José Moselli

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
José Moselli
Nom de naissance Joseph, Théophile Maurice Moselli
Naissance
Paris 9e, Drapeau de la France France
Décès (à 58 ans)
Le Cannet, Alpes-Maritimes, Drapeau de la France France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

José Moselli, nom de plume de Joseph, Théophile Maurice Moselli, né le à Paris dans le 9e arrondissement[1] et mort le au Cannet, est un auteur français de romans policiers et de science-fiction, d'histoires de littérature d'enfance et de jeunesse et de récits d'aventures populaires.

Biographie[modifier | modifier le code]

« À treize ans, le jeune Moselli s'enfuit de chez lui et s'engage comme mousse »[2]. Après plusieurs voyages sur les mers et océans, il devient officier de la marine marchande et, en 1903, capitaine de navire. Il démissionne en 1909 et s'installe à Paris où il amorce une carrière littéraire.

Surnommé l'écrivain sans livre, José Moselli est l'un des grands feuilletonistes populaires du début du XXe siècle. Auteur prolifique, il publie un grand nombre de romans, nouvelles et chroniques, principalement dans Sciences et voyages, ou encore dans L'Épatant, L'Intrépide, Le Petit Illustré, Cri-Cri de la maison d'éditions Offenstadt où il en est reconnu comme l'auteur numéro 1 d'après Georges Fronval.

Ses nombreux romans-feuilletons paraissaient en revues (comme la Collection d'aventures) et peu ont été édités en livres d'où le surnom évoqué plus haut. Il est connu pour quelques textes de science-fiction, comme La Cité du gouffre ou Le Messager de la planète, et surtout La Fin d'Illa (1925) « son chef-d'œuvre »[3]. Dans le genre policier, il donne plusieurs titres, dont Triplix l'insaisissable (1924), Les Gangsters de l'air (1939) et, surtout, La Momie rouge (1925), un récit de chambre close.

Comme beaucoup de ses confrères de l'époque, il utilise de nombreux pseudonymes : Jacques Mahan, Pierre Agay, J. Fauconnier, Nord-55-Est, Ledam pour les plus fréquents ; Jack Duridan, Jules Dupont, Pierre de Villebrune, Jim Houch, Jacques North et d'après Georges Fronval Captain Harry et Explorateur.

Jean Leclerq (in "En souvenir de José Moselli", Désiré, 2e série, numéro 6, janvier 1975) et Georges Fronval périodisent comme suit la vie de José Moselli :

  • 1) avant la Grande Guerre : l'enfant et le marin marchand ;
  • 2) pendant la guerre : la participation à la guerre dans la marine - débarquement dans les Balkans ;
  • 3) l'après guerre : période de grande production pour la SPE ;
  • 4) les années 1930 : les illustrés, après l'arrivée de Mickey en France (1934), traversent une mauvaise passe. Par ailleurs, la science-fiction étant suspectée, à la suite d'un jugement rendu par un Tribunal d'Amiens, de « pervertir la jeunesse », José Moselli se retire dans le Sud.

Œuvres marquantes[modifier | modifier le code]

  • La Guerre des Océans publiée dans la revue Sciences et voyages du mois de décembre 1928 (no 485) au mois de septembre 1929 (no 524) puis en livre aux éditions Marabout dans la collection Le Rayon Populaire (Verviers, Belgique 1975)
  • La Fin d'Illa (1925) réédité dans Fiction (no 98) dès 1962 à l'initiative de Jacques Bergier puis successivement par les éditions Rencontres (dans le cadre d'une anthologie préfacée par Jacques Bergier) en 1970 et par les éditions Marabout, collection Science-Fiction no 421 (présentation de Jacques Van Herp) en 1972

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Touchant (président de l’Association des Amis de la Littérature policière), L'Apothéose du roman d'aventures. José Moselli et la Maison Offenstadt, éditions Encrage - Belles-Lettres.
  • La Fin d'Illa, anthologie préfacée par Jacques Bergier et reprenant, outre le récit-titre, Le Messager de la Planète et La Cité du Gouffre, Éditions Rencontres, 1970

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance no 9/1637/1882 (consulté le 13 juillet 2012)
  2. Dictionnaire des littératures policières, volume 2, p. 393.
  3. Dictionnaire des littératures policières, volume 2, p. 394.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]