Hôpital des Enfants-Trouvés

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La chapelle de l'hôpital des Enfants-Trouvés du faubourg Saint-Antoine avant sa destruction

L'hôpital des Enfants-Trouvés était un hospice, une institution religieuse parisienne d'hospitalité des enfants déshérités et abandonnés. Elle fut créée en 1638 par Vincent de Paul.

En 1670 cette institution changement complètement de statut, elle est transférée sous la responsabilité de l'Hôpital général de Paris sous la direction du Parlement de Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

La fondation[modifier | modifier le code]

En 1633, Vincent de Paul fonde l'Ordre des Filles de la Charité pour aider les enfants trouvés. D'importants dons financiers charitables, provenant de la haute société permettent financer l'institution. En 1638, est fondée l'institution des Enfants-Trouvés. Elle s'installe tout d'abord près de la porte Saint-Victor. Elle est transférée au château de Bicêtre en 1648, puis vers l'enclos Saint-Lazare. Elle est ensuite fixée rue du Faubourg Saint-Antoine[1].

Participations financières royales[modifier | modifier le code]

Louis XIII le finance pour 4 000 livres, Louis XIV pour 8 000 livres, 120 000 livres lui sont allouées par le roi en 1767.

Rattachement à l’hôpital général de Paris[modifier | modifier le code]

En 1670, l'institution est rattachée à l'Hôpital Général[1].


Une étude détaillée des entrées et sorties à la maison de la Couche entre 1747 et 1756 laisse soupçonner que l'établissement fut au centre d'un gigantesque trafic d'enfants que l'affaire de l'Hôpital général voulut masquer au public et aux autorités[2].

Vers 1672, une annexe est créée sur l'île de la Cité dans des maisons de la rue Neuve-Notre-Dame appartenant à l’Hôtel-Dieu situées près de l’église Sainte Geneviève-des-Ardents. Elle accueille les enfants de moins de deux ans non sevrés. En 1747-1748, l’architecte Germain Boffrand (1667-1754) reconstruit cet hôpital qui occupe désormais un large quadrilatère compris entre le parvis Notre-Dame et les rues Neuve-Notre-Dame et Saint Christophe.

En 1772, l'hôpital des Enfants-Trouvés fusionne avec l'hôpital des Enfants-Rouges. L'hôpital de l'île de la Cité est agrandi en 1782 par Charles-François Viel (1745-1819)[3].

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le bâtiment de l'île de la Cité accueille le bureau de l'assistance publique au début du XIXe siècle. Après avoir fait l'objet d'une extension, il est détruit lors de la construction des locaux actuels de l'Hôtel-Dieu[3].

Les locaux du faubourg Saint-Antoine deviennent l'hospice des orphelins[4],[5], plus tard renommée hôpital Armand-Trousseau (situé jusqu'au début du XXe siècle à l'emplacement de l'actuel square Trousseau).

En 1800, les anciens locaux de l'institution de l'Oratoire, au no 74 rue d'Enfer (actuelle rue Denfert-Rochereau)[1], accueillent un nouvel hôpital pour enfants assistés. Il devient par la suite l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, p. 197-200 [lire en ligne]
  2. La Marche rouge, Marion Sigaut.
  3. a et b Administration de l’Assistance publique, c. 1867 sur vergue.com
  4. Félix et Louis Lazare, op. cit., p. 509
  5. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan 32e quartier « Quinze-Vingts », îlot no 9, F/31/88/11

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]