Nicolas Hayek

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Nicolas Hayek

Nicolas George Hayek (19 février 1928 - 28 juin 2010[1]) est un entrepreneur suisse d'origine libanaise, né à Beyrouth. Président du groupe horloger Swatch Group, il a beaucoup œuvré pour sauvegarder le savoir-faire de horlogerie suisse. Il est également l'inventeur du concept de la minivoiture Smart en collaboration avec Mercedes-Benz. Cependant, la réalisation effective (minivoiture plutôt chère et branchée) reste assez éloignée du concept initial de M. Hayek qui la voulait plus populaire et écologique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nicolas Hayek est ne le 19 février 1928, à Beyrouth au Liban, de parents libanais. Son père est dentiste et professeur à l'Université américaine de Beyrouth. Bercé par la culture française, le jeune Nicolas fréquente l'école des pères jésuites. Il fait ses études supérieures à l'Université de Lyon I, où, en 1948, il reçoit une licence en mathématiques et physique. L'année suivante, il effectue un stage dans l'actuariat chez le professeur Jecklin à la compagnie de réassurance de Zurich.

Premières expériences d'entrepreneur[modifier | modifier le code]

En 1949, Hayek rencontre sa femme, dont le père, Edouard Mezger, possède une petite fonderie spécialisée, entre autres, dans la fabrication des sabots de freins des wagons des trains suisses (CFF). L'entreprise est installée à Kallnach et emploie 20 personnes. Quand son beau-père est victime d'un accident vasculaire cérébral, la famille lui demande de gérer les affaires de l'entreprise. Grâce à une stratégie de marketing audacieuse, Hayek réussit à négocier une vente de sabots de freins aux CFF, ce qui permet à l'entreprise d'acheter ses bâtiments. En 1957, le beau-père est guéri et reprend la direction des affaires.

Spécialiste des aciéries et fonderies[modifier | modifier le code]

Grâce à un contrat avec une fonderie de pièces pour Mercedes-Benz, qui le recommande aux autres entreprises, Hayek devient un spécialiste mondial dans le domaine de l'aciérie et de la fonderie.

Consultant entrepreneur pour les entreprises[modifier | modifier le code]

En 1963, Hayek fonde la société de conseil Hayek Engineering Inc. à Zurich. L'année suivante, il obtient la nationalité suisse[2]. Trente ans plus tard, en 1992, il créé la société de conseil sœur Hayek France SA à Paris. Ses entreprises emploient jusqu'à 250 consultants avec une approche multisectorielle (en Suisse, France et Allemagne). Hayek lui-même sera beaucoup sollicité pour analyser l'état de nombreuses administrations, publiques ou privées, dont : les CFF, des chaînes de télévision, la Ville de Zurich, Ringier, Edipresse, le journal Tages-Anzeiger (en), l'armée suisse (char d'assaut Léopard 2), la société Nestlé, la firme Brown Boveri, la SSR, l'École polytechnique, Volkswagen, Renault, BMW, Siemens, et Hitachi. En 2009, en conférence de presse avec Christian Levrat et Christoph Blocher, Nicolas Hayek montre l'envie de ce dernier de redimensionner l'UBS et le Crédit Suisse[3]

L'horlogerie[modifier | modifier le code]

  • Analyse de l'état du groupe horloger SSIH
  • Analyse de l'état du groupe horloger ASUAG
  • 1983, il propose de fusionner deux horlogers alors moribonds, SSIH, détenteur des marques Omega et Tissot, et ASUAG, détenteur des marques Longines, Rado, ETA (composants)…
  • 1986, fusion sous le nom de Société suisse de microélectronique et d'horlogerie (SMH)
  • 1986, président et directeur de Swatch Group
  • 1995, le chancelier allemand Helmut Kohl le nomme membre du Council for Research, Technology and Innovation for the future of Germany and Europe
  • 1996, le gouvernement français le nomme président du « Groupe de réflexion » de la France, qui étudie les futures stratégies économiques du pays
  • 1996, Docteur honoris causa en économie de l'Université de Neuchâtel
  • 1998, Docteur honoris causa en économie de l'Université de Bologne
  • 1998, la SMH prend le nom de Swatch Group
  • 1999, Nicolas G. Hayek rachète le groupe français d'horlogerie de luxe Breguet et en prend la direction
  • 2003, il transmet la direction du Swatch Group à son fils G. Nicolas Hayek (Nick), mais reste président du conseil d'administration

Automobile[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

  • Son frère Sam G. Hayek, ancien directeur du groupe Sibra (bière Cardinal)
  • Sa sœur Mona Karam (née Hayek), veuve de l'architecte libanais Joseph Philippe Karam (en)
  • Son fils, G. Nicolas Hayek (Nick Hayek), actuel directeur général du Swatch Group, membre du conseil d'administration
  • Sa fille, Nayla, membre du conseil d'administration puis nommée présidente à la mort de son père le 30 juin 2010.

Livres[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Hayek, Au-delà de la saga Swatch : entretiens d'un authentique entrepreneur avec Friedemann Bartu, Ed. Albin Michel, 2006 (ISBN 2-22-617079-0)

Décès[modifier | modifier le code]

Nicolas Hayek est décédé subitement d'une crise cardiaque le 28 juin 2010, alors qu'il travaillait dans son bureau de Bienne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]