Saint-Antoine (Doubs)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Antoine.
Saint-Antoine
Vue générale de Saint-Antoine
Vue générale de Saint-Antoine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Mouthe
Intercommunalité Communauté de communes du Mont d'Or et des deux Lacs
Maire
Mandat
Brigitte Prêtre
2014-2020
Code postal 25370
Code commune 25514
Démographie
Gentilé Chats Borgnes
Population
municipale
318 hab. (2011)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 46′ 39″ N 6° 20′ 18″ E / 46.7775, 6.33833333333 ()46° 46′ 39″ Nord 6° 20′ 18″ Est / 46.7775, 6.33833333333 ()  
Altitude Min. 920 m – Max. 1 101 m
Superficie 4,51 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Antoine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Antoine

Saint-Antoine est une commune française située dans le département du Doubs, en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

toponymie[modifier | modifier le code]

Le Rogebiez ubi est capella Sancti Antoni en 1309 ; Rugebiez en 1333 ; Roge Biez en 1365 ; Biez Roige en 1413 ; Saint Anthonne en 1448 ; Saint-Antoine du Rougebief en 1486 ; Sainct Anthoine de Rougebiez en 1614[1].

Saint-Antoine, commune de 450 hectares dont 95 de forêt, se situe entre 958 et 1 104 m d'altitude.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Malbuisson Touillon-et-Loutelet Rose des vents
Labergement-Sainte-Marie N
O    Saint-Antoine    E
S
Fourcatier-et-Maison-Neuve Longevilles-Mont-d'Or Métabief

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès la fin du XIe siècle, les moines de l'Abbaye de Mont-Sainte-Marie ont entrepris le défrichement de la région. La présence d'une chapelle dédiée à Saint Antoine est signalée dès l'année 1309. Mais à cette date, Saint-Antoine s'appelle encore Rougebief, du nom du ruisseau qui limite, au sud, l'actuel territoire avec les communes de Métabief et de Longevilles-Mont-d'Or.

Dès sa fondation, Saint-Antoine a une vocation rurale où culture et élevage sont étroitement associés malgré l'altitude et les aléas climatiques. L'agriculture s'est considérablement modifiée car les cultures ont disparu progressivement pour laisser place à l'élevage laitier.

Se situant à proximité de la frontière suisse, de nombreuses familles sont venues s'installer au village pour travailler en territoire helvète dans le domaine de l'horlogerie, de la micromécanique et du bâtiment.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Jean Gresard    
1995 2001 Jean Gresard    
2001 2008 Chantal Daghetta    
2008 2014 Brigitte Pretre[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 318 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
321 268 282 259 256 264 266 305 311
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
295 309 281 322 290 355 314 297 308
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
274 247 242 208 176 185 173 193 192
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
173 154 160 197 243 276 278 318 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Saint-Antoine compte 316 habitants depuis 2011. Son évolution démographique présente un caractère irrégulier. En effet, le maximum est atteint en 1881 avec 355 habitants et ne cesse de baisser jusqu'en 1968 avec 154 habitants, car souffrant comme tous les villages de l'exode rural. La tendance se renverse depuis 1975 par l'offre du marché du travail suisse.

Économie[modifier | modifier le code]

Actuellement six exploitations agricoles ont permis de conserver le fonctionnement de la coopérative de fromagerie en transformant environ 1 700 000 kg de lait exclusivement en comté et à laquelle deux exploitants du Loutelet livrent également leur lait. Le cheptel bovin, exclusivement de race montbéliarde, s'élève à environ 560 têtes soit le double de la population actuelle.

Entrée du fort de Saint-Antoine

Mais on ne peut parler de Saint-Antoine sans citer son fort. Édifié entre 1879 et 1882, il fut baptisé fort Lucotte en 1887 du nom d'un général de la Révolution et de l'Empire. Désaffecté, il a été acheté à l'armée par la commune en 1965 et loué à Marcel Petite en 1966 pour y être transformé en caves d'affinage de comté. Situé à 1 104 m d'altitude au milieu de la forêt, le fort Lucotte abrite dans ses caves voûtées en pierre de taille, 100 000 meules de comté dans une ambiance naturelle. Il attire chaque année de plus en plus de visiteurs[5]. La renommée des qualités gustatives du comté affiné dans ses caves fait connaître ainsi bien loin le nom du village.

En matière économique, le village compte également, outre les six exploitations agricoles, une boucherie, un vendeur en informatique, un cabinet infirmier et un masseur-kinésithérapeute.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 5, BESANÇON, CÊTRE,‎ 1986
  2. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. voir ce site

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :