Maxime Simoëns

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Maxime Simoëns

Naissance 15 novembre 1984 (29 ans)
Lesquin
Nationalité Française
Profession Styliste

Maxime Simoëns, né le 15 novembre 1984 à Lesquin (Nord-Pas-de-Calais), est un styliste français. Il est « membre invité » de la Chambre syndicale de la couture parisienne jusqu'aux défilés de janvier 2012 puis membre de la Chambre syndicale du prêt-à-porter des couturiers et des créateurs de mode depuis 2013[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir pratiqué le théâtre pendant une dizaine d'années, Maxime Simoëns souhaite intégrer une école de réalisation cinématographique. Afin d'y entrer, il doit réaliser un book décrivant son univers et se rend compte qu'il passe plus de temps à le dessiner qu'à l'exprimer par des mots.

C'est lors d'un concert de Madonna en 2001, pour la tournée The Drowned World Tour[2], que Maxime prend conscience de sa vocation. C'est en voyant le programme du spectacle dans lequel étaient illustrés les costumes créés par le couturier Jean Paul Gaultier, que la mode lui apparait comme une évidence[3].

Son bac scientifique en main, Maxime étudie les arts appliqués à l'École de Condé de Lyon et intègre l'année suivante l'École de la chambre syndicale de la couture parisienne[4]. En 2006, il sort major de sa promotion et fait son apprentissage auprès des créateurs de grandes maisons tels qu'Elie Saab, Jean Paul Gaultier, John Galliano pour Dior et Nicolas Ghesquière pour Balenciaga[5] où il travaille à la recherche d'inspiration, ainsi qu'à la création de broderies et d'imprimés[6]. Il fonde sa propre maison en septembre 2008, financé par son père[7] et s'installe dans les anciens locaux du Figaro, rue Montmartre à Paris. Il crée son logo, un code barre[8], clin d'œil à la société de consommation.

En 2009, Maxime est sélectionné lors du Festival d'Hyères. Il créé pour l'occasion une collection composée de onze pièces[9].

Après une première collection intitulée Black to White en hommage à Michael Jackson, Maxime Simoêns enchaîne les collections telles que L'Envol féminin ou encore Cherry Blossom Girl. Mais c'est en janvier 2011 que l'une de ses collections, This, Madame, is Versailles défile pour la première fois : il intègre ainsi officiellement le calendrier de la haute couture en tant que « Membre invité »[10]. En juillet 2011, Maxime Simoëns présente sa seconde collection Nosferatu[11].

Pourtant annoncé, il n'apparait pas au calendrier officiel de la Chambre syndicale de la couture de juillet 2012[12], le créateur, voulant s'orienter vers du « prêt-à-porter ultra-luxe ». Durant la même période, Maxime Simoëns reçoit le soutien financier de Bernard Arnault[13].

Inspirations[modifier | modifier le code]

La mode allie, selon Maxime Simoëns, une technique manuelle concrète et créative, à un script narratif. Chaque collection étant une histoire.

Nourrissant son inspiration dans l'art, la musique et le cinéma de toutes époques et de tous styles, Maxime crée des collections narratives racontant à chaque saison une nouvelle histoire remplie d'icônes et de visuels forts[6],[14].

L'identité de son style s'inscrit dans la structure affinant la silhouette, les découpes, les contrastes, la broderie, les mille-feuilles, les imprimés intégrant des mises en abymes et des illusions d’optique[15]. Libre de toute influence du moment, Maxime définit une vision innovante mêlant le graphisme à l'architecture du vêtement.

La subtile géométrie de ses silhouettes concilie structure et fluidité. La précision des lignes pures révèle une féminité sensuelle et l'élégance d'une modernité intemporelle.

Direction Artistique[modifier | modifier le code]

Leonard[modifier | modifier le code]

En octobre 2011, Maxime Simoëns est nommé directeur de la création de la maison française de prêt-à-porter Leonard[16],[17]. Sa première collection dénommée Heartbreak Hotel est présentée en mars 2012 au Grand Palais à Paris. Cette collection raconte la découverte de l'hôtel particulier Léonard, avenue Pierre Premier de Serbie, par le créateur. Il mélange ainsi les codes de la marque connue pour ces imprimés fleuris, sa bande régulière et ornée, son univers asiatique, avec un univers plus parisien via des motifs « moulure » et des jersey imprimés de marbre, ainsi que des modèles, totalement noirs, applaudis par la salle[18].

Lors de ce même défilé « hiver » de mars 2012, des rumeurs faisaient part du possible départ de Maxime Simoëns ; rumeurs confirmées officiellement dans le journal Le Monde au début du mois d'avril suivant[19]. Cette décision lui permet ainsi de le laisser « libre de se concentrer sur de nouveaux projets »[20],[21]. Il est remplacé par Raffaele Borriello, anciennement chez Balmain ou Sonia Rykiel.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Maxime Simoëns habilla à plusieurs reprises des célébrités telles que Beth Ditto, chanteuse du groupe The Gossip, mais aussi les actrices de la série télévisée Gossip Girl, Blake Lively et Leighton Meester[22]. Maxime Simoëns habille Mélanie Laurent ou Àstrid Bergès-Frisbey[4].

