Saint-Just-de-Bretenières

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Saint-Just-de-Bretenières
Le village de Saint-Just-de-Bretenières en 1942 vu du pont de la rivière Shidgel
Le village de Saint-Just-de-Bretenières en 1942 vu du pont de la rivière Shidgel
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Chaudière-Appalaches
Comté ou équivalent Montmagny
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Réal Bolduc
2013 - 2017
Constitution 27 mai 1918
Démographie
Gentilé Saint-Justois, oise
Population 794 hab. (2006)
Densité 6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 00″ N 70° 06′ 00″ O / 46.566672, -70.10000546° 34′ 00″ Nord 70° 06′ 00″ Ouest / 46.566672, -70.100005  
Superficie 13 235 ha = 132,35 km2
Divers
Fuseau horaire [[]]
Code géographique 18005
Localisation

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Saint-Just-de-Bretenières

Saint-Just-de-Bretenières est une municipalité dans la municipalité régionale de comté de Montmagny au Québec (Canada), située dans la région administrative de Chaudière-Appalaches. Elle est située tout au sud de la région magnymontoise.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son toponyme a une origine multiple. La dénomination « Saint-Just » fait ainsi référence à plusieurs martyrs : Juste d'Alcala, un enfant de 13 ans martyrisé en Espagne en 304, saint Just, un évêque de Lyon au IVe siècle (c'est le saint chrétien vénéré par les catholiques et les orthodoxes et fêté le 2 septembre) et saint Just de Bretenières, un prêtre missionnaire français né à Chalon-sur-Saône (où la paroisse du centre ville porte son nom) et martyrisé en Corée en 1866. Cette dernière référence est due à un ajout opéré par un archevêque de Québec, le cardinal Louis-Nazaire Bégin. D'ailleurs, l’appellation « Bretenières », évoque aussi un petit village français, Bretenière, qui abrite le château familial de ce prêtre missionnaire. En 1991, la Commission de toponymie du Québec change Saint-Juste-de-Bretenières en Saint-Just-de-Bretenières en faisant disparaître le « e » de Saint-Juste.

Bien que le nom officiel soit Saint-Just-de-Bretenières depuis 1991, il est parfois encore orthographié Saint-Juste ou encore écrit Bretonnière au lieu de Bretenières.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

La municipalité est située à environ 60 kilomètres au sud de Montmagny et 60 kilomètres au nord-est de Saint-Georges. D'une superficie de 132,35 km2, la municipalité partage ses frontières avec l'état du Maine ainsi que les municipalités de Saint-Camille-de-Lellis à l'ouest, Saint-Magloire au nord-ouest, Saint-Fabien-de-Panet au nord et de Lac-Frontière au nord-est.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Just-de-Bretenières est drainé par la rivière Daaquam et ne fait donc pas partie du bassin versant du fleuve Saint-Laurent mais bien de celui du fleuve Saint-Jean. Plusieurs ruisseaux serpentent le territoire ici et là. Une partie de la municipalité est recouverte de tourbières, l'une pouvant être visitée, faisant partie du parc régional des Appalaches, alors qu'une autre fait partie de la réserve écologique internationale Thomas-Sterry-Hunt, une aire protégée.

Flore[modifier | modifier le code]

Saint-Just-de-Bretenières étant située dans la forêt mixte, on y retrouve des feuillus ainsi que des conifères. Le couvert forestier, qui représente 85 % du territoire, est dominé par l'érable à sucre, l'érable rouge, le bouleau jaune, le bouleau à papier ainsi que le peuplier faux-tremble pour les feuillus. Parmi les conifères nous retrouvons le sapin baumier, l'épinette noire, le thuya occidental, le mélèze laricin et le pin blanc d'Amérique.

Dans les tourbières, nous retrouvons la sarracénie pourpre, qui est la fleur emblème de la municipalité, ainsi qu'une plante très rare la xyris des montagnes. Dans les bois, ce sont des plants de trillium qui pousse en grande quantité.

