Rebets

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Rebets
L'église Saint-Denis.
L'église Saint-Denis.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Rouen
Canton Canton de Buchy
Intercommunalité Communauté de communes du Moulin d'Écalles
Maire
Mandat
Bernard Corbillon
2014-2020
Code postal 76750
Code commune 76521
Démographie
Gentilé Rosbatiens
Population
municipale
142 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 42″ N 1° 23′ 26″ E / 49.5117, 1.390649° 30′ 42″ Nord 1° 23′ 26″ Est / 49.5117, 1.3906  
Altitude Min. 82 m – Max. 176 m
Superficie 3,67 km2
Localisation

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Rebets est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie. Le gentilé des habitants est Rosbatien(ne) ou Rosbacien(ne).

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté assez tôt sous les formes latinisées Rosbatium en 735 - 743 et Rosbacium en 854[1].

Il existe un grand nombre de Rosbacium au nord de la France et en Belgique, dont la forme initiale *Rosbaki(z) a donné Rebais, le château de Rebais aux Bottereaux, Rebetz à Chaumont-en-Vexin, Rebaix, Rebecques, Robecq, etc. et dans les régions de langue germanique Rohrbach, Rorbach-lès-Dieuze, etc.[2].

Ils remontent au germanique raus- « roseau » devenu ros en ancien français, diminutif rosel > roseau[3] et le germanique *bakiz « ruisseau » (cf. allemand Bach), emprunté par le gallo-roman sous la forme *BACIS qui a régulièrement abouti à la finale -bais (autrement -baix)[4]. Le sens global est « ruisseau aux roseaux »[5]. Dans le cas de Rebets, le nom se réfère à la rivière l'Héronchelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'époque Néolithique[modifier | modifier le code]

Le village de Rebets est marqué par l'époque du Néolithique. En effet des outils en silex comme des haches taillées et polies ainsi que des grattoirs et perçoirs ont été retrouvés sur les terres du village. À cette époque le lieu dit "les Vallées" étaient fréquemment inondées l'hiver.

L'époque Franque[modifier | modifier le code]

L'époque Franque y a aussi laissé des traces. C'est en 1860, lors de la reconstruction quasi-totale de l'église que deux cercueils de cette époque sont retrouvés. L'un contenant un couteau et une boucle de ceinturon, le second deux enfants âgés de 13 et 14 ans ainsi que des perles et des vases noirs. Quatre ans plus tard, une nouvelle découverte a lieu dans un champ appartenant à Monsieur D'arboval alors que celui-ci était en plein labour. Cette découverte comprend quatre cercueils, l'un est en pierre de Saint Leu, les autres en pierre du pays. Sur les quatre cercueils découverts, seul deux renfermaient des ossements, des restes humains gisaient autour des autres. 

Le château fort[modifier | modifier le code]

A une époque très incertaine, Rebets posséda un château fort. On peut encore en observer l'enceinte grâce aux fondations encore présentes. Un souterrain est de nos jours encore visible bien que celui-ci soit muré à cause des gaz carboniques qui s'en échappent. Il y a encore quelques années, un colombier était visible mais ce dernier fut détruit car jugé trop dangereux. [réf. nécessaire]

L'église[modifier | modifier le code]

Reconstruite en 1860, l'église de Rebets a néanmoins conservé son ancien portail daté de 1547. Cet ancien portail qui est un cintre roman orné, est protégé par un porche datant de la même époque. Ce porche en pierre calcaire[6]soutient le clocher dont les poutres sont sculptées. A savoir que ce porche est classé monument historique. 

C'est au moment de la Révolution que l'église se verra perdre ses deux cloches pour être fondues en canons[style à revoir]. Le poids des deux cloches était de 630 livres. 

L'église de Rebets a quand même réussi à conserver son baptistère en pierre daté de 1545 et son bénitier en grès sur lequel est gravé "RE BE S".

Le moulin à eau[modifier | modifier le code]

Le moulin à eau date de 1845. Ce dernier s'est vu fournir pendant de nombreuses années de la farine et de la mouture pour toute la région. Il fut longtemps tenu, de père en fils, par la famille Duval.

Les lieux dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Au lieu dit "L'enfer", qui s'appelait jadis "Germe", il y aurait eu à l'époque gauloise une fonderie ou une forge.[réf. nécessaire]

Le hameau "les Hez" est le plus important chef lieu à l'époque.[réf. nécessaire]

Les autres hameaux sont la Hétrée, les Huées, les Vallées et la Bucaille.

Le hameau "Tous vents" est aujourd'hui disparu. Au XXe siècle, ce hameau comportait encore deux maisons et une douzaine d'habitants.[réf. nécessaire]

Les personnages importants de Rebets[modifier | modifier le code]

C'est aux alentours de 1660, que l'on retrouve la trace de personnages importants venus en visite ou habitants à Rebets. Les d'Anfray et les Couldray sont les seigneurs de Rebets à l'époque. Puis vers 1695, le chevalier Stoppa succède aux précédents seigneurs de Rebets et devient à son tour Sieur de Rebets et du hameau "les Hez".

Claude François Godin époux de dame Agnès Margne a vécu à Rebets puisque nous en retrouvons la trace en 1766, habitant le manoir de la Bucaille.

Louis XIV a aussi tenu un rôle important pour la commune de Rebets. Ce dernier en plus de léguer un patrimoine seigneurial à la localité, a aussi légué des bâtiments agricoles toujours utilisés.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logements[modifier | modifier le code]

Évolution du nombre de logements entre 1968 et 2009[I 1].
1968 1975 1982 1990 1999 2009
35 47 52 56 60 73

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 73. Parmi ces logements, 73,7 % étaient des résidences principales, 24,9 % des résidences secondaires et 1,4 % des logements vacants[I 2].

La proportion de ménages propriétaires de leur logement était de 81,5 % et celle des locataires était de 18,5 %[I 3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Mars 2002 Mars 2008 Bernard Corbillon Aucune Chauffeur
Mars 2008 Mars 2014 Bernard Corbillon Aucune Chauffeur
Mars 2014 en cours Bernard Corbillon Aucune Chauffeur

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 142 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
356 360 339 286 293 281 280 265 257
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
270 253 231 208 184 207 202 215 192
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
150 161 132 106 120 126 114 126 113
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
95 91 89 101 108 110 133 140 142
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Notes et références[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 127
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 559a
  3. Site du CNRTL : étymologie de "roseau"
  4. Louis Guinet, Les emprunts gallo-romans au germanique, éditions Klincksieck.
  5. François de Beaurepaire, op. cit.
  6. « Le porche de Rebets »
  7. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation