Saint-Just-de-Bretenières
| Saint-Just-de-Bretenières | |||
|---|---|---|---|
| Administration | |||
| Pays | |||
| Province | |||
| Région | Chaudière-Appalaches | ||
| Comté ou équivalent | Montmagny | ||
| Statut municipal | Municipalité | ||
| Constitution | 27 mai 1918 | ||
| Maire Mandat en cours |
Réal Bolduc 2009 - 2013 |
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| Démographie | |||
| Population | 794 hab. (2006) | ||
| Densité | 6 hab./km2 | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées géographiques |
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| Superficie | 132,35 km2 | ||
| Code géographique | 18005 | ||
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Géolocalisation sur la carte : Québec |
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Saint-Just-de-Bretenières est une municipalité dans la municipalité régionale de comté de Montmagny au Québec (Canada), située dans la région administrative de Chaudière-Appalaches.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Description
La municipalité de Saint-Just-de-Bretenières s'étend sur une surface de 131 km² et est bornée au sud par les États-Unis. Elle occupe un plateau du versant sud de la chaîne des Appalaches. La forêt recouvre environ 85% du territoire de la municipalité. L'industrie forestière est la principale activité économique des lieux. Une des plus importantes scieries automatisées du Québec y est établie depuis 1957 : Bois Daaquam, actuelle propriété de la compagnie Canfor. Les 15% qui ne sont pas sous couvert forestier, se répartissent entre l'agriculture, la friche, la zone urbaine et les secteurs industriels.
[modifier] Les agglomérations
L'organisation spatiale du territoire se fonde sur le système des cantons ; le canton étant établi en forme de carré divisé en bandes horizontales appelées "rangs". Le secteur "Village" de Saint-Just est situé au centre du territoire de la municipalité. Une deuxième agglomération se situe dans le secteur "Daaquam", également sur le parcours de la Route 204. La municipalité de Saint-Just-de-Bretenières compte aujourd'hui environ 820 habitants.
- Agglomérations (hameaux et villages) de Saint-Just :
- Beauchamp - Daaquam - Daaquam-Nord - Le Petit-Maine - Saint-Just-de-Bretenières (Village)
[modifier] Les voies de communications
- Principales artères de communication de Saint-Just :
- 9e Rang - Route 204 - Route 283 - Route des Carter - Rue du Couvent - Rue Dubois - Rue Gilbert - Chemin du Maine - Rue Mathieu - Rue des Moulins - Rue Principale - Rue Rachelle - Rang Sainte-Anne - Rang Sainte-Marie - Rang Saint-Isidore - Rue de la Salle
[modifier] Lacs, rivières et ruisseaux de Saint-Just
- Branche Bédard - Ruisseau Carter - Ruisseau des Carter - Ruisseau Charland - Cours d'eau Chouinard - Rivière Daaquam - Branche Giguère - Lac du Grand-Bras - Branche Lavoie - Étang Leclerc - Lac à Max - Ruisseau Nolet - Lac en O - Lac du Petit-Bras - Ruisseau Rodrigue - Rivière Shidgel - Branche Toulouse - Cours d'eau Vachon
[modifier] Histoire
[modifier] Les origines
C’est en 1915 que les premiers colons s’installent sur les terres de Saint-Just-de-Bretenières, un séduisant territoire très boisé situé juste à la frontière américaine (et alors appelé territoire Saint-Fabien-de-Panet-Partie-Sud-Ouest). D'ailleurs, deux postes de douanes, celui de Saint-Just-de-Bretenières et l'autre de Daaquam (aujourd'hui fermé), sont alors construits sur la frontière des deux états. La même année, la ligne de chemin de fer "Québec-Central" traverse cet espace[1] et une scierie[2] est érigée à Daaquam. La naissance de la municipalité de Saint-Just-de-Bretenières, fondée en 1916, est donc directement liée l'exploitation du bois.
