKP-C, mouvement marxiste turc classé sur la liste des organisations considérées comme terroristes par le Conseil de l'Union européenne. Bahar Kimyongür, porte-parole du DHKP-C et animateur de son bureau d'information, est alors inculpé sur base de la législation anti-terroriste. Cette traduction lui vaut d'être condamné en première instance en février 2006 à Bruges et en appel en novembre 2006 à Gand, puis d'être acquitté en appel en 2007 à Anvers et en 2009 à Bruxelles à la suite des arrêts de cassation anéantissant les jugements précédents[4],[3]. Lors de son troisième procès en appel, où il est acquitté, les juges refusent de qualifier le DHKP-C de groupe terroriste et organisation criminelle[3].

Bahar Kimyongür est opposant au régime de Recep Tayyip Erdoğan en Turquie. En 2006, le régime d'Ankara lance un mandat d'arrêt international à son encontre pour avoir interpellé en 2000 le ministre turc des Affaires étrangères, alors en audition au Parlement européen, sur une grève de la faim dans les prisons turques qui fera 119 morts. Sur base de cette demande, il sera arrêté et emprisonné aux Pays-Bas (28 avril 2006), en Espagne (18 juin 2013) et en Italie (21 novembre 2013). Acquitté par les justices belge, néerlandaise, espagnole et italienne, il reste cependant recherché par la Turquie. Face à la vacuité de son dossier pénal, Interpol décide le 21 février 2014 de radier le nom de Bahar Kimyongür de son fichier. Bahar Kimyongür affirme avoir notamment reçu le soutien d'Amnesty International, de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, du Secours rouge ou encore de Noam Chomsky[28].

Affaire Kimyongür - volet judiciaire belge[modifier | modifier le code]

Condamnation en première instance[modifier | modifier le code]

Le 28 février 2006, Bahar Kimyongür est condamné à quatre ans de prison ferme par le tribunal de première instance de Bruges pour « terrorisme » dans le cadre du procès « DHKP-C », réunissant plusieurs inculpés poursuivis pour « appartenance » à ce mouvement d'extrême-gauche turc.

À la suite de ce jugement, M. Kimyongür, ainsi que les autres inculpés, décide de faire appel. Si certains condamnés du procès sont immédiatement incarcérés à la prison de Bruges (où ils subiront notamment des mesures de privation de sommeil qui seront qualifiées de torture blanche par les organisations de défense des droits de l'homme[29]), Bahar Kimyongür est laissé libre de ses mouvements jusqu'à la tenue du procès en appel.

Premier procès en appel[modifier | modifier le code]

En novembre 2006, la Cour d'appel de Gand alourdira le verdict du tribunal de première instance, en condamnant M. Kimyongür à cinq années de prison ferme[30].

À la suite de cet arrêt, M. Kimyongür est incarcéré à la prison de Gand. Il se pourvoit en cassation.

Cassation du procès en appel[modifier | modifier le code]

Le 19 avril 2007, la Cour de cassation, la plus haute institution judiciaire du pays, a cassé l'arrêt de la Cour d'appel de Gand au motif d'un vice de procédure dans la nomination de certains magistrats, laissant peser, selon la Cour, une suspicion sur leur impartialité. À la suite de la décision de la Cour d'Arbitrage, Bahar Kimyongür, de même que les autres condamnés du procès « DHKP-C », a été libéré.

Deuxième procès en appel[modifier | modifier le code]

En septembre 2007, un nouveau procès en appel a démarré devant la cour d'appel d'Anvers (le jugement de la Cour de Gand ayant été cassé, c'est la Cour d'Anvers qui a été mandatée)[31], dont le verdict, plusieurs fois reporté, a été rendu le et a constitué une surprise puisque tous les inculpés du procès ont été acquittés[32].

Deuxième cassation[modifier | modifier le code]

Le 24 juin 2008, la Cour de cassation annule l'acquittement prononcé par la Cour d'appel d'Anvers au motif que les juges anversois auraient mal interprété la loi sur l'association de malfaiteurs pour ce qui est du volet concernant l'activité clandestine des militants du DHKP-C à Knokke.

Troisième procès en appel[modifier | modifier le code]

Le 4e procès du DHKP-C débute le 25 mai 2009 devant la Cour d'appel de Bruxelles. Le 14 juillet, le président du tribunal, Antoon Boyen, fixe au 14 octobre une réouverture des débats avec la requalification des inculpations initiales.

Le 23 décembre 2009, « la cour d’appel de Bruxelles a acquitté Bahar Kimyongür des accusations d’appartenance à une organisation terroriste »[33]. Elle se refuse par ailleurs de qualifier le DHKP-C de groupe terroriste et d'organisation criminelle. Trois des inculpés écopent toutefois de peines avec sursis pour avoir constitué une « association de malfaiteurs » entre eux en septembre 1999 dans le cadre de leur activité militante à Knokke.

