Match racing

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Demi-finale Iehl-Richard, lors des Internationaux de France de match racing 2008 à Pornichet - APCC

Le match racing est une forme particulière de la régate. Il s’agit d’un affrontement à armes égales sur l’eau à un bateau contre un bateau.

Il s'est inspiré initialement de la Coupe de l'America, avant de devenir une discipline sportive à part entière.

Histoire du match racing[modifier | modifier le code]

Vers la fin du XVIIe siècle, la voile devient peu à peu un sport, et les riches armateurs se lancent alors des défis sous forme de duels. Les règles de priorités entre voiliers deviennent alors les règles d'un nouveau jeu qui deviendra plus tard la match racing.

C'est ensuite à travers la Coupe de l'America que le match racing va se développer, lorsque pour la première fois en 1871, la coupe se déroule sous forme de duels (Livonia contre Columbia et Sappho) mais alors sur des bateaux résolument différents et en temps compensé. Le départ se donne alors encore à l'ancre, voiles ferlées.

Le match racing prend une forme moderne lorsqu'en 1930, la course se déroule sur des bateaux de formes proches : les Class J, et en temps réel. Enfin une innovation va transformer la course : ce sont les pré-départs. Un nouveau jeu apparait avant le départ, le but étant de partir mieux que l'autre et lancé au coup de canon.

Si jusqu'en 1934 le bateau le plus rapide a toujours gagné, cette année pour la première fois la coupe est remportée grâce à la qualité sportive plutôt qu'au design des bateaux (Rainbow 4 - 2 Endeavour). C'est alors qu'il a paru nécessaire d'entrainer les équipages de l'America aux manœuvres et aux schémas tactiques propres du match racing : la première épreuve de match racing à proprement parler est alors créée, avec des bateaux identiques et en rencontre à un contre un : c'est la Bermuda Gold Cup aux Bermudes, qui fut courue dès 1937[réf. nécessaire]. Des bateaux spécifiques, les IOD, proches en forme des classJ mais beaucoup plus petits, ont été dessinés pour l'épreuve. Cette épreuve se court encore aujourd'hui sur ces mêmes bateaux, et c'est une épreuve majeure du circuit match racing.

Mais il faut attendre la fin des années 1960 pour que le match racing se développe un peu avec la Congressionnal Cup aux États-Unis en 1965, puis en Angleterre, à Lymington la Royal Lymington Cup. Ces épreuves sont alors réservées à l’élite de la voile proche de la Coupe de l'America.

En 1977, durant le Grand Pavois de La Rochelle, la Coupe des skippers est organisée en France mais elle ne durera pas.

La véritable naissance du match racing se déroule après la « Cup 87 » en Australie, la discipline explose un peu partout dans le monde et le premier championnat de France est organisé en 1987 et le premier championnat du monde en 1988. Cependant les réclamations continuent d’être jugées le soir comme pour une course en flotte. La victoire d'un match peut alors être décidée par le jury après la fin de la course, parfois au termes d'heures de plaidoyer et de délibérations. Cette même année, la Congressionnal Cup va essayer un nouveau type d'arbitrage sous l'influence de Tom Ehman qui va révolutionner le match racing : l'arbitrage direct sur l'eau[1] tel qu’il existe à l’heure actuelle, à quelques améliorations près.

Dès l'année suivante, cette innovation sera reprise au championnat du monde de Match Race Sailing (comme écrit sur le trophée : le terme match racing n'est pas encore utilisé) de 1989 à Lymington. Cette même année, à Londres, le système de classement des skippers est créé et administré par l'International Yacht Racing Union (IYRU) (qui sera renommée ISAF en 1996).

En 1992, l'arbitrage direct s'étend à l'ensemble des compétitions de match racing dont la Coupe de l'America.

Le Women's International Match Racing Association (WIMRA) est formé en 1996 par des compétitrices de tous pays, dans le but de développer le match racing féminin et inclure un évènement féminin aux Jeux olympiques. Ainsi en 1999, apparait le premier ISAF Women’s Match Racing World Championship.

En 2000, est créé le Swedish Match Tour, un circuit d'épreuves internationales, qui deviendra en 2006 le World Match Racing Tour, l'épreuve reine du match racing qui couronne le champion du monde.

Mais c'est seulement à partir de 2008 qu'une épreuve de match racing féminin, sur Elliott 6m, est inscrite au programme des Jeux olympiques de 2012.