[modifier] Le toponyme
Son toponyme a une origine multiple. La dénomination "Saint-Just" fait ainsi référence à plusieurs martyrs : Saint-Just, un enfant de 13 ans martyrisé en Espagne en 304, Saint Just, un évêque de Lyon au IV ème siècle (c'est le saint chrétien vénéré par les Catholiques et les Orthodoxes et fêté le 2 septembre) et Saint Just de Bretenières, un prêtre missionnaire français né à Chalon sur Saône (où la paroisse du centre ville porte son nom) et martyrisé en Corée en 1866. Cette dernière référence est dû à un ajout opéré par un archevêque de Québec, le cardinal Béguin. D'ailleurs, l’appellation "Bretenières", évoque aussi un petit village français, Bretenière, qui abrite le château familial de ce prêtre missionnaire. En 1991, la Commission de Toponymie du Québec change Saint-Juste-de-Bretenières en Saint-Just-de-Bretenières en faisant disparaître le « e » de Saint-Juste.
[modifier] Le développement d'une municipalité "forestière"
L'importante industrie forestière explique également la poursuite du développement de Saint-Just-de-Bretenières. Pourtant, de terribles incendies frappent les lieux, notamment dans les années 20 (moulin de "Price Brothers", école et église de Daaquam). De plus, à la même époque, la crise économique frappe. Mais la reconstruction s'opère constamment au fil des décennies. Dans les années 40, les services sont encouragés : ouverture d'un couvent, fondation de la Caisse[3], reconstruction, pour la seconde fois, de l'église, installation de l'électricité et éclairage des rues. Les années 50, elles, sont marquées par une forte reprise économique (ouverture de chantiers du côté américain, construction de moulins). En 1957, une des plus importantes scieries du Québec, Bois Daaquam, est fondée dans la municipalité par Paul-Omer Blais qui avait acheté le moulin à scie de Léonce L'Heureux après son décès[4]. Ces années se poursuivent par une nette amélioration des services : en 1964, le service de protection contre les incendies est consolidé, un bureau de postes ouvre en 1967 ainsi qu'une école secondaire en 1968. Depuis les années 70 et jusqu'à nos jours, la municipalité continue de développer et de dispenser ces services à la population : salle communautaire, réseau d'aqueduc et d'égouts (Village et Daaquam, en 2001), trottoirs, terrains de sport... En 2006, une nouvelle caserne de pompiers est construite. De même, l'environnement est mis en valeur afin de séduire les visiteurs, notamment dans le secteur de la rivière Daaquam (parc et aire de pique-nique, sentiers pédestres et pistes cyclables).
[modifier] Les armoiries
Les armoiries contiennent plusieurs éléments : une colombe représente l'Esprit Saint, un trait épais marque la frontière américano-canadienne, une ligne sinueuse montre la rivière Daaquam, la voie ferrée rappelle cette importante voie de développement, une roue évoque les premiers pionniers, un arbre (conifère) désigne la principale ressource et une scie, la principale industrie. Cet emblème est supporté par des feuilles d'érables, arbre symbole du Canada.
Par ailleurs, la sarracénie pourpre est l'emblème floral de la municipalité.
[modifier] Quelques faits divers récents
- Le 12 août 2007, une tornade de force F0 détruit un toit et déplace une maison mobile situés rue Rachelle, déracine une cinquantaine d'arbres et fait voler plusieurs pièces de bois située Bois Daaquam.