Faune[modifier | modifier le code]

La municipalité abrite de nombreux mammifères communs du Québec sur son territoire comme l'orignal, le cerf de Virginie, le castor, la marmotte commune, l'écureuil roux et le tamia rayé.

Dans les ruisseaux nous retrouvons principalement de l'omble de fontaine (truite mouchetée), de la barbotte brune et de la carpe commune. Du maskinongé peut être pêché dans la rivière Daaquam.

Environnement[modifier | modifier le code]

Une partie de la municipalité fut incendiée par un feu de forêt dans les années 1920, il est donc difficile de trouver des forêts plus vieilles, bien que des spécimens atteignent parfois 200-300 ans. La Réserve écologique internationale Thomas-Sterry-Hunt protège une tourbière situé sur le sud du territoire tandis que le parc régional des Appalaches permet de visiter une tourbière à pied ou à vélo.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

Le seul moyen de se déplacer sur de longues distances est l'automobile. Bien que le chemin de fer ait été important pour le développement de la municipalité, plus aucun train n'y passe depuis quelques années et l'ancienne gare de Daaquam a été démolie il y a déjà près de 20 ans. La gare la plus proche est donc celle de Montmagny située 60 kilomètres plus au nord, et l'aéroport le plus proche est lui aussi à Montmagny.

Les principales routes d'accès de Saint-Just sont les routes 204 et 283. La rue des Moulins assure quant à elle un lien avec le Maine et est principalement utilisé par des camionneurs.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La municipalité de Saint-Just-de-Bretenières s'est développé autour de deux noyaux urbainx, le village de Saint-Just ainsi que le village de Daaquam. Le hameau de Daaquam-Nord est situé à l'intersection des routes 204 et 283 et des rangs Sainte-Anne et Saint-Isidore.

La municipalité compte aussi deux lieux-dits : le premier, appelé Beauchamp, est situé à l'intersection de la route du Couvent et du rang Saint-Isidore, et le deuxième nommé Le Petit-Maine est situé dans le rang Sainte-Marie, lequel est d'ailleurs surnommé le rang du Petit-Maine.

Saint-Just compte deux principaux secteur industriels, celui de Daaquam qui compte l'entreprise Bois Daaquam ainsi que ses filiales alors que le parc industriel de la rue des Moulins compte lui aussi des entreprises œuvrant dans le domaine forestier : Les Produits forestiers Becesco, Parquets Dubeau et Scierie Arbotek.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 27 mai 1918 : Érection de la municipalité de Saint-Fabien-de-Panet-Partie-Sud-Ouest.
  • 3 décembre 1919 : La municipalité prend le nom de Saint-Juste-de-Bretenières.
  • 18 juillet 1987 : La municipalité de Saint-Juste-de-Bretenières devient la municipalité de Saint-Just-de-Bretenières.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

C’est en 1915 que les premiers colons s’installent sur les terres de Saint-Just-de-Bretenières, un territoire très boisé situé juste à la frontière américaine (et alors appelé municipalité de Saint-Fabien-de-Panet-Partie-Sud-Ouest). D'ailleurs, deux postes de douanes, celui de Saint-Just-de-Bretenières et l'autre de Daaquam (aujourd'hui fermé), sont alors construits sur la frontière des deux États. La même année, la ligne de chemin de fer du Québec Central Railway traverse cet espace[1] et une scierie[2] est érigée à Daaquam. La naissance de la municipalité de Saint-Just-de-Bretenières, fondée en 1916, est donc directement liée à l'exploitation du bois.

