Jacques Lévy (géographe)

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Jacques Lévy

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FIG 2014

Naissance 14 octobre 1952 (62 ans)
Paris
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

  • L'espace légitime (1994)
  • Europe, une géographie (1997)
  • Le tournant géographique (1999)
  • L'invention du Monde (2008)
  • Réinventer la France (2013)

Jacques Lévy, né le 14 octobre 1952 (62 ans) à Paris, est géographe, spécialiste de géographie politique, professeur à l'École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse)

Parcours de formation et d'enseignement[modifier | modifier le code]

Jacques Lévy est agrégé de géographie en 1974. Il est chargé d'enseignement dans cette institution, puis chercheur au CNRS (1984-1993). Il soutient une thèse d'État en 1993, intitulée « L'espace légitime »[1].

En 1993, il est nommé professeur des universités à Reims. Il est maître de conférences, puis professeur à l'Institut d'études politiques de Paris de 1999 à 2007. Depuis octobre 2004 il est professeur ordinaire de géographie et d'urbanisme à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et directeur du laboratoire Chôros.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il a été professeur invité dans plusieurs universités étrangères[2]. Depuis 2001, il est conseiller au ministère français de la recherche.

Édition[modifier | modifier le code]

En 1975, il est participe à la fondation et à la coordination de la rédaction de la revue EspacesTemps. Il a contribué à la fondation de sa version numérique EspacesTemps.net en 2002 et il en est le co-directeur. Il codirige la collection L’espace en société aux Presses polytechniques et universitaires romandes. Il est conseiller scientifique de la revue Pouvoirs locaux. Il est membre du jury du Grand Prix international de l’Urbanisme .

Orientations théoriques[modifier | modifier le code]

Menées au sein de groupes interdisciplinaires, ses recherches portent sur des objets tels que les modèles urbains, la mobilité, la microgéographie des espaces publics ou encore la mesure de la mondialisation dans les aires métropolitaines. Ses travaux embrassent aussi bien la sociologie, l'anthropologie, l'architecture que la géographie humaine maîtrisant à la fois la théorie et la réalisation de projets concrets. Au sein de la Direction à l'aménagement du territoire et à l'action régionale, à Paris, il a notamment développé des pratiques de cartographie participative, impliquant dès lors pleinement les populations concernées.

Épistémologie de la géographie et théorie du social[modifier | modifier le code]

Dès 1975 [3], il a participé activement à la rénovation épistémologique et théorique de la géographie, défendant l’idée que celle-ci se définit comme l’étude de la dimension spatiale du social. L’intégration de la géographie dans la « maison commune des sciences sociales » l’a conduit à développer, à partir de 1994[4], puis en 1999 [5], une épistémologie générale nommée « constructivisme réaliste », qui cherche à tirer le meilleur parti de l’approche constructiviste (la connaissance est invention), tout en revendiquant la spécificité du régime de vérité du projet scientifique comme visant le cognitif-objectif. Par ailleurs, il a construit une théorie sociale (social theory) fondée sur un « systémisme dialogique », c’est-à-dire une vision de la société comme un tout, sensible à l’action des acteurs en son sein, qui s’écarte tant du structuralisme que de l’individualisme méthodologique. Dans les années 2000 et 2010, il a poursuivi dans la même direction en présentant un triptyque acteurs/objets/environnements[6], qui permet de prendre en compte les apports du « tournant actoriel » de la réflexion sur les actants non humains et de généraliser la notion d’environnement en refusant de limiter les agrégats sociaux à des « assemblages ». Il s’implique dans un réseau informel avec plusieurs géographes francophones tels que Christian Grataloup, Denis Retaillé, Michel Lussault, Mathis Stock, Olivier Lazzarotti, Anne Volvey, Boris Beaude, Marc Dumont, mais aussi anglophones, italophones, germanophones et lusophones, ainsi que des non-géographes, en particuliers sociologues, politistes et historiens, cartographes, urbanistes ou aménageurs.

