Capture de Fort Pemaquid (1696)

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Capture de Fort Pemaquid
Pierre Le Moyne d'Iberville
Informations générales
Date 14 août 1696
Lieu Pemaquid
Issue Victoire canadienne et abénaki
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France Royaume de Grande-Bretagne Royaume de Grande-Bretagne
Commandants
Pierre Le Moyne d'Iberville
Philippe Clement du Vuault de Valrennes
Pasco Chubb
Forces en présence
100 soldats Canadiens
400 Abénakis
95 soldats colonistes
Pertes
aucune 3 morts
Première Guerre intercoloniale
Batailles
Baie d'Hudson

Baie d'Hudson (1686) · Fort Albany (1re) · Fort Albany (2e) · York Factory · Baie d'Hudson (1697)


Québec et New York
Lachine · Schenectady · Québec · La Prairie · Vallée Mohawk


Nouvelle-Angleterre, Acadie et Terre-Neuve

Dover · Pemaquid (1er) · Salmon Falls · Port Royal · Falmouth · Chedabucto · York · Wells · Oyster River · Baie de Fundy · Pemaquid (2e) · Chignectou · Fort Nashwaak · Terre-Neuve · Haverhill ·
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Coordonnées 43° 54′ 24″ N 69° 30′ 54″ O / 43.90667, -69.515 ()43° 54′ 24″ Nord 69° 30′ 54″ Ouest / 43.90667, -69.515 ()  

La capture du fort Pemaquid a eu lieu lors de la Première Guerre intercoloniale, lorsque des forces canadiennes et amérindiennes de la Nouvelle-France attaquèrent le fort anglais de Pemaquid (aujourd'hui Bristol (Maine)), une communauté limitrophe de l'Acadie. Le siège fut mené par Pierre Le Moyne d'Iberville et le baron de Saint-Castin les 14 et 15 août 1696. Le commandant du fort était le capitaine Pasco Chubb, qui se rendit à Iberville. Trois soldats furent tués et 92 retournèrent à Boston[1]. Le siège fut suivi par une attaque de représailles à Chignecto en 1696 par la Nouvelle-Angleterre sur l'Acadie[2].

Contexte[modifier | modifier le code]

Pendant la plupart du XVIIs siècle, Pemaquid était la communauté la plus au nord de la Nouvelle-Angleterre et Pentagouet (aujourd'hui Castine (Maine)) était la communauté la plus au sud de l'Acadie, une colonie de la Nouvelle-France[3]. Durant la Première Guerre intercoloniale, l'endroit fut une zone de batailles pour déterminer la frontière entre les deux empires. En 1689, le baron de Saint-Castin et la Confédération Wabanaki (Abenaki) capturèrent Pemaquid et brulèrent le fort en bois de Pemaquid.

En 1692, les Anglais reprirent contrôle de la région, et William Phips donna l'ordre de construire le Fort William Henry pour remplacer le Fort Charles (le fort original construit en 1677 sous ordre du Gouverneur Edmund Andros). Le Fort William Henry fut conçu comme une forteresse pour protéger la frontière nord de la Nouvelle-Angleterre. Le fort était le plus grand en Nouvelle-Angleterre[4]. Le gouvernement du Massachusetts utilisa le tiers de son budget pour la construction du fort[5]. Construit en pierres et en mortier, le fort avait dix-huit canons ; il fut construit par le capitaine John March avec l'assistance de Benjamin Church[6].

Le commandant du fort viola une trêve avec les Amérindiens qui s'étaient rassemblés pour des discussions de paix avec les colons anglais. Cependant, Chubb profita de l'occasion pour attaquer et tuer la plupart des chefs amérindiens[5]. Iberville fut mis au courant de l'évènement et décida d'agir avec un assaut sur le fort par terre et par mer. Conduit par Saint-Castin, la nation Abenaki se joignit aux forces d'Iberville à Pentagouet.

Le siège[modifier | modifier le code]

Le 14 août, cinq cents Abénakis[7] arrivèrent au Fort William Henry par canots pour l'assiéger. Les guerriers abénakis entourèrent le fort, permettant à Iberville de pénétrer dans le port de Pemaquid, aujourdhui Bristol (Maine) avec trois vaisseaux de guerre et de débarquer ses canons. Il mit le siège devant le fort mais Chubb refusa de se rendre. Le lendemain, Chubb se rendit et demanda le retour de ses hommes à Boston en échange de prisonniers canadiens et amérindiens.

Chubb fut traqué par les Amérindiens deux ans plus tard dans sa maison d'Andover (Massachusetts), et fut massacré avec sa famille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Herbert Milton Sylvester, Indian Wars of New England, p. 484
  2. John Reid, « 1686-1720 : Imperial Intrusions », in P. Buckner, et J. Reid (eds), The Atlantic Region to Confederation : A History, Toronto University Press, 1994, p. 83.
  3. Griffiths, E. From Migrant to Acadian. McGill-Queen's University Press. 2005. p.61
  4. John Clarence Webster, Acadia at the End of the Seventeenth Century. Saint John: New Brunswick Museum. 1934; Acadia at the End of the Seventeenth Century : Letters, Journals and Memoirs of Joseph Robineau de Villebon, Commandant in Acadia, 1690-1700, and Other Contemporary Documents, 1934. p. 68
  5. a et b Kayworth et Potvin 2002, p. 104
  6. William Durkee Williamson, The history of the state of Maine: from its first discovery, 1602…, vol. 1, p. 365
  7. Kayworth et Potvin 2002, p. 106

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Source secondaires 
  • Herbert Milton Sylvester, Indian Wars of New England, p. 484-485
  • (en) Alfred E. Kayworth et Raymond G. Potvin, The scalp hunters : Abenaki ambush at Lovewell Pond, 1725, Branden Books,‎ 1er juin 2002, 276 p. (lire en ligne), p. 104-109
  • John Mack Faragher, A Great and Noble Scheme. New York; W. W. Norton & Company, 2005, p. 110–112 (ISBN 0-393-05135-8)
  • N.E.S. Griffiths. 2005. Migrant to Acadian, McGill-Queen’s University Press. p. 206–208
  • Alan F. Williams, Father Baudoin's War : D'Iberville's Campaigns in Acadia and Newfoundland 1696, 1697, Memorial University of Newfoundland, 1987.
  • Emerson W. Baker, John G. Reid, The New England Knight, Sir William Phips, 1651-1695, University of Toronto Press, Toronto, 1998.
Sources primaires
  • Benjamin Church, Thomas Church, Samuel Gardner Drake. The history of King Philip's war ; also of expeditions against the French and Indians in its Eastern parts of New England, in the years 1689, 1692, 1696 AND 1704. With some account of the divine providence towards Col. Benjamin Church. [lire en ligne]
  • Benjamin Church, The History of the Great Indian War [lire en ligne], p.228-233