- Le 21 avril 2008, à 2h30, une inondation record sur la Rivière Daaquam détruit pour 250 000$ de dommages. Dépassant de 4 pieds le terrain des chalets de la Pourvoirie Daaquam, une mesure d'urgence des pompiers de Saint-Just-de-Bretenières et de Sainte-Lucie-de-Beauregard est effectuée pour libérer 75 chiens de traîneaux piégés. Ralentis par le courant et les embâcles, ils ne peuvent éviter la mort de 19 animaux.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 16 Juillet 1918 | 5 Janvier 1920 | Joseph Foley | ||
| 5 Janvier 1920 | 11 Janvier 1922 | Louis A. Roy | ||
| 11 Janvier 1922 | 2 Novembre 1922 | Édouard Chabot | ||
| 2 Novembre 1922 | 11 Janvier 1928 | Honoré Drouin | ||
| 11 Janvier 1928 | 13 Février 1930 | Dr. Antonio Bossinotte | ||
| 13 Février 1930 | 26 Mai 1930 | Archélas Roy | ||
| 26 Mai 1930 | 11 Juillet 1932 | Honoré Drouin | ||
| 11 Juillet 1932 | 23 Janvier 1933 | J. Adélard Godbout | ||
| 23 Janvier 1933 | 7 Janvier 1935 | Emmanuel Foley | ||
| 7 Janvier 1935 | 13 Janvier 1937 | J. Alfred Roy | ||
| 13 Janvier 1937 | 16 Janvier 1939 | Irénée Nadeau | ||
| 16 Janvier 1939 | 10 Mai 1940 | Louis Rancourt | ||
| 10 Mai 1940 | 2 Août 1940 | Emmanuel Foley | ||
| 2 Août 1940 | 23 Février 1945 | Arthur Roy | ||
| 23 Février 1945 | 11 Juillet 1945 | Joseph Gosselin | ||
| 11 Juillet 1945 | 22 Juillet 1947 | Léonce L'Heureux | ||
| 22 Juillet 1947 | 2 Novembre 1948 | Joseph Gosselin | ||
| 2 Novembre 1948 | 16 Septembre 1949 | Jean Chabot | ||
| 16 Septembre 1949 | 5 Novembre 1951 | Pierre Vachon | ||
| 5 Novembre 1951 | 19 Juillet 1961 | Alexandre Forgues | ||
| 17 Juillet 1961 | 16 Novembre 1973 | Lauréus Bilodeau | ||
| 16 Novembre 1973 | 7 Juin 1976 | Georges-Henri Vachon | ||
| 7 Juin 1976 | 14 Octobre 1988 | Francis Vocal | ||
| 14 Octobre 1988 | Inconnu | Donald Gilbert | ||
| Inconnu | Actuel | Réal Bolduc | ||
[modifier] Démographie
Au recensement de 2006, on y a dénombré une population de 794[5] habitants.
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Édifices
- Église catholique (1944)
- Église chrétienne évangélique (construite en bois ronds en 1990)[6]
[modifier] Espaces naturels
- Rivière Daaquam : longue de 50 km, la Daaquam traverse le canton Panet, bifurque vers l'État du Maine pour rejoindre la rivière Saint-Jean. Elle porte un nom d’origine amérindienne qui signifie "rivière qui porte beaucoup d'eau".
L'International de Traîneau à chiens de la Rivière Daaquam est la plus grosse course de traîneaux à chiens au Québec et une des plus importantes de l'Est de l'Amérique du Nord.
- Rivière Shidgel (Halte routière) : À l'ouest du village, se trouve une halte routière sur la Route 204 à proximité des rives de la rivière Shidgel.
- Différents sentiers pédestres ou pistes cyclables parcourt une partie du Parc Régional des Appalaches et permettent d'admirer des tourbières : Le Frontalier, Les Tourbières, Le Trappeur et Le Petit Maine[7].
- Réserve écologique internationale Thomas Sterry Hunt : grande de 56,1 hectares, cette réserve protège également une tourbière et abrite une plante très rare, la Xyris des Montagnes.
[modifier] Personnalités liées à la municipalité
- Gérard Gosselin, (né en 1945) ancien député péquiste de Sherbrooke entre 1976 et 1981.
- Laurent Noël, (né en 1920) professeur au séminaire de Québec (1948-1950 et 1957-1961), évêque auxiliaire de Québec (1963-1974), administrateur apostolique du diocèse de Baie-Comeau (1974-1975) puis évêque de Trois-Rivières (1975-1996).
[modifier] Municipalités limitrophes
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- Site officiel de la municipalité de Saint-Just-de-Bretenières
- Saint-Just-de-Bretenières - Répertoire des municipalités du Québec
- Commission de toponymie du Québec
- Affaires municipales et régions - cartes régionales
[modifier] Notes, sources et références
- Une gare a été construite à Daaquam ; elle a depuis été démolie.
- Scierie de M. Édouard Lacroix.
- Caisse populaire Desjardins de St-Camille-St-Just-St-Magloire
- Aujourd'hui propriété de Canfor, cette scierie est la plus automatisée du Québec.
- Statistique Canada : Recensement 2006 : Saint-Just-de-Bretenières
- Site de l'église chrétienne évangélique
- Tourbières de Saint-Just-de-Bretenières