Les Hôpitaux-Neufs
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| Les Hôpitaux-Neufs | ||
Vue générale des Hôpitaux-Neufs, au fond le Morond |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Franche-Comté | |
| Département | Doubs | |
| Arrondissement | Pontarlier | |
| Canton | Pontarlier | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Mont d'Or et des deux Lacs | |
| Maire Mandat |
Florent Paquette 2008-2014 |
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| Code postal | 25370 | |
| Code commune | 25307 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
748 hab. (2010) | |
| Densité | 114 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 970 m — Max. 1 290 m | |
| Superficie | 6,56 km2 | |
| Localisation | ||
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Les Hôpitaux-Neufs est une commune française, située dans le département du Doubs, région de Franche-Comté, appartenant au canton et à l'arrondissement de Pontarlier.
Elle est située à 18 km au sud de cette dernière ville, sur la RN 57 qui mène à la frontière suisse à Vallorbe, et au croisement avec la route départementale 9 qui mène à Métabief et au-delà.
Ses habitants sont les Trouille-Bourreaux[1][réf. à confirmer].
Sommaire |
Géographie [modifier]
D'une superficie de 6,56 km2, la commune est située à une altitude moyenne de 1 000 m, dans un paysage du Haut-Doubs caractérisé par une succession de moyens sommets souvent couverts de forêts, de vallées sèches ou humides et de cluses, ainsi que de prairies et alpages.
Au sud de la commune se trouve le Morond situé sur la commune de Métabief, d'une altitude de 1 419 m, et au-delà le Mont d'Or situé en limite des communes de Longevilles-Mont-d'Or et de Jougne, d'une altitude de 1 463 m. Sur la commune voisine des Hôpitaux-Vieux, immédiatement au nord, se trouve la montagne de l'Herba, qui culmine à 1 303 m. Enfin, immédiatement à l'est, mais en Suisse, le Suchet (1 588 m) domine le paysage de son double sommet particulièrement reconnaissable.
Le sentier de grande randonnée GR 5 traverse la commune du nord au sud, venant de la mer du Nord à Bergen op Zoom aux Pays-Bas pour rejoindre la mer Méditerranée à Nice, totalisant 2 600 kilomètres de distance.
De la même façon, la Grande Traversée du Jura, couramment désignée par son sigle GTJ, traverse également la commune. Circuit de randonnée de 400 km pour l'itinéraire pédestre, de 380 pour l'itinéraire VTT, de 360 pour le vélo et de 175 km pour le parcours à ski, la GTJ traverse le Jura du nord au sud en passant dans trois départements (Ain, Doubs, Jura), en reliant Mandeure dans le Doubs à Culoz dans l'Ain[2].
Histoire [modifier]
Dès l'antiquité romaine, une importante voie de communication naturelle à travers le Jura, via la cluse de Pontarlier, est attestée sur la table de Peutinger et l'itinéraire d'Antonin : il s'agissait de la voie romaine reliant Lausanne et Orbe à Pontarlier (Ariolica) et Besançon (Vesontio).
Le Moyen Âge, avec le développement commercial notamment des XIIe et XIIIe siècles, voit croître l'importance de cette voie qui relie la Flandre et la Champagne à l'Italie du nord via le col du Grand-Saint-Bernard. Les comtes de Chalon vont ainsi organiser son développement, et notamment créer divers hospices et instituer des péages. C'est ainsi que, en 1282, Jean Ier de Chalon-Arlay fils de Jean Ier de Chalon (dit Jean de Bourgogne, Jean l'Antique ou Jean le Sage) crée un hospice, classiquement pour soigner les voyageurs malades et lutter contre les maladies de l'époque, telles la lèpre et la peste.
Dans la charte de franchises accordée le 15 août 1393 par Jean III de Chalon-Arlay aux Hôpitaux et à Métabief[3], il est pour la première fois cité l'Hôpital-Viel et l'Hôpital-Neuf, première apparition des deux noms distincts.
Au cours de la guerre de Dix Ans, épisode comtois de la guerre de Trente Ans, le village des Hôpitaux-Vieux est entièrement détruit en 1639 par les Suédois, nom donné à l'époque aux mercenaires mi-allemands mi-suédois de Bernard de Saxe-Weimar, destruction à laquelle échappe les Hôpitaux-Neufs.
L'année 1780 voit un incendie ravager une partie du village, la partie non détruite prenant alors officiellement le nom les Hôpitaux-Vieux[4].
Le péage de Jougne, instauré depuis plusieurs siècles, est supprimé en cette même année 1780.
En 1871, une partie de l'armée de Bourbaki, en retraite vers la Suisse, traverse le village pour gagner la frontière à Vallorbe.
