Quelle vie de chien !

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Quelle vie de chien !

Titre original The Shaggy Dog
Réalisation Charles Barton
Scénario Bill Walsh
Lillie Hayward
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1959
Durée 104 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Quelle vie de chien ! (The Shaggy Dog) est un film américain de Charles Barton, d'après un roman de Felix Salten, produit par les studios Disney et sorti en 1959. Le film est l'un des plus importants succès du studio Disney et a fait l'objet de deux remakes un film Un candidat au poil (1976) et un téléfilm Un chien peut en cacher un autre (1994). Cette comédie à budget modéré avec des acteurs récurrents du studio marque une évolution dans les productions Disney qui reprennent la même recette durant une décennie.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un jeune garçon dont la vie était bien ordinaire jusqu'au jour où il se voit transformé en chien.

Lors de la visite d'un musée, Wilby Daniels renverse un plateau où reposent des bagues anciennes. Alors qu'il tente de les remettre en place, l'une d'elles se glisse dans un pli de son pantalon. De retour chez lui, s'apercevant de son « vol » par maladresse, il se met à lire les inscriptions qui se trouvent sur la bague. Il se retrouve aussitôt transformé en chien. Avec l'aide de son frère « Moochie » mis dans la confidence, il parviendra à mettre un terme à cette malédiction et interrompra le travail de malfaiteurs.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les informations proviennent des sources suivantes : Leonard Maltin[1], John West[2] et IMDb[3]

Distribution[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les informations proviennent des sources suivantes : Leonard Maltin[1], Dave Smith[4], John West[2] et IMDb[3]

Sorties cinéma[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database[5].

Origine et production[modifier | modifier le code]

Ce film est une adaptation du roman de Felix Salten, Le Chien de Florence (Der Hund von Florenz), auteur ayant aussi écrit Bambi, l'histoire d'une vie dans les bois adapté en 1942 sous le nom Bambi par les studios Disney[6]. Walt Disney a proposé à Bill Walsh d'adapter l'histoire mais pour le scénariste l'histoire était illisible en raison du décor dans la Renaissance italienne et des nombreux éléments mystiques[2]. Walsh propose alors une version moderne avec l'acteur Tommy Kirk, vedette de l'émission The Mickey Mouse Club qui est accepté par Disney[2]. Initialement le projet s'oriente vers une série télévisée afin de répondre au besoin du contrat avec American Broadcasting Company[2],[4]. Le directeur de production Disney Donn Tatum et Walt Disney rencontrent donc Jim Aubrey d'ABC pour présenter le projet avec Tommy Kirk mais Aubrey quitte la réunion dès le début et le reste de son équipe n'est pas intéressée[2]. Au bout d'une demi-heure Walt contrarié quitte la réunion et convoque une réunion en interne pour établir le scénario d'un film[2]. Walsh explique que faire valider ses scénarios, il ajoutait des facettes de la personnalité de son patron dans ses personnages principaux pour forcer un peu la main à Walt Disney comme le père dans Quelle vie de chien ! ou le professeur dans Monte là-d'ssus[7].

Le film est la première comédie en prise de vue réelle produite par le studio Disney mais pour un budget de moins d'un million de dollar et une des conséquences de ce choix est un tournage en noir et blanc[1]. La réalisation du film a été confiée à Charles Barton, qui a réalisé de nombreux films mais aussi plusieurs séries télévisées[8] dont The Amos 'n Andy Show et Zorro. Le studio a confirmé par la suite que le film était prévu pour être un téléfilm ou une série du genre comédie de situation[8]. En plus de Tommy Kirk, d'autres acteurs du The Mickey Mouse Club sont employés dans le film comme Annette Funicello et Kevin Corcoran[9].

