Mariana (pieve)

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42° 32′ 21″ N 9° 29′ 45″ E / 42.53917, 9.49583

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Mariana a été une colonie romaine dans la province romaine de Corse avant de devenir un évêché puis une pieve de l'en « Deçà des Monts », territoire correspondant à peu de chose près à l'actuel département de Haute-Corse.

La Corse dans l'Antiquité[1]

L'origine de Mariana[modifier | modifier le code]

Bien avant l'empire romain, il y avait en Corse deux colonies romaines : Mariana fondée par Marius et Aléria par Sylla[Note 1]. Si nous en croyons Sénèque, il s'agirait de colonies de citoyens romains (Romanx colonise)[2].

Dans son ouvrage La Corse dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge, Xavier Poli pense que « la colonie militaire de Mariana, fondée par Marius, vers l'an 100 avant Jésus-Christ, sur l'emplacement de Nicaea, a dû essaimer de bonne heure, puisque Ptolémée nous apprend que sur la côte occidentale se trouvait le promontorium et oppidum Marianum, comprenant le domaine de Campo-Moro et le territoire de la commune de Grossa, régions dans lesquelles nous trouvons le nom significatif de Mariana ».

Gregori, historien corse comme l'étaient Cyrnæus, Giustiniani, Anton Pietro Filippini, Limperani, etc., avec son incontestable compétence écrit Poli, pense que Mariana était une colonie civile et Aléria une colonie militaire[3]. Pour lui, Mariana ne peut être classée parmi les colonies militaires puisque, à sa connaissance, leur création ne daterait que de Sylla.

Il est cependant vraisemblable qu'Aleria était une véritable colonie au statut juridique régulier ainsi qu'en témoigne sa titulature, tandis qu'aucune source ne permet de conclure que Mariana était autre chose qu'une colonie "irrégulière" et non reconnue par le Sénat fondée par un général, Marius.

La colonie de Mariana[modifier | modifier le code]

Site archéologique de Mariana

Le site était habité par « les Mariani dont le territoire répondait aux anciens pays de Marana et de Moriani, étaient des colons romains. Ils représentaient les conquérants, dans toute leur avidité. Peu à peu ils ont refoulé les indigènes vers les hauts plateaux ». À l'Ouest des Mariani, les Licnini (Casacconi ?) occupaient le bassin moyen du Golo[4].

Au sud, entre les colons de Mariana et ceux d'Aléria, les Opiniy occupaient le territoire d'Opino.

Outre le fait qu'ils soient de bons cavaliers et bons fantassins, les Corses étaient aussi d'excellents marins. Aléria et Mariana étaient deux stations de la flotte de Misène dans l'île. Un triérarque des galères exerçait le commandement de la flottille[5]. Avec le temps les colonies de Mariana et d'Aléria sont devenues des écoles d'agriculture pour les peuplades voisines.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Ptolémée plaçait Aléria et Mariana, sur les bords de la mer. De nos jours, ces deux villes se trouvent à 3 kilomètres environ à l'intérieur des terres, sur la commune de Lucciana, à 1 km de l’aéroport international de Bastia Poretta.< br/> Sur ses cartes topographiques, l'emplacement de Mariana oppidum est indiqué sur le Golo[Note 2].

Il est admis qu'au IIe siècle de notre ère, Mariana et Aléria étaient encore des ports de mer et que la partie de la côte orientale corse, comprise entre les embouchures du Fium'Alto et du ruisseau San Regino, s'étendait du Sud au Nord, suivant la ligne San Pellegrino, Cardice, Mariana, Campo d'Agnello et l'embouchure du Bevinco[4].

Autre nom de lieu mentionné par Ptolémée dont l'emplacement est indiqué par les cartes topographiques : Vagum promontorium (Var. Anagum). Ce lieu est généralement identifié avec la Pointe d'Arco[Note 3],[Note 4].

La cité de Mariana[modifier | modifier le code]

Le site archéologique de Mariana

Les fouilles conduites de 1958 à 1967 par Geneviève Morrachini-Mazel, auteur de la découverte du complexe paléochrétien (église et baptistère) et de l'église funéraire de San Parteo voisine, ont permis d'exhumer au sud de l'actuelle cathédrale, la seule partie aujourd'hui visible de l'habitat antique.

