Moncoutant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Moncoutant
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Parthenay
Canton Moncoutant
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Sèvre
Maire
Mandat
Philippe Mouiller
2014-2020
Code postal 79320
Code commune 79179
Démographie
Gentilé Moncoutantais
Population
municipale
3 176 hab. (2011)
Densité 121 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 43′ 28″ N 0° 35′ 15″ O / 46.7244, -0.5875 ()46° 43′ 28″ Nord 0° 35′ 15″ Ouest / 46.7244, -0.5875 ()  
Altitude Min. 153 m – Max. 226 m
Superficie 26,32 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres

Voir sur la carte administrative des Deux-Sèvres
City locator 14.svg
Moncoutant

Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres

Voir sur la carte topographique des Deux-Sèvres
City locator 14.svg
Moncoutant

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Moncoutant

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Moncoutant
Liens
Site web www.moncoutant.fr

Moncoutant est une commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont les Moncoutantais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Moncoutant, commune de 3075 habitants en 2008, est située sur la Sèvre nantaise au nord du département des Deux-Sèvres, à 50 kilomètres au nord de Niort. Elle est située dans une zone de bocage à 15 kilomètres à l'ouest de Bressuire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Moncoutant doit son nom à la colline sur laquelle elle est bâtie, Mons Contantius ou Mons Contantis au XIIe siècle, Moncostanz en 1215, Mons Constancii en 1300. Moncoutant, relève de Thouars, 1470 (Histoire de Thouars par Imbert, 175), Saint-Gervais et Saint-Protais de Montcoutant[2],[3].

Archéologie de Moncoutant[modifier | modifier le code]

Il y a presque 50 millions d’années, la région de Moncoutant est au bord d’un large fleuve « l’Yprésis »[4]. De l’époque protohistorique subsiste une sculpture de granit en forme de tête de bélier.

Le peuplement de Moncoutant remonte au néolithique[5].

Au lieu-dit Le Noir, R. Alexandre a recueilli un cristal de quartz à proximité d'une pointe de flèche à retouches bifaciales ; à La Pierre Plate, les Grosses Pierres, les Pierres et les Pierres Folles, furent également découvertes des haches polies par le même R. Alexandre. Enfin à La Basse Burelière, découverte d'une pointe de lance (métal) dans les alluvions de la Sèvre nantaise, ainsi que deux anneaux en bronze (collection Guibert à Reims)[6].

Divers lieux dits suggèrent la présence de mégalithes[7], La Pierre plate citée par G. Pillard, non cadastrée, la Pierre, les Pierres, les Pierres folles, la Grosse Pierre et la Pierre Blanche.

Lors de la démolition de l'église de Moncoutant, en décembre 1888, on a exhumé plusieurs sarcophages taillés dans une pierre si friable qu’ils n'ont pas pu être conservés. Une plaque de ceinturon ainsi qu'une monnaie en provenaient. En février 1889, d’autres tombeaux orientés et « étroits  » ont été dégagés. L'époque d'utilisation de ce cimetière reste indéterminée[8],[9]

À La Burelière, l'exploitation d'une sablière a entraîné la découverte de quelques vases, recueillis par R. Alexandre, datés de l'époque gallo-romaine : tripode à engobe noir, sigillée du II (Drag 37 à métopes et médaillons de Gaule centrale), cols d'amphores ou de vases (dont un fermé par un bouchon de liège)[10].

Au lieu-dit La Basse-Burelière, un important site gallo-romain, localisé par R. Alexandre sur près d'un hectare, livre régulièrement de très nombreux tessons de céramique antique. On ignore tout du mètre de stratigraphie entrevu, sinon qu'on y a prélevé des tessons à pâte rouge et grise, des fragments ornés à la molette, diverses sigillées... Aucun mur maçonné n’a été repéré bien que les tegulae et les moellons abondent dans les champs. A. Bocquet, qui prospecta le site, propose d 'y voir des bâtiments liés à une exploitation agricole[11].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L’abbé de Maillezais nommait le prêtre desservant de la paroisse. La châtellenie de Moncoutant dépendait du doyenné et de la baronnie de Bressuire, de la sénéchaussée de Poitiers et de l’élection de Thouars. Moncoutant formait, dès 1380, un des bailliages qui ressortissaient de la sénéchaussée de Bressuire. Le péage[précision nécessaire], inféodé dès 1402, relève de ladite baronnie (arch. St Loup)[réf. nécessaire].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1702, une grave épidémie fit de nombreux morts sur la commune (68 personnes en septembre 1702)[12]

Il y avait 400 feux (foyers) en 1750[réf. nécessaire].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le canton de Moncoutant, créé en 1790, fut d'abord attribué au district de Châtillon-sur-Sèvre, puis à celui de Bressuire. En l'an VIII, on le réunit à l’arrondissement de Parthenay. Il se composait en 1790 des communes de Moncoutant, Le Breuil-Bernard, Pugny, La Chapelle-Saint-Étienne, La Chapelle-Seguin, Les Moutiers-sous-Chantemerle et Saint-Paul-en-Gâtine. En l'an VIII, on lui adjoignit le canton de la Chapelle-St-Laurent supprimé, c'est-à-dire les communes de la Chapelle-Saint-Laurent, Chanteloup, Clessé, Largeasse et Traye.

À partir d'août 1792, la guerre de Vendée toucha la région.

Industrialisation et XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Du XVIIIe à la fin du XIXe siècle, une importante industrie textile se développa à Moncoutant. Des moulins étaient installés au bord de la Sèvre nantaise pour laver la laine. Par la suite, ces moulins furent utilisés pour moudre la farine.

