Aller au contenu

Luc Julia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Luc Julia
Luc Julia en 2019.
Biographie
Naissance
Nationalités
Formation
Activités
Informaticien, ingénieur en robotique, conférencierVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Renault (depuis )
Groupe Samsung (-)
Apple (-)
SRI International (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Site web
Distinctions

Luc Julia, né en à Toulouse, est un ingénieur, informaticien et conférencier franco-américain. Il est couramment présenté dans les médias français comme spécialiste en intelligence artificielle et comme l'un des concepteurs de l'assistant vocal Siri, deux attributions contestées. Ancien vice-président de Samsung chargé de l'innovation (2012-2021), il rejoint Renault en 2021 en tant que directeur scientifique.

Jeunesse et études

[modifier | modifier le code]

Luc Julia naît en à Toulouse (Haute-Garonne)[1]. Le mathématicien français Gaston Julia, spécialiste des fonctions d'une variable complexe, est un de ses grands-oncles[2].

Après le baccalauréat scientifique, Luc Julia se dirige vers un diplôme d'études universitaires générales (DEUG) de mathématiques à l'université Pierre-et-Marie-Curie (désormais Sorbonne Université), où il obtient une maîtrise en mathématiques et informatique, ainsi qu'un diplôme d'études approfondies (DEA) d'informatique en 1992[3].

Au début des années 1990, il prépare une thèse de doctorat en informatique à Télécom Paris, au sein d’une unité de recherche associée au Centre national de la recherche scientifique (CNRS)[4]. Il part ensuite pour les États-Unis, d'abord quelques mois au Massachusetts Institute of Technology (MIT)[5],[6], puis dans la Silicon Valley où il rejoint, en tant que stagiaire, l'institut de recherche SRI International. Il y termine sa thèse[5],[7] intitulée « Interface homme-machine multimodale pour la conception et l’édition de documents graphiques ». Elle est soutenue en 1995[8].

Carrière aux États-Unis

[modifier | modifier le code]

En 1994, Luc Julia intègre SRI International, où il travaille en tant que chercheur dans le domaine des interfaces vocales[9],[10]. Il obtient la nationalité américaine[11].

En 1997, il crée avec Adam Cheyer un groupe de chercheurs au sein du SRI, le Computer Human Interaction Center[12],[13], spécialisé dans les interactions homme-machine. Il développe les premiers réfrigérateurs connectés, puis travaille en 1998 sur des prototypes de voiture intelligente avec BMW[14]. Il quittera le SRI en 2000[9].

En 1999, il fonde avec Joe Costello (en) l'incubateur « BravoBrava! », qui emploie neuf ingénieurs français, et sert à développer des jeunes pousses high-tech[12],[15].

Au début des années 2000, il développe aussi la startup Orb, ayant notamment créé le logiciel de Home theater personal computer (HTPC) Orb MyCasting, et qui sera revendue à Qualcomm en 2013[1],[6]. Il entre aussi chez Hewlett Packard en 2010, où il développe des imprimantes connectées[14], mais y reste peu de temps, étant rappelé l'année suivante par son ami Adam Cheyer, dont l'entreprise Siri vient d'être rachetée par Apple[6].

Travaux en rapport avec Siri

[modifier | modifier le code]

En 1997, il participe avec son ami Adam Cheyer[16] au projet d'Open Agent Architecture, une « architecture informatique [qui] permettait en gros de tout faire par délégation de tâches »[2], puis sort du projet avant la création de l'entreprise Siri en 2007[17],[18],[19],[20],[21]. Cette dernière est rachetée en 2010 par Apple[22], que Luc Julia n'appréciait pas à l'époque[23]. Il rejoint cependant la multinationale en novembre 2011[6] afin d'aider Adam Cheyer dans le développement de l'assistant[10]. Il reste chez Apple seulement pendant un an[18] : ses relations avec la nouvelle direction sont très mauvaises[6],[1],[14] et, d'après The Information (en), il est poussé vers la sortie par Scott Forstall sur fond de conflits internes entre les dirigeants d'Apple et l'équipe Siri[24].

