Association de la presse judiciaire

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Association de la presse judiciaire
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Forme juridique
Siège social
Pays

L'Association de la presse judiciaire est l'association confraternelle des journalistes spécialisés dans les questions de la Justice. Elle rassemble les journalistes habilités à suivre les audiences du Palais de Justice, à Paris et en province, et à s'informer des affaires en cours auprès du Parquet, du Barreau et des autorités judiciaires, comme le Ministère de la Justice. Elle a pour fonction d'organiser et de faciliter les relations entre la presse et l'institution judiciaire tout en défendant la Protection des sources d'information des journalistes[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Association de la presse judiciaire est la plus vieille association de journalistes en France, elle a été créée le 17 mars 1887 par une quarantaine de chroniqueurs judiciaires au nombre desquels figuraient Alexandre Millerand et Raymond Poincaré, qui deviendront tous deux présidents de la République. Elle rassemble aujourd'hui 230 membres, tous journalistes ou dessinateurs d'audience.

Son siège et ses bureaux sont installés depuis l'origine au Palais de Justice de Paris, aujourd'hui siège de la cour d'appel et de la cour de cassation. Depuis 2018, l'association bénéficie également de bureaux au sein du tribunal judiciaire de Paris.

Au nombre des anciennes célébrités de l'Association de la presse judiciaire figurent Gaston Leroux, (1868-1927) le romancier père de Rouletabille, alors journaliste au quotidien Le Matin, admis en  ; José Moselli (1882-1941), romancier d’aventures populaires publiées aux éditions Offenstadt, dans L’Intrépide, L’Épatant… Plus récemment: Géo London, Pierre Scize, Madeleine Jacob (Libération, puis L'Humanité), Francine Lazurick (L'Aurore), Jean Laborde, journaliste à France-Soir puis à L'Aurore et écrivain; James de Coquet (Le Figaro) ; Georges Walter, Bertrand Poirot-Delpech, journaliste au "Monde et membre de l'Académie française.

Frédéric Pottecher en a été élu président en 1958, puis président d'honneur (1966); Jean-Marc Théolleyre (Le Monde) lui a succédé. Jean-Pierre Berthet (TF1) en a été élu président en 1989 avant d'en devenir président d'honneur. Stéphane Durand-Souffland (Le Figaro) lui a succédé entre 2005 et 2011. Parmi les anciens responsables de l'association, on peut nommer Marie-Louise Oriol (AFP), Charles Blanchard (France-Soir), Annette Kahn (L'Aurore puis Le Point, "Le Quotidien de Paris", "L'Événement du jeudi"), Daniel Schneidermann ("Le Monde"), Laurent Greilsamer ("Le Monde"), Bertrand Le Gendre ("Le Monde").

Bureau 2017-2020[modifier | modifier le code]

  • SECRÉTAIRE GÉNÉRALE : Anne-Sophie MARTIN (Indépendante)
  • TRÉSORIER : Pierre-Antoine SOUCHARD (Indépendant)
  • DÉLÉGUÉ POUR LA PRESSE ÉCRITE : Eric Dussart (La Voix du Nord)
  • DÉLÉGUÉE POUR LA TÉLÉ : Sophie Neumayer (France Télévision)
  • DÉLÉGUÉE POUR LA RADIO : Chloé Triomphe (Europe 1)


Ce bureau a succédé au bureau 2017- 2020 :

  • PRÉSIDENT : Jean-Philippe DENIAU (France Inter)
  • VICE-PRÉSIDENT : Pierre-Antoine SOUCHARD (Indépendant)
  • SECRÉTAIRE GÉNÉRALE : Anne-Sophie MARTIN (Indépendante)
  • TRÉSORIERE : Marine BABONNEAU (Dalloz Actualité)
  • DÉLÉGUÉE POUR LA PRESSE ÉCRITE : Pascale EGRE (Le Parisien)
  • DÉLÉGUÉE POUR LA TÉLÉ : Sophie Neumayer (France Télévision)
  • DÉLÉGUÉE POUR LA RADIO : Delphine Gotchaux (Franceinfo)


Entre 2011 et 2017, le bureau était composé de Pierre-Antoine Souchard (Associated Press), président, Jean-Philippe Deniau (France Inter), vice-président, Anne-Sophie Martin (M6), secrétaire général, Dorothée Moisan (AFP) puis Marine Babonneau (Dalloz Actualité), trésorières, Eric Pelletier (L'Express), Pascale Egré (Le Parisien), Hélène Lecomte (LCI) et Chloé Triomphe (RTL), délégués.

Protestations contre les atteintes à la liberté de la presse[modifier | modifier le code]

Le , l'Association de la Presse judiciaire a publié dans Le Monde un texte sur la liberté d'expression et le journalisme[2].

Le président de la cour d'assises spéciales de Paris, Philippe Vandingenen, qui juge des membres présumés de l'ETA, a validé le la demande des accusés de ne pas être croqués par les journalistes dessinateurs. Les journalistes et dessinateurs présents ont alors quitté l'audience. Le , à la demande du principal accusé Mikel Albizu Iriarte alias "Antza", Philippe Vandingenen avait déjà exclu un dessinateur. Dans une lettre adressée au Premier Président de la Cour d'appel de Paris, le président de l'Association de la presse judiciaire, Stéphane Durand-Souffland, proteste contre cette censure inouïe d'une des libertés de la presse[3],[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

L'Association de la presse judiciaire parisienne a été à l'origine de livres :

  • "Les Contes du Palais", par la Presse judiciaire parisienne [1886-1887], illustrations de Kauffmann Paris Marpon et Flammarion [1887?], C'est le premier recueil de ces textes de journalistes dont les profits sont versés à la caisse du Syndicat de la Presse judiciaire.
  • "Les Nouveaux Contes du Palais" (Deuxième série; 1889 )
  • "Les Nouveaux Contes du Palais" (Troisième série, 1889), par la Presse judiciaire parisienne, illustrations de Eugène Rapp, Paris, Marpon et Flammarion.

> Auteurs des trois volumes précédents: Angevin; Bataille; Beau; Bergougna; Bichon; Blondeau; Clemenceau; Corra; Dalsème; Davrillé Des Essards; Debonnaire; Dieusy, Fourcaulx; Halbrand; Husson; Le Berquier; Lefèvre; Meusy; Pothey; Pujo; Taunay; Troimaux; Vanesson: Vonoven. Illustrations de Paul-Adolphe Kauffmann (1849-?) & Eugène Rapp.

  • "Le Palais de Justice de Paris. Son monde et ses mœurs, par la presse judiciaire parisienne. Préface d’Alexandre Dumas fils.

Liens[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]