Troisième cassation[modifier | modifier le code]

Le Parquet annonce le 7 janvier 2010 qu'il ne se pourvoira pas en cassation contre cet arrêt[34]. En revanche, l'État turc saisit la plus haute juridiction du pays en espérant obtenir une révision des peines. Mais le 18 mai 2010, la Cour de cassation rejette la demande turque au motif qu'une partie civile ne peut aller en cassation contre les aspects pénaux d’un arrêt.

Affaire Kimyongür - volet judiciaire turc et international[modifier | modifier le code]

L'État turc a engagé une nouvelle procédure judiciaire contre Bahar Kimyongür à la suite de son intervention verbale en présence d'un ex-ministre turc en visite le 28 novembre 2000 au Parlement européen à Bruxelles. Dans le cadre de cette procédure et de la précédente, il a été signalé, désignalé puis resignalé à rechercher via Interpol.

Dans la nuit du 27 au 28 avril 2006, alors qu'il se rendait à un concert à Amsterdam, M. Kimyongür est arrêté aux Pays-Bas quelques minutes après avoir franchi la frontière belgo-néerlandaise. La raison de cette arrestation est le mandat d'arrêt international lancé par l'État turc à son encontre, lequel introduit immédiatement une demande d'extradition. Un juge néerlandais est alors saisi du dossier tandis que M. Kimyongür est incarcéré dans une prison néerlandaise. Le jugement sur la demande d'extradition de l'État turc sera toutefois favorable à M. Kimyongür, le juge considérant que les motivations de cette demande d'extradition sont fantaisistes.

Il apparaîtra par la suite que cette arrestation aux Pays-Bas avait été organisée par les services de sécurité belges[35], ce qui est une procédure illégale à plusieurs titres. Le rapport des comités permanent de contrôle des services de police (« Comité P ») et de renseignement (« Comité R ») sur cette affaire reste à ce jour inaccessible.

Le 18 juin 2013 il est arrêté à Cordoue (Espagne)[36], puis libéré sous caution. Il est à nouveau arrêté le 21 novembre 2013 pour la même raison, cette fois à Bergame (Italie)[37],[38], puis libéré le 11 mars 2014 par la Cour d'appel de Brescia après 111 jours de privation de liberté.

En février 2018, Bahar Kimyongür est ajouté par le régime de Recep Tayyip Erdogan sur sa liste de « terroristes les plus recherchés ». Une récompense d'un million de livres turques est promise pour sa capture. Il réagit en portant plainte pour menaces contre le gouvernement turc[39]. En février 2020 le gouvernement turc double la prime promise pour sa capture et le porte à deux millions de livres[40].

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Le film Résister n'est pas un crime est consacré à l'affaire DHKP-C et au cas Kimyongür, un documentaire de Marie-France Collard, F.Bellali et J.Laffont qui a remporté le Prix Spécial du Jury au Festival International du Film des Droits de l'Homme (FIFDH) 2009 de Paris.