En 2012, il intègre l'entreprise Samsung en tant que vice-président chargé de l'innovation, dirigeant le centre d'innovation du groupe situé en Californie. Il est ainsi mis à la tête d'une équipe d'une cinquantaine d'ingénieurs travaillant sur des nouvelles technologies en lien avec l'internet des objets, les données ou encore l'IA[1],[25].

Il joue un rôle déterminant dans la décision de Samsung d'implanter un centre de recherche en France. Après avoir proposé ce projet en 2017, la décision est officialisée en mars 2018[14]. Il prend alors la direction du nouveau Laboratoire d'intelligence artificielle de Samsung (SAIL), situé à Paris, dont l'objectif est d'en faire le troisième plus grand centre de recherche du groupe en IA[26],[27]. Ce laboratoire, qui collabore étroitement avec les équipes américaines, se situe dans le 2e arrondissement de Paris[28],[27].

En 2021, il quitte Samsung après que l'entreprise a décidé de regrouper ses équipes de R&D à Séoul (Corée du Sud), une décision qu'il estime être « incompatible avec sa vision »[29].

En avril 2021, il rejoint Renault en tant que directeur scientifique, chargé de la R&D au sein de la division logicielle, où il supervise les activités de recherche et développement dans le domaine des logiciels embarqués[30],[29]. Il quitte Renault en janvier 2026[31].

Prises de position sur l'intelligence artificielle

[modifier | modifier le code]

Luc Julia s'illustre dans le débat public français par des positions critiques sur la notion même d'« intelligence artificielle ». Au travers de ses ouvrages et de ses interventions médiatiques, il soutient que le terme est un abus de langage et que la technologie actuelle devrait être qualifiée d'« intelligence augmentée », car elle ne ferait qu'assister l'humain sans posséder de conscience ou d'intelligence propre[32].

Sa thèse principale, développée dans son livre L'intelligence artificielle n'existe pas (2019), est que de nombreuses craintes associées à l'IA, comme la disparition massive d'emplois, ne seraient pas fondées[33],[23],[34].

Selon Luc Julia, l'intelligence artificielle générale « n'existe pas et avec les techniques actuelles » et « cela n'existera jamais »[35]. Il exprime la conviction que le secteur fait face à une « désillusion » imminente et à un nouvel « hiver de l'IA ». En réponse, il préconise le développement d'une « IA hybride » qui combinerait les approches statistiques avec un retour aux systèmes experts modernisés, dans le but de créer des modèles plus spécialisés et plus frugaux[36] (voir agent intelligent).

Ses positions l'ont amené à être auditionné sur le sujet de l'IA par la Commission des affaires économiques du Sénat en [37],[38].

Débats sur son expertise et son rôle dans Siri

[modifier | modifier le code]

Critiques sur son expertise et ses affirmations

[modifier | modifier le code]

En , il fait l'objet de critiques par le vidéaste Thibaut Giraud, qui l'accuse de méconnaître le fonctionnement fondamental des grands modèles de langage et d'en fournir des explications erronées au cours de ses interventions. Il lui est notamment reproché de confondre le nombre de paramètres d’un modèle et le volume de données nécessaires à son entraînement, employant par exemple l'expression techniquement incorrecte de « milliards de paramètres de data »[39].

Certains critiques soulignent que Luc Julia n’est pas un spécialiste de l’« intelligence artificielle » au sens où ce terme est couramment employé aujourd’hui pour désigner les techniques d’apprentissage automatique et de réseaux de neurones. Sa formation et ses travaux portent principalement sur les interactions homme-machine, un champ historiquement rattaché à l’intelligence artificielle mais distinct de l’apprentissage automatique. Cette polysémie du terme « intelligence artificielle » explique en partie les débats autour de sa légitimité à être présenté comme un expert du domaine[39].

