Ogens

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Ogens
Blason de Ogens
Héraldique
Vue du village d'Ogens
Vue du village d'Ogens
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Gros-de-Vaud
communes limitrophes
(voir carte)
Bioley-Magnoux, Bercher, Montanaire, Oppens
Syndic Eric Zermatten
Code postal 1045
N° OFS 5680
Démographie
Population 262 hab. (31 décembre 2011)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 43″ N 6° 43′ 23″ E / 46.711954, 6.723058 ()46° 42′ 43″ Nord 6° 43′ 23″ Est / 46.711954, 6.723058 ()  
Altitude 628 m
Superficie 341 ha = 3,41 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Ogens
Liens
Site web www.ogens.ch
Sources
Référence population suisse[1].
Référence superficie suisse[2]

Ogens est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Gros-de-Vaud. Peuplée dès le Mésolithique, elle est citée dès 1166 et fait partie du district de Moudon entre 1798 et 2007. La commune est peuplée de Son territoire, d'une surface de 339 hectares, se situe dans la région du Gros-de-Vaud, entre la vallée de la Broye et la Mentue.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un site mésolithique est découvert en 1955 au pied d'une falaise sur la rive droite de l'Augine. Il y a quatre abris sous roche et on y a trouvé des outils en silex et des éléments de parure en os. Ils ont été datés à 6785 avant J-C. On trouve aussi en 1964 deux sépultures du haut Moyen Âge. Ogens est connu dès 1166 sous son nom actuel. Le village fait partie de la seigneurie de Belmont-sur-Yverdon, puis du chapitre de Lausanne et du mandement d'Essertines-sur-Yverdon au Moyen Âge. Le village fait partie du bailliage d'Yverdon à l'époque bernoise, de 1536 à 1798, puis du district de Moudon dès la révolution vaudoise, de 1798 à 2007, et du district du Gros-de-Vaud depuis 2008. La maison de commune date de 1757 et la chapelle actuelle, dédiée à Saint-Étienne et construite en 1903, est restaurée en 1976[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Ogens

Les armes de la commune d'Ogens se blasonnent ainsi :
Parti de gueules et de sinople au bouc saillant d'argent brochant[4]. Adoptées en 1921, elles reprennent les couleurs des armes de Moudon, dont Ogens faisait partie du district, et le bouc, emblème traditionnel du village[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface totale de la commune de Ogens représente 339 hectares qui se décomposent en : 27 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 209 ha de surfaces agricoles, 103 ha de surfaces boisées et enfin moins d'un hectare de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple). Dans le détail en 2005, les aires industrielles et artisanales représentent moins de 1 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 4,42 %, les routes et infrastructures de transport 3,24 %, les zones agricoles 49,56 % et les zones arboricoles et viticoles moins de 1 %[2].

Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district de Moudon. Depuis le 1er janvier 2008, elle fait partie du nouveau district du Gros-de-Vaud. Elle a des frontières communes avec Bioley-Magnoux, Bercher, Montanaire et Oppens.

Le territoire de la commune se trouve dans la région du Gros-de-Vaud, dans la région montagneuse située entre la vallée de la Broye et la Mentue. La frontière ouest de la commune longe le profond sillon creusé dans la molasse par la Mentue. À l'est se trouve se trouve le haut plateau d'Ogens qui s'étend jusqu'à l'ouest à la hauteur de Thierrens où, avec une altitude de 740 mètres, il représente le point culminant de la commune. Au nord-est et au nord, le ruisseau de l'Augine marque la frontière avec les communes voisines.

En plus du village d'Ogens, la commune compte plusieurs exploitations agricoles dispersées.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Ogens possède 262 habitants en 2011[1].. Sa densité de population atteint 76,8 hab./km².

En 2000, la population d'Ogens est composée de 115 hommes et 115 femmes. Il y a 226 personnes suisses (98,3 %) et 4 personnes étrangères (1,7 %). La langue la plus parlée est le français, avec 223 personnes (97 %). La deuxième langue est l'allemand (6 ou 2,6 %). Sur le plan religieux, la communauté protestante est la plus importante avec 149 personnes (64,8 %), suivie des catholiques (35 ou 15,2 %). 37 personnes (16,1 %) n'ont aucune appartenance religieuse[6].

La population d'Ogens est de 372 personnes en 1850, puis de 348 personnes dix ans plus tard. Le nombre d'habitants monte à 395 en 1870, puis est stable jusqu'en 1910. Il baisse à 180 en 1980 et remonte ensuite à 265 en 2010. Le graphique suivant résume l'évolution de la population d'Ogens entre 1850 et 2010[7] :

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 35,99 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent le Parti libéral-radical avec 18,71 % des suffrage et le Parti socialiste suisse avec 15,44 %[8].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour l'Union démocratique du centre à 40,33 %, les Verts à 22,13 %, l'Alliance du centre à 13,77 %, le Parti libéral-radical à 13,77 % et le Parti socialiste à 10 %[9].

Sur le plan communal, Ogens est dirigé par une municipalité formée de 5 membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil général dirigé par un président et secondé par un secrétaire pour le législatif[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, l'économie locale était principalement tournée vers l'agriculture, l'arboriculture fruitière et l'élevage qui représentent, de nos jours encore, une part importante des emplois. Ces dernières décennies, le village s'est développé avec la création plusieurs zones résidentielles occupées par des personnes travaillant dans les villes voisines ; cette transformation s'est accompagnée par la création de plusieurs petites entreprises locales et de service.

Transports[modifier | modifier le code]

Au niveau des transports en commun, Ogens fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. Le bus CarPostal faisant le parcours Thierrens-Bercher-Bioley-Magnoux-Donneloye s'arrête dans le village[11]. Il est également desservi par les bus sur appel Publicar, qui sont aussi un service de CarPostal[12].

Monuments[modifier | modifier le code]

Le village d'Ogens est inscrit comme site ISOS[13]. La commune accueille également l'abri préhistorique de La Baume, inscrit comme bien culturel d'importance régionale dans la liste cantonale dressée en 2009[14].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2011 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 28 septembre 2012)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Philippe Heubi, « Ogens », Dictionnaire historique de la Suisse,‎ 23 novembre 2010 (consulté le 15 octobre 2012)
  4. « Annexe à l'arrêté relatif aux armoiries communales (AAC) du 10 février 1925 (175.12.1) » (consulté le 15 octobre 2012)
  5. « Armoiries », sur ogens.ch (consulté le 15 octobre 2012)
  6. « STAT-TAB: la banque de données statistiques interactive », Confédération suisse (consulté le 8 octobre 2012)
  7. « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1er octobre 2012)
  8. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  9. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  10. « Ogens », sur communal.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  11. « Thierrens-Bercher-Bioley-Magnoux-Donneloye », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 8 octobre 2012)
  12. « PubliCar Thierrens (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 8 octobre 2012)
  13. « Liste des sites d'importance nationale », sur Office fédéral de la culture (consulté le 3 octobre 2012)
  14. [PDF] « Inventaire PBC, liste provisoire des objets B », sur Office fédéral de la protection de la population (consulté le 3 octobre 2012)

Sources[modifier | modifier le code]

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