Les Hôpitaux-Vieux

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Les Hôpitaux-Vieux
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Pontarlier
Canton Pontarlier
Intercommunalité Communauté de communes du Mont d'Or et des deux Lacs
Maire
Mandat
Louis Poix
2014-2020
Code postal 25370
Code commune 25308
Démographie
Gentilé Trouille-Boureau
Population
municipale
374 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 24″ N 6° 22′ 03″ E / 46.79, 6.367546° 47′ 24″ Nord 6° 22′ 03″ Est / 46.79, 6.3675  
Altitude Min. 959 m – Max. 1 303[1] m
Superficie 14,21 km2
Localisation

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Les Hôpitaux-Vieux

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Les Hôpitaux-Vieux

Les Hôpitaux-Vieux est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montperreux La Cluse-et-Mijoux, Les Fourgs Rose des vents
Touillon-et-Loutelet N Sainte-Croix (Drapeau de la Suisse Suisse, Vaud)
Baulmes (Drapeau de la Suisse Suisse, Vaud)
O    Les Hôpitaux-Vieux    E
S
Les Hôpitaux-Neufs Jougne

Histoire[modifier | modifier le code]

Il existe deux théories relatant de l'histoire du village.

La première stipule que Jean Ier de Chalon-Arlay, fils de Jean l'Antique, fonde un hôpital près de Jougne en 1282, qui est appelé l'Hôpital vieil. Plus tard, un deuxième hôpital, appelé l'Hôpital neuf aurait été construit plus près de Jougne.

La seconde théorie dénonce le manque de véracité quant à l'existence d'hôpitaux en ces lieux. Cela proviendrait d'une erreur de traduction d'un texte, "hospes" ayant été traduit par "hôpital" au lieu de "hospitalité". Selon cette théorie, les personnes vivant à cet endroit offraient l'hospitalité aux voyageurs qui traversaient ce pays, comme il était coutume à cette époque, afin de se protéger du froid, du brigandage et des loups. De plus, selon ce point de vue, il serait aberrant qu'un quelconque hôpital ait existé ici, au vu de l'infime nombre de personnes vivant sur ces terres.

Comme beaucoup d'autres villages des alentours, celui des Hôpitaux-Vieux est entièrement détruit en 1639 par les Suédois, nom donné à l'époque aux mercenaires mi-allemands mi-suédois de Bernard de Saxe-Weimar, au cours de la guerre de Dix Ans, épisode comtois de la guerre de Trente Ans.

Une mine de fer est exploitée au lieu-dit le Miroir jusqu'au milieu du XIXe siècle[2]. Une dépression circulaire d'une dizaine de mètres de diamètre, désormais entièrement boisée, en est la seule trace visible dans le paysage.

Les habitants s'appellent les Trouille-Boureau. Ce nom proviendrait du bourreau de Jougne qui habitait les Hôpitaux-Vieux. Une autre hypothèse[3] rapprocherait trouille du mot du Moyen Âge troiller signifiant se vautrer dans la boue, et boureau de bouro, petit canard : référence possible à un endroit marécageux où se vautrent les canards...

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Jean-Pierre Jeannerod    
mars 2008 en cours
(au 5 décembre 2014)
Louis Poix[4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 374 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
281 287 300 277 354 332 340 352 368
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
366 330 315 314 315 316 322 279 241
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
254 261 253 226 219 197 198 170 166
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
162 141 140 170 245 257 332 353 374
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Sainte-Philomène : construite en 1835 par l'abbé Louvrier, la chapelle des Hôpitaux-Vieux est dédiée à sainte Philomène. Malgré cela, elle est tout entière à l'honneur de la mère de Dieu. Une très belle statue en bois semble recevoir dans ses bras toutes les prières qui lui sont adressées, quarante-cinq plaques de bronze honorent silencieusement les litanies de la sainte Vierge. Les verrières du fond de la nef sont ornées de deux vitraux, de même que l'oculus de la tribune. Ces vitraux sont signés et datés de 1933 de Joseph Benoit, maître verrier à Nancy. Ils se rattachent à une tradition du vitrail figuratif haut en couleurs et imprégné d'histoire et d'imageries locales, appuyées ici sur une représentation du village sous forme d'un ensemble de fermes.
  • La mairie, construite en 1826.
  • La fromagerie, datant de 1920.


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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir borne IGN au mont de l'Herba
  2. Jean-Paul Jacob, Michel Mangin, De la mine à la forge en Franche-Comté: des origines au XIXe siècle, Les Belles-Lettres, Paris,‎ 1990 (lire en ligne), p. 34
  3. Selon le site internet de la communauté de communes du Mont d'Or et des deux Lacs consulté le 24 août 2010.
  4. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claire Lemoine, Rémy Toulouse, Jean-Luc Flohic, Anita Six, Le patrimoine des communes du Doubs, Flohic éditions,‎ 2001 (ISBN 9782842340872).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]