Giraud lui reproche aussi de déformer des statistiques, citant son affirmation récurrente qu’une étude de l’université de Hong-Kong montrerait qu’une IA générative n’a « raison que dans 64% des cas ». Les critiques soulignent que cette affirmation est erronée car l'étude en question portait sur la version initiale de ChatGPT (sortie en novembre 2022), dont les performances ont nettement changé depuis, et testait sa capacité à résoudre des problèmes de raisonnement logique, et non à vérifier des « faits communément acceptés comme vrais »[39]. Il a également affirmé que cette pertinence aurait « baissé de 2% en deux ans », en citant un « papier d'OpenAI » qui n'a pas pu être identifié[40],[41].

Par ailleurs, Julia est critiqué pour ridiculiser sans argumentation les positions de spécialistes reconnus tels que Geoffrey Hinton ou Yoshua Bengio. Julia a notamment qualifié Hinton avec la formule « il a pété une durite », sans développer une argumentation scientifique solide[42].

Son habitude de se présenter comme « mathématicien » pour appuyer ses démonstrations est contestée, ses détracteurs relevant qu'il n'a pas de publications de recherche en mathématiques. Luc Julia se défend en déclarant être mathématicien de formation, car titulaire d'une maîtrise de mathématiques, et non de métier[39].

L'ensemble des critiques formulées par Thibaut Giraud sur l'expertise technique de Luc Julia ont été reprises et approfondies par Jean-Paul Krivine, dans un article de l'AFIS. Il se base sur l'argumentaire déployé par Julia dans son dernier ouvrage en date : IA génératives, pas créatives : L'intelligence artificielle n'existe (toujours) pas (2025). Tout en reconnaissant que la thèse générale défendue par Julia est légitime, il relève qu'elle n'est pas nouvelle et qu'elle a été défendue « de manière beaucoup plus détaillée et rigoureuse par d’autres », comme Yann Le Cun ou l'AFIS elle-même. Surtout, il estime qu'elle est « complètement décrédibilisée » par le fait que « Luc Julia appuie sa « démonstration » sur des approximations, des erreurs, des contre-sens et des anecdotes, dont certaines sont d’une authenticité douteuse ». Outre la différence fondamentale entre données d'entrainement et paramètres, il rappelle que, contrairement à ce que prétend Julia, ces modèles de langage ne fonctionnent pas comme des bases de données, et que leur explicabilité (en) est bel et bien un sujet : « affirmer que les concepteurs auraient les moyens d’évacuer tout problème d’explicabilité du fait qu’ils « choisissent les données et les algorithmes » est erroné. » Au-delà de l'aspect technique, il relève également que Julia présente « une histoire approximative ou réécrite de l'intelligence artificielle »[43].

Controverses sur son rôle dans Siri

[modifier | modifier le code]

Thibaut Giraud remet également en question le qualificatif de « père de Siri » souvent attribué par les médias français à Luc Julia. La société Siri, Inc. a été fondée en 2007 par Adam Cheyer, Dag Kittlaus et Tom Gruber sans sa participation. Le rôle de Luc Julia est nuancé par Adam Cheyer lui-même qui indique : « Luc a dirigé l’équipe Siri chez Apple, mais seulement après son lancement et le décès de Steve Jobs. Il a travaillé sur les premiers brevets dans ce domaine, mais pas sur ceux liés à Siri ». Cependant, Adam Cheyer contredit l'idée que Luc Julia n'aurait « rien à voir avec la création de Siri » : Adam Cheyer considère Luc Julia comme « cocréateur » de la première version de Siri en 1993, et précise : « Même s’il n’a pas travaillé sur les brevets les plus importants (à mon avis) utilisés par Siri, la start-up détenait des licences pour au moins cinq brevets dont Luc était coauteur. »[39],[40],[44],[42]

Interrogé par Thibaut Giraud, Tom Gruber (en) déclare notamment « Siri a été fabriqué entre 2008 et 2010. […] J’ai écrit les brevets pour Siri, Luc n’en a écrit aucun. Adam et lui ont travaillé ensemble par le passé, mais il n’a rien à voir avec Siri ». Dag Kittlaus déclare pour sa part : « Je peux confirmer que Luc n’est définitivement pas un « co-créateur » de Siri. […] Il a peut-être travaillé sur des technologies précurseuses comme beaucoup d'autres à SRI mais le caractériser de cocréateur est incorrect »[9]. En réponse, Luc Julia affirme que, pour lui, le terme « création » correspond à la « génèse » et déclare : « je dis, et je continuerais à dire qu'Adam Cheyer et moi sommes les deux co-créateurs de Siri », précisant qu'il fait la distinction avec le terme « co-fondateur », qu'il ne revendique pas[45].