Le principal ressort du film réside dans les scènes comiques avec le chien est impliqué dans des actions humaines comme se brosser les dents ou porter un pyjama[10]. Arthur J. Vitarelli explique que cette première comédie fantastique utilise beaucoup moins d'effets spéciaux que les productions Disney suivantes, ainsi pour le chien, un jeune garçon enfilait un costume de chien et simulait mais ce n'était pas réaliste car la fourrure ne respirait pas[11]. Pour les autres scènes trois chiens, un principal nommé Sam et deux doublures ont été utilisés mais Sam était assez doué et docile pour faire la grande majorité[11]. La scène la plus complexe est celle où le chien conduit une voiture car il a fallu installer le chien[11] mais aussi le cascadeur Carey Loftin[12]. Ce dernier était installé sous le tableau de bord et un tour dans le capot lui permettait de voir la roue[12]. Pour les scènes de nuit, une lumière était placée devant la voiture et le cascadeur devait la suivre, s'aidant parfois des poteaux électriques pour rester sur la route[12]. Pour que le chien garde les pattes sur le volant, l'équipe a confectionné des gants en fourrure qui s'attachaient au volant[12].

Le tournage du film presque fini, Walt Disney stoppe la production pour revoir le scénario[12]. Quelques semaines plus tard, le tournage a repris et selon Vitarelli les problèmes étaient résolus[12].

Sortie et accueil[modifier | modifier le code]

Le film a récolté 9 millions d'USD avec un prix de place normal, alors que le long métrage d'animation La Belle au bois dormant (1959) avec son budget de 6 millions n'a récolté que 5,3 millions et que dans certaines villes les places étaient comparables à celles d'un concert[1]. Dave Smith annonce 12 millions d'USd[4]. Le film est devenu l'un des succès commerciaux du studio Disney avec plus de 8 millions d'USD lors de sa sortie initiale[13]. Quelle vie de chien ! fait partie des nombreux films scénarisés par Bill Walsh qui ont été des succès commerciaux profitables et populaires pour le studio dans les années 1960 au coté de Monte là-d'ssus (1961), Après lui, le déluge (1963), Mary Poppins (1964), L'Espion aux pattes de velours (1965) et Lieutenant Robinson Crusoé (1966)[14].

D'après le Time, le film est « raconté d'un point de vue trop canin, tellement qu'il envoi le film à la niche[10]. » Pour John West, le film est réjouissant mais un peu léger[2]. Le magazine Variety salue la prestation de MacMurray, pour lui un retour à la comédie de situation dont il était une star dans les années 1930 avant de passer au genre western[10]. Bosley Crowther rapproche la scène avec le psychiatre de la police comme un emprunt au film Harvey (1950)[8].

Le film a été diffusé dans l'émission The Wonderful World of Disney le 29 janvier 1978 sur NBC[15].

Le film Quelle vie de chien ! est la première prestation de Fred MacMurray dans un film Disney[4], rôle a relancé sa carrière à la fois dans des films mais aussi comme le fait remarquer Bill Walsh à la télévision[12]. Fred MacMurray a joué à partir de 1960 dans la série Mes trois fils qui reprend le même chien, les mêmes enfants à l'exception qu'aucune maison ne lui tombe sur la tête[12]. Annette Funicello a participé à plusieurs films dont Babes in Toyland (1961), Les Mésaventures de Merlin Jones (1964) et Un neveu studieux (1965)[9]. La série diffusée sur ABC a duré jusqu'en 1972.

Le film a aussi fait l'objet d'une nouvelle adaptation nommée Un candidat au poil (The Shaggy D.A.) en 1976 et de deux remakes télévisés en 1988 et 1989 avec en vedette Harry Anderson[10]. Un chien peut en cacher un autre, un remake en téléfilm de deux heures avec quelques modifications du scénario a été diffusé sur ABC le 12 novembre 1994 avec comme acteurs Scott Weinger, Ed Begley Jr. et Jordan Blake[4].

