Savorgnan de Brazza (aviso)

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Savorgnan de Brazza
Image illustrative de l'article Savorgnan de Brazza (aviso)
Le La Fayette en compagnie de l’aviso colonial Savorgnan de Brazza et des transports d’hydravions Paul Goffeny et Commandant Robert Giraud au large de Nha Trang (alors en Indochine française) en avril 1953

Histoire
A servi dans Pavillon de la marine française Marine nationale française
Quille posée 6 décembre 1929
Lancement 18 juin 1931
Mise en service 21 février 1933
Statut Réformé le 30 mars 1957. Démantelé
Caractéristiques techniques
Type Aviso colonial
Longueur 103,70 m
Maître-bau 12,70 m
Tirant d'eau 4,5 m
Déplacement 1 970 tonnes
Port en lourd 2 600 t à pleine charge
Propulsion 2 moteurs Diesel Sulzer ou Burmeister & Wain
Puissance 3 200 ch
Vitesse 15,5 nœuds à 17 nd maximum
Caractéristiques militaires
Armement 3 canons de 138 mm

4 canons de 37 mm anti-aérien
6 mitrailleuses de 13,2 mm
50 mines marine

Rayon d'action 13 000 nautiques(24 000 km) à 8,5 nd
10 000 nautiques à 10 nd (18 500 km)
7 600 nautiques (14 000 km) à 14 nd
Autres caractéristiques
Équipage 14 officiers, 121 hommes
Chantier naval Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest, Bordeaux

Le Savorgnan de Brazza est un aviso colonial français de la classe Bougainville mis en service en 1932 et désarmé le . Il fut construit à Bordeaux, aux Ateliers et chantiers Maritimes du Sud-Ouest et lancé le 18 juin 1931. Son nom lui a été donné en l’honneur du comte Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905) officier de marine et explorateur français, qui participa à plusieurs explorations en Afrique.

Carrière[modifier | modifier le code]

Avec son sister-ship Amiral Charner, il fit partie des forces navales en Extrême-Orient jusqu’en février 1940. Ayant participé à l’évacuation de la poche de Dunkerque, il se trouve au Royaume-Uni lors de la saisie britannique sur les navires français, le 3 juillet 1940 (opération Catapult). Il est réarmé pour faire partie des Forces navales françaises libres (FNFL) et commandé par le capitaine de corvette André Roux (qui deviendra amiral). Au sein des FNFL il participe notamment à la bataille de Dakar puis à celle de Libreville où lors d’un combat fratricide, il met hors de combat un de ses sister-ship, le Bougainville appartenant à la marine du régime de Vichy. Il continue ensuite la guerre dans la mer Rouge en participant au blocus de Djibouti entre juin 1941 et avril 1942. Il est ensuite affecté à l’escorte de convoi transatlantique. En juin 1943 on le retrouve du côté de Madagascar avant de passer le reste de la guerre avec l’Eastern Fleet britannique dans le Pacifique sud.

Ses dernières missions seront elles aussi dans le Pacifique puisqu’il participera à la guerre d'Indochine avant d’être désarmé en 1957.

Il reçut durant sa carrière deux citations, l’une à l’Ordre de la Division et l’autre à l’Ordre de l’armée.

Notes et références[modifier | modifier le code]