S'en suivent les premiers tapis rouge sur lesquels Astrid Bergès-Frisbey[23], Rachel McAdams[24] et Léa Seydoux[25] font honneur à ses créations lors du festival de Cannes. Emma Watson reçoit son Trailblazer Award habillée d'une robe du défilé de Maxime Simoëns inspiré du Lac des Cygnes[26].

Mélanie Laurent, égérie du créateur, devient une fidèle de la maison[27]. La chanteuse Beyoncé choisit également de porter des robes du créateur notamment dans son clip Mine[28] mais également sur la pochette de son album 4[29]. Peu après, Kylie Minogue apparait à Paris dans une robe signée Maxime Simoëns lors de la promotion de son dernier album chez colette[30].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Maxime Simoëns, membre de la Fédération des Couturiers et des Créateurs », sur Melty Fashion,‎ 2013
  2. « Maxime Simoëns, le créateur prodige », sur obstyles.nouvelobs.com, Le Nouvel Observateur,‎ 30/07/2010
  3. Nathalie Dupuis, « Une journée avec Maxime Simoëns » sur Elle.fr, 14 octobre 2010
  4. a et b Élodie Lepage (photogr. Grégoire Alexandre), « Maxime Simoëns - Le doigt sur la couture », Le Nouvel Observateur, no 2464,‎ 26 janvier 2012, p. 136 à 141 (ISSN 0029-4713)
  5. « Maxime Simoens », sur www.lexpress.fr,‎ 02/02/2010
  6. a et b Caroline Lazard, « Rencontre avec Maxime Simoëns, ultra moderne élégance », sur www.puretrend.com,‎ 1er juin 2010
  7. Charlotte Brunel, « Maxime Simoëns, meilleur espoir masculin » sur le JDD, 22 janvier 2011
  8. Lisa Jouvin, « Maxime Simoëns, la relève », sur lofficielmode.com, L'Officiel,‎ 20 mai 2011 (consulté le 30 mars 2012) : « il a conquis le cœur des fashionnistas »
  9. Elodie Rothan, « Maxime Simoëns, en kaléidoscope », sur Journal des Femmes,‎ 2009
  10. « Maxime Simoëns, meilleur espoir masculin », sur Le JDD,‎ 2011
  11. AFP, « Simoëns en Nosferatu », sur L'Express,‎ 2011
  12. Fédération Française de la Couture, « Les défilés, calendrier, haute couture », sur modeaparis.com, Fédération de la Couture (consulté en 1er août 2012)
  13. Edson Pannier, « Maxime Simoëns, dans la cour des grands avec LVMH », Les News Mode, sur lofficielmode.com, L'Officiel (consulté en 2 août 2012)
  14. « Maxime Simoëns for Léonard : The new collaboration », sur www.paperblog.fr,‎ 21 octobre 2011
  15. « La petite marque mode à suivre: Maxime Simoëns », sur www.grazia.fr,‎ 19/03/2010
  16. Caroline Rousseau, « Maxime Simoëns, nouveau directeur de la création de Leonard » sur Madame Figaro, 20 octobre 2011
  17. « Maxime Simoëns, directeur de la création chez Leonard », sur WN.com,‎ 2011
  18. « Léonard » cinquième et dernier paragraphe, 6 mars 2012 sur Libération next
  19. « Simoëns quitte Leonard », Le Nouvel Observateur, no 2475,‎ 12 avril 2012, p. 30 (ISSN 0029-4713)
  20. Géraldine Dormoy, « Maxime Simoëns quitte bien la maison Léonard », sur lexpress.fr/styles, L'Express,‎ 05 avril 2012
  21. Séverine de Smet, « Simoëns dans la cour des grands ? », Le Nouvel Observateur, no 2477,‎ 26 avril 2012, p. 34 (ISSN 0029-4713)
  22. « elleadore.com a essayé pour vous les robes de Gossip Girl », sur www.elleadore.com,‎ 20/07/2010
  23. Anne-Sophie Mallard, « Astrid Bergès-Frisbey en Maxime Simoëns », sur vogue.fr, Vogue Paris
  24. « Rachel McAdams en Maxime Simoëns à Cannes », sur Just Jared,‎ 2011
  25. Louis B, « Léa Seydoux remporte la Palme d'Or en Maxime Simoëns », sur lofficielmode.com, Éditions Jalou,‎ 2013
  26. Jocelyn Vena, « Emma Watson reçoit son Trailblazer Award », sur MTV.com,‎ 2013
  27. « Maxime Simoëns, meilleur espoir de la mode », sur LePoint.fr,‎ 2014
  28. (en) Misty White Sidell, « Beyoncé's new favorite designer », sur Dailymail.co.uk,‎ 2013
  29. par Katrin Acou-Bouaziz, « Beyonce séduite par les créateurs français » sur L'Express Styles, 4 juillet 2011
  30. (en) Hanna Flint & Jason Chester, « Kylie Minogue's album release in Paris », sur Dailymail.co.uk,‎ 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]