Le développement d'une municipalité « forestière »[modifier | modifier le code]

L'importante industrie forestière explique également la poursuite du développement de Saint-Just-de-Bretenières. Pourtant, de terribles incendies frappent les lieux, notamment dans les années 20 (moulin de « Price Brothers », feux de forêt). De plus, à la même époque, la crise économique frappe. Mais la reconstruction s'opère constamment au fil des décennies. Dans les années 40, les services sont encouragés : ouverture d'un couvent, fondation de la Caisse[3], reconstruction, pour la seconde fois de l'église, installation de l'électricité et éclairage des rues. Les années 50, elles, sont marquées par une forte reprise économique (ouverture de chantiers du côté américain, construction de moulins). En 1957, une des plus importantes scieries du Québec, Bois Daaquam, est fondée dans la municipalité par Paul-Omer Blais qui avait acheté le moulin à scie de Léonce L'Heureux après son décès[4]. Ces années se poursuivent par une nette amélioration des services : en 1964, le service de protection contre les incendies est consolidé, un bureau de postes ouvre en 1967 ainsi qu'une école secondaire en 1968. Depuis les années 70 et jusqu'à nos jours, la municipalité continue de développer et de dispenser ces services à la population : salle communautaire, réseau d'aqueduc et d'égouts (Village et Daaquam, en 2001), trottoirs, terrains de sport... En 2006, une nouvelle caserne de pompiers est construite. De même, l'environnement est mis en valeur afin de séduire les visiteurs, notamment dans le secteur de la rivière Daaquam (parc et aire de pique-nique, sentiers pédestres et pistes cyclables).

Les armoiries[modifier | modifier le code]

Les armoiries contiennent plusieurs éléments : une colombe représente l'Esprit Saint, un trait épais marque la frontière américano-canadienne, une ligne sinueuse montre la rivière Daaquam, la voie ferrée rappelle cette importante voie de développement, une roue évoque les premiers pionniers, un arbre (conifère) désigne la principale ressource et une scie, la principale industrie. Cet emblème est supporté par des feuilles d'érables, arbre symbole du Canada.

Par ailleurs, la sarracénie pourpre est l'emblème floral de la municipalité.

Démographie[modifier | modifier le code]

Au recensement de 2006, on a dénombré une population de 794[5] habitants.

Éducation[modifier | modifier le code]

L'école primaire de Saint-Just accueille les jeunes de la première à la sixième année provenant de Saint-Just ainsi que d'une partie du Lac-Frontière. Quant aux jeunes du secondaire ils doivent se rendre à Saint-Paul-de-Montminy où les cours de Secondaire 1 à 5 sont donnés.

Santé[modifier | modifier le code]

La municipalité ne dispose d'aucun service de santé. Le CLSC le plus proche éest situé dans le village voisin de Saint-Fabien-de-Panet alors que l'hôpital est la plus proche est l'Hôtel-Dieu de Montmagny.

Autres services publics[modifier | modifier le code]

La municipalité de Saint-Just entretient un réseau d'aqueduc situé à Saint-Just et deux réseaux d’égouts situé dans les deux secteurs urbains. Une brigade de pompier volontaire existe depuis les années 1960 et se compose d'une quinzaine de pompier. La brigade est propriétaire de deux camions d'incendie acquis en 2007 et en 2013, d'un poste de commandement mobile acquis en 2002, d'un traîneau de sauvetage ainsi que d'un canot pneumatique.

Parcs et sports[modifier | modifier le code]

La municipalité possède dans le village un parc, le parc Normand-Chabot, où on peut pratiquer le tennis, la pétanque et le shuffleboard. Le parc-école offre quant à lui un jardin d'enfants, un petit terrain de soccer, un terrain de baseball ainsi qu'une patinoire durant la saison hivernale. Un petit parc est aussi situé sur les rives de la rivière Shidgel à l'ouest du village. Environ 15 kilomètres de piste cyclable existe sur le territoire tous situé dans les tourbières, un autre sentier du parc régional des Appalaches traverse le territoire des tourbières jusqu'à la limite nord. Deux parcs sont en construction, l'un situé à Daaquam à l'intersection de la rue Rachelle et de la route 204, ainsi qu'un autre devant l'église.

Religion[modifier | modifier le code]

La municipalité possède deux églises ; l'une située dans le village qui est catholique, et l'autre à l'ouest qui est de confession chrétienne évangélique et qui est construite en bois rond.

