Alain-Gérard Slama

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Alain-Gérard Slama
Alain-Gérard Slama par Claude Truong-Ngoc juin 2013.jpg

Alain-Gérard Slama en 2013.

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (76 ans)
TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Catherine Royer-Slama (d) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Paul Slama (d)
Mathieu Slama (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Distinctions

Alain-Gérard Slama, né le à Tunis, est un essayiste, journaliste et historien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Alain-Gérard Slama est le fils d'un juif et d'une catholique[1].

Il est lauréat du concours général en version latine (1958)[2], ancien élève du lycée Carnot de Tunis et de l'École normale supérieure (promotion L1962)[3], licencié en histoire[4], agrégé de lettres classiques et diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section Service public, promotion 1966)[5].

Parcours[modifier | modifier le code]

Alain-Gérard Slama (à droite, aux côtés d'Alain Juppé), lors du colloque de Réforme et Modernité le 4 mars 2009.

Il est président de la Fondation de l'École normale supérieure, vice-président du groupe des personnalités qualifiées au Conseil économique, social et environnemental, membre du Conseil d'analyse de la société auprès du Premier ministre[6], membre du Comité consultatif national d'éthique, membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, membre du conseil scientifique de la Fondation pour l'innovation politique, membre du jury du prix Alexis-de-Tocqueville. Il a aussi été membre du Rassemblement pour la République[7] et du conseil d'orientation de l'Institut Montaigne[8].

Il a participé au colloque du Club de l'horloge sur le thème « Socialisme et fascisme : une même famille[7],[9] ? »

Il est candidat au fauteuil de Pierre-Jean Rémy (no 40) à l'Académie française, le 24 janvier 2013, mais l'élection est déclarée blanche après quatre tours de scrutin (au dernier tour, 12 voix pour Sylvie Germain, 5 pour lui et 11 bulletins marqués d'une croix)[10].

Médias[modifier | modifier le code]

Il est éditorialiste et membre du comité éditorial du Figaro, chroniqueur au Point, au Figaro Magazine et à France Culture,

Il collabore également aux revues suivantes : Vingtième siècle, L'Histoire, Politique internationale, Droits, Pouvoirs, Le Débat.

Il a participé régulièrement aux Matins de France-Culture, depuis la création de l'émission en septembre 2002, dont il est le « chroniqueur à la voix de crécelle » selon Pierre Assouline[11] ; il est également « polémiste » dans l'émission On refait le monde sur RTL.

Enseignements[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1998, Alain-Gérard Slama a été le titulaire de la direction d'études de culture générale à Sciences Po (IEP de Paris). Jusqu'en 2007, il y a été professeur d'histoire des idées politiques et il y est toujours maitre de conférences en droit et en littérature.

Il a été par ailleurs directeur d'études au Collège interarmées de défense (École de guerre) de 1993 à 1996.

Alain-Gérard Slama a été visiting fellow du St. Antony's college de l'université d'Oxford et du Center for European Studies de l'université Harvard.

Polémiques[modifier | modifier le code]

  • Paxton : au sujet du livre La France de Vichy de Robert Paxton, Alain-Gérard Slama écrivit : « Le savant livre de Paxton... se lit comme un roman. Le malheur est que c'est un roman. »[12]
  • Entartage : le 12 février 2002, Alain-Gérard Slama a été entarté. Il raconte l'épisode dans ses Chroniques des peurs ordinaires : Journal de l'année 2002 : « 17 h 30. Cet après-midi, au sortir rue de Rennes d'un débat organisé par la FNAC-Montparnasse à l'initiative de L'Histoire, j'ai été, comme on dit, « entarté ». Je n'ai pas eu le temps de voir mon agresseur. Ce que je sais, c'est que c'est sale, violent et humiliant. Le plus pénible est la mine moqueuse de certains passants, dont une jeune femme qui paraissait enchantée. »[13].
  • Alain-Gérard Slama fait partie des personnalités médiatiques critiquées par Serge Halimi dans son pamphlet Les Nouveaux Chiens de garde.[réf. nécessaire]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Veuf de Catherine Royer-Slama (disparue en 2003)[14], il a deux fils, Mathieu et Paul[15].

Pensée[modifier | modifier le code]

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Sa pensée, d'inspiration « gaullo-libérale », est tout entière consacrée à refonder les bases d'une synthèse entre l'autorité de l'État et ce qu'il appelle « le primat de la liberté ».

Cette synthèse, il en cherche les clés dans les principes des Lumières, dans les concepts forgés par les libéraux du XIXe et du XXe siècle et dans la « séparation des ordres » laïque et républicaine. Depuis les origines de la revue Contrepoint, de mouvance aronienne, qui a été l'ancêtre de la revue Commentaire, et dont il a été, au côté de George Liébert, un des fondateurs dans les années 1970, ses essais, ses articles de presse et ses chroniques quotidiennes sur France Culture n'ont cessé de pourfendre les idéologies de la prévention, de la transparence, de l'exclusion et de l'identité. Ces idéologies sont à ses yeux les principaux marqueurs de l'aspiration à un « totalitarisme non fasciste », qui demeure la tentation, sans cesse renaissante, de la culture politique française, et dont le point culminant a été la Révolution nationale de Vichy.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.la-croix.com/Archives/2008-01-12/Alain-Gerard-Slama-voix-dissidente-sur-France-Culture-_NP_-2008-01-12-310313.
  2. http://concoursgeneral.free.fr/assoc/activites/rencontres/2005/slama.html.
  3. https://www.archicubes.ens.fr/lannuaire#annuaire_chercher?identite=Slama.
  4. http://www.lesbiographies.com/#/Biographie/SLAMA-Alain-Gerard,47885.
  5. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/alaingerard.slama66_1.
  6. « Composition », sur le site du Conseil d'analyse de la société.
  7. a et b « Quand l'extrême droite se met en culture (suite) », sur reflexes.samizdat.net, .
  8. « Qui travaille à l'Institut Montaigne ? : Conseil d'orientation », sur le site de l'Institut Montaigne, version enregistrée par Internet Archive le 12 mai 2008.
  9. Philippe Lamy (sous la dir. de Claude Dargent), Le Club de l'horloge (1974-2002) : évolution et mutation d'un laboratoire idéologique (thèse de doctorat en sociologie), Paris, université Paris-VIII, , 701 p. (SUDOC 197696295, lire en ligne), p. 601.
  10. Académie française
  11. Pierre Assouline, « La France schizophrène de Slama », sur son blog La République des livres, 6 janvier 2006 : critique du Siècle de Monsieur Pétain.
  12. Cité dans Le Monde du 8 août 2008 par Thomas Wieder.
  13. Le Plan B, no 7, avril-mai 2007, p. 18
  14. http://www.lesbiographies.com/Biographie/ROYER-SLAMA-Catherine,120543.
  15. https://www.whoswho.fr/bio/alain-gerard-slama_36546.