Paul et Virginie

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Paul et Virginie. Lithographie
de Pierre-Auguste Lamy d'après une gravure de Jean-Alexandre Allais.

Paul et Virginie est un roman de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, publié en 1789[1]. Paradigme du roman de la fin du XVIIIe siècle, il connut un immense succès qui dépassa les frontières.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paul et Virginie décrit l'histoire de deux enfants vivant sur l'île de France (désormais Île Maurice). Issus de deux familles différentes, Paul et Virginie sont élevés en commun comme frère et sœur, dans la splendeur naturelle des paysages tropicaux. Lors de l'adolescence, des sentiments amoureux naissent entre les deux personnages. La tante de Madame de la Tour envoie des gardes chercher Virginie pour la ramener en France, sous prétexte qu'elle la fera hériter de sa fortune et de lui donner une meilleure éducation. Plusieurs années après, Virginie fait annoncer son retour sur l'île, mais le navire qui la ramène de France est pris dans une tempête et échoue sur les rochers sous les yeux de Paul. Celui-ci ne tarde pas à succomber à la douleur de la perte de sa bien-aimée.

Personnages[modifier | modifier le code]

Thèmes[modifier | modifier le code]

Paul et Virginie décrit avec force les sentiments amoureux et la nostalgie du paradis perdu. L'auteur fut inspiré par ses amours déçues avec Françoise Robin. Au-delà du cadre exotique et de la description d'une société idyllique, Bernardin de Saint-Pierre expose dans ce roman sa vision pessimiste de l'existence. Ce roman est d'un registre pathétique.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Paul et Virginie sur le monument monument Bernardin de Saint-Pierre à Paris

Les adaptations artistiques telles que des gravures ou des peintures étaient très en vogue aux 18e et 19e siècles tant le succès de Paul et Virginie était immense.

Influence[modifier | modifier le code]

Dans Un cœur simple (1857) Gustave Flaubert prénomme Paul et Virginie les deux enfants de madame Aubain, maîtresse de Félicité. Dans Madame Bovary (1857), le roman de Bernardin de Saint-Pierre est cité parmi les lectures d'Emma au couvent. Il a certainement eu une influence sur elle, comme ses autres lectures.

Guy de Maupassant à son tour y fait une référence dans Bel-Ami.[réf. nécessaire]

Honoré de Balzac cite le roman, sans en préciser l'auteur dans un premier temps, dans Le curé de village : l'un des plus touchants livres de la langue française [...] par la main du Génie, écrit-il[2]. Le romancier sera nommé plus loin : [...] que le livre de Bernardin de Saint-Pierre lui avait fait concevoir de l'amour.

On a parfois noté aussi les références à Paul et Virginie dans le roman de J.M.G. Le Clézio, Le Chercheur d'or (1985).[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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