L'arrivée du chemin de fer, en 1875, ouvre une nouvelle ère de développement pour Les Hôpitaux-Neufs et les villages des alentours. À cause de la déviation de la ligne Frasne-Vallorbe par le tunnel du Mont-d'Or en 1915, le trafic voyageurs est interrompu sur la ligne passant par Jougne le 18 avril 1939, puis, dans la nuit du 17 au 18 juin 1940, le tunnel de Jougne est partiellement détruit par l'armée française, empêchant définitivement tout trafic avec la Suisse. L'exploitation ferroviaire du tronçon Pontarlier - Les Hôpitaux-Neufs cesse alors définitivement en 1969.
C'est enfin à partir des années 1950-1960 que le développement des sports d'hiver autour de la station de Métabief donne aux Hôpitaux son visage actuel, complété à partir des années 1990 par le développement du VTT.
Économie [modifier]
En 2009, elle est la commune la plus riche du département au vu du la médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation avec une médiane de 29 394 euros.[réf. nécessaire]
Administration [modifier]
| Période | Identité |
|---|---|
| 1792-1794 | Antoine Damase Paquette |
| 1794-1808 | Pierre Joseph Paquette |
| 1809-1824 | Philippe Robbe |
| 1824-1835 | François Florian Paquette |
| 1835-1840 | Auguste Séraphin Paquette |
| 1841-1842 | François Flavien Robbe |
| 1844-1862 | François Florian Paquette |
| 1862-1863 | Auguste Constant Thomet |
| 1864-1877 | François Florian Paquette |
| 1878-1897 | Amédée Paquette |
| 1898-1903 | Jules Martinet |
| 1903-1912 | Charles Robbe |
| 1913-1919 | Eugène Perret |
| 1920-1945 | Antoine Frédéric Maire |
| 1945-1958 | André Ernest Robbe |
| 1958-1965 | Charles Henri Faivre |
| 1965-1977 | Pierre Pinel |
| 1977-1989 | Robert Regard |
| 1989-2001 | Claude Jeannin |
Les Hôpitaux-Neufs fait partie de la communauté de communes du Mont-d'Or et des deux lacs[7] qui associe 19 communes et 8 500 habitants et dont le siège se trouve dans la commune voisine des Hôpitaux-Vieux.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 748 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
- La fondation de l'église paroissiale Sainte-Catherine, d'architecture romane, remonterait à 1368. Elle a été profondément transformée au XVIIe siècle dans un style renaissance italienne. Son mobilier intérieur de grande qualité est d'inspiration baroque. L'église est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1939.
- Quelques rares anciennes fermes, désormais utilisées uniquement pour l'habitation, appartiennent encore au style des fermes du Haut-Doubs. Deux d'entre elles datent de la fin du XVIIe siècle, comme en témoignent les dates gravées dans la pierre au-dessus de la porte de la grange. Ces portes, cloutées, rappellent par ailleurs qu'une clouterie existait autrefois au village.
- Depuis 1993, l'Association du chemin de fer touristique Pontarlier-Vallorbe (CFTPV) exploite un train touristique sous le nom de Coni'fer avec ses bénévoles. Après avoir reposé des rails sur une partie de l'ancienne plate-forme, elle exploite la section les Hôpitaux-Neufs-Jougne - Fontaine-Ronde longue de 8 km avec des trains tractés notamment par une locomotive à vapeur 030 T Tigerli construite en 1915 par SLM Winterthur[10].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Paul Robbe (1884-1944), originaire des Hôpitaux-Neufs, architecte à Pontarlier, devenu maire de la ville (1929-1935), résistant, mort en déportation le 5 décembre 1944. Il est notamment l'auteur du monument aux morts de la commune voisine de Jougne.
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- La Route des communes — Doubs, C'Prim Édition, 2009, 388 p. (ISBN 2-915193-14-2).
- Site de l'association La Grande Traversée du Jura.
- Répertoire des archives départementales du Doubs postérieures à 1789, publié en 1883.
- Eric Coulon, Marc Paygnard, Bourgs et villages du Doubs, Yens, Editions Cabedita, 2005 (ISBN 978-2-88295-428-2).
- Source : De plume en échos…, bulletin municipal hors série no 1 de mars 2008.
- Site officiel de la préfecture du Doubs, liste des maires.
- Site de la communauté de communes.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Voir le site officiel de l'association
Bibliographie [modifier]
- Claire Lemoine, Rémy Toulouse, Jean-Luc Flohic, Anita Six, Le patrimoine des communes du Doubs, Paris, Flohic éditions, 2001 (ISBN 978-2-84234-087-2), p. 970.
- Eric Coulon, Marc Paygnard, Bourgs et villages du Doubs, Yens, Editions Cabedita, 2005 (ISBN 978-2-88295-428-2), p. 83.
- Paul Laurens, Annuaire départemental du Doubs pour 1845, préfecture du Doubs, Besançon, 1844, p. 151.
