Éditions Gallmeister

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Logo de la maison d'édition
Repères historiques
Création 2005
Fondée par Oliver Gallmeister
Fiche d’identité
Forme juridique SARL
Statut Éditeur indépendant
Siège social Paris  (France)
Spécialités Écrire la nature
Collections Nature writing, Totem, Americana, Noire
Titres phares Le Gang de la clé à molette, Sukkwan Island, Little Bird
Langues de publication Français
Diffuseurs CDE
Effectif 3
Site web http://www.gallmeister.fr/
Données financières
Chiffre d'affaires 539 999 (2009)

Fondées en 2005, les éditions indépendantes Gallmeister sont spécialisées dans la publication de livres relevant du genre littéraire Écrire la nature.

Présentation[modifier | modifier le code]

Oliver Gallmeister, ancien directeur financier chez Hachette[1], est passionné par la littérature américaine, les grands espaces et les polars. Après avoir eu entre les mains le Traité du zen et l'art de la pêche à la mouche de John Glerach qui raconte sa vie bucolique dans le Colorado, il décide de faire connaître le genre littéraire « nature writing » en éditant et traduisant tous ces auteurs américains méconnus en France et fonde sa propre maison en 2005. SARL au capital de 30 000 euros ; la maison d’édition est modeste, il n’y a ni bureaux, ni personnels. Oliver Gallmeister travaille avec Laurent Beccaria (directeur des éditions Les Arènes depuis 1997) et fait très attention à rester une microstructure, en effet pour lui le principal écueil d’une jeune maison d’édition serait d’« essayer d’être Gallimard tout de suite » [2]. La première année il a publié six livres, aujourd’hui il en est à neuf parutions par an et 5 000 exemplaires vendus en moyenne par titre. Son plus gros succès, « Sukkwan Island » de David Vann publié en 2010 et prix Médicis 2010 du roman étranger, compte plus de 58 000 exemplaires vendus alors que ses meilleures ventes montaient jusqu’alors à 15 000, Le gang de la clef à molette d’Edward Abbey publié en 1975. Soutenu par le CDE (son diffuseur), la presse et les libraires, le chiffre d’affaires de l’entreprise s’élevait à 539 999 euros en 2009[3].

Écrire la nature : un genre littéraire[modifier | modifier le code]

Ce genre littéraire est un courant majeur aux États-Unis né au XIXe siècle avec Walden de Henry David Thoreau. Il tend à s’interroger sur les rapports entre l’homme et la nature avec des descriptions rigoureuses de l’environnement. Souvent il s’agit d’auteurs ayant vécu en immersion dans la nature qui écrivent à partir de leurs expériences. Cette littérature compte aujourd'hui plusieurs écoles, dont la plus connue, celle du Montana, accueille des auteurs comme Jim Harrison et James Crumley. Le genre littéraire « Nature writing » (littéralement : Écrire la nature[4]) connait un nouveau regain depuis une dizaine d’années. En effet, cette écriture peut traduire une prise de conscience écologiste de l'action néfaste de l'homme sur l'environnement et d'une probable destruction de l'écosystème.

Politique éditoriale et collections[modifier | modifier le code]

Fin 2010, les éditions Gallmeister se déclinent en quarante-six titres [5] et quatre collections. Attachée à la défense des grands espaces, la collection Nature Writing veut faire découvrir des écrivains contestataires comme Rick Bass, Thomas McGuane, Walt Whitman ou Ralph Waldo Emerson… La collection Americana, créée en 2009[6], repose quant à elle sur un univers plus urbain, une littérature contemporaine et des œuvres qui bousculent l’Amérique et cherchent à comprendre l’ensemble de sa culture. L’éditeur a voulu pour cette collection des livres qui dépassent les règles établies, qui marquent le lecteur par la volonté manifeste de sortir de la norme par leur style ou la manière dont les personnages abordent le monde. Avec la collection Noire, orientée essentiellement sur le thriller, il a aussi ouvert sa maison à d’autres horizons littéraires[7]. Il ne tient pas pour autant à faire du polar son activité principale, car il souhaite être en accord avec le reste de son catalogue. Cette collection se concentre donc sur les thèmes les plus sombres de cette littérature du « Grand Dehors. » En 2012, cette collection a entrepris de retraduire dans leur intégralité les romans policiers de Ross Macdonald. Enfin le 30 avril 2010, les éditions Gallmeister lancent Totem, une collection de littérature américaine au format semi-poche[8]. Si Totem est le synonyme d’emblème ce n’est pas un hasard, en effet ses auteurs sont les emblèmes d’une certaine idée de la littérature américaine ; des récits de Rick Bass ou de Pete Fromm (Indian Creek) en passant par les polars de Trevanian et de Jim Tenuto[9]. Dans chacune des collections les auteurs se rejoignent sur un point, cette même lecture contestataire de l’Amérique. Pour Gallmeister si les collections devaient avoir une devise, ce serait cette phrase de Don Delillo[10] : « L'écrivain est la personne qui se tient en dehors de la société, indépendant de toute affiliation et indépendant de toute influence. […] Les écrivains américains devraient se lever et être plus dangereux. »

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article : « Nature writing » de Jerôme Dupuis sur le site de l'Express dans la rubrique livre [1]
  2. Interview d'Oliver Gallmeister : "j'aime les grands espaces et les polards" par François Forestier dans la rubrique roman sur le site du nouvel observateur [2]
  3. Données du site [www.verif.com] [3]
  4. Médiathèques de Lorient, Nature writing (Écrire la nature : un genre littéraire), le 24 septembre 2013, [lire en ligne] ;
  5. [4]
  6. [5]
  7. [6]
  8. Article d'Oliver Gallmeister [7]
  9. [8]
  10. Article : « Americana » de Philipe Beyvin sur le site des éditions Gallmeister dans la rubrique « Americana » [9]

Liens externes[modifier | modifier le code]