L'église catholique actuelle date de 1944 et est la troisième située sur le même site, les deux autres ayant brûlé.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
16 juillet 1918 5 janvier 1920 Joseph Foley    
5 janvier 1920 11 janvier 1922 Louis A. Roy    
11 janvier 1922 2 novembre 1922 Édouard Chabot    
2 novembre 1922 11 janvier 1928 Honoré Drouin    
11 janvier 1928 13 février 1930 Dr Antonio Bossinotte    
13 février 1930 26 mai 1930 Archélas Roy    
26 mai 1930 11 juillet 1932 Honoré Drouin    
11 juillet 1932 23 janvier 1933 J. Adélard Godbout    
23 janvier 1933 7 janvier 1935 Emmanuel Foley    
7 janvier 1935 13 janvier 1937 J. Alfred Roy    
13 janvier 1937 16 janvier 1939 Irénée Nadeau    
16 janvier 1939 10 mai 1940 Louis Rancourt    
10 mai 1940 2 août 1940 Emmanuel Foley    
2 août 1940 23 février 1945 Arthur Roy    
23 février 1945 11 juillet 1945 Joseph Gosselin    
11 juillet 1945 22 juillet 1947 Léonce L'Heureux    
22 juillet 1947 2 novembre 1948 Joseph Gosselin    
2 novembre 1948 16 septembre 1949 Jean Chabot    
16 septembre 1949 5 novembre 1951 Pierre Vachon    
5 novembre 1951 19 juillet 1961 Alexandre Forgues    
17 juillet 1961 16 novembre 1973 Lauréus Bilodeau    
16 novembre 1973 7 juin 1976 Georges-Henri Vachon    
7 juin 1976 14 octobre 1988 Francis Vocal    
14 octobre 1988 1996 Donald Gilbert    
1996 Actuel Réal Bolduc    

Quelques faits divers récents[modifier | modifier le code]

  • Le 12 août 2007, une tornade de force F0 détruit un toit et déplace une maison mobile situés rue Rachelle, déracine une cinquantaine d'arbres et fait voler plusieurs pièces de bois située Bois Daaquam.
  • Le 21 avril 2008, à 2h30, une inondation record sur la rivière Daaquam fait pour 250 000 $ de dommages et dépasse de 4 pieds le terrain des chalets de la Pourvoirie Daaquam. Une intervention d'urgence des pompiers de Saint-Just-de-Bretenières et de Sainte-Lucie-de-Beauregard est effectuée pour libérer 75 chiens de traîneaux piégés. Ralentis par le courant et les embâcles, ils ne peuvent éviter la mort de 19 animaux.
  • Le 21 mars 2012, la rivière Daaquam est encore une fois prise dans une embâcle et 16 personnes de la pourvoirie Daaquam ont dû être évacuées par zodiac.

Personnalités liées à la municipalité[modifier | modifier le code]

  • Gérard Gosselin, (né en 1945) ancien député péquiste de Sherbrooke entre 1976 et 1981.
  • Laurent Noël, (né en 1920) professeur au séminaire de Québec (1948-1950 et 1957-1961), évêque auxiliaire de Québec (1963-1974), administrateur apostolique du diocèse de Baie-Comeau (1974-1975) puis évêque de Trois-Rivières (1975-1996).

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Fabien-de-Panet Lac-Frontière Rose des vents
Saint-Magloire N États-Unis d'Amérique États-Unis, Flag of Maine.svg Maine
O    Saint-Just-de-Bretenières    E
S
Saint-Camille-de-Lellis

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Une gare a été construite à Daaquam ; elle a depuis été démolie.
  2. Scierie de M. Édouard Lacroix.
  3. Caisse populaire Desjardins de Saint-Camille-Saint-Just-Saint-Magloire qui est devenu Caisse populaire Desjardins des Etchemins
  4. Aujourd'hui propriété de Canfor, cette scierie est la plus automatisée du Québec.
  5. Statistique Canada : Recensement 2006 : Saint-Just-de-Bretenières