Théorie de l'espace[modifier | modifier le code]

Un des apports principaux de Jacques Lévy est d’avoir formalisé une théorie de l’espace du social, notamment en construisant, dès 1994[1] un vocabulaire qui retravaille des notions élémentaires tout en les mettant en cohérence. La définition de l’espace comme ensemble de relations de distance, dans la perspective leibnizienne, permet de sortir des absolutismes newtonien et cartésien  et d’identifier les deux attributs majeurs de l’espace (la métrique et l’échelle) en relation fondatrice avec ce qui, dans une réalité sociale, n’est pas spatial (la substance). Les couples territoire/réseau, topographie/topologie, lieu/aire ainsi que le travail sur les « interspatialités » (interaction, coprésence, emboîtement, synchorisation) complètent un glossaire de base que le Dictionnaire de la géographie et de l’espace des sociétés[7] a mis en scène avec la collaboration de plus de cent auteurs représentatifs des sciences sociales de l’espace contemporaines. L’espace comme environnement et la spatialité comme agir apparaissent alors le fondement d’une « géographicité » ainsi redéfinie. Depuis 2001, il a revisité la notion d’habiter [8] à partir d’une intégration ré historicisée des apports  de Martin Heidegger, dans lesquels existent une tension entre espace et spatialité, c’est-à-dire entre des environnements englobants mais fragiles, et des acteurs englobés mais stratèges.

Géographie du politique[modifier | modifier le code]

Dès 1984 en analysant les élections municipales à Paris[9] il a montré l’existence d’un espace politique non réductible à une distribution des groupes sociaux définis sur des critères socio-économiques. Sa thèse d’État portait sur le croisement de deux dimensions du social : le politique et le spatial. Le livre qui en est tiré, L’espace légitime[1] se veut une exploration de l’intersection entre ces dimensions. Il contient d’abord une clarification des concepts, le politique, régulé, à l’intérieur d’une société, par la légitimité, se différenciant de la géopolitique, régulée, entre sociétés, par la violence. Par ailleurs, le corpus empirique consistant pour une bonne part de résultats électoraux dans la France depuis la 2e Guerre mondiale. Ce travail d’analyse a été prolongé depuis 1997 par de nombreuses études électorales portant sur la France, la Suisse, l’Union européenne et les États-Unis, souvent publiées dans les journaux et les revues scientifiques. Il en ressort que, chaque fois que des questions traitant de l’ouverture (à l’Europe, aux migrants, à des religions ou à des orientations sexuelles minoritaires), l’espace électoral montre une grande sensibilité aux gradients d’urbanité : les espaces centraux des grandes villes sont le plus souvent favorables à ce type altérité tandis que les espaces périurbains ou ceux des petites agglomérations sont plus réticents ou même hostiles.

Ville et urbanité[modifier | modifier le code]

À partir de 1983[10], il engage un travail sur la ville qui deviendra progressivement une théorie générale de l’urbanité. Le concept d’urbanité, fondé sur la combinaison multidimensionnelle de densité et de diversité, permet une convergence de l’ensemble des travaux des sciences sociales sur la ville. Il permet en effet de s’affranchir des tropismes morphologiques et de se détacher de la matrice historique européenne pour étudier sans a priori le processus d’urbanisation et la dynamique des sociétés urbaines. Il montre que, dans les pays développés et bientôt partout dans le Monde, l’urbanisation s’achève. Les distinctions entre le rural et l’urbain laissent la place à des différences internes au monde urbain qu’il nomme gradients d’urbanité [11]. Dans la filiation de Henri Lefebvre et de Jane Jacobs, il insiste sur le fait que l’urbanité constitue une réalité sociale, un horizon de développement et un enjeu politique  en tant que telle, récusant les approches économicistes ou communautaristes (comme celle des marxistes nord-américains, tels David Harvey ou Neil Smith) et affirmant au contraire la pertinence de l’espace comme grille de lecture de l’urbain. Cela le conduit à critiquer l’usage de la notion, en elle-même discutable, de « gentrification » pour décrire des processus qui augmente la mixité sociale d’un quartier[12]. En relation avec les pratiques des urbanistes, il développe une théorie de l’espace public comme concentré multiscalaire d’urbanité où se déploie  l’intime tout autant que dans l’espace privé et où opère une manière de faire de la politique essentiellement fondée sur l’interaction, la civilité. Le concept d’espace public (öffentlicher Raum), bien dissocié de celui, plus général de sphère publique (l’Öffentlichkeit de Kant et de Habermas) à la convergence de travaux jusqu’ici peu connectés : ceux de Norbert Elias sur la société des individus, ceux de Erving Goffman sur les interactions en public et ceux de Lyn Lofland sur le « public realm ». Il a mis en évidence le rôle de la sérendipité comme force créative particulièrement efficace dans l’espace public[13]

Il a aussi intégré la mobilité dans sa réflexion notamment en associant les transports à la question de l’espace public et en incitant les chercheurs à mieux prendre en compte  la marche à pied. Avec François Ascher et Sylvain Allemand, il a organisé un colloque de Cerisy en 2003 et dirigé le livre Les sens du mouvement, Belin, 2004. À l’ÉPFL, il travaille en collaboration avec le sociologue Vincent Kaufmann sur les questions de mobilité. Il anime (2014-2016) un programme de recherche en réseau PostCarWorld réunissant un groupe pluridisciplinaire de chercheurs suisses et visant à proposer des simulations sociologiques, géographiques, architecturales et techniques d’un monde sans voiture.

