Gètes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Article principal : Thraces.

Gètes (Γέται, au singulier Γέτης) est le nom donné par les Grecs aux tribus thraces du Nord, ayant peuplé le bassin Bas-Danube dans l'Antiquité. Les Gètes sont parfois identifiés aux Daces (les historiens roumains les appellent Gèto-Daces, ou Gètodaces, arguant que Gètes est leur nom grec, et Daces leur nom latin) mais d'autres historiens considèrent qu'il s'agissait de deux peuples distincts, Gètes le long du Danube, Daces de part et d'autre des Carpates. Au sud de l'Haemos, les sources antiques ne parlent plus de Daces ou de Gètes mais de Thraces sans autre précision, et là aussi les historiens débattent pour savoir s'il s'agissait d'un ensemble thrace unique (opinion majoritaire) ou de populations différentes[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans l'espace carpato-danubien-pontique, des Tatras à l'Égée, vivaient les peuples Thraces, dont l'historien grec Hérodote d'Halicarnasse écrivait qu'ils étaient le peuple « le plus nombreux du monde, après celui des Indes ». Certains (les Thynes et Bithynes) étaient d'ailleurs passés en Asie Mineure. Ces populations ont créé une florissante civilisation du bronze dont on trouve aujourd'hui les vestiges en Bulgarie, Roumanie, Moldavie, Serbie, Macédoine, Grèce et Turquie.

Les Thraces se sont divisés, à l'âge du fer (environ 800 av. notre ère - 106 ap. J.-C.), en deux grandes branches : les Thraces proprement dits, au sud de l'Haemos (aujourd'hui la chaîne des Balkans en Bulgarie), et les Gètodaces, au nord de ces montagnes. Hérodote cite les Gètes de la Dobrogée, présents dans ces lieux en 514 av. notre ère, comme branche distincte du peuple thrace.

Langues[modifier | modifier le code]

Les langues des Thraces et des Gètodaces sont l'une des branches de la famille de langues indo-européennes. Ayant intégré des éléments du substrat pélasge (préhellénique), elles présentent des éléments communs l'ancien macédonien, l'illyrien, le balte, l'indo-iranien, l'arménien et le hittite.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Cicerone Poghirc, Considérations linguistiques sur l'ethnogenèse paleo-balkanique, RESEE, XIV, 2, 1976, pp. 207-220 et Philologica et Linguistica, Ausgewählte Aufsätze & Festsammlung Zum 55 Geburtstag (1953-1983), Studienverlag Dr. N. Brockmeyer, Bochum 1983.

Voir aussi[modifier | modifier le code]