École de guerre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Insigne de l'Ecole de Guerre française

L'École de guerre (anciennement appelée Collège interarmées de défense (CID) de 1993 à 2010) est une institution de l'Enseignement militaire supérieur français située dans le 7e arrondissement, dans l’enceinte de l’École militaire fondée par Louis XV pour la formation des officiers du Royaume de France, et relève du chef d'état-major des armées. Elle a succédé au Cours supérieur interarmées (CSI) depuis le 1er septembre 1993 et a remplacé les quatre anciennes Écoles supérieures de guerre (des armées de Terre, de l'Air, de la Marine et de la Gendarmerie). L'enseignement y est très diversifié, axé sur les opérations interarmées, la culture générale, les relations internationales et la préparation de l’avenir[précision nécessaire].

Présentation[modifier | modifier le code]

L’École de guerre forme les futurs officiers supérieurs de l'armée de terre, de la marine nationale, de l'armée de l’air, de la gendarmerie nationale, des services (service de santé des armées, service des essences des armées) et de la direction générale de l'Armement sélectionnés par concours. Chaque promotion représente plus de soixante-dix pays. Les élèves sont préparés à assumer des responsabilités supérieures d’état-major, de commandement et de direction au sein de leur armée d’appartenance, dans les organismes et états-majors interarmées ou interalliés et à tout autre poste où s’élabore et s’exécute la politique de défense.

Les officiers stagiaires de l’École de Guerre bénéficient d'un accès au centre de documentation de l'École militaire (CDEM) qui met ses ressources à leur disposition.

La durée totale du stage d'officier à l’École de Guerre est d'une année dans les domaines des relations internationales, stratégie et art de la guerre, géopolitique, prospective, management et défense.

Évolution de la formation[modifier | modifier le code]

Avant la réforme du cursus de l’École de Guerre de 1993, la formation des officiers supérieurs se déroulait comme suit : une année à l'école supérieure de guerre pour l'armée de terre, école supérieure de guerre aérienne pour l'armée de l'air, école supérieure de guerre navale pour la marine nationale. Une fois la formation terminée au sein de l'école de guerre de la branche d'appartenance (Terre, Air, Marine), les officiers suivent une formation commune au sein du Cours Supérieur Interarmées (CSI), cette formation qui est une phase d'étude en commun durait six mois pour les officiers étrangers (du 1er Septembre au 1er Février), mais était prolongée pour les officiers de l'armée française d'un mois supplémentaire, « Le mois spécial », pour traiter les questions relatives au domaine du nucléaire.

Le Cours Spécial Intermarmées (CSI) se devait d'intégrer au sein d'un cours commun, l'ensemble des officiers ayant terminés leurs formations dans les écoles de guerre respectives (Terre, Air, Marine), le Cours Spécial Interarmées CSI portait sur l'information des officiers supérieurs sur les trois armées par des exposés et des stages, des conférences et des visites d'intérêt général, pour entrainer les officiers à travailler en groupe sur des opérations interarmées. Les officiers partaient également effectuer des stages dans les branches autres que les leurs: dans des bases aériennes, des régiments de l'armée de terre, ou sur des bases et bâtiments de la marine nationale.

En 1993, une réorganisation de l'enseignement militaire supérieur entraine la dissolution des écoles de guerres respectives, et la transformation du Cours Spécial Intermarmées (CSI) en Collège Inter-armées de Défense (CID) qui dispense une année de cours précédée d'une formation en tactique et planification opérative propre à chaque branche de l'armée: au Cours Supérieur d'Etat-Major (CSEM) pour l'armée de terre, au Centre d’Études Stratégiques Aérospatiales (CESA) pour l'armée de l'air, et au Centre d’Études Supérieures de la Marine (CESM) pour la marine nationale.

En 2011, le Collège Interarmées de Défense (CID) change d'appellation et devient École de Guerre en référence à l'ancienne École supérieure de Guerre qui restait la référence nationale et internationale pour l'enseignement militaire supérieur français.

Disciplines enseignées[modifier | modifier le code]

L'enseignement[1] est divisé en quatre grands domaines :

  • Analyse prospective sur l’Europe et le monde
  • Stratégie et art de la guerre
  • Actions interministérielles et sécurité
  • Management et défense

Analyse prospective sur l’Europe et le monde[modifier | modifier le code]

  • Géopolitique
  • Europe
  • Grandes organisations internationales (OTAN, ONU)
  • Autres grands acteurs
  • Missions d'études
  • Colloque Mars / École de guerre / Forum du futur

Stratégie et Art de la guerre[modifier | modifier le code]

  • Enseignement de la stratégie
  • Connaissance des autres armées
  • Connaissance de l'interarmées
  • Commandement et éthique
  • Communication opérationnelle
  • Exercices stratégiques de grande ampleur, dont un en coopération avec les Écoles de guerre britannique, allemande, espagnole et italienne) ou avec des étudiants en journalisme ou en diplomatie.

Actions interministérielles et sécurité[modifier | modifier le code]

  • Connaissance du ministère de la défense et de ses grands correspondants
  • Gestion de crise interministérielle
  • Ordre public
  • Terrorisme (y compris cyberterrorisme)
  • Exercice de synthèse

Management et Défense[modifier | modifier le code]

  • Ressources humaines
  • Finances
  • Prospective programmation
  • Media
  • Management et dialogue social
  • Droit
  • Négociation
  • Etude de la société française

Professeurs notables[modifier | modifier le code]

Noms de baptême des promotions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Projet pédagogique disponible sur le site officiel

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]