Aux IIe et IIIe siècles la ville qui s'étend sur une trentaine d'hectares, est protégée par un rempart délimitant un espace de plan légèrement trapézoïdal. Les vestiges visibles de nos jours appartiennent à un quartier excentré de Mariana. Celui-ci s'organise autour d'une voie à portiques orientée est-ouest. Le découpage urbain, avec des rues et des quartiers orthonormés, est organisé autour de deux axes principaux, un cardo (axe nord-sud) et un decumanus (axe est-ouest). Cette voie concentre une partie des activités marchandes abritées des intempéries grâce aux portiques. [...] Les nécropoles étaient situées hors de la ville[6].

Au milieu du VIe siècle un complexe chrétien est érigé à Mariana, le long de la voie antique à portiques, avec basilique et baptistère, boutiques et habitations. Détruite par les Vandales et les Lombards, la basilique épiscopale fut reconstruite à l'époque romane.

La cité de Mariana est classée Monument historique par arrêté du 27 juin 1991[7].

À la fin des années 1990 une équipe d’archéologues dirigée par Philippe Pergola[8] a repris l’étude du site. En 2007, le responsable des fouilles décidait d’arrêter les recherches.
Pour la chrétienté catholique, c'est sur ce site que fut fondé, sans doute au IVe siècle, le diocèse de Mariana soit l'un des premiers de Corse. Il fut créé en lien direct avec le Saint-Siège puis mis sous la gestion de Pise en 1092 et de Gênes en 1130.

Le site fait l'objet d'un projet de valorisation avec création d'un musée de site, labellisé Musée de France. La Principauté de Monaco intervient dans le financement de l'opération au titre d'un mécénat. Sainte Dévote, honorée dans les deux communes, a permis de tisser des liens particuliers (jumelage).

En janvier 2006, des fouilles archéologiques, sur le site de Mezzana, à 3 km de Mariana ont permis de découvrir une petite nécropole rurale du IIIe siècle, pouvant avoir une relation avec un petit établissement agricole repéré à proximité[9].

Les recherches en cours, qui accompagnent le projet de création d'un musée de site, intéressent l'archéologie du bâti ou recourent au magnétomètre pour révéler de manière non intrusive les quartiers urbains en proximité du complexe proche de la cathédrale.

La voie romaine[modifier | modifier le code]

Aucune route ne sillonnait l'île presque impraticable, avant l'établissement de la voie qui reliait Mariana à Palla (identifié par la plupart des géographes avec Bonifacio), en longeant la côte orientale[10]. La voie romaine de Mariana à Palla une route empierrée (ou chiappata) décrite par l'itinéraire d'Antonin, ne figure pas sur les tables de Peuttinger ; sa construction est donc postérieure au règne d'Auguste[4].

  • -259 : Rome libère Alalia du joug des Carthaginois mais fait comprendre qu'il lui faut du blé, des esclaves et des mercenaires… Les Corses, traités en vaincus et non en "libérés", s'insurgent et malgré quelques aides puniques ne peuvent que se faire massacrer.
  • -111, la Corse exsangue est pacifiée ; vignes et blés remplacent maintes forêts ; Rome usurpe maints domaines, chassant les Vanacini de la plaine d'Orto, au sud de Mantinum (Bastia). À cette époque Rome crée de nombreuses localités dont Mariana, Mercuri (Luri), Vicus Aureglianus (Rogliano), Nuntia (Nonza)… et organise l'île en pièves, soit environ 200 territoires administratifs[11].

Le diocèse de Mariana[modifier | modifier le code]

Cathédrale Santa-Maria Assunta
Article détaillé : Liste des évêques de Mariana.

Dès 46, Saint Pierre envoie des missionnaires en Corse. En 59 saint Paul de Tarse parti de Rome pour Narbonne[Note 5], fait escale à Aléria, Mariana, Clunium, Tamina, Arena (Ersa) et nomme son disciple Eubolus évêque d'Aléria, Parteu évêque de Mariana, Martino Tomitano évêque de Tomino, son disciple Eufrasiu évêque d'Ajaccio… Vers l'an 400 la Corse comptait une quinzaine de diocèses.

Le Christianisme s'installe rapidement en Corse. La christianisation a de fait, débuté au Ve siècle sous l'impulsion des évêques catholiques d'Afrique du Nord exilés en Corse par les Vandales qui l'ont dominé de 429 à 530. La Corse était la province la plus septentrionale de leur royaume.

Mariana fut le siège d'un des premiers évêques de l'ile. Il est problématique de connaître le nom d'évêques avant le VIe siècle. Ughelli cite bien un Catonus, évêque de Mariana, comme ayant assisté au synode d'Arles (314)[4].

La Canonica, ou cathédrale médiévale de Mariana est construite au début du XIIe siècle sur l'emplacement de l'ancienne basilique paléochrétienne. Elle est en cipolin de Brando et de Sisco, les deux communes échangeaient marbres contre minerai de fer ramené de l'île d'Elbe[11].