Déroulement d'une épreuve[modifier | modifier le code]

Une épreuve de match racing débute par un round-robin de classement, avec éventuellement un repêchage, suivi d'un championnat[réf. nécessaire].

Dans un round-robin complet, chacun des skippers rencontre une ou plusieurs fois la totalité de ses adversaires. Il marque un point à chaque victoire. Les quatre skippers ayant le plus de points à l'issue du round-robin de classement accèdent au championnat. Le skipper qui a le plus de points choisit son adversaire de demi-finale, et les deux skippers restants s'affrontent. Les matchs se jouent alors en duels de deux ou trois matchs gagnants jusqu'à la finale.

Bateaux utilisés[modifier | modifier le code]

Afin d'assurer l'équité entre les concurrents, les bateaux sont identiques ; ces monotypes sont prêtés par les organisateurs. Les réglage de mât, l'usure des voiles et l'âge des coques doivent être équivalents.

Les bateaux utilisés sont compris entre six mètres et douze mètres. En France il s'agit principalement des bateaux J/80, de First Class 8, de Bénéteau 25 ou de First class 7.5 qui font tous entre sept mètres et demi et huit mètres de long.

Une des particularités du match racing est donc l'adaptation à des bateaux différents.

L'Elliott 6m, dans une version modifiée, a été désigné par l'ISAF en novembre 2008 pour l'épreuve de match racing féminin créée pour les Jeux olympiques de Londres de 2012.

Déroulement d'un match[modifier | modifier le code]

Un match se déroule classiquement sur deux tours d'un parcours dit "banane" mouillé dans l'axe du vent : une phase de pré-départ qui dure quatre minutes, avant le top départ, puis une remontée au près, face au vent, en tirant des bords, une descente vent arrière durant laquelle le spi est hissé, une deuxième remontée et une deuxième descente sous spi pour enfin passer la ligne d'arrivée. Un match seul dure généralement entre quinze et trente minutes.

Le pré-départ[modifier | modifier le code]

Cette phase particulière débute quatre minutes avant le top départ. À ce moment les deux bateaux rentrent dans la zone de départ. Il s'ensuit une bataille entre ces bateaux dont l'objectif est soit de prendre un avantage certain sur l'adversaire dès la phase de départ, soit de partir du côté du plan d'eau choisi. La connaissance des schémas tactiques de départ, la capacité à accélérer ou à manœuvrer de l'ensemble de l'équipage et la gestion du timing sont des éléments clés lors de cette phase.

Il est possible de séparer les pré-départ en cinq phases :

  • phase 1 : L'entrée Cette phase débute quand les bateaux rentrent sur la zone de départ (à -4 minutes) et se terminent souvent par un dial-up (les deux bateaux sont faces au vent). Le dial-up est une situation neutre pour les deux bateaux, mais la sortie du dial-up peut conduire directement à une phase de contrôle ou d'attente ;
  • phase 2 : Le contrôle Cette phase apparaît quand un bateau prend le contrôle sur un autre et l'empêche de revenir vers la ligne. Il est très difficile de maintenir le contrôle pendant quatre minutes, mais s'il est réussi, le bateau qui a pris le contrôle est certain de gagner le départ ;
  • phase 3 : l'attente Si aucun des bateaux n'est contrôlé, les deux bateaux passent en phase d'attente : il n'est pas possible de prendre encore un avantage sur l'autre, cela se traduit par des circling (les bateaux décrivent des cercles) ou par une phase d'arrêt face au vent ;
  • phase 4 : le retour c'est la phase clé du départ, celle sur laquelle doit se porter toute l'attention : chacun des équipages doivent décider quand revenir vers la ligne pour prendre le meilleur départ et du côté choisi. Il faut savoir revenir tôt, en perdant du temps tout en gardant l'adversaire derrière soi ;
  • phase 5 : le final cette phase n'existe que si les deux bateaux reviennent trop tôt vers la ligne. Les deux bateaux se retrouvent alors presque arrêtés proche de la ligne. Dans ce cas il faut gérer une phase très intuitive, où il faut savoir prendre des décisions très rapidement pour gagner le départ.

La remontée au vent[modifier | modifier le code]

Après le départ, l'objectif est de rapidement prendre un avantage sur l'adversaire, puis s'ensuit un marquage serré. Une règle de base est de toujours rester entre l'adversaire et la marque suivante. De plus un bateau devant peut déventer son adversaire. Mais garder l'adversaire juste derrière soi n'est parfois pas suffisant, car lors de la descente sous spi, un bateau juste derrière dévente et passe bien souvent son adversaire. Si les schémas tactiques servent à gérer un adversaire au contact, aller vite, bien manœuvrer et naviguer en phase avec le vent sont souvent plus important pour gagner un match.