L'arrivée du chemin de fer à Moncoutant s'est effectuée à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle par la construction de la ligne Bressuire-Niort par laquelle transitait le charbon extrait du bassin houillier de Faymoreau ainsi que des voyageurs. Cette ligne fut connectée peu après à Fontenay-le-Comte, permettant ainsi d'accéder au port de La Rochelle. Elle n'existe plus aujourd'hui.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un groupe de résistants FFI était installé à Moncoutant. Cinq résistants du village périrent pendant l'occupation.

Du Moyen Âge on retrouve encore de nos jours de larges étendues d’eau qui alimentaient à l’époque des moulins et servaient également de réserves. Ces plans d’eau constituent encore des apports significatifs pour la Sèvre nantaise et la Vendée.

Le sol principalement granitique offre quelques marigots le long de la Sèvre qui permirent l’extraction de sable en grande quantité pour la construction de la voie de chemin de fer. Les trous d’extraction appelés « fouilles » et particulièrement à la Morinière se gorgèrent rapidement d’eau pour le plus grand plaisir des carpistes d’aujourd’hui. Des fouilles de la Burelière ont mis au jour des pointes de lance de l’époque des Pictons.

Légende[modifier | modifier le code]

La légende du Pas du Loup met en scène une sorte de Manon des Sources locale médiévale. Le rocher du « pas du loup » est encore visible le long d’un minuscule cours d’eau au cœur de la commune[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Année 1836   Jacques Grellier   Propriétaire & Maire.
années 1920   Clovis Macouin   député
         
1959 1977 Jean Lorit    
1977 2008 Michel Bécot UMP Chef d'entreprise, sénateur depuis 1995
mars 2008 en cours Philippe Mouiller[14] UMP Secrétaire départemental, Conseiller régional

[1]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 176 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 800 1 766 1 613 1 684 1 822 1 686 2 026 2 070 2 065
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 145 2 250 2 347 2 413 2 566 2 653 2 854 2 960 2 915
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 766 2 772 2 810 2 558 2 454 2 358 2 327 2 387 2 346
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 538 2 598 2 803 2 981 3 102 2 985 3 019 2 983 3 121
2011 - - - - - - - -
3 176 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église a été agrandie de 1865 à 1867. Elle mélange les styles gothique flamboyant et roman. La base du clocher semble romane. Le pavage de la nef remploie de nombreuses pierres tombales gravées du XVIIe siècle. Les vitraux sont l'œuvre de G.P. Gustave Pierre Dagrant, peintre verrier à Bordeaux.

Inauguration : Ségolène Royal, présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, coupe le ruban de la nouvelle salle omnisports[17] de Moncoutant[Quand ?].

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est d'abord à vocation agricole, mais quelques commerces sont implantés en centre-ville. Il existe un peu d'artisanat et quelques industries. Avec l'ouverture du centre de vacances Pescalis en 2001, la commune se donne une nouvelle vocation touristique.

Pescalis[modifier | modifier le code]

Le centre nature et pêche Pescalis

Pescalis, « centre international nature et pêche », est un village de vacances situé au bord de la Sèvre nantaise, qui a ouvert ses portes en 2001. Un domaine de 100 hectares a été aménagé en pleine nature[18]

Tourisme en Deux Sèvres vous en dit un peu plus sur Pescalis avec une fiche présentation et une vidéo des aventures de Sam.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Michel Bécot, sénateur des Deux-Sèvres depuis 1995 et maire de Moncoutant de 1977 à 2008, a été fait maire honoraire[19] par Philippe Mouiller, également Conseiller régional d'opposition, maire de Moncoutant le 12 septembre 2009 en présence de Jean-Pierre Raffarin (Premier Ministre de 2002 à 2005).
  • Jean Grellier, Député du Nord Deux-Sèvres, né à Moncoutant.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Expositions : Tous les ans pendant les vacances de Noël une exposition au Château de Genève présente 3 artistes autour d'un thème : Un peintre, un sculpteur et un écrivain. Cette initiative, appelée "L'art de la Maîtrise"[20], regroupe aujourd'hui une autre catégorie : "Le vivier artistique du moncoutantais" qui offre leur chance aux artistes locaux.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Nom des habitants de la commune sur le site habitants.fr, consulté le 18 novembre 2012.
  2. Moncoutant et son histoire sur le site officiel de la commune, consulté le 18 novembre 2012.
  3. Ledain B. (1902), Dictionnaire topographique du département des Deux-Sèvres comprenant les noms de lieux anciens et modernes, publié par A. Dupont, p. 181.
  4. Histoire d'eau
  5. Germond G. (2001), Les Deux-Sèvres préhistoriques, Geste édition, p. 138
  6. J.-P. Pautreau, Chalcolithique et Age du Bronze en Poitou, 1979, p. 206 et 324
  7. G. Germond, Inventaire des mégalithes des Deux-Sèvres, éd. CNRS, 1976, p. 95
  8. Jean Hiernard, Dominique Simon-Hiernard, Carte archéologique de la Gaule, Deux-Sèvres, 1997, volume 79, p. 207
  9. C. Puichaud, Lettre à la Société de Statistique des Deux-Sèvres du 7.02.1889, Archives départementales des Deux-Sèvres 9F37.
  10. Hiernard, op. cit., p. 207
  11. Hiernard, op. cit., p. 207.
  12. "Lacrampe H (2000), 1702 : année difficile en Deux-Sèvres", bulletin de l'Association pour le développement de l’archéologie sur Niort et les environs, p. 70-86
  13. Pas du Loup
  14. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  17. la nouvelle salle omnisports
  18. Pescalis
  19. maire honoraire
  20. "L'art de la Maîtrise"