Zourab Tsereteli

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Zourab Tsereteli avec Eunice Kennedy Shriver
Christophe Colomb (Seville)

Zourab Konstantinovitch Tsereteli (en géorgien : ზურაბ წერეთელი, en russe : Зураб Константинович Церетели) né le à Tbilissi, est un sculpteur russe d'origine géorgienne.

Sculpteur et architecte diplômé de l'Académie des arts de Tbilissi, il est président de l'Académie des Beaux-Arts de Moscou. Homme influent en Russie, Zourab Tsereteli est un proche de certains cercles de Vladimir Poutine et surtout de Iouri Loujkov, l'ancien maire de Moscou. Ce richissime sculpteur est soupçonné d'entretenir des relations troubles avec le FSB, ex-KGB, et les milieux d'affaires moscovites. Il est aussi craint par les défenseurs des droits de l'homme. En juin 2003, un de ses gardes du corps a agressé Andrei Mironov, membre de l'ONG Memorial, très critique envers Poutine

Il est connu pour ses sculptures monumentales comme le mémorial de la Victoire et la statue de Pierre le Grand à Moscou, respectivement 142 et 94 mètres de haut, ainsi que ses statues Place du Manège à Moscou.

Tsereteli a créé une sculpture utilisant des morceaux d'anciens missiles Pershing américains et SS 20 soviétiques, appelée Le Bien vainc le Mal et qui se trouve au pied du bâtiment des Nations unies à New York. Cette sculpture de bronze d'une douzaine de mètres de haut et de plus de 40 tonnes représente saint Georges combattant le dragon de la guerre nucléaire. Elle fut offerte en 1990 par l'Union soviétique aux Nations unies.

En 1992, il essaya de donner aux États-Unis une statue de Christophe Colomb pour célébrer le 500e anniversaire de son premier voyages aux Amériques, mais l'offre fut déclinée. Cette statue fut finalement installée à Moscou, sur les bords de la Moskova, et ne présente plus Christophe Colomb mais Pierre le Grand. D'autres propositions de Tsereteli furent également refusées dans les années récentes dont une statue de Magellan en Uruguay, du colosse de Rhodes en Grèce, de Franklin D. Roosevelt à New York et de Balzac en France.

Les États-Unis ont reçu comme cadeau de la Russie une statue de Tsereteli, représentant une larme à travers une tour brisée, comme symbole des actes terroristes du 11 septembre 2001. La ville de Bayonne (New Jersey), proche de New-York, l'a finalement acceptée et elle fut inaugurée le 11 septembre 2006, en présence de Bill Clinton, de l'artiste et de veuves de victimes des attentats.

En 2010, il offre à Aymeri de Montesquiou, sénateur du Gers et descendant du célèbre d’Artagnan, un groupe représentant les quatre Mousquetaires, qui est installé én août 2010 devant la cathédrale Saint-Pierre de Condom (Gers).

En 2012 Zourab Tsereteli offre une œuvre à la ville de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. C'est pour rendre hommage à Marina Tsvetaïeva, et notamment à la correspondance à trois qu'elle entrepris dans les années 1920 avec Pasternak et Rilke, que Tsereteli a réalisé cette œuvre[1].

Zourab Tsereteli est Membre d'Honneur de la Fondation Sergio Vieira de Mello.

Polémique française autour de l'affaire de la statue de Jean-Paul II[modifier | modifier le code]

À l'hiver 2006, le maire UMP Paul Anselin de la ville bretonne de Ploërmel se voit offrir par l'artiste russe une statue de près de 10 mètres de haut de Jean-Paul II, sculpture en bronze surplombée d'une croix. Un cadeau « pour service rendu » selon le maire, qui nomme le sculpteur citoyen d'honneur de la ville. Cette œuvre d'art fut inaugurée, place Jean-Paul-II, en présence d'un millier de personnes le 10 décembre 2006[2]. Un collectif « anti-statue » se crée et une manifestation rassemble plus de 500 personnes en novembre 2006 dans la ville bretonne, tandis que d'autres associations viennent défendre la mémoire du pape. Le collectif demande l'application de la loi sur la laïcité du 9 décembre 1905 : « Il est interdit à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou quelque emplacement public que ce soit. » Début 2010, le tribunal administratif de Vannes a jugé illégale et « contraire à la liberté de conscience » la subvention du conseil général du Morbihan à la communauté de communes pour l’érection de cette statue[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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