Le Héron

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Le Héron
Mairie-école du Héron
Mairie-école du Héron
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Darnétal
Intercommunalité Communauté de communes des Monts et de l'Andelle
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bisson
2014-2020
Code postal 76780
Code commune 76358
Démographie
Population
municipale
242 hab. (2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 51″ N 1° 23′ 39″ E / 49.4975, 1.39416666667 ()49° 29′ 51″ Nord 1° 23′ 39″ Est / 49.4975, 1.39416666667 ()  
Altitude Min. 62 m – Max. 183 m
Superficie 10,72 km2
Localisation

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Le Héron est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Héron, affluent de l'Andelle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous les formes Hairun vers 1025 et Hairon fin XIIe siècle[1]. L'article défini apparaît tardivement en 1715 sur la carte du diocèse de Rouen[2], en 1719 sur une carte de Normandie[3], puis sous la forme Le Heron-sur Andele dans un ouvrage de 1740[4]. Il est définitivement adopté le 9 avril 1962.

François de Beaurepaire[1] suggère, d'après les formes anciennes, de reconnaître dans le second élément l'appellatif vieux norrois -lundr fréquemment attesté en Normandie sous la forme d'une finale en -lon (cf. Bouquelon, Yquelon, etc.), mais qui a occasionnellement donné -ron. Cette évolution phonétique [l] > [r] est également attestée pour les noms communs par ailleurs. Le toponyme Yébleron (pays de Caux, Eblelont vers 1210) présenterait une évolution similaire.

Pour François de Beaurepaire[1], le premier élément serait le vieil anglais hæġ « enclos, parc » qui explique la diphtongue [ai] et dont l'association avec -lundr fait sens. En outre, on note très souvent dans la toponymie normande, la coexistence d'éléments scandinaves et vieil anglais.

Saint-Denis-d'Aclon (pays de Caux, Sanctus Dyonisus de Haqueron XIIIe siècle) représenterait une variante entièrement scandinave de ce toponyme, selon le même auteur[1]. En outre, l'existence d'un Bois de la Héronde au hameau du même nom, sur la commune de Bézancourt située à une dizaine de kilomètres du Héron, qui semblerait confirmer cette hypothèse.

Cependant, l'objection que l'on peut soulever est que l'évolution Eblelont > Yébleron est probablement attribuable à une dissimilation [l] — [l] > [l] — [r], et ne peut servir de référence, car le contexte phonétique favorable à cette évolution n'apparaît pas dans la combinaison hæġ + lundr. C'est pourquoi certains spécialistes ont préféré d'autres explications. En particulier, Ernest Nègre a proposé l'anthroponyme germanique Hario, qui convient aussi bien (sinon mieux), générant une proto-forme gallo-romane °HARIONE > Hairun, Hairon[5]. Dans cette dernière hypothèse, Le Héron serait alors « (le domaine de) Hario »[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancien prieuré Saint-Gilles, dépendant de l'abbaye de Saint-Évroult, disparaît au XVIIIe siècle.

Ce lieu est probablement celui d'origine de la famille anglaise de Heron, dont un membre Jordan de Heron tenait un fief à Hadeston dans le Northumberland au début du XIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Robert de Pomereu   marquis de Pomereu
juin 1995 mars 2008 Robert Chandelier    
mars 2008 Jean-Pierre Bisson    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 242 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
389 300 467 409 369 369 354 366 357
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
365 366 334 317 303 292 286 308 325
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
274 266 277 262 283 233 209 263 269
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
259 233 239 242 236 231 248 242 245
2011 - - - - - - - -
242 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancienne église Notre-Dame et Saint-Gilles

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

[1]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Beaurepaire 1979, p. 94.
  2. Frémont, cartographe, et Claude Auguste Berey, graveur, Carte particulière du diocèse de Rouen dressée sur les lieux par Mr Frémont de Dieppe sous les yeux et par les ordres de feu Mre Jacques Nicolas Colbert, archevesque de Rouen, Paris, 1715.
  3. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719 [BNF].
  4. Dom M. Toussaint C. du Plessis, Description géographique et historique de la Haute-Normandie, Paris, 1740, t. II, p. 592.
  5. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. II, 1991, p. 846, § 14792.
  6. Albert Dauzat (Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963, p. 350b) avait en son temps proposé Haro / Hero, qui convient moins bien; mais l'auteur ne connaissait qu'une forme Heron datée de 1337.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. « Notice no IA00019735 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no IA00019737 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no PA00125436 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Jean Benoît Désiré Cochet (abbé), Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure, Paris, impr. nationale, coll. « Répertoire archéologique de la France »,‎ 1871, 584 col. puis paginé 585-652 p. ; in-4° col. 292 disponible sur Gallica.
  13. « Notice no PA00101094 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, cartes ; 24 cm, VIII-180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150, notice BnF no FRBNF34633052).
  • Joseph Prudent Bunel et Albert Tougard, Géographie du département de la Seine-Inférieure, Arrondissement de Rouen, Luneray, Éditions Bertout,‎ 1994, 493 p., réimpression de l'édition de 1879.
  • N.-R. Potin de La Mairie, Recherches historiques, archéologiques et biographiques sur les possessions des sires normands de Gournay, le Bray normand et le Bray picard et sur toutes les communes de l'arrondissement de Neufchâtel, Gournay-en-Bray, Letailleur-Andrieux,‎ 1852, 2 vol. in-8° (notice BnF no FRBNF31140432, lire en ligne), p. 122.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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