  • 1269 – Opizo Pernice Mgr de la famille des Cortinchi, aurait établi le siège de l’évêché de Mariana à Belfiorito, le futur village de Viscuvatu[12].

Certains évêques de Mariana sont plus connus comme :

  • Giovanni d'Omessa évêque de Mariana, neveu d'Ambrogio d'Omessa évêque d'Aléria. En 1411, tous deux élevèrent une barrière à l'ambition croissante de Vincentello d'Istria[13].
  • Michele di Germani, évêque de 1436 à 1457. En 1456 sur son ordre, Maino di Brando, dit Brandolaccio, un vulgaire bandit, avait subi quelques coups d'estrapade pour un délit dont sa culpabilité n'était pas démontrée. Remis en liberté, il se déclara en inimitié avec l'évêque. « Un jour que celui-ci, entouré d'une nombreuse escorte se rendait à une assemblée des prêtres de son diocèse, il le tua d'un coup de javelot pour se venger. Ne pouvant s'emparer de l'auteur du crime, le gouverneur fit arrêter d'abord les Corses qui étaient convaincus de lui avoir donné asile, et trouva le moyen de mêler au procès les remuants caporali d'Omessa. Comme presque tous les membres de cette famille appartenaient au clergé, l'évêque d'Ajaccio fut autorisé par bulle pontificale à instruire contre eux, mais le bras séculier fut plus expéditif. La torture arracha des aveux au curé piévan de Giovellina, fils de l'évêque Ambrogio, et au curé de Casacconi, Sinoraldo, qui furent pendus »[13],[14].
  • Ottaviano le nouvel évêque de Mariana successeur de Michele, en 1456 jura fidélité à l'Office de Saint Georges suivant la formule ordinaire. « II s'engage, dans le cas où il violerait son serment, à renoncer au privilège de la juridiction ecclésiastique, à se soumettre ä la juridiction de l'Office et à se démettre de l'évêché de Mariana »[15].
Il fut soupçonné d'avoir trempé dans le crime, et son vicaire livré au bourreau[13].
  • Leonardo di Fornari évêque de Mariana. En 1467, il est agressé ; les scélérats sont tués. Leonardo di Fornari fut inhumé dans l'église paroissiale de Bastia comme l'écrit Ferdinando Ughelli[16],[17].
  • Antoine-Pierre (Anton Pietro) Filippini (U Viscuvatu 1529-1594?), archidiacre de Mariana, historien de la Corse. Il a utilisé les travaux antérieurs des historiens Giovanni della Grossa, Montegiani et Ceccaldi.
  • Carlo Fabrizio Giustiniani, évêque de Mariana de 1656 à 1682. Il a créé à Bastia l’Accademia dei vagabondi (1659).
  • Joseph-Marie Massoni (de Calenzana), évêque de Mariana de 1751 à1768.

Le diocèse d'Accia et Mariana[modifier | modifier le code]

  • 1563 - Pie IV jugeant le diocèse d'Accia trop restreint, car composé avec les seules pievi d'Ampugnani et de Rostino, l'unit à celui de Mariana qui porte depuis, le titre de diocèse d'Accia et Mariana.
  • 1570 - L'évêque de Mariana s'établit à Bastia à cause de la permanente menace barbaresque.

L'ancienne cathédrale de Mariana[modifier | modifier le code]

La Canonica, ancienne cathédrale de Mariana à Lucciana, telle qu'elle apparait de nos jours, est une église médiévale. À l'origine, il y avait une basilique et ce qui devait être le siège de l'évêché de Mariana. Elle a été construite au milieu du VIe siècle, sur l'emplacement d'un antique complexe chrétien, au-dessus du portique, de boutiques et de maisons d'habitations détruits[6]. Hugues Colonna aurait fait bâtir cette église dédiée à la Vierge, pour commémorer sa victoire sur les Sarrazins,

La basilique paléochrétienne est flanquée d'un baptistère contemporain, construit sur des thermes romains.

L'église a été plusieurs remaniée : arrière du maître-autel gothique, façade sans doute Renaissance. L'intérieur se divise en trois nefs, avec des arcades à chapiteaux doriques. Les hauteurs de la nef centrale, endommagées par un incendie, ont été reconstruites en briques.

L'église de la Canonica est classée Monument historique par arrêté du 12 juillet 1886[18].