La descente sous spi[modifier | modifier le code]

Si au près le bateau de tête peut déventer son adversaire, au portant les rôles s'inversent, et un bateau très proche derrière a de fortes chances de déventer et passer son adversaire, de plus il touche les risées le premier et est souvent maître de la situation.

Les postes[modifier | modifier le code]

Les équipages sont généralement constitués de trois à six personnes mais peuvent atteindre dix-huit personnes sur des épreuves spécifiques comme la Coupe de l'America. Chaque équipier a un rôle particulier, qu'il s'agisse d'agir sur la vitesse, sur les manœuvres ou sur la tactique. Un équipage typique de quatre personnes comprend (de l'avant du bateau vers l'arrière) :

  • le n°1 : cet équipier très mobile s'occupe principalement des manœuvres. Son rôle est d'envoyer et d'affaler les voiles d'avant (spinnaker et génois). Il a aussi un rôle important dans l'observation du plan d'eau. Lors des départ, c'est souvent lui qui annonce le timing et éventuellement la distance à la ligne.
  • le régleur : son rôle, très physique et central, est de gérer de la vitesse du bateau en réglant les voiles d'avant. Il doit donc "écouter" le bateau en permanence et communiquer avec le barreur pour diriger la bateau.
  • le GV/tactique : cet équipier à un double rôle. En réglant la grande-voile il participe à la vitesse du bateau, mais son rôle principal est tactique et consiste à anticiper les variations de vent et les choix de l'adversaire afin de prendre les décisions qui pourront faire gagner son équipage. Enfin il communique constamment avec ses équipiers afin de garantir la cohésion de l'équipage lors des manœuvres.
  • le barreur : il tient la barre. Son rôle peut varier selon les phases de jeu. Lors du départ il prend les décisions à court terme pour placer le bateau là où l'a décidé le tacticien. Une fois le départ donné, il s'occupe principalement de la vitesse du bateau avec le régleur. Lors des phases rapprochées avec l'adversaire, il reprend un rôle de placement du bateau.

Les règles[modifier | modifier le code]

Dans une course de match race, des règles définissent les priorités entre les deux adversaires. Ces règles sont pour la plupart les mêmes que pour les régates en flotte[2]. Étant donné la proximité des deux bateaux pendant la phase de départ et pendant toute la course, il est nécessaire de connaitre les règles et les schémas tactiques qu'elles créent. Lorsqu'un équipage estime que l'adversaire a commis une erreur, il le signale en brandissant un pavillon "Y". Des arbitres accompagnent les coureurs et doivent estimer si effectivement une faute a été commise. Dans le cas positif, le bateau fautif devra effectuer une pénalité, mais il peut choisir le moment opportun pour la réaliser si c'est sa première. Il devra la faire immédiatement si c'est la seconde. Faire une pénalité consiste en un empannage suivi d'une remontée au vent lors des bords de près ou d'un virement de bord suivi d'une abattée au portant lors des bords portants.

Encadrement des matchs[modifier | modifier le code]

Les matchs nécessitent un encadrement important :

  • le comité de course, composé de trois personnes, place le parcours à l'aide des mouilleurs. Il envoie la pavillonnerie qui rythme les départs, vérifie le respect du départ et désigne le vainqueur du match. Il peut décider d'annuler un match ou de modifier le parcours en fonction du vent.
  • les mouilleurs placent les bouées.
  • le PRO supervise toutes l'organisation.
  • les umpires sont les arbitres. Au nombre de deux, ils partagent le bateau d'arbitrage. Chaque arbitre est l'observateur d'un bateau et commente les actions de l'équipage. Ce sont les arbitres qui décident quand il y a faute.
  • les wings (optionnels) aident les umpires à observer les bateaux. En effet, il est souvent nécessaire d'avoir deux points de vue afin de bien apprécier les distances entre bateaux.

Classement mondial[modifier | modifier le code]

En fonction du grade de l'épreuve et de leur classement à chaque épreuve, les équipages marquent des points. Le classement mondial tient compte des huit meilleurs résultats de chaque skipper sur les deux dernières années. Ce classement est primordial pour les skippers car pour pouvoir participer à des épreuves importantes et donc marquer plus de points, il faut avoir le meilleur classement possible.

