Ambroise de Lombez

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Paix intérieureLombez.jpg

Jean de La Peyrie, plus connu sous le nom d'Ambroise de Lombez, est un religieux catholique français du XVIIIe siècle, capucin, ermite, confesseur, en particulier de la Reine Marie Leczinska, et écrivain ascétique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né à Lombez, ancienne ville épiscopale du Languedoc, le d’une noble famille d’Armagnac, qui comptait plusieurs membres illustres, de robe et d’épée. Il fit ses études classiques chez les Doctrinaires de Gimont et de théologie à l’école Saint Thomas d’Aquin à Auch.

À l’âge de 16 ans, le , il entre chez les Capucins et prend le nom de Frère Ambroise. Il est tout d'abord directeur de l’étude de théologie au couvent de Saint-Sever, puis après une cure de repos à Bagnères-de-Bigorre, il entre au couvent de Médoux non loin de là et durant quinze ans il dessert le sanctuaire de Notre-Dame de Médoux. Maître des novices et gardien du couvent d’Auch, il est appelé à Paris pour remettre de l'ordre dans les couvents et devient aumônier des Capucines du Couvent Royal de la Place Vendôme.

Il devient alors le confesseur de la Reine Marie Leczinska ce qui lui vaut rapidement un rappel en Province comme Définiteur Provincial et gardien du couvent d’Agen. Délégué de la Province au Chapitre National, il s'opposa aux nouvelles réformes de l'Ordre.

Ses trois livres les plus célèbres furent le Traité sur la Paix intérieure, paru en 1756 et très souvent réédité, le recueil de Lettres spirituelles sur la Paix intérieure, publié en 1766 et le Traité de la Joie de l'âme chrétienne. Son secrétaire fut un temps le père Philippe de Madiran (Jean Doussau).

Il meurt le , à l’âge de 70 ans, au cours d’une cure thermale, à Luz-Saint-Sauveur, dans la chapelle Solférino, ermitage dont il aurait été le dernier occupant[1]. Ses ossements furent transférés sur le plateau de Solférino par Napoléon III et comme épitaphe on peut lire : « Sous cette pierre reposent les restes du Vénérable Ambroise de Lombez, capucin de Saint-Sauveur, primitivement inhumés à l'entrée de la chapelle de la Vierge de Luz »[2]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ambroise de Lombez par Abbé. Bénac. Poussielgue maison saint-roch - couvin. Collection nouv - Parution en 1908
  • Histoire de la vie du R.P. Ambroise de Lombez - 1782 par le R. P. Léonard, d'Auch, religieux du même ordre
  • « Le Père Ambroise de Lombez », CAZAUX (J.-B.), Souvenir de la Bigorre, 1883
  • Deux spirituels au siècle des Lumières : Ambroise de Lombez, Philippe de Madiran. de Antoine, Louis. Édition : Paris : Lethielleux, 1975
  • Étude ascétique sur la vie et les écrits du P. Ambroise de Lombez. Par le P. François de Bénéjac (Reliure inconnue Le Forestier 1881.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Esquisse historique sur les Vertus (Non publié)
  • Journal Intime (Non publié)
  • Discours sur l'État religieux (Perdu)
  • Trois méditations sur le Salve Regina
  • Exhortation sur le renouvellement des Vœux
  • Lettre à une Dame protestante sur l'autorité de l'Église Romaine
  • Réflexions sur l'irréligion du temps
  • Recueil de Prières

Liens externes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La chapelle Solférino sur le site de Luz
  2. Source Capucins de Toulouse - Biographie détaillée capucinstoulouse.com