Michel Butel

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Michel Butel
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Biographie
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Formation
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Autres informations
Distinction
Œuvres principales

Michel Butel, né le à Tarbes[1] et mort le [2] à Paris[3], est un écrivain et éditeur de journaux français[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien membre de l'UEC, ami de Jean-Claude Pollack, il participe dès mars 1963 à l'aventure de la Clinique de La Borde, autour de Félix Guattari.

Michel Butel joue son propre rôle dans le film Dieu seul me voit (Versailles-Chantiers) (1998) de Bruno Podalydès. Il y est présenté comme un intellectuel en vue.

Journaux[modifier | modifier le code]

Il est réputé comme fondateur de journaux : L'Imprévu (quotidien, avec Bernard-Henri Lévy, 1975), L'Autre Journal (mensuel, un temps hebdomadaire, 1984-1992)[5], Encore (hebdomadaire, 1992), L'Azur (4 pages, hebdomadaire, 1994-1995) et L'Impossible, dont le premier numéro est sorti le 14 mars 2012[6],[7],[8].

L'Autre Journal disparaît en 1992, à la suite d'une crise suivie de scission dans la rédaction, provoquées par la position pacifiste[9] prise par son fondateur lors de la guerre du Golfe.

Ensuite, durant quelques semaines, Butel dirige une petite feuille hebdomadaire sur papier bible, Encore.

De 2012 à 2013, il dirige le périodique L'Impossible, qui s'interrompt à cause de lourds problèmes de santé de son fondateur en septembre 2013[10].

Livres[modifier | modifier le code]

Périodiques[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

  • Prix Médicis (1977)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Michel Butel : Un autre journalisme était possible », sur Libération, (consulté le 27 juillet 2018)
  2. « Mort de Michel Butel, le poète qui aimait les journaux », sur telerama.fr, (consulté le 27 juillet 2018)
  3. « Mort de Michel Butel, écrivain et patron de presse », Le Monde,‎ , p. 12 (lire en ligne)
  4. L'autre journal, Technikart
  5. Voir « La presse à l'égal d'une œuvre ».

    « J'ai créé L’Autre Journal en décembre 1984. Je l'ai inventé. Je n'ai pas "lancé un journal", je l’ai inventé. J'ai imaginé son titre. J'ai imaginé son format, ses rubriques. Son équipe. Ses rédacteurs qui n’étaient pas tous journalistes. Son sommaire. La couverture de son premier numéro (un tigre surgi d'un rêve, sans légende).
    L'époque était triste, moins qu'aujourd’hui. Le monde était féroce, moins qu'aujourd'hui. L'argent était cruel, moins qu'aujourd'hui. La gauche était de droite, moins qu'aujourd’hui. Les États-Unis inspiraient crainte et répulsion, moins qu'aujourd’hui. Les islamistes semaient la terreur, moins qu'aujourd'hui. Le sida assassinait, moins qu'aujourd'hui.
    Gilles Deleuze, Jérôme Lindon, Samuel Beckett étaient vivants. Marlon Brando, Orson Welles, Serge Gainsbourg aussi, et tant d'autres, dont la mort amenuise la vie qui nous reste. Et tant de voix devenues voix errant dans nos mémoires.
    Autour de moi, auprès de moi, en ce temps-là, le génie de l'amitié, de la confiance, de la droiture, de la pensée discordante, avait rassemblé les uns et les autres. Nous fêtions les anniversaires, les bouclages, les épreuves traversées, les dures interruptions. La vie universelle de chacun, la vie intime du monde circulait dans nos pages. »

  6. Les numéros de la revue L'Impossible en PDF.
  7. L'annonce du projet sur France2.fr.
  8. L'annonce du projet dans Libération.
  9. « Non à la guerre », sur resoo.com, .
  10. « Comment on ne meurt pas aux urgences quand on a de la chance », sur nouvelobs.com, .

Liens externes[modifier | modifier le code]