Les grades[modifier | modifier le code]

Les épreuves de match racing, sont classés selon leurs grades. Plus les concurrents ont un classement mondial important et plus l'épreuve est importante[3],[4].

  • Grade WC : championnat du monde ISAF - coefficient 3,5
  • Grade 1 : plus importantes épreuves internationales - coefficient 3
  • Grade 2 : épreuve internationale - coefficient 2,5
  • Grade 3 : petite épreuve internationale ou championnat National - coefficient 2
  • Grade 4 : autre épreuve nationale - coefficient 1,5
  • Grade 5 : épreuve régionale ou d'exhibition - coefficient 1

Le match racing en France[modifier | modifier le code]

Le championnat de France[modifier | modifier le code]

Le championnat de France se déroule en deux phases :

  • une phase de sélection, où chaque bassin (Manche, Atlantique et Méditerranée) organise son propre système de sélections à travers de multiples épreuves (une quinzaine) étalées sur plusieurs mois ;
  • une phase finale où les trois sélectionnés de chaque bassin et trois invités se rencontrent lors d'une épreuve commune à 12 équipages pendant quatre jours.
Palmarès des championnats de France de match racing
Epreuve Equipage Vainqueur Podium
# Année lieu club support Barreur GV/Tactique Régleur (s) Nº1 Second Troisième
27 2014 Fécamp SRH Class7.5 Jean Baptiste Bernaz Aymeric Arthaud Vincent Berenguier Thomas Deplanque Cedric Chateau Arthur Herreman
27 2013 Antibes AMRA Class7.5 Franck Cammas Erwan Israel Devan Le Bihan Christophe Andre Francois Brenac Emmanuel Dyen
26 2012 Pornichet APCC J80 Mathieu Richard Olivier Herlédant Devan Le Bihan François Verdier Cédric Chateau Damien Iehl
25 2011 Cherbourg CNM J80 Alexis Littoz-Barritel Antoine Carraz Matthieu Morreau Pierre Laouenan Vincent Biarnes Cédric Chateau
24 2010 Antibes YCA Class7.5 Francois Brenac Jean-Sebastien Ponce Philippe Buchard Thomas Deplanque Cédric Château Francois Morvan
23 2009 Pornichet APCC J80 Pierre-Antoine Morvan Nicolas Pauchet Nicolas Heintz Mathieu Renault Cédric Chateau Alexis Littoz-Barritel
22 2008 Pornichet APCC J80 Alexis Littoz-Barritel Matthieu Moreaux Benjamin Tristan Vincent Aillaud Christian Ponthieu Cédric Chateau
21 2007 Le Havre Class7.5 Victor Lanier Nicolas Dore Julien Falxa Jean-Pierre Nicol Dimitri Deruelle Pierre-Antoine Morvan
20 2006 Quiberon ENV Class7.5 Pierre-Antoine Morvan Nicolas Pauchet Devan Le Bihan Mathieu Renault Dimitri Deruelle Vincent Biarnes
19 2005 Class7.5 Philippe Legros Steven Liorzou Étienne Svilarich Jean-Marie Pinson Erwan Israel Dimitri Deruelle
18 2004 La grande motte Sébastien Col Pierre Massé Dimitri Despierres Christophe André Mathieu Richard Dimitri Deruelle
17 2003 La grande motte Sébastien Col Pierre Massé Dimitri Despierres Romain Troublé François Brenac Mathieu Richard
16 2002 St Quay Portrieux SNQP Class8 Paul-Ambroise Sévestre Thomas Deplanque Loïc Gwendal Le Helley Wilfried Wargnier Pierre-Yves LAMBERT Rémi Vidor
15 2001 Quiberon ENV Class8 Philippe Presti Pascal Rambeau Philippe Mourniac Jean-Marie Dauris Mathieu Richard Paul-Ambroise Sevestre
14 2000 Sébastien Col       Mathieu Richard Sébastien Canard
13 1999 Philippe Presti       Damien Iehl Mathieu Richard
12 1998 Luc Pillot      
11 1997 Luc Pillot Jean-François Névo Christian Karcher Emmanuel Minard
10 1996 Bertrand Pacé Yann Gouniot Fabrice Levet et Jacques Di Russo Jean François Rivalant
9 1995 Bertrand Pacé Yann Gouniot Fabrice Levet et Jacques Di Russo Jean François Rivalant
8 1994 Luc Pillot      
7 1993 Thierry Péponnet Yann Gouniot    
6 1992 Bertrand Pacé      
5 1991 Pierre Mas Luc Pillot     Bertand Pacé Thierry Peponnet
4 1990 Pierre Mas Nagy     Thierry Peponnet
3 1989 Francois Brenac      
2 1988 Bertrand Pacé      
1 1987 Michel Teweles      

Il existe également un championnat de France féminin, un championnat de France espoirs (moins de vingt-cinq ans) ainsi qu'un championnat universitaire.