Ce travail conceptuel se nourrit de nombreuses études de terrain, notamment  dans les plus grandes villes du Monde. Il a défini une méthode fondée sur l’exploration libre des environnements urbains, réalisée le plus souvent à pied afin de faciliter les comparaisons, par le corps, des échelles et des métriques des différentes villes. Il se situe à cet égard dans la filiation de Georg Simmel, Walter Benjamin, de Guy Debord et de Michel de Certeau.  Un film long métrage, Urbanité/s, produit en 2013 par le laboratoire Chôros, résume par l’image l’ensemble de la démarche tout se voulant un manifeste du cinéma scientifique.

Il a critiqué certains courants de la géographie et de la sociologie nord-américaine, animés notamment par David Harvey et Neil Smith, pour leur difficulté à comprendre la nature profonde de l'urbanité et à réduire celle-ci à un affrontement entre communautés ou à une domination économique et politique. Il a caractérisé comme "néo-structuraliste" ce courant à forte orientation militante qui combine marxisme et culturalisme et valorise la défense de l'homogénéité des quartiers pauvres, alors que, pour Jacques Lévy, l'urbanisme devrait viser la diversité sociologique et fonctionnelle.

De ces explorations théoriques et empirique, il conclut que les débats sur l’urbain désirable se polarise autour de deux modèles d’urbanité, l’un le « modèle d’Amsterdam » qui assume l’urbanité et l’exposition à l’altérité qu’elle implique tandis que l’autre, le « modèle de Johannesburg » la récuse et n’accepte l’urbain qu’à contrecœur en cherchant à privatiser tout ce qui peut l’être. Selon lui, le premier modèle tend, s’il est adopté par les habitants, à produire une « ville rassemblée » qu’on rencontre surtout dans les centres,  les grandes villes, l’Europe et l’Asie, tandis que le second engendre un « urbain dispersé et fragmenté », plutôt présent dans les petites villes, dans les périphéries, et en Amérique du Nord ou en Afrique.

Mondialisation et société-Monde[modifier | modifier le code]

Depuis 1991 et le travail, d’abord didactique puis théorique mené avec Marie-Françoise Durand et Denis Retaillé[14] il a développé une théorie de la mondialisation en utilisant quatre « modèles explicatifs » (le monde comme ensemble de mondes, le monde comme champ de forces, le monde comme réseau hiérarchisé et le monde comme société) qui rendent comptent chacun d’une dimension du monde actuel, mais pas de la totalité de sa réalité. Cela signifie qu'à partir de 1996 [15] il insiste sur le fait que l’enjeu de la phase contemporaine est la construction d’une société-Monde. Dans l'ouvrage collectif L’invention du Monde qu’il a dirigé en 2008[16] , il a proposé une mise en cohérence des différentes composantes du Monde actuel (y compris, la Terre comme une des « natures de l’humanité ») et a proposé une périodisation de la mondialisation en sept phases, la première étant la dispersion d’Homo Sapiens sur la planète. En analysant les événements récents, il a confirmé l’impossibilité d’expliquer les dynamiques actuels par les seules logiques géopolitiques ou économiques et la nécessité de regarder avec des « lunettes » appropriées l’émergence d’une société d’individus d’échelle mondiale. Dans Europe : une géographie[17]il a mis en œuvre les concepts principaux de la géographie, notamment ceux qu’il avait expérimentés à l’échelle mondiale, pour approcher, dans son histoire et sa géographie, l’espace très complexe qu’est celui de l’Europe.

Cartographie[modifier | modifier le code]

