Skylon
| Skylon | |
Schéma du Skylon vu de profil |
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| Constructeur | |
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| Dimensions | |
| Longueur | 84 m |
| Envergure | 25 m |
| Masse et capacité d'emport | |
| Max. à vide | 53 t |
| Max. au décollage | 325 t |
| Passagers | 30 à 40 |
| Fret | 15 tonnes |
| Motorisation | |
| Moteurs | 2 moteurs SABRE |
| Performances | |
| Vitesse maximale | 5 500 km/h (Mach 5,14) |
| Plafond | 26 000 m |
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Le Skylon est un projet d'avion spatial sans pilote développé par la société britannique Reaction Engines Limited depuis les années 1990 inspiré par le projet HOTOL lancé dans les années 1980. Le cœur du Skylon est un nouveau moteur à cycle combiné, le moteur SABRE (pour Synergistic Air-Breathing Rocket Engine), capable de fonctionner dans 2 modes différents. Dans l'atmosphère (de la piste de décollage à Mach 5), le moteur tire son oxygène de l'atmosphère. Au-delà de Mach 5 et 26 km d'altitude, le moteur opère comme un moteur-fusée standard à haute impulsion spécifique, utilisant l'oxygène liquide embarquée avec son carburant (de l'hydrogène liquide) pour atteindre la vitesse de satellisation jusqu'en orbite terrestre basse à 300 kilomètres d'altitude. Reaction Engines Limited développe également, dans le cadre du programme LAPCAT (financé en partie par l'Union européenne), le moteur SCIMITAR (avec une technologie similaire au SABRE) pour son projet d'avion hypersonique A2.
Le nom est une référence à une tour érigée en 1951 à Londres lors d'un festival britannique.
Sommaire |
Structure [modifier]
Le gabarit de l'avion est imposant — 84 m long et 6,5 m de diamètre — principalement parce qu'il utilise de l'hydrogène de basse densité comme source d'énergie.
Le design est en partie inspirée du Blackbird SR-71, un avion espion supersonique américain. Le SR-71 est d'ailleurs le seul aéronef ayant atteint des performances de vol comparables à celles visées par Skylon.
La structure interne de l'appareil serait construite à partir matière plastiques renforcée par de fibres de carbone, avec le réservoir pour le carburant en aluminium. Pour assurer la rentrée atmosphérique, le fuselage sera recouvert d'un matériau céramique fibré, d'une épaisseur d'un demi millimètre, avec une structure ondulée comme avec le SR-71 pour permettre la dilatation thermique[1]. Cette conception originale pour un revêtement de rentrée atmosphérique est permise par la présence des grands réservoirs d'hydrogène, qui seront alors plus légers que l'air à cette étape[2], et allégeront alors sensiblement le poids de l'aéronef.
Il est prévu que la charge utile puisse être embarquée à l'intérieur de conteneurs actuellement utilisés de façon standard pour le transport aérien.
L'architecture du SKYLON est plus compliquée que le HOTOL mais elle résout les problèmes de centrage : la soute, les moteurs, le carburant, le fuselage ont le même centre de gravité. On peut envisager ainsi plus facilement des évolutions des moteurs, des charges tout en gardant le restant du véhicule.
Le Skylon pourrait être complètement réutilisable 200 fois ou plus.
Spécification [modifier]
- Longueur : 84 mètres
- Envergure : 25 mètres
- Diamètre du fuselage : 6,5 m
- Impulsion spécifique : 3500 s atmosphérique, 450 s (4,4 kN·s/kg) extraatmosphérique
Fonctionnement [modifier]
Le Skylon fonctionnera avec des moteurs SABRE alimentés par de l'hydrogène et de l'oxygène.
Utilité [modifier]
Le Skylon transportera jusqu'à 15 tonnes de charge utile (pour la version D1) vers l'orbite équatoriale, soit plus de 10 tonnes à la Station spatiale internationale. Il pourra entre autres transporter jusqu'à 24 passagers[3] dans l'espace.
Contrairement à d'autres projets comparables, Skylon est destiné à être géré par des sociétés commerciales plutôt que les agences spatiales gouvernementales, il en résulterait une situation similaire à celle d'un avion normal avec une escale de deux jours seulement entre les vols, plutôt que plusieurs semaines, comme avec la navette spatiale. L'exploitation sur une base commerciale pourrait également réduire le prix de lancement de 150 millions de dollars pour un satellite de 2 ou 3 tonnes à 10 millions de dollars pour toutes les marchandises. Finalement, le coût d'un siège de passager pourrait chuter pour ne coûter que 100 000 $, ouvrant ainsi l'espace au tourisme. Réaction Engines envisage que d'ici à 2025 il pourrait y avoir plusieurs sociétés d'exploitation utilisant les Skylon avec des « aéroports » équatoriaux de l'espace construits spécialement pour recevoir cet avion.
En 1997, Skylon avait été examiné par l'ESA (Agence spatiale européenne) pour la FESTP (Futur Projet Européen du Transport dans l'Espace). Reaction Engines a récemment tenté de mettre sur pied un consortium d'entreprises aérospatiales pour financer le projet Skylon.
Notes et références [modifier]
- « The external shell (the aeroshell) is made from a fibre reinforced ceramic and carries only aerodynamic pressure loads which are transmitted to the fuselage structure through flexible suspension points. This shell is thin (0.5mm) and corrugated for stiffness. It is free to move under thermal expansion especially during the latter stages of the aerodynamic ascent and re-entry. », spécifications techniques sur le site de la compagnie
- (en)Alan Bond, au Farnborough Air Show: « as the hydrogen has a very very low density, and the airplane has a huge volume, it reenters the atmosphere like a baloon »
- SKYLON - Passenger Capabilities, Reaction Engines Ltd, 2010. Consulté le 15-10-2005
Source [modifier]
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Skylon (spacecraft) » (voir la liste des auteurs)
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Aéronefs comparables [modifier]
Lien externe [modifier]
- Les étapes de transport avec le Skylon
- The three rocketeer, documentaire de la BBC sur le sujet, diffusé en septembre 2012.
- (en) article de Wired, suite au succès des tests de 2012.