Michel Lussault

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Michel Lussault
Portrait
Date de naissance 28 janvier 1960
Profession Professeur-chercheur de géographie
Président de l’Université de Tours
Précédent Jacques Gautron 2003 Loïc Vaillant Suivant
Autres présidences
Précédent - Université de Lyon 2008-2013 Khaled Bouabdallah Suivant

Michel Lussault, né le 28 janvier 1960[1] est un géographe français.

Sommaire

Parcours professionnel[modifier]

Agrégé de géographie en 1983, Maître de conférences à l'Université de Tours en 1992, Professeur des universités en 1997 dans la même université. Depuis 2008 il est professeur à l'université de Lyon (Ecole Normale Supérieure de Lyon). Il est spécialiste de géographie urbaine, travaillant sur les acteurs, les représentations, les discours et la production de l'espace urbain. Michel Lussault a été président de l'Université de Tours de 2003 à 2008, troisième vice-président de la Conférence des présidents d'université (CPU) de 2006 à 2008 et président de l'agence de mutualisation des universités (AMUE) de 2005 à 2008. Il a coprésidé avec l'architecte Paul Chemetov le conseil scientifique de l'appel à projet international « Un pari pour le grand Paris » (2008-2009). En 2010-2011, il a été responsable scientifique du groupe : "L'urbain métropolisé français dans la mondialisation" dans le cadre de la procédure Territoires2040, lancée à l'initiative de la DATAR. Il est depuis 2010 président du conseil scientifique du PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture) organisme de recherche incitative du Ministère de l'écologie, de l'environnement, du développement durable et de la mer. Il préside depuis novembre 2011 Arc en Rêve, centre d'architecture, à Bordeaux[2].

Auteur depuis 1991 de neuf ouvrages scientifiques (écrits ou dirigés et codirigés) et de plus de 80 articles dans des ouvrages collectifs et des revues à comité de lecture, il a notamment co-dirigé avec Jacques Lévy le Dictionnaire de la géographie et de l'espace des sociétés (2003), avec la volonté de refonder la géographie en tant que discipline dans le champ des sciences humaines.

Dans son ouvrage L'homme spatial (2007), il pose les fondements d'une théorie cohérente de l'espace et de la spatialité et montre comment cette approche permet de repenser le phénomène urbain. Dans son livre De la lutte des classes à la lutte des places (2009), il développe une approche originale de l’action spatiale des opérateurs sociaux, en insistant notamment sur l’identification de compétences élémentaires de la spatialité, au nombre de 6 : la compétence de métrique, la compétence scalaire, la compétence de placement, la compétence de limitation, la compétence de franchissement, la compétence de parcours. Il approfondit depuis lors le concept de géologistique qu'il considère comme « l’ensemble des modes d’organisation nécessaires à un opérateur pour réaliser une opération spatiale, de la plus élémentaire à la plus complexe ». Son travail se focalise particulièrement sur la question urbaine. Il développe la thèse de l'urbanisation généralisée du monde en mettant en évidence les nouvelles caractéristiques de l'urbain contemporain. Il a appliqué cette vision dans le travail de prospective de la DATAR, Territoires2040, au sein de laquelle il a proposé 4 scénarii originaux d'évolution de la métropolisation française.

Bibliographie[modifier]

Voir aussi[modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier]

  1. Biographie de Michel Lussault, sur letudiant.fr. Consulté le 26 mars 2013.
  2. Denis Lherm, « Arc en rêve prépare un retour aux sources », sur sudouest.fr. Consulté le 26 mars 2013.
  3. Khaled Bouabdallah, administrateur provisoire du PRES Université Lyon, sur leprogres.fr. Consulté le 25 mars 2013.

Liens externes[modifier]