Depuis 2002 [18] puis plus systématiquement en 2004[19] il a identifié un décalage entre ce qu’il nomme « tournant géographique » et l’état de la cartographie. Il a lui-même cherché, dès 1994[4], à utiliser des langages cartographiques innovants mais il arrive à la conclusion que seul un « tournant cartographique » permettra de faire correspondre le langage spatial qu’est la carte aux exigences théoriques de la géographie et à l’évolution du monde, caractérisé notamment par la mobilité, l’émergence des individus acteurs spatiaux et la mondialisation – autant de défis à la cartographie traditionnelle. Une des voies d’évolution qu’il explore est l’élargissement de l’éventail des techniques et des sémiologies cartographiques pour sortir de la « prison euclidienne », incapable de traiter correctement tant les villes que l’échelle mondiale.  Il a notamment développé l’usage du cartogramme en mettant au point, avec son équipe, le logiciel ScapeToad, de la carte auto-extensive (c’est-à-dire sans fond) ou de l’animation. Dans le cadre du laboratoire Chôros, il a développé à la fois une production régulière de cartes et une réflexion théorique sur la cartographie prenant appui sur l’histoire, mais aussi sur les ailleurs de la cartographie : écoles non occidentales, cartographies des sociétés sans État, art contemporain. Il a aussi contribué à la mise en place d’un partenariat international dans le cadre du réseau Eidolon, fondé à l’initiative d’Emanuela Casti, avec laquelle il a publié en 2008 Le sfide cartografiche.[20]

La justice spatiale et la France[modifier | modifier le code]

L’intérêt pour la France en tant qu’espace singulier a toujours été présent dans son travail à travers les questions urbaines. Celles-ci se sont connectées à ses analyses de l’espace politique. Depuis 1996, il est conseiller scientifique de la revue Pouvoirs Locaux et contribue à la réflexion de la société française sur l’organisation et la gouvernance de ses territoires. Dans le même esprit, il participe, en tant que chercheur, à de nombreux projets ou études de l’institution française Datar, devenue en 2014 Ceget (Commissariat général à l’égalité des territoires). Plus récemment, il a retravaillé une problématique qu’il avait lancée dès 1994[1] , celle de la justice spatiale, qui porte sur le concept en général, mais qui est aussi appliquée spécifiquement à la France. Sur ce point, il se distingue de l'approche néo-structuraliste d'Ed Soja et propose une conception de la justice spatiale fondée sur l'urbanité, l'habiter et la coproduction de biens publics. En 2013, il publie Réinventer la France[21] qui fait le point sur l’achèvement de l’urbanisation et qui précise l’idée, déjà émise par Pierre Veltz et Jean Viard, d’une société en archipel, ici à prendre dans un sens précis: un ensemble d’aires urbaines qui se ressemblent entre elles plutôt qu’à leur hinterland et dont les différenciations se font plutôt à l’intérieur, par les gradients d’urbanité. Dans ce livre, il montre que le décalage entre la réalité de l’espace français et la carte des territoires politiques est non seulement archaïque mais aussi porteuse d’injustice. D’où une réflexion sur la justice spatiale qui porte sur les découpages territoriaux, la fiscalité, l’urbanisme ou les politiques publiques de santé et d’éducation. Il en conclut que l’espace et ses enjeux (urbanité, mobilité, habiter) doivent être traités dans la perspective de la coproduire avec les habitants des biens publics. Dans cet esprit, il a participé au débat sur la « réforme territoriale » engagée par le gouvernement en 2014[22].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d L'espace légitime : sur la dimension géographique de la fonction politique, Université Paris VII, 1993, 5 vol., 806 p. [1]
  2. L'Université de New York, l'(UCLA), à Naples (IUO), São Paulo (USP), Mexico (Cátedra Reclus), Sydney (Macquarie University), Bergame (Universita degli Studi di Bergamo), et fellow au Wissenschaftskolleg zu Berlin (2003-2004).
  3. [2]Jacques Lévy, « Pour une géographie scientifique », EspacesTemps, n°1, Cachan,‎ 1975
  4. a et b Jacques Lévy, L'espace légitime, Paris, Les Presses de Sciences Po,‎ 1994, 448 p. (ISBN 2-724-60644-2)
  5. Jacques Lévy, Le tournant Géographique, Paris, Belin,‎ 2000, 400 p. (ISBN 2701124670)
  6. (es) Jacques Lévy, « Actores, objectos, entornos : inventar el espacio para leer el mundo », Anthropos,‎ 2011
  7. Jacques Lévy, Michel Lussault, Dictionnaire de la géographie et de l'espace des sociétés, Belin,‎ 2003, rééd.2013, 1034 p. (ISBN 978-2701163956)
  8. Brigitte Frelat-Kahn, Olivier Lazzarotti, Habiter: Vers un nouveau concept ?, Armand Colin,‎ 2012, 334 p. (ISBN 978-2200277109), « Habiter sans condition » p.25-34
  9. Collectif français de géographie urbaine et sociale, Sens et non-sens de l'espace : De la géographie urbaine à la géographie sociale, Collectif français de géographie urbaine et sociale,‎ 1984, « Paris, carte d’identité. Espace géographique et sociologie politique » p.175-197
  10. Jacques Lévy, « « Vers le concept géographique de ville » », Villes en Parallèle, no 7,‎ 1983, p. 77-119
  11. Jacques Lévy, Le tournant géographique, Paris, Belin,‎ 2000, 400 p.
  12. (en) Jacques Lévy, « Science + Space + Society: urbanity and the risk of methodological communalism in social sciences of space », Geografica Helvetica, no 69,‎ 2014, p. 99-114 (lire en ligne)
  13. Jacques Lévy, « « La sérendipité comme interaction environnementale » », Colloque de Cerisy,‎ 2011, p. 279-285 (ISSN 978-2-7056-7087-0)
  14. Jacques Lévy, Denis Retaillé, Marie-Françoise Durand, Le Monde : Espaces et Systèmes, Les Presses de Sciences Po,‎ 1993 2e éd. rev. et augm, 597 p. (ISBN 2724606337)
  15. Jacques Lévy et Alfredo G A Valladão, Le monde pour cité, Paris, Hachette, coll. « Questions de politique »,‎ 1996, 143 p. (ISBN 2012352235 et 9782012352230, OCLC 410727159)
  16. Jacques Lévy, Patrick Poncet, Boris Beaude, René-Éric Dagorn, Marc Dumont, Karine Hurel, Dominique Andrieu, Olivier Vilaça, Mathis Stock et Blandine Ripert, L'invention du monde : Une géographie de la mondialisation, Paris, Les Presses de Sciences Po,‎ 2008, 403 p. (ISBN 978-2-724-61041-3)
  17. Jacques Lévy, Europe, une géographie - La fabrique d'un continent, Paris, Hachette Éducation,‎ 2011 2e édition, 320 p. (ISBN 978-2-011-46146-9)
  18. Bernard Debarbieux (dir.) et Martin Vanier (dir.), Ces territorialités qui se dessinent, La Tour d’Aigues,‎ 2002, p. 129-144
  19. Jacques Lévy, Patrick Poncet, Emmanuelle Tricoire et al., « La carte, enjeu contemporain », La Documentation Française, no 8036,‎ 2004, p. 63 (ISSN 3-331-28036-4)
  20. (it) Jacques Lévy, Giuseppe Dematteis et Emanuela Casti, Le sfide cartografiche. Movimento partecipazione rischio, Il lavoro editoriale università,‎ 2010 (ISBN 8-876-63447-9)
  21. Jacques lévy, Réinventer la France, Fayard,‎ 2013, 245 p. (ISBN 2-213-67197-4)
  22. Cf. article.