Les Françaises aux Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Claire Leroy (5) contre Lucy Macgregor (8) dans les quatre minutes avant le départ d'une des cinq manches de la finale du St Quay Women Match Racing 2011

Le match racing féminin devient une épreuve olympique pour les Jeux olympiques de Londres en 2012.

Ils se déroulent sur le site de Weymouth, sur un quillard léger pour trois équipières : l'Elliott 6m. Quatre équipages féminins se sont entrainés régulièrement au centre d'excellence en match racing de la Fédération française de voile de Pornichet pour progresser sur ce support. Ce sont les équipages de :

Le match racing dans le monde[modifier | modifier le code]

Le World Match Racing Tour[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2005, l'ISAF organisait le championnat du monde sur une épreuve unique. Parallèlement, à partir de l'an 2000, le Swedish Match Tour se met à réunir les meilleurs équipages de la discipline, sur un circuit d'épreuves internationales. Rapidement, il devint plus prestigieux de remporter ce Swedish Match Tour que le championnat du monde. À partir de 2006, le Swedish Match Tour perd le soutien de son partenaire principal mais l'ISAF décide de couronner le vainqueur de ce circuit du titre de champion du monde, ce circuit devient alors le World Match Racing Tour.

Le WMRT est alors le véritable championnat du monde de la discipline, les équipages s'affrontent à travers dix épreuves autour du monde. Une couverture médiatique unique avec des caméras embarquées, des prix en espèces à chaque étape (1,5 million de dollars en tout) et des coureurs devenus des stars de la voile font de ces épreuves un circuit exceptionnel. Malheureusement, du côté sportif, il faut déplorer un système d'admission qui reste obscur.

Les épreuves 2014[modifier | modifier le code]

Date Epreuve Lieu Support Vainqueur
5-9 juin Match Race Germany Drapeau de l'Allemagne Allemagne - Langenargen Bavaria40s Drapeau : Royaume-Uni Ian Williams
30 juin - 5 juillet Stena Match Cup Sweden Drapeau de la Suède Suède - Marstrand DS37 Drapeau : Suède Björn Hansen
31 juillet - 3 août Sopot Match Race Drapeau de la Pologne Pologne - Sopot
17-21 septembre Chicago Match Cup Drapeau des États-Unis États-Unis - Chicago TOM28 max
24-28 septembre Dutch Match Cup Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas - Lelystad
21-26 octobre Argo Group Gold Cup Drapeau des Bermudes Bermudes - Hamilton IOD
25-29 novembre Monsoon Cup Drapeau de la Malaisie Malaisie - Kuala Terengganu Foundation36

Champions du monde de la discipline[modifier | modifier le code]

Année World Champion Match Tour Winner
2013 Drapeau : Îles Vierges américaines Taylor Canfield
2012 Drapeau : Royaume-Uni Ian Williams
2011 Drapeau : Royaume-Uni Ian Williams
2010 Drapeau : Royaume-Uni Ben Ainslie
2009 Drapeau : Nouvelle-Zélande Adam Minoprio
2008 Drapeau : Royaume-Uni Ian Williams
2007 Drapeau : Royaume-Uni Ian Williams
2006 Drapeau : Australie Peter Gilmour
2005 Drapeau : Australie James Spithill Drapeau : Australie Peter Gilmour
2004 Drapeau : États-Unis Ed Baird Drapeau : Australie Peter Gilmour
2003 Drapeau : États-Unis Ed Baird Drapeau : Danemark Jesper Radish
2002 Drapeau : Pologne Karol Jabłoński Drapeau : États-Unis Peter Holmberg
2001 -pas couru- Drapeau : Suède Magnus Holmberg
2000 Drapeau : Nouvelle-Zélande Dean Barker Drapeau : France Bertrand Pacé
1999 Drapeau : Danemark Jesper Bank
1998 Drapeau : Australie Peter Gilmour
1997 Drapeau : Australie Peter Gilmour
1996 Drapeau : Nouvelle-Zélande Russell Coutts
1995 Drapeau : États-Unis Ed Baird
1994 Drapeau : France Bertrand Pacé
1993 Drapeau : Nouvelle-Zélande Russell Coutts
1992 Drapeau : Nouvelle-Zélande Russell Coutts
1991 Drapeau : Nouvelle-Zélande Chris Dickson
1990 Drapeau : Australie Peter Gilmour
1989 Drapeau : Nouvelle-Zélande Chris Dickson
1988 Drapeau : Nouvelle-Zélande Chris Dickson

