Étagnières

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Étagnières
Blason de Étagnières
Héraldique
Maison de commune d'Étagnières
Maison de commune d'Étagnières
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Gros-de-Vaud
Communes limitrophes
(voir carte)
Bioley-Orjulaz, Assens, Morrens, Cheseaux-sur-Lausanne, Boussens
Syndic Pascal Favre
Code postal 1037
N° OFS 5521
Démographie
Population 1 106 hab. (31 décembre 2014)
Densité 292 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 00″ N 6° 37′ 00″ E / 46.6, 6.6166666666746° 36′ 00″ Nord 6° 37′ 00″ Est / 46.6, 6.61666666667
Altitude 624 m
Superficie 379 ha = 3,79 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Étagnières
Liens
Site web www.etagnieres.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Étagnières est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Gros-de-Vaud. Citée dès 1202, elle fait partie du district d'Échallens entre 1803 et 2007. La commune est peuplée de 1 106 habitants en 2014. Son territoire, d'une surface de 377 hectares, se situe dans la région du Gros-de-Vaud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village tirerait l'origine de son nom du latin stagnum signifiant étang. En effet, la partie ouest de la commune se situe sur un sol argileux retenant facilement l'eau et il s'y trouve plusieurs étangs et marais[3]. Néanmoins, Henri Jaccard rapporte une autre étymologie. Le nom de la commune viendrait de ès tanière, issu de l'ancien français tannière faisant allusion à un lieu rempli de terriers. La graphie du nom évolue avec le temps. Le village est pour la première fois mentionné en 1202 sous la forme Estanneres, puis Estaneres en 1290, Etanières en 1377, Ethagnires en 1403 et Estagnyeres en 1424[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention du village date de 1202 sous le nom d'Étanneres, mais la région était déjà occupée depuis bien plus longtemps, comme en témoignent les forges et le cimetière de l'époque gallo-romaine découverts sur place. Au Moyen Âge, le village fait partie de la seigneurie d'Échallens et appartient aux comtes de Montbéliard avant d'être inclus dans le bailliage commun d'Orbe-Échallens et racheté par les villes de Berne et Fribourg en 1518. Après l'invasion bernoise de 1536, Étagnières n'accepte par la Réforme protestante et devient une communauté mixte puis est presque totalement détruit dans un incendie en 1668[5].

En 1966, lors d'une votation populaire, la population de la commune refuse la création d'une piste d'aérodrome censée remplacer celle de la Blécherette à Lausanne[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Étagnières Blason De gueules à trois fasces ondées d'or, au corbeau de sable brochant[7].
Détails Les émaux utilisés sont ceux des sires de Chalon qui sont alors seigneurs de la région au XVe siècle. Les fasces font référence au nom du village. Par dessus est ajouté le corbeau qui est le sobriquet des habitants du village[3].
Les armoiries de la commune sont adoptées et approuvées par le canton de Vaud en 1928[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface totale de la commune d'Étagnières représente 377 hectares qui se décomposent en : 39 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 280 ha de surfaces agricoles, 57 ha de surfaces boisées et enfin 1 ha de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple).

Dans le détail en 2005, les aires industrielles et artisanales représentent 1,86 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 5,84 %, les routes et infrastructures de transport 1,59 %, les zones agricoles 59,95 % et les zones arboricoles et viticoles moins de 1 %[2].

Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district d'Échallens. Depuis le 1er septembre 2008, elle fait partie du nouveau district du Gros-de-Vaud. Elle a des frontières communes avec Bioley-Orjulaz, Assens, Morrens, Cheseaux-sur-Lausanne et Boussens.

Le territoire communal se trouve sur le plateau suisse, dans la région du Gros-de-Vaud. Le point culminant de la commune se trouve sur le versant ouest du Tremble avec une altitude de 670 mètres. Dans le nord, la frontière communale est marquée par la grande forêt du bois d'Orjulaz et confine, à son extrémité nord-ouest, au lieu-dit Grand-Marais. À l'est de la route cantonale, le sol, d'une faible perméabilité, est principalement composé de marnes et de grès, sous forme de conglomérats, avec, toutefois, une poche de graviers peu limoneux issus de dépôts fluvio-glaciaires au nord du lieu-dit Pantau. De l'autre côté de la route cantonale, la nature du sol est différente. Hormis deux poches aussi formées de marnes et de grès, le village repose sur un sol d'une perméabilité assez hétérogène fait de moraine. Plus à l'ouest, en direction de Boussens et de Bioley-Orjulaz, le sol est constitué d'une alternance de graviers, de sables, de silts, d'argiles et de tourbe issus de dépôts glacio-lacustres. La couche de couverture est principalement formée de tourbe sablo-graveleuse posée sur des alluvions[8].