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1991 : Géographies du politique (sous la dir.)
  • 1991 : Révolutions, fin et suite avec Patrick Garcia et Marie-Flore Mattei, EspacesTemps/Centre Georges Pompidou
  • 1992 : Le Monde : espaces et systèmes[1], avec Marie-Françoise Durand et Denis Retaillé, Dalloz
  • 1994 : L'Espace légitime, Presses de Sciences Po[2]
  • 1995 : Egogéographies
  • 1996 : Le Monde pour Cité
  • 1997 : Europe, une géographie : la fabrique d'un continent, Hachette Supérieur (2e édition 2011)
  • 1999 : Le Tournant géographique, Belin
  • 1999 : Mondialisation : les mots et les choses avec le groupe Mondialisation du Gemdev, Karthala
  • 2000 : Logiques de l’espace, esprit des lieux (dir.), avec Michel Lussault
  • 2000 : Repenser le territoire : un dictionnaire critique avec Serge Wachter
  • 2001 : From Geopolitics to Global Politics (ed.)
  • 2003 : Dictionnaire de la géographie et de l'espace des sociétés, codirigé avec Michel Lussault, Belin.
  • 2004 : Les Sens du mouvement (sous la dir.), avec Sylvain Allemand et François Ascher
  • 2004 : La Carte, enjeu contemporain, coll. La Documentation photographique, dossier no 8036, La Documentation française.
  • 2005: Dossier « Eine geographische Wende », revue Geographische Zeitschrift
  • 2007 : Milton Santos, philosophe du mondial, citoyen du local, Presses polytechniques et universitaires romandes
  • 2008 : The City, Ashgate
  • 2008 : Échelles de l’habiter (dir.), Puca
  • 2008 : L'invention du monde. Une géographie de la mondialisation, Paris, Presses de Sciences Po (sous la dir.)
  • 2010 : Le sfide cartografiche (dir., avec Emanuela Casti), Il Lavoro Editoriale
  • 2013 : Réinventer la France : Trente cartes pour une nouvelle géographie, Fayard
  • 2013 : Urbanité/s (film)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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