Monastère de Cimiez

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Monastère de Cimiez
Monaster-de-cimiez-2--images.jpg
Façade de l'église
Présentation
Type
Diocèse
Dédicataire
Religion
Propriétaire
Commune
Patrimonialité
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Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Avenue du Monastère-de-Cimiez et avenue BellandaVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées

Le monastère de Cimiez est un monastère franciscain situé sur la colline de Cimiez à Nice et construit sur la base de la chapelle Notre-Dame de Cimiez bâtie par les moines bénédictins de l'abbaye Saint-Pons dont il est fait pour la première fois mention en 1010. En 1546, celle-ci cède la chapelle aux frères mineurs de l'Observance qui par la suite l'agrandissent et la transforment.

L'ensemble monastique actuel de Cimiez rassemble l'église Notre-Dame-de-l'Assomption (XVe siècle) et le musée franciscain qui retrace la vie franciscaine à Nice depuis le XIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

La vallée du Paillon en 1782, avec l'abbaye bénédictine de Saint-Pons et le monastère franciscain de Cimiez.

Le plus célèbre des franciscains de Nice est le frère Marc qui devint le « fray Marcos de Niza » et donna, dit-on, le nom du fondateur de son ordre au site de la future ville de San Francisco (Californie).

À l'origine se trouve la chapelle Notre-Dame de Cimiez bâtie par les moines bénédictins de l'abbaye Saint-Pons[1]. Cette chapelle est mentionnée dans une charte de l'abbaye Saint-Pons du [1]. Le , celle-ci cède la chapelle et les terrains avoisinants aux frères mineurs de l'Observance qui ne disposent plus de couvent depuis le siège de Nice de 1543[2]. Les franciscains font évoluer l'ensemble architectural au fil des siècles.

Les franciscains de Cimiez sont aussi les responsables de la paroisse Sainte-Marie-des-Anges à Nice (Cimiez et Vallon des Fleurs pour Nice, ainsi que la commune voisine de Falicon). Aujourd'hui, c'est une fraternité de quatre frères venant d'Assise (Italie) qui assure le service à la paroisse Sainte-Marie-des-Anges.

L'ensemble du monastère est classé au titre des monuments historiques par arrêté du . Le sol de l'ancien jardin et du cimetière sont classés par arrêté du [3].

L'église[modifier | modifier le code]

Dans l'église Notre-Dame de l'Assomption, on peut admirer trois tableaux majeurs du primitif niçois Louis Bréa : une Pietà, la Crucifixion, et la Déposition, qui correspondent à 40 ans de l'activité de l'artiste.

Le cloître[modifier | modifier le code]

Dans le cadre magnifique qu'offre le cloître du monastère (XVIe siècle), à l'occasion de Nuits Musicales de Nice se tiennent des concerts de musique classique. Ce même cloître est utilisé l'été, par beau temps, pour les messes dominicales.

L'accès à l'église et aux bâtiments conventuels s'effectue par la place du Monastère.

Les jardins[modifier | modifier le code]

Le jardin remarquable qui entoure le bâtiment, est l'ancien potager des moines. La salade de mesclun a été inventé par les Pères Franciscains des moines du monastère de Cimiez à Nice

Ils mélangeaient diverses graines entre elles, créant ainsi "lou mesclun". La coutume était d'offrir aux pauvres les plants qu'ils dédoublaient et qu'ils emportaient dans une espourtoula (sorte de panier à anse, en rotin en forme de capeline renversée).

Le cimetière[modifier | modifier le code]

Par la place, on accède aussi au cimetière qui jouxte l'église. Les peintres Henri Matisse et Raoul Dufy sont enterrés dans ces lieux, ainsi que Roger Martin du Gard, lauréat du prix Nobel de littérature en 1937.

Restauration[modifier | modifier le code]

Commencée en , en collaboration avec la Direction régionale des Affaires culturelles, une grande campagne de restauration des toitures, du cloître et des façades s'achève le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Foussard, Georges Barbier, Baroque niçois et monégasque, p. 186-191, Picard éditeur, Paris, 1988 (ISBN 2-7084-0369-9) ; p. 317
  • Philippe de Beauchamp, L'art religieux dans les Alpes maritimes, p. 46-48, Édisud, Aix-en-Provence, 1993 (ISBN 978-2-85744-485-5) ; p. 143
  • Denis Ghiraldi, « Le monastère de Cimiez », Recherches Alpes-Maritimes et contrées limitrophes régionales, no 177,‎ , p. 1-23 (lire en ligne, consulté le ).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]