En plus du village d'Étagnières, la commune compte plusieurs exploitations agricoles isolées.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Fontaine dans le village d'Étagnières réalisée par Luc Chappuis.

Le territoire communal comporte 1 ha de surface improductive. Celles-ci comportent notamment divers cours et étendues d'eaux. Au nord, le Bullet marque la limite communale avec Assens. Celui-ci est rejoint par la Larmaz avant d'enter entièrement sur le territoire communal près des terrains de football pour le quitter en entrant sur celui de Bioley-Orjulaz. Un peu plus à l'ouest, mais à la même hauteur, dans le Bois neuf coule le Trési[9]. Cette zone est très humide, la forêt ayant poussé sur d'ancien marécages rendant les surfaces non convertibles en terrains constructibles. Aussi, durant l'automne 2014, la commune a décidé de construire un étang artificiel à but pédagogique dans le Bois neuf. Un budget de 165 000 CHF est alloué pour les travaux de réalisation et un trou est creusé. Le bassin se rempli naturellement avec les eaux du Trési auquel il est relié. L'étang du Bois Neuf est peuplé d'animaux et de végétaux de façon à pouvoir observer une grande partie de la biodiversité régionale[10]. Toute cette partie du territoire communal se situe sur le bassin versant du Rhin.

A contrario, au sud du village, en direction de Boussens coule la Petite Chamberonne, qui est principalement canalisée sur la commune[9]. Cette rivière appartient, quant à elle, au bassin du Rhône. La commune se situe donc sur la limite de partage des eaux entre ces deux bassins. D'est en ouest, cette limite arrive depuis Morrens et coupe le lieu-dit Pantau en son centre. Le village est coupé en deux, la partie sud-ouest étant dans le bassin de Rhône alors que la partie nord-est se situe dans le bassin du Rhin. La limite continue dans la même direction entre les lieux-dit La Louye côté Rhin et Montolly côté Rhône. Après cela, elle entre dans le Bois Neuf et continue au-travers Bioley-Orjulaz[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Étagnières possède 1 106 habitants en 2014[1]. Sa densité de population atteint 291,8 hab./km2.

En 2000, la population d'Étagnières est composée de 416 hommes (52 %) et 384 femmes (48 %). La langue la plus parlée est le français, avec 722 personnes (90,4 %). Les deuxièmes langues sont l'italien et le portugais, avec 19 personnes (2,4 %) pour chacune d'entre elles. La quatrième langue est l'allemand (18 ou 2,3 %). Il y a 656 personnes suisses (82,1 %) et 143 personnes étrangères (17,9 %). Sur le plan religieux, la communauté catholique est la plus importante avec 397 personnes (49,7 %), suivie des protestants (268 ou 33,5 %). 84 personnes (10,5 %) n'ont aucune appartenance religieuse[11].

La population d'Étagnières est de 298 habitants en 1850. Elle baisse à 258 personnes vingt ans plus tard, puis reste stable jusqu'en 1960. Le nombre d'habitants augmente très fortement depuis, puisqu'il est presque multiplié par quatre en 50 ans, jusqu'à 949 en 2010. Le graphique suivant résume l'évolution de la population d'Étagnières entre 1850 et 2014[12] :

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 22,20 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent les Verts avec 14,39 % des suffrages et le Parti démocrate-chrétien avec 6,41 %[13].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour le Parti libéral-radical à 25,90 %, l'Alliance du centre à 21,70 %, le Parti socialiste à 18,10 %, les Verts à 17,56 % et l'Union démocratique du centre à 16,74 %[14].

Sur le plan communal, Étagnières est dirigé par une municipalité formée de 5 membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil communal, composé de 40 élus, dirigé par un président et secondé par un secrétaire pour le législatif[15].

Économie[modifier | modifier le code]

Jusque dans la seconde moitié du XXe siècle, l'économie locale était principalement tournée vers l'agriculture et l'élevage qui ne représentent aujourd'hui plus qu'une part marginale des emplois locaux. La commune s'est développée une première fois dans les années 1970 avec la création de zones industrielles accueillant de nombres entreprises, dont plusieurs garages, une entreprise de vente de pièces de rechange et une société fabriquant des machines agricoles[16]. Dans ces dernières décennies, le village a connu une nouvelle phase de développement via des zones résidentielles occupées par des personnes travaillant principalement dans la région lausannoise ; cette transformation s'est accompagnée de la création de plusieurs sociétés locales, principalement de services.