Architecture[modifier | modifier le code]

L'église de la Canonica, romane corse, a un plan très simple, constitué d'une nef séparée des deux bas-côtés par des piliers carrés, et prolongée d'une abside semi-circulaire. Le clocher aujourd'hui ruiné, était accolé au chœur. L'appareillage en cipolin de Brando et de Sisco polychrome, est très soigné.

  • La façade occidentale[Note 6] est d'une grande sobriété, austère. Elle est divisée en trois parties reflétant le plan intérieur. Elle ne possède pas d'arcatures. Les assises des pierres sont disposées en alternances épaisses et étroites. Le portail est orné d'un linteau surmonté d'un double arc du tympan aveugle, sculptés en bas-reliefs de motifs géométriques, floraux et d'animaux.

Une petite ouverture en forme de croix grecque dans la partie supérieure du fronton, donne un peu de lumière à l'intérieur de l'édifice.

  • La façade orientale, l'abside, occupe toute la largeur de la nef. Elle est percée de trois fenêtres-meurtrières. Les arcatures sur modillons englobées dans une arcature plus grande, reposent sur des pilastres surmontés de chapiteaux sculptés de motifs végétaux. Un animal est gravé sur le premier chapiteau à gauche.
  • La façade sud présente deux rangées de cinq fenêtres-meurtrières biseautées, avec architrave monobloc.
  • Il en est de même pour la façade nord qui comporte toutefois une porte surmontée d'un linteau monobloc de forme triangulaire.

Église funéraire de San Parteo[modifier | modifier le code]

L'église de San Parteo de style roman pisan (XIIe siècle), est située à près de 500 m à l'ouest de l'église de la Canonica. L'édifice religieux s'élève à l'emplacement d'un cimetière païen.

D'architecture austère, l'église est faite d'un plan simple se terminant par une abside semi-circulaire. Au sud, le linteau de la porte est sculpté de deux lions affrontés, séparés par un arbre. À l'extérieur, l'abside est entourée de colonnes en granit surmontées de chapiteaux corinthiens en marbre blanc qui supportent des arcades sculptées. Certains matériaux utilisés semblent provenir d'antiques villas romaines comme les chapiteaux. L'abside enserrait trois sépultures dont les couvercles étaient directement recouverts par le dallage primitif.

L'église de San Parteo est classée Monument historique par arrêté du 12 juillet 1886[19].

La pieve de Mariana[modifier | modifier le code]

La cathédrale sur le site archéologique de Mariana

Au XVIe siècle, vers 1520, la pieve de Mariana comptait environ 1 500 habitants. Elle avait pour lieux habités[12] :

Elle a pris le nom de la cité de Mariana, détruite par les Sarrasins et dont ne subsistaient que les vestiges de ses édifices religieux : cathédrale médiévale et de l'église funéraire de San Parteo.

À l'époque, Mariana était séparée au sud, de la pieve de Casinca par le Golo jusqu'à son embouchure près de la Torre di Ponta d’Arco[20], au nord se trouvait Orto, au nord-ouest le Nebbio et à l'ouest Costera.

Au début du XVIIIe siècle la pieve de Mariana était composée des communautés de Borgo (174 hab.), Lucciana (193 hab.) et Vignale 178 hab.)[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • 844 (?) - Boniface II marquis de Toscane et tutor Corsicæ abandonne l'île aux Sarrasins qui pillaient ses côtes depuis 714. Mais vers 860 une lente et anarchique reconquête sur les Maures et leur roi Ferrandino est entreprise par Ugo Colonna, patricien romain nommé comte de Corse par le Pape. La féodalité corse apparaît.

Le nord-est de la Corse est reconquis par un descendant de Boniface marquis toscan fondateur de Bonifacio : Oberto ancêtre des Malaspina et des Obertenghi[Note 7], avec le concours d'Amondino ancêtre des Amondaschi seigneurs en Casacconi, Costiere, Rostino, Giuvellina, Niolo, puis Talcini, Venaco, Casinca, Mariana, le concours du génois Ydo ou Ido chef des Peverelli jusqu'en 1082 seigneurs d'Olcani à La Chiappella et le concours d'Alberto de Loreto ancêtre des Loretesi d'Ajaccio Castelvecchio au Xe siècle, "Juge" (Giudice) de Casinca, Mariana, Lota-Sagro (Brando-Sisco-Pietracorbara), Tavagna, Moriani, Ampugnani[11].

