Louis Couturat

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Louis Couturat

Philosophe et Logicien

Époque Contemporaine

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Naissance 17 janvier 1868
Paris,
Drapeau de la France France
Décès 3 août 1914 (à 46 ans)
Melun,
Drapeau de la France France
École/tradition Philosophie analytique
Principaux intérêts Logique, mathématiques, linguistique
Œuvres principales De l'Infini mathématique, Les principes des mathématiques, L'Algèbre de la logique

Louis Couturat (17 janvier 1868 - 3 août, 1914) est un philosophe, logicien et mathématicien français. Appartenant, tout comme Bertrand Russell, au courant logiciste, il publia des fragments de Leibniz ainsi que des études désormais classiques sur ce dernier.

Vie et travaux[modifier | modifier le code]

Il est né à Paris et, fils unique, fut l’objet de tous les soins de ses parents qui s’attachèrent à lui donner une bonne éducation. D’une intelligence précoce il fut un élève brillant dès le lycée, où il s’intéressait aussi bien à la littérature ancienne qu’aux sciences théoriques et appliquées. Très attiré par la Grèce antique, il passait volontiers de la lecture de Descartes à celle d’Homère. En 1887 il fut reçu second à l'École normale supérieure où il se présentait pour la première fois et y suivit à la fois les cours destinés aux philosophes et les cours destinés aux mathématiciens.

En 1890 il fut reçu premier à l’agrégation de philosophie avec félicitations du jury, mais continua à se perfectionner dans l’étude des mathématiques, passant une licence en 1892. C’est alors qu’il put se consacrer à ce qu’il préférait : la philosophie des sciences, étudiant Lucrèce et Platon et préparant une thèse de doctorat sur l’infini mathématique. Il s'intéressait à la logique mathématique comme un moyen d'étudier l'histoire de la philosophie et la philosophie des mathématiques.

En 1894 il fut nommé professeur à l'université de Toulouse. En avril il épousa une cousine qui devait être sa compagne dévouée et le 12 juin il soutint ses thèses en Sorbonne (sa thèse en latin était intitulée De Platonicis mythis). Leur grand succès lui donna la possibilité d'obtenir un congé qu'il employa à ses recherches, se consacrant à l'étude de la physique. Il collaborait en même temps à La Revue de Métaphysique et de Morale, publiant une série d'articles sur l'espace et le temps et un essai critique sur l'hypothèse des atomes.

Le 27 octobre 1897 il fut nommé à l'université de Caen où il consacra ses cours à la philosophie des sciences mathématiques, aux relations entre les diverses sciences mathématiques et entre les idées fondamentales sur le nombre, l'ordre et la grandeur.

Par la suite il fut professeur de philosophie au Collège de France.

Son premier ouvrage important est De l'Infini mathématique (1896), suivi d'une collection de travaux non publiés de Gottfried Wilhelm von Leibniz en 1903, qui vint à l'attention de Bertrand Russell et Giuseppe Peano. En 1905 il publie Les principes des mathématiques. Il s’agit, indique l’avant-propos, d’un compte-rendu du livre de Russell The Principles of Mathematics (en) paru en 1903, accompagné de commentaires et d’une mise en perspective vis-à-vis des travaux contemporains sur le sujet. Il a publié également L'Algèbre de la logique. À partir de 1907 il devint un des participants majeurs du mouvement de création de l'ido, une version de la langue internationale espéranto considérée par certains observateurs comme une amélioration significative, mais rejetée par une grande partie du mouvement espérantiste.

Pacifiste, il fut néanmoins une victime indirecte de la Première Guerre mondiale : sa voiture fut en effet heurtée par la voiture portant les ordres de mobilisation de l'armée française. Il mourut entre Ris-Orangis et Melun, en France.

Références[modifier | modifier le code]

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