La commune compte une boulangerie, et trois restaurants[17].

Éducation[modifier | modifier le code]

École primaire d'Étagnières

La commune fait partie du regroupement scolaire de la région d'Échallens pour l'enseignement primaire et secondaire I, par l'intermédiaire de l'Association Scolaire Intercommunale de la Région d'Échallens (ASIRE)[18]. Les élèves du degré primaire sont scolarisé dans le village alors que ceux du secondaire I sont scolarisé au collège des Trois-Sapins à Échallens[19].

Religion[modifier | modifier le code]

Entrée de la chapelle saint Laurent au centre du village.

La commune comporte une petite chapelle dédiée à saint Laurent. Elle est servie aussi bien par les membres de l'Église protestante que par ceux de l'Église catholique romaine. Elle est située sur le territoire de la paroisse réformée du Talent et celui de la paroisse catholique d'Assens.

Transports[modifier | modifier le code]

Station du chemin de fer régional d'Étagnières.

Étagnières fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. La commune est desservie par la ligne de train régionale du chemin de fer Lausanne-Échallens-Bercher. Deux stations se trouvent sur le territoire communal. La zone industrielle des Ripes est desservie par la halte du même nom. Quant au village, il est desservi par la halte d'Étagnières[20]. La localité est aussi desservie par les bus sur appel Publicar, qui sont un service de CarPostal[21].

Vie locale[modifier | modifier le code]

La commune d'Étagnières compte plusieurs associations, parmi lesquelles un club de chemin de fer miniature, une société de jeunesse et un club d'aînés[22], de même que des clubs de pétanque, football, badminton, volley-ball et gymnastique[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidante permanente au 31 décembre 2014 », sur Statistiques Vaud (consulté le 3 mars 2015)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. a, b et c Roger Bastian et al., Les communes vaudoises et leur armoiries, p. 71
  4. Henry Suter, « Etagnières » [html], Noms de lieux de Suisse Romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch,‎ (consulté le 10 juillet 2015)
  5. Marianne Stubenvoll, « Etagnières » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 9 novembre 2004.
  6. « La piste d'Etagnières », sur Archives de la RTS (consulté le 14 octobre 2012)
  7. « Annexe à l'arrêté relatif aux armoiries communales (AAC) du 10 février 1925 (175.12.1) » (consulté le 10 juillet 2015), p. 13
  8. a et b (fr+de) F. Pasquier, V. Bichet et F. Zwahlen, Carte hydrogéologique de la Suisse : Vallorbe – Léman nord, Zurich, Office fédéral de la topographie et Commission Géotechnique Suisse,‎ , chap. 8
  9. a et b « Plan de la commune d'Étagnières » [PDF], sur etagnieres.ch (consulté le 1 mai 2015)
  10. Sylvain Muller, « Un étang pour Etagnières, la nature et les pêcheurs », 24 heures,‎ (lire en ligne)
  11. « STAT-TAB: la banque de données statistiques interactive », Confédération suisse (consulté le 7 octobre)
  12. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1 octobre 2012)
  13. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  14. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  15. « Étagnières », sur communal.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  16. « Entreprises », sur etagnieres.ch (consulté le 8 octobre 2012)
  17. « Entreprises de la catégorie restaurants », sur etagnieres.ch (consulté le 8 octobre 2012)
  18. « Périmètre de l'ASIRE » [html], sur asire.ch (consulté le 10 juillet 2015)
  19. « Enseignement primaire et secondaire » [html], sur etagnieres.ch (consulté le 10 juillet 2015)
  20. « Lausanne-Flon-Echallens-Bercher », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 7 octobre 2012)
  21. « PubliCar Echallens (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 4 octobre 2012)
  22. « Sociétés de loisirs », sur etagnieres.ch (consulté le 8 octobre 2012)
  23. « Sociétés sportives », sur etagnieres.ch (consulté le 8 octobre 2012)

Sources[modifier | modifier le code]

  • (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Etagnières » (voir la liste des auteurs).
  • Roger Bastian, Charles Kraege et al. (préf. Daniel Burnand, ill. Ketty et Alexandre Gisiger), Les communes vaudoises et leur armoiries : District d'Aigle, Avenches, Échallens, Lavaux, Moudon, Oron, Payerne, Pays-d'Enhaut et Vevey, t. 3, Chapelle-sur-Moudon, Ketty & Alexandre,‎ (ISBN 2-88114-037-8), « District d'Échallens », p. 71

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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