Le documentaire Interpol: Red Alert! d'Al Jazeera, diffusé le 12 janvier 2017 et qui montre comment certains États utilisent Interpol pour traquer des opposants politiques, traite notamment du cas de Kimyongür[41].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La CLEA a été fondée par les familles et amis de membres du DHKP-C, organisation marxiste turque accusée de terrorisme et dont Bahar Kimyongür était un porte-parole en Belgique. Le Comité a été ensuite rejoint par des universitaires, des syndicalistes et des militants d’associations de défense des droits de l’homme[3]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Bahar Kimyongur assigné à résidence », sur Le Vif, (consulté le 20 mars 2020)
  2. Eylem Aydemir, « Interview avec Bahar Kimyongur », Librenews, 26 février 2010.
  3. a b c d e et f Benjamin Denis et Denis Duez, « Chapitre 7. La construction de la figure du terroriste et sa contestation dans l’« Affaire du DHKP-C ». Le cas de Bahar Kimyongür », dans Savoirs experts et profanes dans la construction des problèmes publics, Presses de l’Université Saint-Louis, coll. « Travaux et recherches », (ISBN 978-2-8028-0420-8, lire en ligne), p. 193–220
  4. a et b « DHKP-C : Bahar Kimyongur acquitté », sur Le Soir (consulté le 3 septembre 2020)
  5. a et b « "A Molenbeek, le discours de Daech s'infiltre à petites doses" », sur www.marianne.net, (consulté le 30 septembre 2020)
  6. La Libre.be, « Erdogan met à prix la tête du Belge Bahar Kimyongur. Que fait l'Europe? (OPINION) », sur LaLibre.be, (consulté le 30 août 2020)
  7. a b et c « Mort d’Ebru Timtik, avocate turque, après 238 jours de grève de la faim », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 29 août 2020)
  8. « La chanteuse turque Helin Bölek est « morte en martyre » », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 29 août 2020)
  9. « Ibrahim Gökçek est mort après 323 jours de grève de la faim », sur L'Humanité, (consulté le 29 août 2020)
  10. « Turquie : une opposante meurt de faim en prison », sur Franceinfo, (consulté le 29 août 2020)
  11. Valérie Manteau, « «Ebru Timtik immortelle», malgré tout », sur Libération.fr, (consulté le 2 septembre 2020)
  12. La Libre.be, « Une petite fille belge de 3 ans est devenue l’otage d’un drame familial en Syrie, sur fond de djihad », sur LaLibre.be, (consulté le 24 septembre 2020)
  13. La Libre.be, « L'incroyable histoire de Meriam Rhaiem qui a sauvé sa fille des mains de son mari djihadiste », sur LaLibre.be, (consulté le 24 septembre 2020)
  14. Meriam Rhaiem, Assia, mama est là, Michel Lafond, , p. 116
  15. « Deux personnes agressées au couteau par un pro-Erdogan », sur Édition digitale de Mouscron, (consulté le 24 septembre 2020)
  16. « L’ignoble mise à prix de Bahar Kimyongur par la Turquie », sur Le Soir Plus, (consulté le 29 septembre 2020)
  17. Laura-Maï Gaveriaux, Sales guerres. De prof de philo à grand reporter, Humensis, (ISBN 979-10-329-0287-5, lire en ligne)
  18. a b c et d « Le peuple, ce grand absent », sur Politis.fr, 20130523 08:25 (consulté le 24 septembre 2020)
  19. L'invité du Drapeau Rouge: Bahar KIMYONGUR, Le Drapeau rouge, 1er novembre 2015.
  20. « Syrie. Si tu ne vas pas à Kafranbel, Kafranbel viendra à toi – par Ignace Leverrier », sur Souria Houria - Syrie Liberté - سوريا حرية,‎ (consulté le 23 septembre 2020)
  21. « Les soutiens lillois de Bachar el-Assad, et leurs amis du Front de Gauche. », sur Souria Houria - Syrie Liberté - سوريا حرية,‎ (consulté le 23 septembre 2020)
  22. a b c et d Bahar Kimyongür, Syriana, la conquête continue, , 142 à 147 p., p. 142
  23. « Appel à faire cesser l’agression contre la Syrie et à refuser la participation de la France à celle-ci Comité Valmy », Comité Valmy, 1er novembre 2015.
  24. Bahar Kimyongür, « USA : pourvoyeur de terroristes et fauteur de guerre en Syrie », Investig’Action, 20 septembre 2012.
  25. « Manifestation à Bruxelles contre les raids israéliens en Syrie », sur RTBF Info, (consulté le 21 février 2020)
  26. « Kurdes: sont-ils victimes des relations turco-américaines? », sur France 24, (consulté le 27 septembre 2020)
  27. a et b « Syrie : un « centre pharmaceutique » détruit par les frappes de la coalition… ou une intox complotiste ? », Conspiracy Watch,‎ (lire en ligne)
  28. « Notices rouges : le calvaire de Bahar Kimyongür | Le Lanceur », sur www.lelanceur.fr
  29. « Pratiques inhumaines et humiliantes », La Libre Belgique, .
  30. "Bahar Kimyongür, prisonnier d’opinion", par François Schreuer, Politique, revue de débats, Bruxelles, no 47, décembre 2006.
  31. « Retour à la case départ pour "l'affaire Erdal" » sur le site internet de la RTBF,
  32. « DHKP-C - les sept prévenus acquittés pour terrorisme » sur le site internet de la RTBF,
  33. Marc Metdepenningen, DHKP-C : Bahar Kimyongur acquitté, Le Soir, 23 décembre 2009.
  34. Belga, Le parquet n'ira pas en cassation contre l'arrêt DHKP-C, 7sur7, 7 janvier 2010
  35. « Bahar Kimyongur « donné » aux Pays-Bas » sur le site internet de la RTBF,
  36. Jean-Claude Matgen, "Nouveaux ennuis judiciaires pour l’activiste Bahar Kimyongur", La Libre Belgique, 20 juin 2013
  37. Marc Metdepenningen, "DHKP-C: Bahar Kimyongur arrêté ce matin à Milan", Le Soir, 21 novembre 2013
  38. Michel Molitor, "DHKP-C: l'arrestation de Bahar Kimyongür en Italie, un acharnement?", RTBF, 22 novembre 2013
  39. « La tête du militant belge Bahar Kimyongur mise à prix », Le Soir,‎ (lire en ligne, consulté le 13 février 2018)
  40. Marc Metdepenningen, « La prime sur la tête du Belge Bahar Kimyongur doublée par la Turquie », Le Soir,‎ (lire en ligne, consulté le 20 février 2020).
  41. (en) « Interpol: Red Alert! », sur aljazeera.com, (consulté le 12 janvier 2017)