  • 1052 - Les descendants Loretesi sont dépouillés de Mariana par les seigneurs Amondaschi.
  • 1130 - Les de Bagnaria, une puissante famille, promus seigneurs, obtiendront l'administration d'Orto, de la Mariana et des Costiere en s'appuyant sur les châteaux de Furiani, Biguglia, Ischia, Montechiaro, Stella et seront en conflit avec les seigneurs voisins, au XIIIe siècle pour Pietrabugno, Montebello-Cotone, Croce d'Oletta[11].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Religieusement, elle faisait partie des 18 pievi du diocèse d'Accia et Mariana : Capo Corso, Luri, Brando, Lota, Orto, Mariana, Bigorno, Caccia, Casinca, Tavagna, Moriani, Ostricone, Tuuani, S.Andrea, Giussani, Casaconi, Ampugnani et Rostino.

Le diocèse comportait 87 paroisses avec 23 couvents, et comptait 40 600 habitants, et rapportait une pension d'environ 10 000 lires[17]. Dans la pieve de Mariana, se trouvait le couvent Saint-François à Lucciana, édifice ruiné. Civilement la pieve de Mariana relevait de la juridiction de Bastia.

  • 1789 - La pieve de Mariana devient le canton de Borgo.

La piévanie[modifier | modifier le code]

Lucciana était le centre de la pieve. L'actuelle église paroissiale Saint-Michel (San Michele) construite au début du XVIIe siècle, inscrite MH[21], a remplacé comme paroisse une ancienne chapelle romane qui portait le même nom. Ancienne église piévane, la chapelle San Michele ruinée se trouve à environ 500 m au sud du village de Lucciana, isolée à 300 m d'altitude.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sylla fonde Aléria en l'an 81 avant.JC
  2. Appliquée à Mariana, colonie romaine, signalée par Pline et les tables de Peutinger, l'expression d'oppidum est impropre – Xavier Poli in "La Corse dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge"
  3. La bande de sable qui sépare la mer de l'étang de Biguglia (ou cordon lagunaire), est d'une formation postérieure à Ptolémée, puisque de son temps Mariana était un port
  4. Sur la Pointe d'Arco fut érigée en 1574 une tour génoise dite « Tour de Punta d'Arco », aujourd'hui ruinée
  5. Xavier Poli en dit : « La prédication de saint Paul, en Corse, est aussi à rejeter dans le domaine des légendes ; son voyage en Espagne n'est que problématique et, à une époque où la navigation était surtout côtière, il est permis de supposer que, si ce voyage a réellement eu lieu, la route suivie a été celle indiquée par la tradition : de Rome en Gaule et de là en Espagne »
  6. La façade principale de l'église romane corse est quasiment toujours orientée vers l'ouest
  7. Oberto ancêtre des Malaspina et des Obertenghi donc du marquis Guglielmu di Cortona dit Corto puis Cortinco, ancêtre des Cortinchi qui élèveront 40 châteaux dont Cuccuvellu près Bonifacio-San Damiano et Ellerata ou Pietr'All'Arretta entre Bozio-Gaggio

Références[modifier | modifier le code]

  1. (notice BnF no FRBNF406701247)
  2. Deductœ deinde sunt duse civium Romanorum colonise, altéra a Mario, altéra a Sylla. Consolatio ad Helviam
  3. Gregori in Statuti di Corsica – Lyon 1843
  4. a, b, c et d Xavier Poli in "La Corse dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge" Librairie albert Fontemoing Paris 1907
  5. Tacite, Histoires, L. II. c. 16
  6. a et b Panneau d'information sur le site archéologique de Mariana
  7. « Notice no PA00099208 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Bibliographie de Philippe Pergola
  9. Rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 93
  10. Strabon, L. V, c. II, § 7
  11. a, b, c et d Alerius Tardy in Fascinant Cap Corse
  12. a et b Corse - Éléments pour un dictionnaire des noms prores
  13. a, b et c Colonna de Cesari-Rocca et Louis Villat in Histoire de Corse – Ancienne librairie Furne, Boivin & cie éditeurs Paris 1916
  14. Filippini lib. III. Cart. 142
  15. Bull. de la Société des Sciences historiques et naturelles de la Corse 1884 - Serment de fiélité prêté à l'Office de St-Georges par l’évêque de Mariana — 1456
  16. Ferdinando Ughelli Tom.IV. Cart. 1001 Marianen Epi. : Is anno 1467 circum ventus ab inimicis miserè confossus occubuit : à questo Vescovo finalmente per li molti benefici fatti alla sua Cattedrale si mossero nel 1492 què Canonici ad apperui lapida marmorea
  17. a, b et c Francesco-Maria ACCINELLI L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  18. « Notice no PA00099209 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Notice no PA00099207 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Office du Tourisme de Lucciana Marianal Site officiel
  21. « Notice no PA00132606 », base Mérimée, ministère français de la Culture