Pneumocystose
La pneumocystose est une « infection opportuniste » due à un micro-organisme, Pneumocystis jiroveci (anciennement appelé Pneumocystis carinii). L'infestation à P. jiroveci est très courante dans la population générale, de l'ordre de 70%, mais ne conduit à une maladie pulmonaire que lorsque le taux de lymphocytes T CD4+ circulants est inférieur à 200/mm³. Les deux types de patients concernés sont les greffés sous immunosuppresseurs et les patients séropositifs VIH au stade SIDA.
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[modifier] Signes cliniques
Les signes inauguraux sont discrets et peu spécifiques : instauration d'une toux sèche qui se majore peu à peu, accompagnée de fièvre, d'une dyspnée d'apparition progressive et d'une altération de l'état général. L'auscultation pulmonaire est peu spécifique, souvent normale au début de la maladie.
Chez un patient VIH connu présentant ces signes, il faut immédiatement évoquer la pneumocystose.
Chez un patient non VIH connu mais présentant ce tableau et ne répondant pas à un traitement antibiotique classique de pneumonie bactérienne, il faut réaliser une sérologie VIH.
En l'absence de traitement, l'évolution se fait vers un tableau de pneumonie interstitielle diffuse avec insuffisance respiratoire aiguë.
[modifier] Diagnostic
- La radiographie thoracique voire le scanner: images alvéolo-interstitielles diffuses, bilatérales et à prédominance péri-hilaire. A noter que la radiographie peut également être normale au début de la maladie ou au contraire complètement “blanche" à un stade tardif.
- Le diagnostic biologique: mise en évidence directe de Pneumocystis jiroveci dans un liquide de lavage broncho-alvéolaire.
[modifier] Traitement
- Le traitement prophylaxique est à base de co-trimoxazole dès que le taux de lymphocytes T CD4+ atteint le seuil de 200/ml. En cas d'allergie au co-trimoxazole, la prophylaxie se fait par aérosols mensuels de pentamidine.
- Le traitement curatif fait aussi appel au co-trimoxazole (ou à la pentamidine) mais à très fortes doses, relayé par un traitement d'entretien à doses plus faibles jusqu'à la restauration du système immunitaire.
Une corticothérapie ainsi qu'une oxygénotherapie y sont associées lorsqu'il existe une hypoxie.