Luc Julia avance couramment qu’il a été approché dès 2010 pour prendre la direction de Siri au sein d’Apple. En réalité, il a remplacé à ce poste Dag Kittlaus, parti d’Apple au lendemain du lancement de Siri. Julia a rejoint Apple en novembre 2011 pour diriger les équipes après le lancement de Siri et quitte l'entreprise en octobre 2012. Il a déclaré depuis préférer le qualificatif de « grand-père de Siri »[39],[9], même s'il continue à être présenté dans ses ouvrages comme cocréateur de Siri. Julia a par ailleurs raconté des interactions avec Steve Jobs dont les dates ont été décrites comme incompatibles, Julia n'ayant rejoint l'entreprise qu'après la mort de Steve Jobs[9].

Distinctions

[modifier | modifier le code]

Publications

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. a b c et d Nicolas Rauline, « Luc Julia, l'électron libre français de Samsung », Les Échos, .
  2. a et b « L’intelligence artificielle n’existe pas - Luc Julia », sur Libre à lire, (consulté le ).
  3. « Luc JULIA - Patents & Publications », sur lucjulia.com (consulté le )
  4. Luc Julia et al., « Publication académique (1993) indiquant l’affiliation Télécom Paris / unité CNRS », sur lucjulia.com,
  5. a et b L'intelligence artificielle n'existe pas (préf. Jean-Louis Gassée), Paris, Éditions First, , 200 p. (ISBN 978-2-412-04340-0, lire en ligne)
  6. a b c d et e Vincent Fagot, « Luc Julia, l’intelligence artificielle « made in France » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. Anne Vidalie, « Ces Français qui ne veulent plus rentrer », sur L’Express,
  8. « Notice de thèse : Interface homme-machine multimodale pour la conception et l’édition de documents graphiques », sur Sudoc, ABES,
  9. a b c d et e Nicolas Lellouche, « Qui a vraiment inventé Siri ? On démêle le vrai du faux sur le rôle de Luc Julia », sur Numerama, (consulté le )
  10. a et b « Le père de l’assistant Siri d’Apple : Luc Julia, vice-président du centre de recherche de Samsung », L'Usine nouvelle, .
  11. Patrick Cappelli, « Luc Julia, l'inventeur de Siri, veut augmenter l'intelligence artificielle », La Tribune, .
  12. a et b Anne Vidalie, « Ces Français qui ne veulent plus rentrer », L'Express,
  13. (en) Adam Cheyer, « Adam Cheyer - CHIC! demo »,
  14. a b c et d Gilles Fontaine, « Luc Julia, le gourou de l’IA à qui on ne dit pas non », Challenges, .
  15. Alain Baritault, « Bravobrava cherche la martingale du succès », sur 01net,
  16. (en) Danielle Newnham, « The Story Behind Siri » Accès limité, sur Medium, (consulté le )
  17. « Radio France: Luc Julia, co-inventeur de la technologie Siri (Apple), nommé au conseil d'administration », sur lefigaro.fr,
  18. a et b Elise Viniacourt, « Luc Julia : Siri, c’est lui » Accès payant, sur liberation.fr,
  19. Thierry Derouet, « Luc Julia : « L'intelligence artificielle est un terrain de jeu fabuleux » », hubinstitute.com, .
  20. Arnaud Devillard et Valentine Delattre, « Luc Julia : "L'intelligence artificielle, ce n'est pas de l'intelligence" », Sciences et Avenir,
  21. Patrick Cappelli, « Luc Julia, l'inventeur de Siri, veut augmenter l'intelligence artificielle », La Tribune, no 6653,‎ , p. 22
  22. Anaïs Moutot, « Apple rachète une start-up en pointe dans le « machine learning » », Les Échos,‎