Le championnat du monde féminin[modifier | modifier le code]

Année World Championship ISAF World Cup Jeux Olympiques
2014 Drapeau : Suède Anna Kjellberg
2013 Drapeau : Espagne Tamara Echegoyen
2012 Drapeau : Finlande Silja Lehtinen Drapeau : États-Unis Anna Tunnicliffe Drapeau : Espagne Tamara Echegoyen
2011 Drapeau : États-Unis Anna Tunnicliffe Drapeau : États-Unis Anna Tunnicliffe
2010 Drapeau : Royaume-Uni Lucy MacGregor Drapeau : France Claire Leroy
2009 Drapeau : Australie Nicky Souter
2008 Drapeau : France Claire Leroy
2007 Drapeau : France Claire Leroy
2006 Drapeau : Danemark Dorte Jensen
2004 Drapeau : États-Unis Sally Barkow
2005 Drapeau : États-Unis Sally Barkow
2003 Drapeau : Suède Malin Millbourn
2002 Drapeau : États-Unis Liz Baylis
2001 Drapeau : Danemark Dorte Jensen
2000 Drapeau : Danemark Dorte Jensen
1999 Drapeau : Danemark Dorte Jensen

L'ISAF World Cup 2010

Date Epreuve Lieu Vainqueur
24-30 Jan. US SAILING's Rolex Miami OCR Drapeau des États-Unis États-Unis - Miami Drapeau : Royaume-Uni Anna Tunnicliffe
27-2 avril Trofeo SAR Princess Sofia MAPFRE Drapeau de l'Espagne Espagne - Palma Drapeau : Pays-Bas Renee Groeneveld
23-30 avril Semaine Olympique Française Drapeau de la France France - Hyeres Drapeau : Allemagne Silke Hahlbrock
26-30 mai Delta Lloyd Regatta Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas - Medemblik Drapeau : France Anne-Claire Le Berre
19-23 juin Kieler Woche Drapeau de l'Allemagne Allemagne - Kiel Drapeau : Russie Ekaterina Skudina
9-14 aout Skandia Sail For Gold Regatta Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni - Weymouth Drapeau : Australie Nicky Souter

Les grandes nations du match racing[modifier | modifier le code]

D'un point de vue sportif il est remarquable que sur vingt-huit champions du monde, quinze viennent de l'hémisphère Sud (Australie et Nouvelle-Zélande).

Nombre de victoires aux championnats du monde par nations

Pays Open Féminin
Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 8 0
Drapeau : Australie Australie 7 1
Drapeau : États-Unis États-Unis 4 3
Drapeau : Danemark Danemark 2 4
Drapeau : France France 2 3
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 4 1
Drapeau : Suède Suède 1 1
Drapeau : Pologne Pologne 1 0
Drapeau : Finlande Finlande 0 1

Tableaux du nombre d'équipages classés au "ISAF Ranking Match Racing" au 10 février 2010

Pays Nombre d'équipages Nombre d'épreuves 2009
Drapeau : Italie Italie 263 56
Drapeau : États-Unis États-Unis 185 50
Drapeau : France France 171 48
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 91 21
Drapeau : Allemagne Allemagne 86 29
Drapeau : Danemark Danemark 76 23
Drapeau : Australie Australie 75 17
Drapeau : Brésil Brésil 75 20
Drapeau : Russie Russie 69 15
Drapeau : Argentine Argentine 67 15
Drapeau : Pologne Pologne 66 22
Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 62 17
Drapeau : Finlande Finlande 58 25
Drapeau : Suède Suède 53 27
Drapeau : Portugal Portugal 39 13
Drapeau : Suisse Suisse 37 9
Drapeau : Japon Japon 35 13

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.sailingscuttlebutt.com/news/08/0413/
  2. « Règles de Courses » (« Annexes match racing », « Call book »)
  3. Calcul des points
  4. « Match Racing - Rankings » sur le site officiel de l'ISAF

Liens externes[modifier | modifier le code]

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