Analyse[modifier | modifier le code]

Quelle vie de chien ! est un film en prise de vue réelle né de la diversification du studio Disney[16]. Le très bon résultat financier du film a profondément modifié le panel de production du studio Disney dans les années qui suivirent sa sortie[1]. C'est une comédie légère avec un scénario très maigre mais entouré de rebondissements et de séquences comiques qui n'ont pas grands choses à voir avec le film[1]. Le film possède un rythme rapide et entraînant mais ne poussant pas au rire[8]. Le scénario, une comédie familiale, a permis d'attirer de nombreux enfants et adultes dans les salles et marque pour Disney la naissance d'une formule[10]. Steven Watts explique que le scénario du film avec ses espions est un indice que la politique internationale de l'époque influe sur les productions du studio[17]. Par Dave Smith, Quelle vie de chien ! est l'une des plus importantes et inattendues étapes dans l'histoire de Disney[4]. Pour Steven Watts, Quelle vie de chien ! est un exemple de film qui illustre de façon spectaculaire l'emprise extraordinaire de Disney sur son public[18]. L'histoire adaptée par Bill Walsh d'un roman de Felix Salten aurait pu être adaptée en dessin animé dans les premières années du studio mais a été traduite dans un nouveau format[18]. Mais il marque une évolution des productions du studio vers les comédies à budget modéré attirant le public avec de l'humour et souvent les mêmes acteurs (Tommy Kirk et Fred MacMurray) mais dénigrées par les critiques[13]. Il utilise aussi des thèmes sociaux qui renforcent les liens entre Disney et son public, Quelle vie de chien ! étant un [énième] film familial avec un peu de moralisme[13].

Pour Christopher Finch, Quelle vie de chien ! est la première « comédie loufoque » du studio[19]. C'est aussi le premier film Disney avec Fred MacMurray[1]. Maltin note que le personnage de père de famille est présenté comme un postier, mais il n'est jamais montré à son travail[8].

Maltin et Finch indiquent que la comédie familiale associée à l'acteur Fred MacMurray est devenue une recette déclinée dans plusieurs productions du studio, même Forrest Lewis, le policier de Quelle vie de chien ! a été réengagé au côté de MacMurray dans Monte là-d'ssus (1961) et les deux films ont été ressortis ensemble en 1967[10],[19]. C'est aussi le cas de l'actrice britannique Hayley Mills[19].

Donn Tatum a rencontré Jim Aubrey quelques années plus tard et lui a expliqué que son départ de la réunion est à l'origine de la production du film Quelle vie de chien ! mais aussi de Monte là-d'ssus (1961) et sa suite Après lui, le déluge (1963), de leurs succès et leurs importants bénéfices[11].

Adaptations[modifier | modifier le code]

A Inspirer[modifier | modifier le code]

  • Un bande dessinée française Billy the Cat (1981) qui s'est inspirer du film : au lieu d'un chien le garçon est transformer en chat.
  • Un dessin animé franco-belge Billy the Cat, dans la peau d'un chat (1996) qui est inspirer de la bande dessinée du même nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 157.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h (en) John G. West, The Disney Live-Action Productions, p. 176.
  3. a, b et c (en) Quelle vie de chien ! sur l’Internet Movie Database
  4. a, b, c, d, e et f (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 494.
  5. (en) Quelle vie de chien! - Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  6. (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 482.
  7. (en) Steven Watts, The Magic Kingdom, p. 382
  8. a, b, c, d et e (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 158.
  9. a et b (en) Steven Watts, The Magic Kingdom, p. 373
  10. a, b, c, d, e et f (en) Leonard Maltin, The Disney Films : 3rd Edition, p. 159.
  11. a, b, c et d (en) John G. West, The Disney Live-Action Productions, p. 177.
  12. a, b, c, d, e, f, g et h (en) John G. West, The Disney Live-Action Productions, p. 178.
  13. a, b et c (en) Steven Watts, The Magic Kingdom, p. 406
  14. (en) Steven Watts, The Magic Kingdom, p. 380
  15. (en) The Wonderful World of Disney - Episode List - Season 24 sur l’Internet Movie Database
  16. (en) Sean Griffin, Tinker Belles and Evil Queens, p. 45
  17. (en) Steven Watts, The Magic Kingdom, p. 283
  18. a et b (en) Steven Watts, The Magic Kingdom, p. 405
  19. a, b et c (en) Christopher Finch, The Art Of Walt Disney - From Mickey Mouse To The Magic Kingdoms, p. 141

Liens externes[modifier | modifier le code]