  23. a et b Marco Mosca, « Apple, Steve Jobs, Elon Musk, IA… ce qu’en dit le cocréateur de Siri », Les Numériques, .
  24. (en) Aaron Tilley et Kevin McLaughlin, « The Seven-Year Itch: How Apple’s Marriage to Siri Turned Sour » Accès limité, sur The Information, (consulté le ).
  25. Béatrice Madeline, « Devenez ingénieur, c’est super-rigolo ! » (Interview), Le Monde, .
  26. Le Monde avec AFP et Reuters, « Samsung va implanter en France un important centre de recherche sur l’intelligence artificielle », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  27. a et b Vincent Fagot, « Au cœur de Paris, la boîte à idées de Samsung », sur lemonde.fr,
  28. « Le génie qui change notre monde », sur france.tv,
  29. a et b Erick Fontaine, « Renault s’offre Luc Julia, le ponte de l’intelligence augmentée et co-inventeur de Siri », Les Numériques, .
  30. Sylvain Arnulf, « Renault s'offre la pointure française de l'IA Luc Julia, ex-Apple et Samsung », L'Usine nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le )
  31. Joséphine Boone, « La star française de l'intelligence artificielle Luc Julia tire sa révérence chez Renault » Accès payant, Les Échos, (consulté le )
  32. admin-ionismag, « Luc Julia : « L'humanité a toujours été très résiliente » », sur IONIS MAG, (consulté le ).
  33. Jean Magimel, « L'intelligence artificielle n'existe pas: Luc Julia », Paysans & société, vol. N° 385, no 1,‎ , p. 49–50 (ISSN 2114-6497, DOI 10.3917/pes.385.0049, lire en ligne, consulté le )
  34. « Ce que le cofondateur de Siri pense de ChatGPT », sur Stratégies, (consulté le ).
  35. Devoxx France, « L'Intelligence Artificielle n'existe pas - Luc Julia invité à Devoxx France (16 avril 2025 à Paris) », (consulté le ).
  36. Chloé Woitier, « « Nous sommes à la veille de la désillusion » : le père de l’assistant vocal Siri dénonce les mensonges et les mythes autour des IA génératives » Accès payant, sur Le Figaro, (consulté le ).
  37. « IA : audition de Luc Julia, concepteur de Siri », sur videos.senat.fr, .
  38. Marius Texier, « Intelligences artificielles : « On ne peut pas leur faire confiance », prévient le concepteur de l’assistant vocal Siri », sur publicsenat.fr, .
  39. a b c d e et f Elsa de La Roche Saint-André, « Luc Julia, présenté comme «père de Siri» et «Pape de l’IA» français, raconte-t-il «n’importe quoi» ? », sur Libération, (consulté le )
  40. a et b Nicolas Gary, « IA : Co-créateur de Siri ou habile conteur ? Le cas Luc Julia passé au crible », sur ActuaLitté, (consulté le ).
  41. « "L’affaire Luc Julia", tempête dans le monde de l’intelligence artificielle », sur L'Express, (consulté le )
  42. a et b Mathilde Saliou, « L’IA Siri a-t-elle été créée par Luc Julia ? Itinéraire d’une approximation médiatique », sur NEXT, (consulté le ).
  43. Jean-Paul Krivine, « La controverse autour de Luc Julia sur l’intelligence artificielle », sur AFIS, (consulté le ).
  44. Frédéric Olivieri, « Luc Julia, "co-créateur de Siri" : son expertise contestée après son passage au Sénat », sur Siècle Digital, (consulté le ).
  45. « "Les brevets le prouvent": Luc Julia et Monsieur Phi reviennent sur le rôle du "pape de l'IA" dans la création de Siri », sur BFMTV, (consulté le )
  46. « Décret du 31 décembre 2019 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur », sur legifrance.gouv.fr,

Liens externes

[modifier | modifier le code]